Je l'ai vécu: Simon Leblanc
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66 Vues de vidéo·21 oct. 2024
Simon Leblanc: athlète multidisciplinaire, vainqueur d'Iron Man. En 2023, 2e au marathon de Montréal et 1er à Québec en une semaine. Une consécration méritée.
Athlète multidisciplinaire, Simon Leblanc a longtemps cherché le sport qui lui permettrait de se réaliser.
Dans sa quête de développement, il a grandement expérimenté avant de faire de l'Ironman sa discipline.
Toutefois, c'est grâce à un concours de circonstances que la vie l'invitera sur les parcours des marathoniens.
Et rien n'aurait été possible sans ses nombreuses heures d'entraînement.
Le sport a toujours fait partie intégrante de la vie de Simon Leblanc.
Je dirais que ça fait partie de mon ADN. Ça a toujours fait partie de la famille, tant au niveau de mes soeurs.
Mes parents nous ont transmis vraiment la passion de la course à pied, de la natation, du vélo.
Mais globalement, je dirais que c'est depuis mon jeune âge avec le ski alpin.
Mes parents, c'était vraiment, vraiment important pour eux, le sport.
Multidisciplinaire, Simon a toujours aimé essayer et pratiquer de nombreuses disciplines.
Je dirais que j'étais plus un athlète vraiment diversifié.
L'athlétisme a fait partie, oui, de mes années au secondaire.
Mais j'ai tenté le football, le basketball, l'athlétisme définitivement, le hockey.
Bref, j'ai touché un peu à tous les sports, la natation définitivement.
L'athlétisme a pris davantage d'importance lors de son passage universitaire.
L'athlétisme, je dirais qu'elle a repris un petit peu plus son essor quand j'étais arrivé au niveau l'an 2010 à l'Université McGill.
J'avais été recruté par l'équipe d'athlétisme.
Donc, 2010-2011 à Montréal.
Puis ensuite, j'ai transféré à l'Université Laval.
Tu as eu à vaincre le stress.
Comment tu l'as vaincu à travers le temps?
Je dirais que c'est vraiment à travers le temps.
Je pense qu'on devient un petit peu plus mature avec le temps.
Je me disais juste, tu sais, j'ai fait ce que j'avais à faire.
Mes supporters sont là, ma famille, tout le monde croit en moi.
Ce que j'ai à faire, c'est de livrer la marchandise.
À un moment donné, je me suis juste dit, tu sais, c'est bon, enjoy the moment.
On s'amuse puis on va au bout de ce qu'on peut.
L'athlète a toujours été ambivalent quant à savoir laquelle des disciplines il allait privilégier.
Je me disais, cross-country, 10 km, j'aime ça.
Athlétisme, 5000-3000.
Pourquoi pas essayer le 800? Ça goûte plus le 100.
Honnêtement, j'ai touché à tout.
Je ne me suis jamais vraiment spécialisé, mais j'aimais beaucoup courir.
Puis j'aimais beaucoup mettre de l'entraînement plus que ce que l'entraîneur demandait.
C'est un appel du cœur qui a guidé Simon vers sa nouvelle passion de l'Ironman.
J'ai rencontré Édith Pépin qui m'a donné le défi de faire l'Ironman de Mont-Tremblant.
Je me suis dit, pourquoi pas conquérir le cœur d'une fille avec un tel événement.
Je ne connaissais vraiment pas ce qu'était l'Ironman.
En 2016, j'ai fait le triathlon Ironman de Tremblant.
C'est bien déroulé.
Puis en 2017, on a pris la décision, Édith et moi, de se lancer vraiment au niveau Ironman.
À ce moment-là, on a fait une grosse saison.
Passant par les championnats du monde à Chattanooga, au Tennessee.
On a fait la Floride.
Bref, on a fait plusieurs Ironman.
Après une pause d'un an pour lancer une entreprise en 2018, le Beaucheron a repris le collier en 2019.
Je m'étais donné comme vraiment objectif d'aller aux championnats du monde d'Ironman Hawaii en 2019.
Ça a été une belle course aussi.
J'avais fait un bon temps, 9h10 à ce moment-là.
9h10, 9h11.
J'avais passé, je pense que j'avais fini septième au monde.
Puis j'avais terminé premier Canadien.
Donc c'est là que la piqûre et le hype d'Ironman a pris son essence.
Simon explique pourquoi l'Ironman d'Hawaii est si prestigieux et emblématique.
C'est vraiment les débuts d'Ironman.
C'est là que les grands ont levé la bannière.
C'est tout comme le Tour de France.
Le Tour de France ne peut pas être en Italie.
Autre Hawaii, l'athlète a participé à de nombreuses compétitions tant en 2021 qu'en 2022.
Je suis allé aux Ironman de Lake Placid.
Et c'est à ce moment-là que j'ai remporté les honneurs globales.
J'ai fini premier amateur, toutes catégories confondues.
Puis c'est vraiment là que le déclic s'est fait.
Je suis allé à Cozumel avec un petit voyage père-fils.
J'étais emmené deuxième Canadien.
2022, ça a été une grosse année.
J'ai fait deux championnats du monde.
J'ai commencé la saison avec l'Ironman en Utah.
Puis ensuite, je me suis lancé demi-Ironman de Tremblant, que j'ai remporté encore une fois, tout âge confondu.
Overall premier.
Je suis allé dans le Maine à Augusta, qui était la première édition.
Même chose, j'ai remporté à ce moment-là.
J'ai pris l'avion pour me rendre au championnat du monde de demi-Ironman en Utah, à St. George.
J'ai fait une cinquième position au monde.
Donc j'ai eu mon fameux trophée.
J'ai reparti avec mon frère en Arizona, Tempe en Arizona, pour faire le Ironman de Tempe et remporter les honneurs à ce moment-là.
Donc deux Ironman, un demi en un mois.
C'est un peu trop.
2023 fut l'année de la consécration pour Simon Leblanc.
L'athlète délaisse la discipline de l'Ironman pour devenir marathonien.
C'est la mère de Simon qui a incité indirectement l'athlète à prendre part à l'épreuve d'Ottawa.
Ma mère s'était lancé le défi de retourner faire le marathon d'Ottawa.
Puis finalement, elle a fait le 10 kilomètres avec sa soeur.
Puis à ce moment-là, je me suis dit, «Ah bien Krim, pourquoi pas tenter l'expérience du marathon?»
Je n'avais jamais fait de marathon avec les jambes fraîches.
Donc je me suis dit, «Hey, ça te dérange-tu si je me joins à toi sur un petit week-end mère-fils, puis on passe le week-end à Ottawa?
Je ferais le marathon. Je me sens quand même en forme, mais j'aimerais ça voir c'est quoi un marathon.
Donc je suis allé vraiment avec aucune attente, qui m'a permis de faire un 2h35 à Ottawa.
Puis c'est à ma course, ça l'a choqué un petit peu, je dirais, le monde de la course à pied.
Les gens ont comme dit, «Un 2h35 pour un gars qui n'a jamais fait de marathon, il arrive de où? C'est qui? Qu'est-ce qu'il fait?»
En août 2023, alors qu'il est au Mont-Tremblant pour une course de gravel bike, Simon découvre qu'il y a aussi une épreuve de course à pied.
Le samedi, c'était la course de gravel, puis quand je suis arrivé le vendredi, j'ai dit, «Crime, je regarde qu'est-ce qu'il y a à faire à Tremblant.
Je vois que le dimanche, il y a un demi-marathon. Crime, pourquoi pas rendre l'utile à l'agréable?
Je vais faire la course de gravel le samedi, puis le dimanche, je vais faire le demi. Je vais me faire un petit bloc d'entraînement, je vais m'amuser.
Je termine quatrième avec un temps qui me donne un temps standard québécois.
Moi, comme tout va bien, je repack mes affaires, je retourne chez nous.
Puis pendant la semaine, je reçois une invitation du Marathon de Montréal comme quoi ils voulaient m'avoir en tant qu'élite au demi-marathon.
Toutefois, le Beauceron souhaite prendre part à l'épreuve du 42 km, une demande qui obtient l'aval de la direction du Marathon de Montréal.
Avec un mois de préparation, Simon Leblanc se présente sur la ligne de départ le dimanche 24 septembre 2023.
Sur la ligne de départ, je m'en souviendrai toujours avec les photos qu'on voit, il y a un blanc un peu trop gros pour la ligue avec tous les Éthiopiens, Africains et compagnie.
Le blanc, c'est-tu toi?
C'est moi. Puis on le voit très bien, ça être raciste ou quoi que ce soit, il y a un blanc grand, mince, mais je suis quasiment obèse comparé à eux qui sont les maîtres de la course à pied.
Donc vraiment intimidé par l'événement en soi, plus de 5000 coureurs.
Donc on part le départ, puis moi je cours sans mont, mais sur le parcours, on a des chronos.
Puis on passe le tapis du 5 km et je vois le chrono indiqué 15.59, tapant 16 minutes.
5 kilos, capable de faire des maths dans ma tête, je me dis oh, ça va un peu trop vite.
On va gérer un peu l'effort, mais c'est l'effet d'entrain, l'effet de la ville, les supporters.
On y va, on arrive au 10 kilos 31 et des poussières, je me dis que ça va faire mal au demi-marathon.
Puis au demi-marathon, il y a vraiment un embranchement que le demi-marathon part à droite et le marathon à gauche.
Puis je ne savais même pas que le matin du départ, on partait demi-marathon et marathon ensemble.
Donc quand j'ai tourné à gauche, je me suis levé les yeux, puis j'ai compté la moto,
donc la moto indiquant que le premier est derrière.
Je comptais 1, 2, 3.
Je suis comme wow, je suis troisième au marathon de Montréal.
On se calme, on gère la course comme il faut, puis on verra ce qu'il faut.
Quand j'ai tourné, j'ai vu la face du deuxième, qu'il commençait à souffrir.
Je me suis dit que c'est le coup de grâce, il faut juste que je le dépasse, puis je devrais casser les jambes.
Comme de fait, en le dépassant, je ne le voyais plus.
Et là, c'était vraiment d'aller chercher l'éthiopien qui était à 30 secondes de moi.
Et la fin de la course est remplie d'émotions pour le beau seront.
Donc j'ai juste continué pour finalement arriver au stade olympique, courir pratiquement sur un tapis rouge,
arriver au fil d'arrivée, puis réaliser que j'avais terminé deuxième au marathon de Montréal.
Ta réaction, ton sentiment?
L'image qui a fait les médias que j'ai le point jamais des plus beaux moments.
Je ne m'attendais absolument à rien.
Puis tous les efforts que j'avais mis dans les années précédentes,
puis de me faire reconnaître par l'organisation du marathon de Montréal,
puis de performer devant ma famille qui était venue de Montréal et les environs,
puis qu'on tout attendait, je ne m'attendais vraiment pas à ça.
Et cette semaine était loin d'être terminée pour l'athlète.
Direction marathon de Québec.
On m'appelle, le marathon de Québec, et on me dit est-ce que tu vas être là?
Je ne peux pas, je viens d'arriver de Montréal, je ne peux pas faire de marathon en sept jours.
C'est un peu malade.
En fin de semaine, je vais quand même me faire un gros bloc d'entraînement.
Pourquoi pas tenter le coup, on l'essaie.
Je n'ai rien à perdre.
Malgré une blessure au tendon d'Achille,
Simon rejoint la ligne de départ du marathon dans la vieille capitale le dimanche 1er octobre.
Je prends part au départ, puis je me souviens, Tony était à côté de moi.
Il me dit là, une coche de moins qu'à Montréal.
Je dis bien là, Tony, il n'a pas eu vraiment de repos.
On va y aller, puis on verra ce que ça donne.
On part, puis je savais que lui, c'était un ancien collègue de piste à l'université.
Je savais qu'il pouvait me donner du fil à table.
On court, on court, on court, puis au septième kilomètre, je le perds.
Donc, septième kilomètre, je suis en tête de course.
Je n'ai personne autour de moi.
Devant moi, j'ai la moto.
J'ai le feeling du nuage de Montréal qui m'emporte.
Je me dis, c'est un compte de fait, ça ne se peut pas.
C'était la consécration.
Effectivement.
Parce qu'en Ironman, tu en avais fait tout au temps, mais sans vraiment savoir cette consécration-là.
C'est ça.
Puis tu sais, le feeling, la bannière du main que j'avais récolté,
les podiums que j'avais fait au niveau Ironman, c'était quelque chose.
Mais là, d'être à la maison, devant toute ma famille, tous mes amis,
tous les gens qui, en l'espace d'une semaine, ont su qui c'était Simon Leblanc,
c'était juste comme wow.
Puis tu sais, la consécration de dire d'être là, de juste remercier.
C'est ça que j'ai fait.
Après ça, je suis allé courir dans la foule pour remercier tout le monde.
Ami d'enfance de Simon, Luc Gilbert affirme que l'athlète s'est toujours démarqué dès son plus jeune âge.
Simon a toujours été bon dans tous les sports.
Il était assez divers dans tous les sports qu'il faisait.
Il était toujours dans les meilleurs dans tous les sports qu'il pratiquait.
Qu'est-ce qui, selon toi, a fait en sorte qu'il a performé dans ces différents sports?
La discipline, la résilience.
Quand il avait du talent, il était toujours assidu dans un sport.
Ça l'amenait à compétitionner au plus haut niveau.
Ce que les gens ne voient pas, c'est le volume d'entraînement.
Puis l'être humain normal ne va pas être motivé à se lever aux petites heures du matin pour aller nager.
Ça prend vraiment des gens disciplinés.
C'est vraiment la discipline qui l'a séparé.
Celui-ci nous partage ses réactions à la suite des exploits de Simon au Marathon de Montréal et de Québec.
On savait déjà que Simon faisait des bons temps à la course.
En triathlon, il avait des excellents temps.
Après avoir fait la nage et le vélo, c'était seulement une discipline qui était la course.
On savait qu'il avait des très bons temps, mais là, ça s'est concrétisé avec ces exploits-là.
Comment tu as réagi à sa victoire?
Je suis de la fierté. On est contents.
On n'est pas étonnés. Moi, je le savais.
Je vois les temps. Je le savais déjà, mais les gens ont pu voir son talent.
Découvrir qu'il avait du talent en course.
Est-ce que tu dirais que c'est un exemple pour les jeunes?
Oui, c'est sûr. C'est un exemple de détermination et d'accomplir ses rêves.
L'athlète se consacrera désormais à sa formation afin de devenir policier.
Je me suis lancé un défi l'année dernière.
J'avais appliqué pour le programme conventionnel de policier avec la Sûreté du Québec.
J'ai été sélectionné.
J'ai débuté ma formation tout récemment, en mars dernier, au Cégep de Sherbrooke avec la Sûreté du Québec.
Puis, le 21 juin dernier, j'ai signé ma promesse d'embauche.
Donc, vraiment, vraiment content, fier aussi d'un nouveau projet, d'une nouvelle vie, je dirais, d'un nouveau projet professionnel.
Les projets d'athlète et personnel ne sont pas malheureusement, mais sont sur la glace,
puisque je traite mon tendon d'Achille pratiquement depuis un an.
S'il prend une pause de la compétition, Simon Leblanc compte s'y remettre.
Cette année, j'ai pris la décision tout récemment de mettre un X sur le calendrier
ou sur les événements de Québec et Montréal qui m'ont, encore une fois, invité.
Mais je vais reporter malheureusement, mais plus heureusement pour moi, à 2025,
pour traiter les blessures, mettre la carrière professionnelle de l'avant,
puis l'année prochaine, revenir plus fort que jamais.
L'athlète caresse quelques rêves, dont celui de battre le record du marathonien Alain Bordeleau établi en 1956.
Je rêve beaucoup au record de Bordeleau, de briser le record de 2h14 au marathon.
C'est vraiment un rêve. Puis le deuxième rêve, la carrière professionnelle.
Et oui, même s'il ne se ressemble pas, le Simon Leblanc athlète a déjà reçu des appels téléphoniques pour Simon Leblanc humoriste.
Mais oui, je me suis souvent fait prendre pour le Simon Leblanc humoriste,
alors qu'au bout de la ligne, vous avez Simon Leblanc beauceron de 32 ans.
Non, mais fait cocasse, alors que je travaillais en tant que valet à l'auberge Saint-Antoine,
l'agent de Simon Leblanc, dont Simon Leblanc qui venait souvent à l'auberge, Louis-Joséaude et tout,
M. Faneuf m'a transmis les félicitations suite au marathon de Québec et Montréal,
plus que ça avait donné un certain essor au nom Simon Leblanc humoriste.
De la course à la natation, au vélo, avant de devenir triathlète et de participer à de nombreux Ironman,
Lebeauceron a vécu ses plus grandes émotions lorsqu'il s'est concentré sur la course pour devenir marathonien.
Main de foie champion en Ironman, discipline la plus difficile dans le monde du sport,
c'est lors des marathons de Montréal et de Québec qu'il connaîtra enfin la reconnaissance de ses pairs et du public.
Dans toutes ses foulées, il n'a jamais ménagé une seule once d'efforts afin de repousser ses limites tant à l'entraînement que lors de compétitions.
Simon Leblanc continue de tout donner pour s'améliorer et si possible terminer premier,
mais sa plus grande victoire demeurera toujours sa joie de faire du sport et ça, il pourra toujours dire qu'il l'a vécu.
