Master à Sciences Po Paris : Témoignage étudiant - Pour Thotis, un étudiant nous présente un master à Sciences Po Paris, les matières étudiées, les points positifs de cette formation et des conseils pour intégrer cet institut. #sciencespoparis#sciencespo#thotis
00:00 : Introduction 00:05 : En quoi consiste Sciences Po Paris ? 00:22 : Exemples de matières étudiées 00:50 : Quelle est ta semaine type ? 01:01 : Exemple d'un élément étudié en cours 01:20 : Tes spé en Terminale 01:24 : Tu avais hésité avec quelles autres formation ? 01:38 : Pourquoi as-tu choisi ces études ? 02:05 : Ta transition du lycée aux études supérieures 02:56 : Un point positif des tes études 03:09 : Un point négatif des tes études 03:27 : Ce qui fait la différence selon toi pour réussir dans ta filaire 03:42 : Ce que tu aurais aimé savoir avant d'intégrer Sciences Po Paris 03:59 : Tu veux faire quoi après Sciences Po Paris ? 04:16 : Un conseil pour les lycéens qui veulent intégrer Sciences Po
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Je suis en quatrième année à l'Institut d'études politiques de Paris, autrement dit Sciences Po.
En quoi consiste Sciences Po ?
Contrairement à ce que beaucoup peuvent penser, Sciences Po n'est pas que de la science politique, c'est une école de sciences sociales.
Donc quelqu'un qui veut se spécialiser en économie ou dans le droit, Sciences Po ça peut être un endroit adéquat pour ça.
Mais de manière générale, c'est une école de sciences sociales qui traite vraiment toutes les sciences qui régissent un peu notre société.
Est-ce que tu peux nous donner des exemples de matières que tu étudies ?
En première année, c'est là que les matières sont les plus larges et la diversité est la plus large.
On a des introductions aux institutions politiques, introduction à la science politique, à la sociologie, l'économie, histoire du XIXe siècle, humanité politique.
Ensuite, quand on passe en deuxième année, on choisit d'une manière un camp, on les appelle les majeurs.
Il y a politique et gouvernement, humanité politique et économie et société.
Après, on a notre année à l'étranger et après on passe en master.
Est-ce que tu as une semaine type ?
Je pense qu'une semaine type c'est une semaine où tu as une vingtaine d'heures de cours, un ou deux exposés, peut-être un ou deux rendus
et en espérant qu'il n'y a pas de tests de connaissances entre tout ça.
Est-ce que tu as un exemple concret d'un projet ou d'un devoir que tu as fait cette semaine ?
Pas plus loin qu'hier, en droit public, on a eu nos sujets de col, c'est-à-dire on a un exposé mais on découvre le sujet le jour J.
J'ai pris le thème de la constitution, c'est ce que je maîtrise le plus dans le droit public.
Et donc depuis hier, j'ai commencé à lire des trucs pour approfondir ma connaissance et être solide le jour J.
Tu avais pris quel SP en terminale ?
En terminale, j'avais pris l'HGSPSUS.
Et tu avais été avec quelle autre formation ?
Je n'ai pas vraiment hésité, c'était plutôt des plans B et mon plan B, c'était plutôt des facs de droit.
Précisément, j'avais un bicursus droit anglais, droit français et si je n'avais pas eu Sciences Po, ça aurait été ça.
Et finalement, pourquoi tu as choisi ces études ?
La seule chose qui m'avait fait hésiter, c'est la vie parisienne et le fait que je m'éloignais de Basse-Suite-Bordeaux,
donc ça impliquait quand même s'éloigner de 500 km de chez soi.
J'ai choisi parce que c'est ce qui correspondait le plus, que ce soit au niveau des syllabus, au niveau des matières.
C'est un cursus assez généraliste, sous forme d'entonnoir, ça commence à se filtrer peu à peu.
Mais c'est ce que j'aimais aussi, l'état d'esprit des étudiants, l'état d'esprit de l'enseignement.
Ça m'a plu et je pense que je ne regrette absolument pas d'avoir choisi Sciences Po.
Et ça s'est passé comment, ta transition du lycée aux études supérieures ?
Ce n'était absolument pas évident.
Je pense que pour chaque étudiant, il pourra dire un peu la même chose.
Ce n'est pas la même approche.
Là, au lycée, on voyait nos profs quatre fois par semaine pour certains, là on le voit une fois par semaine.
Et on n'a pas la même approche avec les professeurs des travaux dirigés qu'on appelle à Sciences Po les conférences de méthode.
Ça va quand même un peu mieux.
On ne les voit qu'une seule fois par semaine, mais on peut leur parler, on peut leur écrire par mail.
Et même anticiper une réponse parce qu'il y a un seul groupe de 20 personnes par exemple.
Avec les professeurs de cours magistral, c'est beaucoup moins évident, même s'ils répondent assez souvent en mail.
Donc je pense que c'est cette distanciation avec les profs qui a mené à une obligation d'indépendance pour nous.
C'est ça qui fait le plus mal.
Et aussi parfois dans la notation, c'est sûr qu'un peu les échelles augmentent.
Donc on attend plus de nous.
Et ça peut parfois choquer certains élèves qui viennent d'arriver aux études supérieures, et même à Sciences Po.
Est-ce que tu as un point positif sur tes études ?
Paradoxalement, c'est l'indépendance finalement.
Ça m'a appris de mieux réfléchir, de mieux me débrouiller.
Et je pense que c'est ce qui a fait que je n'ai rien à reprocher à Sciences Po pour ces quatre années d'études.
Et un point négatif ?
Il donne quand même pas mal de choses à lire.
Les lectures de 20 pages, parfois jusqu'à 40-60 pages, ce n'est pas évident.
Et aussi la semaine des examens, c'est quelque chose que je n'oublierai jamais, mais dans le mauvais sens du terme.
Mais quand même, ça crée des affinités avec les autres étudiants.
C'est là où on trouve nos meilleurs amis finalement.
Qu'est-ce qui fait la différence selon toi pour réussir dans ta filière ?
Je dirais juste le débrouillardisme, le pragmatisme.
Savoir faire avec ce qu'on a au moment où on ne les a.
Je pense que c'est ça qui nous permettra de mieux améliorer notre réflexion, mieux l'élargir et mieux l'approfondir.
Tu aurais aimé qu'on te dise quoi dans l'intégration Sciences Po ?
Je n'ai pas un truc que j'aurais aimé qu'on me dise.
Parce qu'en réalité, on m'avait tout dit.
On m'avait dit que c'était un changement d'approche.
On m'avait dit que c'était un changement de notation relatif.
Et on m'avait dit que la charge de travail allait quand même un peu augmenter.
Je n'ai pas eu de surprise.
Néanmoins, ça a pu faire mal un peu au début.
Et tu veux faire quoi après Sciences Po ?
Idéalement, ce seraient les concours de la haute fonction publique.
Mon préféré serait d'être administrateur à l'Assemblée nationale.
Mais après, l'administration du Sénat, ça m'intéresse aussi.
L'institut national du service public qu'on connaissait avant comme l'ENA.
Et aussi pourquoi pas les concours européens.
Est-ce que tu auras un conseil pour les lycéens qui voudraient intégrer Sciences Po ?
Concentrez sur vos cours.
Essayez d'élargir vos connaissances à un grand maximum.
Et ne voyez pas Sciences Po comme une femme et comme un moyen
qui ne fait de Sciences Po qu'une alternative dans le cas où ils n'ont pas Sciences Po.
Qui ne se dévalorisent pas parce que ça ne les sous-estime en aucun cas.