Un pompier balance sur la hiérarchie et le manque de moyens ! - Rémy Chabbouh

Tocsin
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2 Vues de vidéo·11 oct. 2024
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Chers amis, vous êtes toujours sur Toxin la matinale ce matin,
et vous le savez, dans la matinale on essaie de parler des sujets dont on n'en parle pas du tout.
Et celui-ci, je crois savoir que la presse n'en a pas du tout parlé,
c'est la colère des pompiers lyonnais.
Concrètement, il y a eu un vieillissement du périphérique il y a quelques jours,
notamment, il y a eu pas mal de choses qui ont été faites.
La Pardue aussi a été envahie.
Quelques minutes, ils ont bandifié ce matin.
Je reçois Rémi Chabou, qui est pompier et secrétaire national et porte-parole sud-est des Misses.
Bonjour Rémi, comment ça va ?
Ça pourrait aller mieux. Au niveau santé, tout va bien.
Mais par contre, au niveau climat social et travail, c'est très compliqué chez les pompiers.
Je vais être un peu trivia, je pense qu'on se fout de nous.
On nous a utilisé durant 4-5 années à fond, sans cliver.
On nous a fait vacciner les gens, on nous a fait faire des tests,
on nous a fait faire les campagnes Feu de Forêt en 2022 sur l'ensemble du territoire national,
lors des méga-feux qu'on a pu vivre à Bordeaux.
On a fait les inondations, on a fait la grêle dans l'Allier,
on a fait la Coupe du Monde de rugby, on a fait les Jeux Olympiques,
on a été gentil, on a fait tout ce qu'on nous a demandé.
Et pour nous remercier, on vient de découvrir qu'on nous supprimait une prime,
c'était le détonateur, on nous supprime une prime de logement.
Non seulement on nous touche à nous, mais on touche nos familles.
C'est purement scandaleux.
Alors que déjà, on était en difficulté, on réclamait des effectifs,
on demande du monde, et je vais te dire un truc majeur,
c'est qu'aujourd'hui, les délais d'intervention au niveau national, c'est historique.
C'est la première fois, en fait, qu'on a toujours eu une décroissance
des délais d'intervention des sapeurs-pompiers,
allant plutôt favorablement vers une issue favorable pour les victimes
ou pour le développement du naissandi, qu'on prendrait plutôt.
Donc, historiquement, depuis 40 ans, les délais diminuent, diminuent, diminuent.
Là, c'est la première fois depuis 5 ans
que les délais d'intervention redémarrent.
On est à plus de minutes de moyenne sur l'ensemble du territoire.
C'est purement un scandale quand on sait qu'aujourd'hui,
quelqu'un qui saigne ou qui arrête de respirer ou qui fait un arrêt cardiaque,
en fait, 30 secondes, une minute, c'est presque fatal.
Oui, c'est incroyable, effectivement, Rémi.
C'est des choses qui sont incroyables parce que le délai d'intervention,
bien entendu, ça peut sauver des vies ou ça peut commander des vies
parce que le délai est trop long aussi, bien entendu,
parce que c'est un manque de moyens, j'imagine.
C'est exactement ça.
On a des aménagements urbains à Lyon également.
Il y a des choix de sociétés qui sont faits avec des voies cyclables,
des voies piétons, donc qui diminuent forcément
notre possibilité de cheminer avec nos véhicules.
Nos véhicules ont été, en parallèle, on a aménagé, on a adapté.
Les pompiers sont toujours de plus en plus performants,
les recrutements, les formations.
Mais en fait, tout ça, ça n'arrive pas à endiguer la vague
des délais d'intervention qui deviennent de plus en plus durs.
Il manque du monde également dans les casernes.
Il manque du monde dans les casernes.
Ce n'est pas une vision d'esprit.
On a les mêmes effectifs aujourd'hui qu'il y a 20 ans.
Pour faire… Je ne fais pas de l'agglomération lyonnaise,
que je connais le mieux.
Il y a 10 ans, on était à 90 000 interventions par an.
Aujourd'hui, on est à 140 000 interventions,
donc 85 % de secours à victimes.
Tu vois, les soldats du feu, c'est plutôt les soldats du feu
parce qu'on n'en fait que 15 % du feu.
Avec des gens qui nous attendent avec les valises
pour aller à l'hôpital parce qu'il n'y a pas d'ambulanciers privés
ou alors ça ne les intéresse pas d'aller faire certaines missions
sur certains territoires un peu sensibles.
Ça n'intéresse pas d'ambulanciers.
Ce n'est pas rentable d'envoyer deux ambulanciers
dans une tour au huitième étage sans ascenseur.
Donc, on envoie les pompiers.
Les médecins, il n'y en a pas.
Il faut aller chercher les gens pour les emmener
faire un renouvellement d'ordonnances.
Je suis très sérieux, Nicolas.
Tu nous dis que c'est vos missions, Rémi,
c'est tes missions aujourd'hui d'aller chercher des gens
pour faire un renouvellement d'ordonnances.
On est chez les dingues, là.
Oui, je te promets.
On a des personnes, par exemple, qui sont en situation,
on appelle ça les personnes bariatriques,
qui ont dépassé les 130-140 kg.
Il n'y a personne qui veut se déplacer dans certaines villes.
Il n'y a pas de médecin qui veut aller faire le renouvellement.
Donc, on envoie des pompiers pour porter cette personne.
Malheureusement, c'est une situation de surpoids,
excessivement surpoids.
Pour l'emmener faire un renouvellement d'ordonnances.
Et ensuite, on n'attend pas pour la ramener,
c'est quelqu'un d'autre qui la ramène.
Mais en tout cas, c'est nous qui allons faire le transport
de ces personnes-là.
C'est surréaliste ce que je vous dis.
Et quand on le raconte, on ne nous croit pas.
Alors, très clairement, le malbol, il est fort.
On a 100 % des sapeurs-pompiers professionnels
qui sont en grève.
On a un événement majeur qui pointe au bout de son nez
tous les ans, c'est la fête des Lumières.
C'est un événement national.
Il y a des gens qui viennent partout.
Bien sûr, oui.
J'essuierai d'y passer à Lyon.
Mais si, on y sera.
Figure-toi qu'après, comme tout à l'heure,
je te listais la Coupe du monde de rugby
où Lyon a été bien impliquée avec des matchs,
les Jeux Olympiques.
On a eu 11 matchs de foot masculins.
On a touché, et j'espère que mouille-toi bien la nuque,
on a touché 200 euros.
On nous a promis 200 euros de mesures compensatrices.
On ne parle pas de primes.
Parce que nous, on a eu une semaine de congé en moins.
Les pompiers professionnels ont eu une semaine de congé en moins
pour pouvoir pallier au manque d'effectifs
ou alors au surplus d'effectifs nécessaires
pour les Jeux Olympiques.
200 euros.
Et là, c'est le plus vraiment dégueulasse
dans ce qu'on est en train de vivre.
C'est que ces 200 euros, on ne les a même pas touchés.
C'est-à-dire que quand on fait le paralysme
avec les services de police, et tant mieux pour eux,
qui ont, pour une semaine de congé,
une semaine d'engagement entre 1 500 et 2 500 euros,
il y a certaines, pas toutes,
certaines infirmières, enfin des personnes soignantes,
en ont bénéficié également,
celle des hôpitaux de Paris.
Il y a même les personnes qui font la propreté,
qui ont touché les pompiers, 200 balles,
et on ne les a pas eues.
Donc, en fait, c'est ce mille-feu qui est venu s'agglomérer
qui fait qu'aujourd'hui, c'est un gros ras-le-bol.
Donc, leur fête des Lumières, ça se fera
sans les pompiers professionnels.
C'est dingue parce que finalement, on le voit.
Il y a quelque chose qui nous dit
que c'est de l'abandon total pour ta profession,
pour tes collègues.
On parle bien sûr des pompiers professionnels.
Et je rappelle, Rémi, avec tes collègues,
vous avez fait une énorme action.
Vous avez bloqué le périphérique de Lyon.
Vous étiez nombreux sur ce périphérique.
On a vu pas mal d'images.
Notamment, je vous invite à aller voir ces images.
Il y a La Pardue aussi.
Finalement, il faut en arriver là aujourd'hui, Rémi,
pour se faire entendre d'eux.
Auprès de qui, là, tu veux te faire entendre,
concrètement, les pompiers professionnels ?
Qui c'est qui peut débloquer la situation
aujourd'hui, Rémi ?
Alors, premier point,
le blocage du boulevard périphérique,
il n'y a pas grand monde qui peut le faire.
C'est une capacité que les pompiers, on a
parce qu'on a une corporation
qui a le secourage là.
Il y a les taxis, les chauffeurs routiers.
Tu vois, il y a des professions
qui sont dans ce registre-là d'action.
On a bloqué la gare de La Pardue.
Il y a eu des retards.
Alors, on a été chirurgicaux.
On a dit le blocage,
ce serait 13 minutes.
Les 13 minutes qui correspondent
au délai d'intervention.
Aujourd'hui, pour avoir les secours en vie,
on va vous bloquer pendant 13 minutes
sur périphérique et on a bloqué les trains
pendant 13 minutes.
Petite parenthèse,
on est capable de faire trois quarts d'heure,
une heure, deux heures, trois heures,
il n'y a pas de problème.
On sait faire.
C'est juste que là, on a dit 13 minutes,
on marque le coup.
Alors, nos locuteurs aujourd'hui,
en fait, ils se renvoient tous la balle.
Les pompiers professionnels,
on est des fonctionnaires
publics territoriaux
qui dépendons malheureusement
du ministère de l'Intérieur.
Donc, c'est le ministère de l'Intérieur
qui donne les ordres,
mais celui qui nous paye,
c'est le département.
Et pour le cas précis de Lyon,
c'est la métropole de Lyon
pour 80 % de nos financements.
Donc, en fait, ils se disent tous
je veux bien payer,
mais je veux donner des ordres.
Et donc, on comprend ce jeu là.
Mais nous, notre boulot,
c'est de faire du secours à victime,
c'est de faire de l'incendie.
Ce n'est pas d'aller chercher
des financements.
C'est leur job à eux,
les politiques qui ont été élus
pour faire ça.
Ils sont bien payés pour le faire,
qui se débrouillent.
Ce n'est pas notre souci.
Donc, nous, on fait notre boulot au mieux.
Et eux, ils trouvent les moyens
de financer,
les moyens de pouvoir venir
à des inaugurations de casernes
et pouvoir, à un moment,
se pavaner en disant
ça, c'est à moi,
c'est moi qui ai financé.
Eh bien, il n'y a plus qu'apparence.
Il y a également les gens
que tu mets dans les camions.
Tu peux avoir une caserne
avec une dizaine de camions
si tu n'as personne à mettre dedans.
Ça ne sert à rien.
Et ça, c'est sur l'ensemble
du territoire national.
Je ne cible pas les violents.
C'est sur l'ensemble du territoire
national.
C'est bien comme ça.
Va dans une caserne vers chez toi.
Je ne sais pas si je peux dire
au PASCO,
mais tu as une caserne,
tu as des dizaines d'engins.
Mais quand tu regardes
les gens qu'il y a à mettre dedans,
ce n'est pas tout à fait commun.
Alors, moi, je suis de l'actualité
puisque c'est mon boulot
et que je suis aussi citoyen.
Je vois qu'aujourd'hui,
il y a des gendarmeries
qui ne peuvent plus payer
les loyers aux municipalités.
Et j'ai ton témoignage.
Ce n'est pas la première fois
que tu me dis ça, Rémi.
Mais là, j'ai quand même
l'impression qu'en fait,
ce pays est en train…
On le sait,
ce n'est pas l'impression.
C'est que c'est un effondrement
et que même les services,
que ce soit les gendarmes
qui ne veulent plus,
je répète,
les gendarmeries,
plusieurs gendarmeries
ne peuvent plus payer
les loyers aux communes.
Entendez bien ce que je dis.
Et vous, là, manifestement,
vous devez aller chercher
les financements
parce que vous n'avez plus
les primes.
On vous a mis sur tous les fronts,
notamment les JO,
tu l'as dit.
C'est ce que tu as déclaré
Finalement,
on vous a fait trimer
pendant les JO
et puis là,
il n'y a plus rien.
Il n'y a plus de moyens
et ça fait un petit moment
depuis Macron
que ça se passe comme ça
parce que j'ai suivi
des manifestations.
D'ailleurs,
pour ne rien cacher
à nos auditeurs
et à nos spectateurs,
on s'est rencontrés à Paris
sur des manifestations.
Mais on va où ?
J'ai l'impression
que depuis Macron,
les pompiers professionnels,
vous êtes la huitième
du roue du carrosse
avec un réservoir vide.
Exactement.
On a ce sentiment-là.
On a énormément
d'effets d'annonce,
énormément des choses
qui semblent jolies
mais dans la réalité,
sur notre quotidien,
c'est rien du tout.
Il n'y a zéro.
Il n'y a rien qui bouge.
Les effectifs ne bougent pas.
Le pouvoir d'achat
ne bouge pas.
La sécurité,
n'en parlons pas.
On a déjà eu l'occasion
d'évoquer la sécurité.
En fait,
tout le panel aujourd'hui
est très compliqué.
On nous parle
de crise de vocation
chez les pompiers
que les gens
ne voudraient plus rentrer
chez les pompiers.
Effectivement,
il y a quelques départs.
C'est significatif.
Des gens qui quittent
la profession
pour aller faire autre chose.
C'est surréaliste.
Avant,
quand tu rentrais chez les pompiers,
tu embrassais cette profession.
C'était à vie.
Aujourd'hui,
il y a des gens
qui quittent le boulot.
On peut parler
de crise de vocation.
Moi,
j'ai plutôt tendance
avec mes collègues
de parler de crise
des recrutements
parce que des gamins
qui ont les yeux qui brillent
en voyant passer
les camions de pompiers,
il y en a plein.
Donc,
ils demandent juste
à rentrer pompiers professionnels.
Il faut les recruter.
On manque de monde.
Alors,
quand tu parles des financements,
oui,
c'est l'ère de la guerre.
On en est bien conscients.
Mais nous,
ce n'est pas notre souci.
Il faut savoir
ce qu'on veut donner
dans une société.
Est-ce qu'on veut
que les papys et mamies
qui tombent chez eux
visent des secours
qui arrivent de qualité
et rapidement ?
Ou alors,
on veut simplement
qu'ils se vident de leur sang
parce qu'on a fait le choix
de faire une espèce
de passerelle
ou un pont
ou une route.
C'est un choix de société.
C'est le choix de société.
C'est de savoir
ce qu'on veut faire
pour la suite.
Tu penses qu'on est
un carrefour aujourd'hui ?
Tu penses qu'on est
un carrefour aujourd'hui ?
Concrètement,
avec tout ce que
vous avez dénoncé
depuis des années et des années,
on est un carrefour aujourd'hui ?
Que ce soit sur les services
de pompiers,
de soins,
tout ça,
finalement,
c'est une régression totale
ou on va essayer
de reculer la tête ?
Je ne vois pas
un endroit,
en tout cas,
dans les personnes
que je côtoie,
aussi bien la police,
la gendarmerie,
les personnels soignants,
les aides soignantes,
les infirmières,
même les toubibs,
il n'y en a pas un
qui n'envisage pas
de partir à l'étranger.
Pas un seul.
Aujourd'hui,
tout le monde envisage.
Alors nous,
à Lyon,
par chance,
on a la Suisse,
on a énormément
de frontières.
On peut aller en Italie,
etc.
Mais il y a énormément
de personnes aujourd'hui
qui veulent partir
pour diverses raisons.
La considération également.
La considération,
c'est important.
Nous, les pompiers,
je pense qu'on est faciles
à faire.
C'est l'expression
qui est claire.
Si tu nous considères
et tu ne nous humilies pas,
tu peux nous faire
faire n'importe quoi.
Là,
ils pourraient même nous mettre
encore une série
de Jeux Olympiques.
On répondra encore présent.
Mais là,
ils ont poussé vraiment,
Je t'assure,
ce n'est pas des mots.
C'est vraiment un gros
ras-le-bol dans les casernes.
Un gros ras-le-bol.
J'espère que les gens
auront l'occasion
de voir les vidéos
sur cette interview.
C'est vraiment profond.
Et le pire,
c'est qu'il y a
et les anciens
qui sont sur le départ
à l'horizon
de trois ans
et les plus jeunes
qui viennent de rentrer
il y a deux,
trois ans.
Là,
concrètement,
Rémi,
pour terminer là-dessus
parce que c'est très intéressant
et notre boulot aussi
sur Tocsin,
c'est de vous alerter,
chers amis,
sur ces problématiques-là
parce que ce n'est pas
qu'un fait divers.
Ce n'est pas qu'un fait.
C'est vraiment quelque chose
de beaucoup plus profond
et tu le disais.
Concrètement,
Rémi,
je n'ai pas l'impression
qu'il y ait une réponse
très positive
des administrations
et du service public.
Vous êtes prêt
à aller jusqu'où ?
Tu me parlais
que d'autres actions
seraient menées
dans les prochains jours.
Vous êtes prêt à aller jusqu'où ?
Là,
vous êtes en grève
depuis le 1er octobre.
C'est ce que je crois
d'après mes informations.
C'est ça.
On est en grève
jusqu'au 1er octobre.
Ça se durcit.
La cible,
c'est la fête des Lumières
hors de question
que ça se passe sans encombre,
sans qu'on nous voit.
On nous a invisibilisés
pendant toute la période
des Jeux olympiques
en disant que les pompiers,
on va vous caser
dans des endroits
complètement fermés
avec une chaleur de dingue.
Personne n'a su
qui était au courant
que les pompiers
étaient en grève
pendant les Jeux olympiques.
Absolument personne.
Aujourd'hui,
maintenant que les véhicules
sont marqués,
les pompiers
Donc,
nos interlocuteurs,
nos financeurs
qui sont à la métropole de Lyon
avec M. Bruno Bernard,
M. Guilloteau,
président du conseil départemental
et M. Pfeffer,
président des maires
et EPCI,
il faut qu'ils ouvrent les yeux
en se disant
qu'est-ce qu'on veut
pour la suite,
qu'est-ce qu'on veut laisser ?
Est-ce qu'on veut
un service public
complètement érodé
ou alors on veut
redynamiser tout ça
et que ça fonctionne ?
Et là,
actuellement,
je te promets
que ça ne fonctionne pas du tout.
Quand on a une hausse,
c'est historique.
On a une progression
de la qualité
dans le travail
et aujourd'hui,
c'est la première fois
qu'on commence à décliner.
Ça fait exactement…
ça fait 5 ans.
Ça fait 5 ans
que la situation se dégrade
pour nous
avec des délais d'intervention
qui ont à rallonge.
Voilà,
je peux conclure par un mot
si tu me permets.
Oui,
oui.
En rapport à ces délais
à rallonge,
on a l'habitude de dire
chez nous,
un début de feu,
un verre d'eau suffit.
Au bout de 30 secondes,
il faut un seau d'eau
et au bout de 1 minute 30,
c'est une tonne d'eau.
Voilà,
donc en fait,
les délais d'intervention,
c'est majeur pour nous.
En tout cas,
voilà,
vous avez été sensibilisés
ce matin sur Tocsin,
Rémi qui nous a fait l'amitié,
Rémi Chabou qui nous a fait
l'amitié de venir
et de dire
ce qui se passait réellement
chez les pompiers professionnels
de Lyon
et finalement
à l'ensemble du territoire.
Merci Rémi
d'être venu ce matin
sur Tocsin
et secrétaire de pompiers
et secrétaire national
et porte-parole
Sud SDMIS.
Merci beaucoup Rémi,
on te souhaite
une excellente journée
et puis,
bon courage en tout cas,
bon courage Rémi,
voilà Rémi
et on viendra
te revoir bien sûr
et on viendra te revoir
très prochainement.
Merci Rémi,
bonne journée
et nous on continue
à mettre fin.
Merci.
