Direction Rennes, au centre IRM de la Clinique Saint Laurent où les manipulatrices radio ont inventé une méthode joyeuse et ludique pour faire accepter cet examen toujours angoissant aux enfants. Un reportage de Marius Doye.
Présentée par Agathe Lecaron, La Maison des Maternelles est le rendez-vous quotidien consacré à la parentalité et petite enfance. Dans ce magazine, l’animatrice et les spécialistes qui l’entourent ont pour ambition de répondre aux interrogations des jeunes parents, proposant ainsi une émission de service. En toute liberté, de façon positive et décomplexée !
Armonie, 3 ans, vient passer une IRM pour la première fois.
En tout cas, on est plutôt détendu.
On a beaucoup regardé les vidéos qu'il nous avait envoyées.
Ça fait une semaine qu'on les regarde pas mal.
Et du coup, on est arrivés là, on savait à quoi s'attendre.
On a reconnu les petits personnages à l'entrée, le point pour colorier
ressemble à ce qu'on a vu, donc elle est plutôt très à l'aise.
Pour Armonie, s'il vous plaît.
Tu viens, mon chat?
On va chercher une robe.
C'est la même que...
Alors, je pense plus que celle-ci serait plus à ta taille.
Je te laisse te préparer.
L'IRM, c'est une machine merveilleuse, mais il y a plusieurs problèmes.
Le premier, c'est qu'il faut rentrer dans un tunnel.
Et le deuxième, il faut pas bouger.
Dans les centres hospitaliers, notamment chez les tout petits,
on se pose pas très de questions.
On endort les enfants.
Nous, la particularité, c'est que les enfants sont priés,
effectivement, sans aucune préparation chimique.
Donc, il a fallu, bien évidemment, avoir des artifices pour essayer que ça va.
Regarde, Armonie, on va mettre de la musique dans tes oreilles.
Tu vas me dire si c'est la bonne musique.
Ouais, ouais, c'est mieux.
Est-ce que c'est ça?
Ouais!
T'es prête à faire un concours de statues avec maman?
Alors, regarde, j'ai t'aimé ça, le cil de la tête.
Ça va te permettre de surveiller maman, ici.
Que tu vois maman, là?
Oui, on voit.
Et si maman, elle bouge, tu lui le diras.
Tu veux aller coller l'étoile?
Vous pourrez vous mettre après, comme c'est bien.
Vas-y, Armonie, tu peux coller au plafond.
Ouais, ouais, super.
Armonie, on va faire un petit peu de bruit.
C'est tout à fait normal.
Est-ce que ça va, Armonie?
On continue de faire des photos?
Ouais, trop bien.
Eh bien, on continue de faire des photos, alors.
L'IRM d'Armonie s'est très bien passé.
C'est au tour de Kylian, 14 ans.
On va faire une technique qui va faire...
Qui va endormir un peu ton bras, juste le temps que je te pose la perfusion.
D'accord? Tu vois un peu comment c'est un plâtre.
Du coup, quand tu touches au dessus du plâtre, tu sens pas quoi.
Là, il faut imaginer, tu sais, avant le plâtre, on met une bande, là.
Tu sais, on met une bande autour.
C'est une bande...
Tu verrais ça, quelle couleur, toi?
La bande qu'on met avant?
Blanche.
Blanche? OK.
Lorsque l'IRM nécessite l'injection d'un produit de contraste,
l'hôpital a mis en place une technique d'hypno-analgésie
pour réduire le stress et la douleur des jeunes patients.
Je vais toucher, tu vas me dire, c'est comment au niveau de la sensation.
Là, c'est bon?
Grâce à l'hypnose, Kylian n'a eu ni peur ni douleur
lors de la pose de la perfusion.
C'est comment, Kylian?
On est en train de regarder les images et puis si on a ce qu'il faut,
là, tu vois, ce sera terminé, OK?
On va vraiment s'adapter à chaque enfant
et en fonction de ses besoins, de ses émotions,
on va mettre en place plein de techniques différentes.
Et oui, on peut jouer avec eux,
on peut jouer à cache-cache, on peut faire des bulles.
On va se surpasser et ça, c'est vrai que...
Oui, c'est de l'énergie, mais c'est vrai que ça en vaut tellement la peine
quand on voit le résultat, qu'on les voit sortir avec le sourire.
On s'est dit, en fait, on a tout gagné
et c'est à ce moment-là aussi qu'on est fiers de nous, en fait.
Et toi, à côté de nous, tu peux être fière de toi.
Moi, je sais drôlement bien ce que tu as fait.
C'est normal.