Vente du Doliprane : François Ruffin accuse le gouvernement de "laisser faire" - 22/10/2024
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LCP - Assemblée nationale
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22 oct. 2024 #LCP #assembléenationale
"Sanofi a fermé dix usines en France, huit laboratoires (...) voila qu'ils se débarrassent du doliprane, tout cela pour ses actionnaires et vous laissez faire."
François Ruffin reproche à l'État de ne pas être intervenu pour empêcher de confier la fabrication du médicament à une entreprise américaine. Le ministre Antoine Armand dénonce les "caricatures" du député et assure avoir obtenu des "garanties fermes".
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Sanofi a fermé 10 usines en France, 8 laboratoires,
a détruit sa recherche sur le diabète, sur la neurologie, sur le cancer,
tout ça pour les actionnaires, et avec votre complicité, votre laisser-faire.
Désormais, voilà que Sanofi se débarrasse du Doliprane,
de ses médicaments les plus populaires, toujours pour ses actionnaires,
et là encore, vous laissez faire.
Déléguer notre protection, notre santé, notre alimentation à d'autres est une folie.
C'est le président de la République qui déclarait ça au cœur de la crise Covid,
et il ajoutait, nous devons en reprendre le contrôle.
J'approuve.
Nous approuvions, nombreux ici, cette volonté de souveraineté.
Mais que faites-vous aujourd'hui, monsieur le Premier ministre ?
La France est vendue à la découpe.
Dans l'industrie, c'est la folie et vous laissez faire.
Chez moi, dans la Somme, c'est Watts qui ferme du jour au lendemain, qui part en Bulgarie.
C'est General Electric à Saint-Nazaire qui renvoie ses éoliennes en mer aux Etats-Unis.
C'est la souveraineté sanitaire, enfin, que vous gradez.
Sanofi a fermé 10 usines en France, 8 laboratoires,
a détruit sa recherche sur le diabète, sur la neurologie, sur le cancer,
tout ça pour les actionnaires, et avec votre complicité, votre laissez-faire.
Désormais, voilà que Sanofi se débarrasse du Doliprane,
de ses médicaments les plus populaires, toujours pour ses actionnaires,
et là encore, vous laissez faire.
Je vais essayer de répondre à vos caricatures par des faits.
Oui, nous défendons, et depuis plusieurs années,
notre continent face aux risques d'effacement industriel qu'il encourt,
face aux agressions venues des pays asiatiques
et de la concurrence, pas toujours loyale, venue des Etats-Unis.
Nous défendons le secteur automobile que vous avez mentionné,
monsieur Ruffin, et auquel je sais que vous tenez,
en défendant l'Europe face aux subventions et au dumping asiatique,
en prenant des droits de douane supplémentaires,
encore récemment, via la Commission européenne.
Et nous défendons notre stratégie industrielle et sanitaire,
celle qu'a évoquée, que vous avez citée, le président de la République
après la crise du Covid, celle qu'a rappelée le Premier ministre,
en demandant et en obtenant auprès de Sanofi et d'Opéla
des garanties extrêmement fermes, précises.
Vous auriez d'ailleurs pu les mentionner, monsieur le député,
le maintien de l'emploi pour les salariés de Compiègne et de Lisieux,
ce n'est pas rien.
Le développement de la recherche et du développement, ce n'est pas rien.
Des investissements supplémentaires à hauteur de 70 millions d'euros
pour le territoire français, pour les salariés que vous défendez,
ce n'est pas rien.
L'actionnariat de l'État via BPI France au sein d'une entreprise
pour s'assurer que l'ensemble de ses engagements seront respectés,
ce n'est pas rien.
