Dans cet épisode spécial d’Instant Sport, nous sommes en direct des Pyramides de Port-Marly à l’occasion de l’Université des Maires de l’Ouest Parisien (UMOP). Nous abordons un thème qui a marqué cet été : l’héritage des Jeux Olympiques de Paris 2024 dans les Yvelines.
Pour en parler, nous accueillons Olivier de la Faire, conseiller départemental au sport des Yvelines, et Marc Fleury, directeur territorial d’Enedis dans les Yvelines. Nous faisons le point sur les infrastructures comme le vélodrome de Saint-Quentin-en-Yvelines, le golf national, ou encore le projet de la colline d’Élancourt.
En fin d’émission, deux étudiants de Sciences Po Saint-Germain-en-Laye se joignent à nous pour poser leurs questions aux invités sur cet héritage. Comment ces jeux vont-ils impacter le sport, le tourisme et les habitudes de vie des Yvelinois ?
➡️ Abonnez-vous pour ne rien manquer des prochains épisodes ➡️ Retrouvez plus de contenus sur notre site : tv78.com
Bonjour à tous, un instant sport un peu particulier.
Aujourd'hui, nous sommes délocalisés exceptionnellement au Pyramide de Port Marie à l'occasion de l'UMOP, l'Université des Mers de l'Ouest parisien.
Nous allons parler d'un sujet qui nous a fait rêver cet été.
Je veux bien sûr parler des Jeux Olympiques de Paris 2024.
Dans cette émission, on va parler plus particulièrement de l'héritage.
C'est parti.
Pour m'accompagner sur cette émission, plusieurs personnalités qui ont fait de ces Jeux une réussite.
Olivier de Laffeyre, conseiller départemental au sport du département des Yvelines.
Bonjour, comment allez-vous ?
Bonjour, très bien, merci.
Nous avons également avec nous Jean-Michel Fourgousse, le président de Saint-Quentin en Yvelines.
Comment allez-vous ?
Bonjour, toujours prêt.
Et nous avons également Marc Fleury, le directeur territorial d'Enedis dans les Yvelines.
Bonjour, très bien également, merci.
Alors, en fin d'émission, nous aurons aussi avec nous deux étudiants de Sciences Po Saint-Jean-Mont-Lay avec qui nous sommes en partenariat.
Ils poseront une question chacun à nos invités.
Alors, avant de parler de l'héritage, un mot sur ces Jeux Olympiques de Paris 2024.
Est-ce que ça a été un grand succès dans les Yvelines, messieurs ?
Olivier de Laffeyre et ensuite Jean-Michel Fourgousse.
Je crois qu'au vu de tout ce qu'on a pu dire aujourd'hui et en France et aussi dans les Yvelines.
Oui, les Jeux ont été un énorme succès.
Un énorme succès, bien sûr, dans tous les Jeux de Paris, mais particulièrement dans les Yvelines.
Je crois qu'on a eu d'abord des sites olympiques avec des disciplines aussi passionnantes, souvent en extérieur.
C'était le principe des Jeux aussi un peu chez nous dans les Yvelines.
Mais une grande réussite, une réussite populaire et à la fois une réussite où je crois qu'on a pu faire découvrir des sites qui n'étaient pas connus.
Je reprends l'étoile du château de Versailles, mais aussi la colline des Lancours, mais aussi le vélodrome.
Je crois que c'était des sites qui sont devenus emblématiques chez nous dans les Yvelines et qui ont été remarqués et ont été avec surtout des compétitions remarquables.
Jean-Michel Fourgousse, est-ce que ça a été une réussite pour Saint-Quentin-en-Yvelines?
Écoutez, citons des chiffres en notoriété d'abord.
La marque Saint-Quentin a été nommée 2,6 milliards de fois.
Donc, c'est assez impressionnant la première fois qu'on a une telle montée de notoriété.
C'est très puissant.
On l'a découvert.
Deuxièmement, bien sûr, en attractivité, il est évident qu'on a des relations.
On a déjà eu la Reader Cup.
On a quand même une image internationale avec des entreprises très internationales.
Donc, bien sûr, c'est un effet sur les salariés.
Quand vous dites que vous travaillez dans une agglomération quand même connue, bien sûr que ça a un impact sur pas mal de choses.
Et puis, surtout la fierté d'appartenance, comme vient de dire Olivier.
On sent bien, mais ça concerne même aussi toutes les Yvelines.
Puisque nous, on avait une fan zone, par exemple, pour toutes les Yvelines.
C'était la plus grosse fan zone.
On sent bien que la fierté d'appartenance, certes, à Saint-Quentin, mais aux Yvelines et à la France a été extraordinaire.
Et puis ce moment de bonheur, on voyait des gens pleurer quelques fois.
Mais après rire, crier de joie, chanter la marseillaise d'une façon extraordinaire, avec des échanges très forts.
Je dois dire que c'est bien longtemps qu'on n'ait pas vu notre très unis, notre peuple très unis derrière ces champions.
Puis ces valeurs extraordinaires, les valeurs du sport, c'est les valeurs de l'entreprise.
C'est les valeurs de la réussite, d'avoir envie de gagner, d'avoir envie de se dépasser, de se bouger.
Et je dois dire, toutes ces valeurs, ça vaut de l'or.
Des merveilleux souvenirs.
Marc Fleury, est-ce que vous avez aussi de merveilleux souvenirs sur ces Jeux olympiques de Paris 2024 ?
Effectivement, pour Nelly, c'était une vraie réussite, un succès.
Toutes les équipes sont fières d'avoir contribué à ce grand projet.
On a tenu la promesse qu'on avait faite il y a cinq ans.
C'était de raccorder les Jeux et les sites de compétition au réseau public de distribution pour se passer des groupes électrogènes.
Et c'était une première.
Et donc, tous les sites de compétition étaient raccordés.
Tout s'est bien passé.
La qualité d'alimentation électrique est au rendez-vous.
Et ce qui a permis au global de réduire de 90% les émissions de CO2 sur la part énergie.
Et donc, ça, c'est colossal.
C'est une vraie réussite.
Et on espère que ça sera un héritage très fort pour les prochaines Olympiades.
On commence déjà à y travailler avec Los Angeles 2028.
Justement, l'héritage.
Quel sera l'héritage dans les Yvelines déjà en termes d'infrastructures, Olivier Delafferre ?
Alors, effectivement, je crois que les sites olympiques font l'héritage aujourd'hui des Jeux dans les Yvelines.
On avait des merveilleux sites.
Alors, c'est vrai que vous allez me dire que l'équitation l'est un peu moins.
Mais encore que, je crois que ça restera dans la tête des gens un des sites les plus emblématiques de ces Jeux.
On a réussi à mettre le patrimoine au cœur des Jeux pour faire justement rayonner le pays, la France et nos territoires.
Donc, ce n'était pas un héritage, on va dire en tant que tel.
Mais ça le restera au moins, je pense, dans la tête des gens et notamment aussi des compétiteurs qui ont apprécié aussi de pouvoir galoper dans le parc du château de Versailles.
Je crois que les sites après olympiques sont, et je pense que Jean-Michel le dira encore mieux que moi, mais seront aussi demain l'héritage de nos Jeux.
On espère y retrouver encore de nombreuses compétitions.
J'ai envie de dire qu'on peut aller même au-delà des sites olympiques parce qu'on a été aussi très en avant dans notre dynamique politique sur le territoire des Yvelines
à aller subventionner aussi les centres de préparation aux Jeux et donc les équipements des communes.
On a été aussi jusqu'à soutenir aussi les clubs sportifs dans les communes.
Et je crois que ce sera ça aussi l'héritage demain des Jeux.
Ce n'est pas à la fois que des sites olympiques et que du patrimoine.
Ça sera aussi, je crois, un élan pour aller aussi faire du sport demain.
Et c'est ce qu'on a voulu aussi nous développer dans les Yvelines, faire un peu plus que des Jeux.
C'est se dire que demain, on va pousser aussi les gens et nos jeunes et nos moins jeunes à aller faire du sport.
Et puis, je crois aussi, si on peut s'étendre un peu sur le sujet, je crois que l'héritage aussi et après les Jeux paralympiques que nous avons pu avoir aussi en France
et particulièrement dans les Yvelines, je crois que ça sera aussi ça l'héritage et de pouvoir aussi amener le sport aussi par l'inclusion, bien sûr,
mais aussi amener le sport dans la tête des gens auprès des gens, des personnes handicapées.
D'abord, les Yvelines ont beaucoup investi aussi pour ceux dans ce domaine là.
Ça sera une occasion de pouvoir justement pousser les gens à aller faire du sport.
On aura l'ISPC qui va s'installer dans les Yvelines.
Vous savez, ce centre de cet institut de santé du sport paraconnecté qui va permettre à des athlètes aussi d'avoir d'avoir une prothèse, d'avoir un soutien pour aller faire du sport.
C'est ça aussi l'héritage demain des JO et notamment des Jeux paralympiques.
Ça sera ça l'héritage sur le territoire, mais aussi même au national d'aller un peu plus loin.
Jean-Michel Fangus, quand on parle d'héritage, on pense forcément à la colline d'Ellencourt.
Est-ce que vous pouvez nous en dire un petit peu plus sur l'héritage de cette colline d'Ellencourt?
Oui, alors la colline d'Ellencourt, colline olympique, la plus élevée d'Île-de-France, comme vous le savez.
On a mis 40 ans de projets sur cette colline.
Personne n'était d'accord, d'ailleurs.
Et là, pour une fois, tout le monde s'est mis d'accord.
Ça a fait du la limiter.
Alors maintenant, la phase suivante, c'est effectivement un parc sportif et familial pour les vététistes, les joggeurs, les promeneurs, avec trois pistes supplémentaires.
Parce que la piste noire, la piste olympique, n'importe qui ne peut pas y aller.
Bien sûr, il y a trois pistes supplémentaires qui ont été construites, qui seront ouvertes en avril, qui seront reliées à 450 kilomètres de pistes cyclables sur Saint-Quentin pour faire le tour des quatre sites et être reliées à la gare.
Ça, c'est assez exceptionnel.
C'est bien sûr très apprécié.
Je vous rappelle aussi que c'est un esprit de compétitivité qu'on cultive beaucoup à Saint-Quentin.
D'abord, on est un pôle d'excellence scientifique.
Vous savez qu'on est la première université scientifique en Europe, Paris-Saclay.
C'est un pôle d'excellence aussi économique.
On a un des PIB les plus élevés de France par habitant, même que les Américains.
Enfin, l'argent, c'est Bercy qui nous le prend, je vous rassure.
Et puis, bien sûr, c'est aussi un pôle d'excellence, bien entendu, sportif.
Maintenant, vous avez un nombre de sites, le Golfe national, le Vélodrome national, la colline, le BMX qui a été extrêmement remarqué.
Ces trois drapeaux français qui sont montés ont fait le tour du monde.
Et bien entendu, aujourd'hui, c'est quand même quelque chose pour les familles.
Donc c'est un retour, bien sûr, à l'appropriation par tous les alentours, tout à la Saint-Quentin et les Illinois.
Il y a eu quand même 300 000 touristes qui sont passés sur ces sites là.
Voilà ce que je peux vous dire.
Bien sûr que le bénéfice est indiscutable, même s'il y a eu quelques défauts dans ces JO.
Je n'ai pas trop aimé une partie de l'ouverture.
Oui, agresser 2,5 milliards de catholiques.
Je ne sais pas quel est l'abruti qui a pris cette décision.
C'est l'image de la France, c'est l'image des Français, des élus.
Mais le reste était merveilleux.
C'était tellement exceptionnel qu'on va oublier.
Alors du côté d'Enedis, comment va se traduire cet héritage ?
L'héritage pour Enedis va être de trois thématiques particulières.
La première, on pense que cette vitrine de raccorder l'événementiel au réseau public distribution doit continuer.
Avec les pouvoirs publics, avec l'Etat, avec les collectivités locales,
on pense que tous les événements désormais pourront être raccordés au réseau public de distribution.
Nos équipes sont là pour accompagner les différents projets.
On a beaucoup d'échanges.
On a aussi raccordé des grands festivals de musique dans l'héritage des JO.
Je pense à Rock en Seine.
Mais aussi, si d'aventure, il y a d'autres événements importants qui ont lieu dans les Yvelines,
on sera là avec des solutions innovantes qui sont le deuxième héritage pour Enedis.
On a développé, à l'occasion des Jeux Olympiques, des solutions innovantes
qui répondent aux besoins de l'événementiel et des collectivités locales.
On a des fameuses bornes événementielles rétractables
qui permettent de s'intégrer dans l'environnement plus facilement.
On a mis en place, sur le site iconique de Versailles,
dix groupes électrogènes zéro émission.
C'est-à-dire qu'on est connu pour amener des groupes électrogènes quand on n'a plus de courant.
On va là sur des aires isolées.
Le but, c'est d'amener des groupes électrogènes zéro émission qui fonctionnent sur batterie.
On voit bien que la mobilité électrique est en marche.
On est sur des pentes incroyables.
On a réussi à mettre sur des groupes électrogènes, sur des porteurs,
des batteries électriques qui permettent d'alimenter,
sur des puissances raisonnables de 160 kg,
mais des aires isolées sur les différents lieux d'événements.
On sait que les événements sont souvent très répartis sur une emprise foncière importante,
notamment dans les Yvelines,
où il y a quand même des possibilités de faire des événements incroyables.
On peut amener ces solutions à disposition.
Enfin, la troisième innovation, c'est ce qu'on a mis à disposition de Paris 2024
et ce qu'on met à disposition des communes.
C'est l'espace mesure et service,
qui permet à J-1 d'avoir une vision complète sur ses consommations d'électricité
pour mieux les maîtriser, pour adapter ses comportements,
pour être en regard des puissances souscrites.
Ce sont des éléments très importants quand on parle de sobriété énergétique.
Ce sont les trois principaux héritages qu'on va développer autour des Jeux.
Et puis après, il y a l'héritage SUPRA,
c'est que les Olympiades successives, comme je l'ai dit,
embarquent aussi le raccordement au réseau public de distribution.
Ce ne sera pas celui d'Enedis,
mais Enedis a de quoi accompagner les prochaines Olympiades
pour faire part de son expérience.
Est-ce qu'on peut dire que c'était inédit,
ce que vous avez fait sur ces Jeux Olympiques de Paris 2024 ?
Oui, c'est un long travail.
Ça fait cinq ans qu'on travaille avec le CIO, avec Paris 2024,
pour leur montrer que c'est possible,
qu'avec une réflexion anticipée, avec un raccordement au réseau public,
avec une mobilisation des pouvoirs publics,
des exploitants des sites de compétition,
de prouver qu'à travers une redondance électrique,
on avait une très bonne fiabilité du réseau public de distribution.
Et c'est un héritage encore plus fort pour les utilisateurs du réseau,
parce que tous les travaux de renforcement qu'on a faits restent
et seront au service de tous les Iblinois
qui bénéficieront d'un réseau encore plus fiable que d'habitude.
Pour la population, il y a eu aussi beaucoup d'aménagements
qui ont été faits pour la population.
Dans un premier temps, pour les équipes,
pour accueillir les équipes qui se sont entraînées dans les îles,
je pense notamment à la Team Grande-Bretagne
qui avait pour camp de base le camp des Louches de Saint-Germain-en-Laye.
Il y a des travaux qui ont été réalisés.
Ces travaux vont permettre aux habitants
de profiter de ces infrastructures dans les prochains mois,
les prochaines années.
Il y a eu notamment cette nouvelle piste d'athlétisme
avec huit couloirs au lieu de six,
qui a été construite.
Olivier Delafferre, est-ce que c'est aussi ça
l'héritage des Jeux olympiques ?
Finalement, on accueille le monde,
mais on accueille après sa population.
Je crois que c'était ça la force des Jeux.
C'était justement de pouvoir engager des travaux
qu'on n'aurait jamais fait autrement.
C'était de changer les mentalités.
C'était un accélérateur peut-être ?
Clairement, un accélérateur des politiques publiques,
notamment en matière de sport, qui a été considérable.
On l'a vu, le sport n'était effectivement pas
dans la tête de tous les élus de France.
Je crois que ça l'est vraiment venu grâce aux Jeux.
Et on a voulu investir, parce que d'abord,
on s'est rendu compte qu'on avait quelques retards
dans l'investissement de nos infrastructures en France.
Je crois que ça a été une opportunité
pour améliorer nos infrastructures,
les rendre plus accessibles, et puis les agrandir
pour accueillir encore plus de gens,
parce que c'est aussi ça l'héritage.
C'est qu'aujourd'hui, un grand nombre de jeunes,
aujourd'hui, et de moins jeunes, viennent s'inscrire
dans les clubs pour aller faire du sport.
Je crois que c'est déjà un des premiers héritages
Interfagous, vous confirmez, cette mise à jour
était nécessaire et elle a été rendue possible
par les Jeux olympiques, grâce aux Jeux olympiques.
Oui, mais d'ailleurs, il ne faut pas oublier
de remercier nos partenaires.
La région a joué un rôle très important,
mais ça ne serait que sur les transports.
Il y a eu une accélération, une fluidité
dans les transports qui est reprise.
On a eu cette accélération grâce aux Jeux.
Le département aussi qui a joué son rôle.
Je dirais qu'il y a beaucoup de choses
au niveau des services publics.
Les associations, Olivier l'a cité,
mais un esprit dans les associations sportives
qui est différent, on le sent,
ça fait évoluer l'état d'esprit français
sur le sport, donc sur la santé.
Je vous rappelle que le sport, c'est le meilleur
tranquillisant antidépresseur au monde,
le seul où on connaît les effets secondaires.
Même l'esprit d'association,
les bénévoles ont fait un travail extraordinaire,
ils ont travaillé ensemble,
ils veulent d'ailleurs faire un club,
quasiment des bénévoles,
très bien, on va les aider,
au contraire.
Les pompiers, les policiers, la sécurité,
vous savez que nous, ça a été une accélération
sur le projet de sécurité du futur
qui a été installé à Elancourt,
dont vous allez entendre parler.
Donc voilà, plein de bonnes choses,
l'image des policiers qui prenaient le temps
de discuter, etc., ça a été vraiment
que du plaisir, je vous dis,
à part ce petit incident que je vous citais,
vraiment, ça a été une réussite massive.
Je n'ai jamais eu autant de bonheur
avec mes administrés,
à les voir heureux
et voir que cette France,
par moments, elle peut vraiment briller
dans le monde
et ça a été un sacré beau message
avec tous ses partenaires qu'on a cités
et qui ont tous joué le jeu.
De merveilleux souvenirs. Olivier Delafferre,
vous en avez parlé, est-ce que ces Jeux Olympiques
vont donner envie aux gens
de faire plus de sport,
à votre avis ? Selon les études,
les sondages, normalement, oui,
mais est-ce que concrètement, sur le terrain,
ça va se voir ? Je crois que ça se voit déjà,
d'ailleurs, quand on en parle avec nos clubs,
aujourd'hui, les présidents des clubs nous disent,
oui, on a des demandes qui viennent
de plus en plus, et à tout âge,
c'est ça qui est intéressant aujourd'hui.
Il n'y a pas que les jeunes, il y a aussi des moins jeunes
qui se disent, on va aller faire du sport.
Je crois qu'aujourd'hui, on est en train de transformer aussi
le sport où le sport ne doit pas être qu'une compétition,
le sport peut être un loisir aussi,
et je crois que c'est ça qui est important
et on a pu le démontrer aujourd'hui et faire connaître
justement, d'abord, les nouveaux sports,
mais aussi montrer que, et notamment,
c'était un peu le cas des Yvelines, mais on avait
beaucoup de sports en plein air, et effectivement,
il y a plein d'activités qu'on peut faire plus paisiblement,
sans être en compétition, qui nous permettent aussi
de faire du sport avec des amis et avoir,
on va dire, une troisième mi-temps
ou un moment d'échange et de partage.
Je crois que c'est ça, le sport.
Et puis, il y a une chose qui est quand même vraie,
moi, je me souviens de la Ryder Cup en 2018
où on a vu les gens revenir. La Coupe du monde du golf.
Voilà. On a vu le monde
revenir, les Américains
revenir jouer chez nous. Eh bien, ce qu'on espère aussi,
c'est que demain, les gens viennent rejouer au golf,
viennent faire du vélo dans les Yvelines,
viennent monter à cheval dans les Yvelines,
viennent redécouvrir aussi notre territoire.
Et je crois que c'est ça aussi, la force
qu'on a pu avoir avec ces Jeux, de montrer
notre savoir-faire,
notre capacité d'accueil, et à la fois
la beauté de nos territoires.
Jean-Michel Fangus, peut-être des
événements à nous annoncer dans le futur
sur 50 ans en Yvelines, des championnats du monde,
des Ryder Cup peut-être ?
Je vois bien votre question.
N'hésitez pas.
Je sais que la Ryder Cup a été très satisfaite
de l'organisation des Yvelines et de 50 ans.
Donc je pense qu'ils reviendront peut-être plus vite
que prévu. Tant mieux.
Je sais qu'il y a d'autres
grands clubs sportifs
qui observent 50 ans d'un oeil
bienveillant.
On ne citera pas le Paris Saint-Germain.
Voilà, le Paris Saint-Germain. Mais surtout
des entreprises aussi, des gens,
des habitants qui sont
fiers. Rien que ça, ça vaut
de l'or.
C'est intégrer
les gens, c'est une
chose formidable. Avec toutes
ces variables, le sport,
je crois qu'on les a réconciliés.
Je vous parlais d'état d'esprit. Je pense que l'état d'esprit
des Français a évolué.
Avec les JO, c'est indiscutable, et dans le bon sens.
Et s'il y a d'autres
grands événements, vous accompagnerez ces grands
événements, j'imagine, du côté d'Enedis ?
Effectivement. On voit bien qu'on est
en train de vivre la seconde électrification de la France
avec la mobilité électrique,
avec le raccordement des ENR,
mais aussi avec le raccordement
au réseau de l'événementiel.
Enedis a un mur d'activité incroyable
devant lui. On sera heureux d'être
partenaire, comme on a pu l'être
pour les JO, de tous ces beaux projets.
D'ailleurs, retrouvez-nous sur notre stand.
On a toutes mes équipes qui sont prêtes à
vous accompagner sur les différents projets et vous présenter
les branchements
événementiels qu'on peut être
amenés à mettre en place.
Il y en a deux très symboliques qui ont été mis
sur la place de la Concorde et au Trocadéro.
La ville de Paris en est très contente et donc on espère
qu'on va voir fleurir ce type de borne
dans les Yvelines pour accompagner
l'événementiel. On a bien compris, vous êtes
encore prêts à accueillir de grands événements
dans le futur. Alors on va maintenant accueillir
des étudiants de Sciences Po
Saint-Germain-en-Laye. Pour leurs questions, on va tout d'abord
commencer par Lohan. Bonjour
Lohan. Tu peux venir
juste ici.
Alors Lohan,
quelle est ta question ?
Étudiant de Sciences Po, je le rappelle.
Merci à tous pour vos interventions.
Je voulais savoir
dans quelle mesure les Jeux Olympiques
et Paralympiques de Paris 2024
pourraient révolutionner
le modèle d'organisation
des Jeux Olympiques et Paralympiques à l'avenir
selon vous ?
Une question pour une personne en particulier ou
pour tout le monde ?
Pour tout le monde.
Olivier Lafferre peut-être ?
Révolutionner, j'ai envie de dire,
oui, je crois que déjà c'était une révolution ces Jeux
parce que d'abord on les a faits sur des sites existants.
On n'a pas construit de site
mis à part effectivement la piscine olympique
mais on a réutilisé des sites
et on a valorisé ces sites
partout dans la ville,
partout dans nos territoires
aussi et je crois que c'était ça aussi
l'enjeu des Jeux. Après,
je crois qu'il n'y a pas beaucoup de pays
qui pourront rivaliser non plus avec nos Jeux
parisiens sans être chauvins
enfin ces Jeux français
parce qu'on y avait notre patrimoine dedans
et ce qui a fait la force de ces Jeux c'était
ce patrimoine, d'abord c'est ce qui avait fait la force
de la candidature, on s'en souvient
et c'est vrai que
notre patrimoine il a été exceptionnel
quand vous étiez au pied de la tour Eiffel pour regarder
les épreuves, quand vous étiez sur le champ de Mars
quand vous étiez sinon
aux Invalides ou au Grand Palais
ça a été des Jeux magnifiques et d'ailleurs
c'était les premiers billets qui ont été les plus vendus
et les vendus en premier et j'en parle pas
de Versailles effectivement qui a été aussi
un énorme succès
pour les Jeux, ça j'ai envie de dire
pas beaucoup de pays pourront nous
le copier
mais c'était une première réflexion
dans la transformation des Jeux
où justement on a mis le territoire
au coeur des Jeux et je crois que c'était ça la force
de ces Jeux Olympiques. Marc Fleury, vous
vouliez répondre également. Oui, sur la partie énergie
je pense que vous l'avez compris dans mon intervention
ce qu'on a fait c'était vraiment un défi
industriel et humain sans précédent
en 2012
il y a donc 12 ans les Jeux de Londres
étaient entièrement sur groupe électrogène
14 millions de litres de
fuel, cette année 0
litres de fuel pour les Paris 2024
donc c'est sûr qu'on a fait la démonstration
à travers le raccordement au réseau
que c'était possible et donc on est déjà
en train de discuter avec les distributeurs
d'énergie de Los Angeles
pour partager avec eux et
envisager le champ des possibles sur ce raccordement
mais ce qui est sûr c'est que
le CIO a vu
la réussite de ces Jeux et sur la part énergie
on a réduit de 90% les émissions de
CO2. Dans l'image
des Jeux et dans le bilan des Jeux
il y a le bilan financier, il y a le bilan de notoriété
il y a les héritages pour les gens
mais il y a aussi un bilan en termes
de CO2 et ce bilan CO2 est très
favorable notamment sur la part énergie.
Je crois qu'il y a eu la
fluidité
qui est assez extraordinaire
ce n'était pas le cas de tous les JO
notamment de Londres en comparaison. La sécurisation
assez exceptionnelle
il faut dire que les moyens qui ont été mis en police
sont extraordinaires. Je trouve que ça
ça a été quand même assez fort à tel point que
nos administrés nous disent
Monsieur le Président, oui c'est simple
quand on peut
quand on veut, on peut
pour les policiers, pour la sécurité, bien sûr
donc ça a été aussi beaucoup de leçons
et puis les touristes
l'accueil des touristes avec les bénévoles a été assez exceptionnel
je pense que ça a été noté en comparatif
donc je pense qu'on tire pas mal
d'enseignements là-dessus aussi.
Merci beaucoup Lohan
on va maintenant passer à la question de Gaspard
je vous laisse échanger à vos places
Bonjour Gaspard
étudiant de Sciences Po également
Saint-Jean-Morlaix avec qui on est en partenariat
alors Gaspard, quelle est ta question ?
Merci déjà pour vos interventions
moi j'avais une question parce que
vous avez parlé
de l'héritage paralympique
et du coup on sait qu'aujourd'hui
40% des infrastructures sportives
n'accueillent pas de personnes en situation de handicap
une personne en situation de handicap
sur deux ne pratique pas de sport
je voulais savoir quelles mesures
spécifiques vous comptez mettre
en place à la fois pour
accompagner les clubs pour qu'ils soient
plus inclusifs et en même temps
pour que les personnes en situation de handicap
fassent plus de sport
C'est une très bonne question Gaspard
qui s'y colle au lieu de la faire ?
Avec plaisir parce que je crois
qu'effectivement, je l'ai dit tout à l'heure
je crois que le parasport
sera aussi un énorme héritage de ces Jeux
on l'a vu, les Jeux paralympiques
ont eu un énorme succès comme jamais
sur les Jeux Olympiques
et je crois que c'est justement
on doit profiter de cette occasion-là
pour développer
un certain nombre d'actions
les Yvelines ont commencé
déjà depuis longtemps parce que ça fait partie
aussi de nos missions, vous le savez
la première mission du département c'est le social et notamment le handicap
et on a beaucoup oeuvré avec
toutes les équipes du département justement pour
aller vers les clubs, les pousser à développer
des équipes parasport et on voit
là où on a créé des équipes parasport
ça marche
extrêmement bien
extrêmement bien et on sent
le lien qui se crée d'ailleurs dans ces clubs
c'est une grande réussite, on voit justement
entre ces gens handicapés
et ces gens valides, on voit
cette fusion qui arrive à se faire et justement
le changement aussi de mentalité dans les clubs
et donc on invite aussi tous les clubs à développer
des équipes parasport et on les a même
financées pour majeure partie
dans les Yvelines, les aider également
à acheter du matériel parce qu'effectivement
le matériel peut coûter cher, parfois
notamment si je parle de fauteuil
le basket fauteuil
mais voilà, d'équipement, on a essayé de les aider
justement à acquérir ce matériel
parce que c'est pas toujours évident
pour nos clubs qui n'ont pas toujours les moyens
ça fait partie de nos enjeux
on a soutenu des athlètes
paralympiques aussi pour
aller prêcher un peu la bonne parole
à la fois dans nos collèges mais à la fois sur le territoire
ça a été des actions concrètes qu'on a menées
on va essayer de mener mais vous le savez
malheureusement le département va manquer un peu de moyens
dans les prochaines années donc on pourra peut-être pas faire autant
qu'on a voulu et je crois qu'on peut aussi
peut-être travailler maintenant sur des actions
pas forcément onéreuses
mais plutôt justement de travailler ensemble
avec les collectivités, avec l'ensemble des acteurs
l'UNSS pour justement
rendre le sport beaucoup plus inclusif
à la fois dans nos collèges mais à la fois aussi
dans tous les instituts de personnes
handicapées, le faire connaître aussi
parce que je crois que c'est ça aussi notre grand drame
c'est qu'aujourd'hui on connait le club de foot de notre ville
on sait pas forcément qu'il a une équipe
parasport dans son
club et je crois que ça va être ça
aussi l'enjeu c'est de savoir travailler
savoir communiquer et puis
montrer qu'on peut faire du sport et ça a été
l'enjeu aussi et c'est la raison pour laquelle
on a soutenu l'ISPC aussi dans les Yvelines
c'est de pouvoir dire à chaque sportif
handicapé ou
personne handicapée
qui souhaitait faire du sport, on a une solution pour vous
on a une prothèse, on a
un club, on a quelque chose qui peut
justement vous aider à sortir un petit peu
de votre handicap
pour aller faire quelque chose et aller
faire du sport avec d'autres, partager
aussi des grands moments aussi sportifs
qu'ensemble. On vient de
dépasser les 26 minutes d'émission c'est donc
déjà la fin de cette émission, merci à vous tous
pour votre participation sur cet instant
sport spécial UMOP, merci au public
et aux téléspectateurs de nous avoir
suivis, si vous voulez revoir cette émission
elle est disponible en replay sur notre site
internet, très bonne journée sur TV
78