Au menu de ces Questions au Gouvernement du mercredi 23 octobre :
- Le budget et la fiscalité - La crise agricole - L’accompagnement des élèves en situation de handicap - Sanofi - Les emplois dans l'aérospatial - L’Ukraine
Suivez en Exclusivité ce temps fort de la vie politique et parlementaire sur LCP-Assemblée nationale ! Abonnez-vous à la chaîne YouTube LCP : https://bit.ly/2XGSAH5 L'Assemblée nationale revient à deux séances de questions au gouvernement par semaine. Une séance vient donc s'ajouter le mercredi, à celle du mardi. La présidente de l'institution, Yaël Braun-Pivet, souhaitait "redynamiser" ce temps fort de la semaine parlementaire, où les députés interrogent les ministres sur l'actualité. Une séance de questions qui permet aux députés d’exercer leur mission de contrôle du gouvernement, en interpellant les ministres sur leur action et sur l’actualité. Les différents groupes disposent d’un temps de parole prédéterminé.
Bonjour à tous, bienvenue sur LCP.
Dans quelques instants, la séance de questions au gouvernement, celle du mercredi,
elle est à suivre en direct, en intégralité, à partir de 14h.
Vous connaissez le principe.
Une question par groupe, 11 donc, au total.
Marco Pommier, vous êtes dans la salle des 4 colonnes.
Quels seront les thèmes de ces questions au gouvernement ?
Eh bien, elle a en plein examen du budget et à l'Assemblée,
cette question de la droite républicaine d'abord sur, je cite,
Une question aussi sur Sanofi.
Vous le savez, le groupe pharmaceutique français,
7,50% de sa filiale Opela a un fonds d'investissement américain.
La filiale qui commercialise le célèbre Doliprane.
Ça pose des questions de souveraineté sanitaire.
Autre sujet, la crise agricole.
Moins d'un an après la fronte des agriculteurs, la colère monte de nouveau.
Les syndicats majoritaires appellent à une nouvelle mobilisation nationale
à partir de la mi-novembre.
Enfin, une question sur l'Ukraine.
Elle sera posée par Frédéric Petit du groupe Démocrate.
Il est député des Français qui résident en Europe centrale et dans les Balkans.
Merci beaucoup, Marco, vous le disiez.
On va parler des impôts.
Jean-Didier Berger, bonjour.
Député droite républicaine des Hauts-de-Seine,
qu'allez-vous demander au gouvernement ?
C'est sur le projet de budget ou sur les changements en commission ?
C'est sur les deux.
Les changements en commission, ils ont montré que finalement,
à la fois la gauche et le Rassemblement national
étaient d'accord pour augmenter les impôts,
non pas de 20 milliards, ce qu'on trouvait déjà beaucoup pour notre part,
mais 60 milliards supplémentaires.
Et donc, on voit bien que face à cette monstruosité fiscale,
on a besoin du gouvernement qu'il fasse davantage d'efforts
en matière de baisse de la dépense publique
pour éviter d'aboutir à ce type de résultat.
Vous avez parlé des modifications en commission,
mais sur le texte initial du gouvernement,
avec ces 20 milliards de hausse d'impôts,
quelle est la position de votre groupe ?
Est-ce que vous dites, allez, il faut qu'elles soient temporaires
et on les accepte, ou est-ce que vous voulez baisser la facture ?
Nous, nous voulons alléger la facture au maximum.
Nous avons proposé un plan de 50 milliards d'euros
de baisse de dépense publique,
donc nous demandons au gouvernement de s'inspirer de ce projet,
mais également de tous les amendements que nous avons déposés
pour alléger le coût pour tous les Français.
S'il doit y avoir quelques hausses temporaires, provisoires,
ciblées, exceptionnelles, nous sommes prêts évidemment
à soutenir le gouvernement en la matière,
mais nous voulons que la facture soit la plus légère possible
pour l'ensemble des Français.
Merci beaucoup Jean-Didier Berger.
On le sait, le budget continue à l'Assemblée
après la séance de questions au gouvernement jusqu'à vendredi.
Au moins, on va passer à une autre question,
celle du groupe Lyott.
Constance de Pellichy va s'intéresser aux AESH.
On sait, ce sont ces accompagnants pour les élèves
en situation de handicap, Marco.
Oui Elsa, c'est un métier peu attractif
avec un manque de reconnaissance.
Vous allez interpeller le gouvernement sur ce point ?
Oui, tout à fait.
En fait, j'ai été interpellée par un collectif de parents d'élèves
de ma circonscription et en creusant un petit peu le sujet,
on s'est rendu compte que c'était 750 élèves
en situation de handicap pour le seul département du Loiret
qui n'était pas accompagnée, correctement accompagnée,
à la rentrée de septembre,
ce qui m'amène à interpeller effectivement
le gouvernement sur ce sujet.
Et pourtant, le budget 2025 prévoit la création
de 2500 postes d'AESH.
Que dites-vous au gouvernement ? Ce n'est pas suffisant ?
Eh bien, en fait, là, on n'est pas seulement
sur une question de nombre de postes,
on est plutôt sur une question d'attractivité des postes.
Aujourd'hui, au-delà de ces 2500 postes,
il y en a un certain nombre qui ne sont déjà pas pourvus.
Et la question que je souhaite poser au gouvernement,
c'est que peut-on mettre en place
de manière à rendre ces postes attractifs
alors qu'aujourd'hui, ce sont des agents
qui sont très mal payés, qui sont à temps partiel,
qui ne peuvent pas compléter leurs horaires,
qui n'ont pas de possibilité de dérouler de carrière
et donc qui n'incitent pas du tout à prendre ces postes-là.
Merci beaucoup et on écoutera votre question
dans l'hémicycle tout à l'heure.
Merci à vous.
Merci beaucoup, Marco.
Nous sommes à moins d'une minute
de la séance de questions au gouvernement.
Je vais vous demander, Marco, une dernière information.
Le 31 octobre prochain,
le Rassemblement national dispose d'une journée
pour proposer des propositions de loi dans l'hémicycle.
Elles étaient examinées en commission,
dont une qui fait beaucoup parler
pour abroger la réforme des retraites.
Oui, elle fait beaucoup de bruit, celle-ci, Elsa.
C'est effectivement l'abrogation de la réforme des retraites.
Elle a été adoptée tout à l'heure
en commission des affaires sociales,
mais totalement vidée de sa substance.
Pas de retour de l'âge légal à 62 ans.
On reste aussi à 43 annuités
pour toucher une retraite à trop plein.
Alors, vous le disiez,
la proposition sera à nouveau débattue
dans l'hémicycle jeudi prochain,
jeudi 31 octobre.
Merci, Marco.
Vous voyez sur ces images de Marion Boussiès
les tambours.
Les tambours de la garde républicaine
qui retentissent dans cette salle des pas perdus.
Quelques visiteurs sont parmi nous ici
pour voir la présidente de l'Assemblée nationale
traverser cette salle avant de se rendre dans l'hémicycle.
En séance tout à l'heure,
on va parler du budget,
on va parler de Sanofi,
on parlera également de l'Ukraine.
La présidente de l'Assemblée nationale
qui va traverser cette salle dans quelques instants.
Vous le savez,
les séances de questions gouvernement sont suivies
par des téléspectateurs, évidemment,
mais par des visiteurs qui sont nombreux ici.
Regardez sur ces images
la traversée de la présidentielle Bronquivet
qui se rend vers l'hémicycle.
Le gouvernement de Michel Barnier
sera interrogé sur la crise agricole,
sur l'Ukraine, sur les impôts.
Beaucoup de thèmes lors de cette séance de questions gouvernement
ouvertes dans quelques instants, quelques secondes
par la présidente de l'Assemblée nationale.
L'ordre du jour appelle les questions au gouvernement.
La première va être posée
pour le groupe droite républicaine
par monsieur Jean-Didier Berger.
Madame la présidente,
monsieur le Premier ministre,
mesdames et messieurs les ministres,
mes chers collègues.
Après 50 ans de déficit,
le gouvernement de Michel Barnier
a proposé en 15 jours seulement
une copie permettant de baisser
la dépense publique de 40 milliards d'euros
et d'augmenter les recettes de 20 milliards.
C'est vrai qu'avec Laurent Wauquiez,
avec tous mes collègues de la droite républicaine,
nous trouvions déjà que 20 milliards,
même provisoire, même ciblé,
c'était déjà considérable,
trop même sans doute.
Mais voilà,
la semaine dernière en commission des finances,
la France Insoumise et ses alliés
ont décidé d'adopter non pas 20,
mais 60 milliards d'euros supplémentaires d'impôts.
60 milliards !
Ils disaient qu'ils allaient taxer les ultra-riches
et les grosses entreprises.
En réalité, ils ont décidé d'attaquer les Français,
tous les Français,
de taxer tout, tout le temps.
Les résidences principales, taxes.
Les résidences secondaires, taxes aussi.
Même le logement social, sur-taxes.
Les entreprises familiales et leurs transmissions,
taxes encore.
L'assurance-vie, l'épargne.
Oui, il faut dire la vérité,
vous avez décidé de tout taxer.
Même les Français de l'étranger,
ils passent taxes, taxes et taxes encore.
Il faut le dire aussi,
vous l'avez fait avec la complicité
du Rassemblement national,
qui par son vote ou par son abstention
a permis l'accumulation
de ces monstruosités fiscales.
Nous sommes déjà dans le pays
champion du monde de la fiscalité
et ça ne vous suffit pas, mes chers collègues.
D'ailleurs, vous vous apprêtez à voter ensemble
l'abrogation de la réforme des retraites
qui générerait jusqu'à 15 milliards d'euros
de déficit supplémentaire.
Il faut le dire à tout le monde,
cela ruinerait non seulement le pays,
mais mettrait en danger les retraites
de tous les Français.
Alors, monsieur le ministre,
ma question est simple,
allez-vous enfin oser vraiment
la baisse de la dépense publique ?
Allez-vous déder des garanties
à tous les Français
que vous les protégerez
contre le programme du Rassemblement national
et de la gauche,
le même programme qui en définitive
aboutit à un seul résultat,
semer la misère fiscale dans notre pays ?
Merci beaucoup, monsieur le député.
La parole est à monsieur Laurent Saint-Martin,
ministre en charge du budget des comptes publics.
Merci madame la présidente,
mesdames et messieurs les députés,
monsieur le député Jean-Didier Berger.
Merci pour votre question
qui permet de repréciser
quelle est la philosophie du texte initial
de ce projet de loi de finances 2025.
Permettez-moi de rappeler
ce qu'est le texte initial
parce que vous l'avez dit à juste titre,
la copie de la commission des finances,
même si le texte a été rejeté in fine,
prévoyait, vous l'avez dit,
entre 50 et 60 milliards d'euros d'impôts
et nous ne parlons ici que d'impôts supplémentaires
et ça, j'y reviendrai,
nous ne l'acceptons pas.
Ce que propose ce gouvernement,
c'est un redressement fort, rapide,
pour que nos finances publiques
puissent avoir une trajectoire de retour
sous les 3% à horizon 2029.
Pour y parvenir, l'année 2025 est ambitieuse,
mais elle est nécessaire.
5% de déficit,
et vous avez raison,
cela doit d'abord passer
par la réduction de la dépense publique.
Alors bien sûr,
la procédure budgétaire
veut que nous parlions d'abord des recettes,
mais je vous le confirme,
dans toute la deuxième partie,
il y a bien 40 milliards d'euros
de baisse, de réduction de dépense publique,
dont la moitié, plus de la moitié,
à hauteur de 20 milliards d'euros,
sur l'Etat.
Et cela, nous nous y tiendrons,
et c'est dans la copie initiale.
Ceci étant dit, monsieur le député,
il faut savoir ce qui est acceptable
et pas acceptable.
Et nous l'avons déjà vu
dans les débats qui ont commencé
depuis lundi,
qui finalement, jusqu'à présent,
reflètent exactement de la même façon
ce qui s'est passé en commission des finances.
Dit autrement, ça part mal.
Ça part mal pour le contribuable.
Ça part mal pour le contribuable particulier.
Ça part mal pour le contribuable entreprise.
Et nous avons effectivement
une vraie question à poser aux Français.
Voulons-nous un matraquage fiscal
pour redresser nos comptes publics pour tous,
ou voulons-nous enfin prendre la responsabilité
de la baisse de la dépense publique d'abord ?
Et c'est ce que nous ferons au gouvernement,
et nous ne laisserons pas faire
un matraquage fiscal dans ce texte.
Je vous remercie, monsieur le ministre.
La parole est à monsieur Boris Tavernier
pour le groupe écologiste.
Merci, madame la présidente.
Ma question est pour monsieur le Premier ministre.
Monsieur le Premier ministre,
avez-vous déjà sauté un repas faute d'argent ?
Un tiers des étudiants doit s'y résoudre.
Monsieur le Premier ministre,
avez-vous déjà fait la queue à une distribution alimentaire ?
Un étudiant sur cinq y a déjà eu recours.
Monsieur le Premier ministre,
avez-vous déjà dû mentir pour louer un appartement ?
Avez-vous déjà commencé le mois avec 50 euros en banque ?
Avez-vous déjà renoncé à chauffer votre logement ?
Près d'un étudiant sur quatre y est contraint.
C'est le chauffage ou le porte-monnaie.
Ici, nulle sobriété heureuse,
nulle conviction écologique.
On parle d'avoir froid en hiver,
on parle crûment de pauvreté.
Savez-vous ce que signifie la privation ?
La privation matérielle, la privation culturelle,
la privation sociale ?
C'est se priver de recevoir des amis à dîner.
C'est se priver de se rendre à un anniversaire
par crainte de ne pas pouvoir l'assumer financièrement.
Parce que oui, ce qu'on appelle pudiquement
précarité étudiante, c'est de la pauvreté.
Et la pauvreté, c'est de la violence.
De la violence sur les corps, de la violence sur les esprits,
de la violence sur la vie.
Vous allez certainement me répondre
« Crousse à un euro ou logement étudiant ? »
Très bien. Mais alors, allez-y franco.
Étendez plus largement les repas à un euro.
Faites en sorte que ça soit bon.
Construisez massivement des logements étudiants,
des logements salubres et accessibles.
Et après tout ça, quitte des autres jeunesses.
Quitte de la jeunesse ouvrière,
la jeunesse employée, la jeunesse privée d'emploi,
la jeunesse rurale,
cette jeunesse qui ne fréquente pas les crousses.
Les jeunesses sont différentes, mais elles ont un point commun,
la précarité.
La précarité de l'emploi, la précarité de l'accès au logement,
la précarité économique.
Au fond, M. le Premier ministre, que vous ayez vécu ou non,
cette précarité n'est pas la question.
Ces violences ont le quotidien de millions de jeunes en France.
Alors, il nous faut une véritable politique universelle
à destination des jeunes.
Oui, une politique qui ne fasse pas de nos jeunes
la variable d'ajustement de la société.
Alors, je vous le demande, M. le Premier ministre,
que proposez-vous à la jeunesse de ce pays ?
Je vous remercie, M. le député.
La parole est à M. Paul Christophe,
ministre des Solidarités et de l'Autonomie.
Oui, merci, madame la présidente,
mesdames et messieurs les députés,
M. le député Tavernier.
Votre question mériterait bien plus que deux minutes,
vous me l'accorderez.
Cela dit, la lutte contre la pauvreté est un sujet majeur
de mon ministère, et je n'entends pas me dérober
sur le sujet. M. le Premier ministre,
dans le cadre de la déclaration de politique générale,
a parlé de fraternité, et je pense que c'est un mot
qui s'applique tout particulièrement à la question
de lutte contre la pauvreté.
Je vais m'engager sur le pacte des Solidarités.
Je vous rappellerai deux axes importants
de ce pacte. Celui qui vise
à permettre d'accéder déjà au juste droit.
Je pense que c'est tout le sens
de la déclaration préremplie qui a été expérimentée
sur cinq départements ces derniers mois
et qui sera généralisée, rappelons-le,
à l'aune de l'année 2025.
C'est aussi sortir de la pauvreté
par l'emploi. Je vous rappellerai
la loi plein emploi qui a été proposée
il y a un an de cela, qui vise à permettre
à chacun d'être mieux accompagné
pour pouvoir se tourner vers l'emploi, et notamment
de nous accompagner. C'est le mot que j'emploie souvent,
c'est le mot écoute, cher député, puisque
vous le savez très bien, aujourd'hui, ce que demandent
nos allocataires du RSA en particulier, c'est d'être écouté,
de pouvoir prendre en compte, finalement,
l'ensemble des freins périphériques à l'emploi.
Je pense en particulier au logement, je pense au garde d'enfants.
On en a parlé hier avec les réformes
sur le programme de garde et le libre choix.
Toutes ces difficultés aujourd'hui auxquelles sont contraints
nos allocataires. Mais c'est aussi
des messages tournés vers la jeunesse.
Et donc, vous parliez de budget également
ces derniers temps, et donc je vous invite
à être très attentif lorsque nous aborderons
la vision des dépenses sur le programme 304,
qui est celui qui porte justement la lutte
contre la pauvreté. Donc je vous remercie
de porter cette attention, je dois vous haucher de la tête,
puisque nous avons à l'intérieur des augmentations
de budget notables, notamment pour
ce qui parle, si vous parlez particulièrement
sur la restauration, notamment les dispositifs
de cantine dite à 1 euro auprès des plus fragiles,
sur les petits déjeuners,
un ensemble de dispositions budgétaires qui nous faudra absolument
soutenir, je compte sur vous.
Merci beaucoup monsieur le ministre,
monsieur le député. Merci monsieur le ministre,
l'écoute ne sera pas suffisante, on attend des
actes, n'insultez pas l'avenir, merci.
Je vous remercie.
La parole est à présent
à monsieur Frédéric Petit pour le groupe Démocrate.
Monsieur
le ministre des Armées, vous avez
déclaré le 14 octobre devant la représentation
nationale que nos livraisons d'armes
à l'Ukraine en 2024 n'atteindraient
pas le plafond de 3 milliards d'euros
annoncés en janvier.
Les Ukrainiens comptent sur nous, monsieur le ministre,
militairement, mais également pour remettre
dès à présent leur pays en état.
Cette aide de qualité
est vitale pour l'Ukraine
et la solidarité entre nos armées
est la première pierre d'une future et nécessaire
défense européenne. Je tiens à
signaler le professionnalisme et la grande qualité de nos armées
dans la formation des soldats ukrainiens
en France et en Pologne, aux côtés de l'armée
polonaise. Monsieur le ministre,
cette guerre, vous le savez bien, c'est aussi une guerre de l'information
contre laquelle il nous faut livrer bataille.
La confrontation des modèles
qui est à l'oeuvre sous nos yeux aujourd'hui
exige de notre part, plus que jamais,
de la vérité et de la clarté.
Fin août, j'étais en Ukraine.
À Lviv et à Tchernihiv,
j'ai voulu saluer la mémoire des morts au combat
lors des cérémonies officielles.
J'y ai vu un pays debout,
malgré les alertes aériennes incessantes
et les bombardements, des entreprises
au travail, des enseignants faisant classe
devant des enfants revenus nombreux,
l'université polytechnique de Tchernihiv
à nouveau en travaux pour accueillir
la rentrée après un énième bombardement.
Les Ukrainiens
ne nous demandent pas de miracle.
Ils ne nous demandent pas d'être plus puissant
que nous le sommes.
Quel message adressons-nous aux Ukrainiens
au moment où la Corée du Nord envoie
des soldats combattre aux côtés de l'armée russe,
au moment où le soutien des alliés du Kremlin
s'intensifie ?
Le flou et les zones grises
serviront toujours les intérêts
du Kremlin.
Monsieur le ministre, pouvez-vous préciser
devant la représentation nationale
d'où vient ce décalage pour l'année en cours
entre les sommes réellement engagées
et les 3 milliards annoncés ?
Quel sera le montant de notre soutien
à l'Ukraine en 2025 ?
Pouvez-vous nous rassurer sur le fait
que le gouvernement prend bien en compte
le caractère existentiel
de la menace que le Kremlin représente
pour la France et l'Europe ?
La parole est à monsieur Sébastien Lecornu,
Monsieur le député Petit,
permettez-moi de saluer votre engagement personnel
depuis le début de cette guerre
et à travers vous d'ailleurs, l'ensemble du groupe Modem
qui n'a jamais manqué au soutien
que nous apportons à l'Ukraine.
Pour répondre précisément à votre question,
la somme annoncée était jusqu'à 3 milliards
et en audition budgétaire à la Commission de la Défense
avec le ministre Jean-Louis Thériault,
nous avons fait un point d'étape
à l'heure dite, si j'ose dire, c'est-à-dire au début du mois d'octobre
sur la réalité des sommes telles qu'elles étaient consommées
nous sommes à plus de 2 milliards d'euros.
A venir le coût de la formation
de la brigade dite Anne de Kiev,
à venir la cession des Mirage 2000
qui peut tomber peut-être
au mois de décembre ou au mois de janvier
et en fonction d'ailleurs du moment à lequel
l'acte de cession sera signé, vous allez avoir encore
une somme qui peut évidemment bouger.
Dernier point, mais vous le savez pour bien connaître
et bien suivre les débats budgétaires,
que vous avez un décalage entre l'acte de cession
ce qui est la seule chose qui compte véritablement
pour l'armée ukrainienne
et les AE et les CP qui correspondent à ces cessions
donc évidemment on sera amené
avec les différents ministres
le ministre Laurent Saint-Martin à venir apporter
évidemment des compléments
pour se faire d'ici à la fin de l'exercice budgétaire.
Après, au-delà même de la question de l'argent
il y a la question de la nature même
des armes qui sont données à l'Ukraine.
Si tout n'était qu'une affaire de milliards, on le saurait.
Les missiles Scalp
en sont d'ailleurs le bon exemple
où notre nation a décidé avec les Britanniques
de donner des missiles de longue portée
pour l'Ukraine qui sont en mauvais français
un bon game changer sur le terrain tactique
et ça pour le coup ce n'est pas qu'une affaire d'argent
c'est aussi la nature même de ce qui est apporté.
Pareil sur la cohérence de ce qui est apporté.
Munitions, carburants, pièces étachées
on a trop vu certaines nations amies
qui ont fait de l'aide à l'Ukraine
avec du matériel qui était en mauvais état
et donc là aussi la cohérence fait partie
de nos marques de fabrique en quelque sorte.
Dernier point, sous l'autorité de Jean-Noël Barraud
une belle avancée avec la mobilisation
des avoirs gelés russes
300 millions d'euros pour cette première tranche
c'est une bonne nouvelle pour le contribuable français
c'est une bonne nouvelle pour l'Ukraine
c'est aussi une bonne nouvelle pour les industries françaises
parce qu'elles vont pouvoir accéder à de nouvelles commandes pour aider l'Ukraine
en tout cas c'est la marge vers laquelle nous allons
et merci pour vos mots, pour nos soldats
sur la qualité de la formation.
Merci beaucoup Monsieur le Ministre
la parole est à présent à Madame Constance de Pellicher
pour le groupe Yot.
Merci Madame la Présidente
Madame la Ministre
depuis plusieurs années
les gouvernements successifs
ont manifesté la volonté de faire de l'école
un lieu où les enfants
différents, des enfants extraordinaires
ont également leur place
pour faciliter l'intégration
de ces enfants, un accompagnant
appelé AESH peut leur être
octroyé
permettre à tous les enfants
quelle que soit leur fragilité
d'être bien accompagnés et soutenus
dans une école qui ne leur est pas toujours adaptée
est autant une question
de justice sociale que de valeur républicaine
vous décidez
même de créer 2000 postes supplémentaires
pour l'année à venir
permettez-moi néanmoins de partager les inquiétudes
déjà relayées hier
de très nombreux postes ne sont pas pourvus
sur le seul département du Loiret
ce sont 750 élèves
qui n'étaient pas accompagnés
à la rentrée, autant d'enfants
en souffrance, d'enseignants en difficulté
et de classes déstabilisées
l'enjeu n'est pas seulement
à ouvrir des postes, lesquels sont très mal payés
à temps partiel sans possibilité
de le compléter à cause du mitage
des horaires et sans dérouler de carrière
possible, l'enjeu est à rendre
ces postes attractifs
vous indiquiez hier avoir déjà permis
la cédéisation de ces postes et la
revalorisation indiciaire
mais nous n'avons pas eu de réponse sur ces
accompagnants qui jonglent parfois entre 7 enfants
qui ont des besoins très différents
que pensez-vous
de pouvoir mutualiser ces postes
avec d'autres postes de la fonction publique
territoriale ou hospitalière
afin d'atteindre un temps complet
ne pensez-vous pas qu'une année commune
de formation au métier du soin
telle quête soignant, AESH, auxiliaire de
puériculture et autres, ne permettrait pas
de faciliter les passerelles et déroulement
de carrière, permettre à un enfant
d'être accueilli à l'école est un droit fondamental
c'est aussi un enjeu
de justice sociale, un enjeu
d'éducation et surtout un enjeu
de dignité, madame la ministre
des enseignants, des accompagnants
comptent sur vous, des familles
comptent sur vous et surtout
des enfants comptent sur vous, je vous remercie
merci beaucoup madame la députée
la parole est à madame
Anne Jeuneté, ministre de l'éducation nationale
merci madame la présidente
mesdames et messieurs les députés, madame la députée
Constance de Pellichy
clairement la promesse de l'école inclusive
elle est simple, elle est claire, elle est très
ambitieuse, c'est de pouvoir accueillir tous nos enfants
y compris les enfants extra
ordinaires que vous avez évoqués
depuis 2017 je veux souligner
que le budget qui a été mis sur
l'école inclusive a plus que doublé, on arrive à plus
de 4 milliards d'euros et ça sera
l'engagement encore pour 2025
aujourd'hui on a un peu plus de 500 000 élèves
qui sont en situation de handicap accueillis dans nos
écoles, 2 sur 3 sont accueillis
par ces fameux accompagnants, les AESH
auprès d'eux, je sais
dans le Loiret c'est à peu près 1500
enfants sur un total d'à peu près 2500
qui sont accueillis avec une aide
aujourd'hui ces AESH
c'est le deuxième métier de l'éducation nationale
elles sont plus de 140 000
beaucoup a été fait pour elles, vous l'avez
souligné, la cédéisation, l'augmentation
de plus de 13% de leur rémunération mais
le temps de travail reste limité au temps scolaire
24 heures et c'est pour ça que certaines
ont pu se voir proposer, notamment proposent
de travailler avec les collectivités locales
sur les activités périscolaires
j'ai entendu vos propositions d'ouverture à
d'autres situations qui sont très intéressantes et que
j'attudierai avec attention
je voudrais aussi signaler que
la loi Vial, du sénateur Vial
permet également d'envisager une prise en compte du temps
du déjeuner pour les enfants qui auraient besoin d'un
accompagnement sur ce temps du déjeuner
c'est ce qui est fait, il nous faut vraiment
pouvoir soutenir et nos
accompagnants et nos élèves
et je voudrais également souligner que nous sommes en train d'élaborer
un plan métier pour ces AESH dans le cadre
du comité interministériel sur le handicap
c'est un travail que je mènerai sous l'autorité
du premier ministre avec mon ministre délégué Alexandre Portier
avec mes collègues Paul Christophe
et Charlotte Parmentier-Lecocq
nous y tenons, nous voulons absolument que
tous nos enfants soient inclus, nous arrivons au 20ème anniversaire
de cette grande loi de 2005 sur l'inclusion
soyez assurés du soutien de l'Etat
pour accueillir un maximum de nos élèves
dans d'excellentes conditions et pour améliorer les métiers
de ces AESH, je vous remercie
je vous remercie madame la ministre
la parole est à présent à madame
Nathalie Collin-Eusterlais pour le groupe
Oriso
madame la présidente, ma question s'adresse à monsieur
le ministre de l'intérieur, depuis le 12 septembre
les gens du voyage occupent illégalement
avec 300 caravanes et 300 véhicules
une zone de loisirs à Saint-Julien-les-Messes
en Moselle, créant un préjudice
majeur pour les commerçants
le 29 juillet
250 caravanes et 220 véhicules
s'installaient illégalement sur un terrain de football
à Argancy, un village de 1000 habitants
le montant des dégradations
30 000 euros, considérable pour une petite commune
en juillet toujours, Avri, une commune
de 500 habitants, 150 caravanes
s'étaient installées illégalement, pendant qu'ailleurs
les élus étaient menacés
certains maires du nord Mosellant, violentés
le président de la métropole de Metz
a été contraint de fermer son air de grand passage
suite à des dégradations considérables
la remise en état est chiffrée à
150 000 euros, pour la communauté
d'agglomération de Thionville, c'est
300 000 euros, monsieur le ministre
la situation devient ingérable
et l'exaspération des maires et des habitants
est immense face à cet état de non droit
les occupations illégales
de terrains communaux, associatifs
privés, se multiplient partout en France
en toute impunité
les demandes de mise en demeure et d'expulsion restent
sans réponse, y compris lorsque les
collectivités respectent leurs obligations
en matière d'installation et d'entretien
d'air d'accueil et de passage
la raison invoquée, l'absence de force de l'ordre
disponible en nombre suffisant
et l'absence d'atteinte à la salubrité
la sécurité, la tranquillité
et la sécurité publique. Naïvement, monsieur le ministre
nous étions nombreux à penser que l'occupation illégale
de terrain était constitutive d'une atteinte
à la sécurité et à la tranquillité publique
il est temps de réformer les procédures
de mise en demeure et d'expulsion et c'est d'ailleurs l'objet
de la proposition de loi déposée par
notre collègue Xavier Albertini
que nous sommes nombreux à avoir co-signé
alors monsieur le ministre, ma question est simple
et j'y associe ma collègue Isabelle Roche, députée
également de Moselle, quelle mesure comptez-vous
prendre dans l'immédiat pour faire
respecter la loi, mettre fin
à ces occupations illégales et soutenir
ceux qui les subissent. Je vous remercie.
Merci beaucoup ma chère collègue
la parole est à monsieur Bruno Retailleau
ministre de l'Intérieur
Merci madame la présidente
madame la députée
la question des gens du voyage
est au coeur des préoccupations de tous les élus
de France et notamment des maires
et il ne se passe pas une seule journée
depuis que j'ai pris mes fonctions
sans que j'en entende parler
dans la République, qu'on soit bien clair
dans la République
chacun peut
avoir le mode de vie qu'il souhaite
en fonction de ses traditions
la question elle n'est pas là
mais à condition de respecter les lois de la République
à condition de respecter
ceux qui sont en charge
de l'autorité publique
je veux parler des maires
je veux parler aussi de
tous ceux qui portent l'uniforme
respecter aussi la propriété
publique ou privée
ça devient
une question d'exaspération
quand nos concitoyens voient illégalement
des terrains, encore une fois public ou privé
occupés avec
un branchement direct sur les réseaux
d'eau et sur les réseaux
d'électricité totalement gratuits
on ne peut plus rester comme ça
je vais mettre en place
un plan d'action très rapidement et si vous le souhaitez
je vais vous y associer
il y a deux propositions de loi
une au Sénat qui est en cours
et ici vous avez fait allusion à l'Assemblée nationale
ce que je ferai
un, un dialogue direct
avec la communauté des gens du voyage
d'abord un dialogue direct
ensuite
un certain nombre de précisions
notamment vis-à-vis des schémas départementaux
on a plus d'outils
lorsqu'il y a des aires d'accueil
qui sont officiellement ouvertes
même si je sais très bien que même lorsqu'elles sont ouvertes
les gens du voyage
refusent d'y aller
mais il faut quand même
veiller au respect de la loi
et enfin de nouvelles mesures
d'ordre public
d'enquête patrimoniale
et de réparation des dommages
il ne peut pas y avoir
une double citoyenneté
personne n'est au-dessus de la loi
et je ferai respecter
l'ordre public et la loi républicaine
merci beaucoup monsieur le ministre
la parole est à monsieur Edouard Bénard
en l'absence du ministre de l'économie
monsieur le premier ministre
hier à mon collègue qui a interrogé le gouvernement
quant à la souveraineté industrielle du pays
le ministre de l'économie répondait sur le sujet
de Sanofi et des sites de production
du Doliprane qui font couler tant d'encre
et de l'arme d'inquiétude des salariés
tant en Normandie que dans les Hauts-de-France
avoir reçu des garanties d'investissement
et de maintien de l'emploi du groupe en France
l'état rentre au capital de la nouvelle entité
à hauteur de 2% via la BPI
très bien
il y a peu, via la BPI, 150 millions
avaient déjà été injectés dans l'Euro Happy
ancienne filiale de Sanofi spécialisée
dans la production de principes actifs
les mêmes garanties avaient été apportées
le même discours résonnait ici même
même schéma, même trajectoire
même destinée, aucune relocalisation
n'a vu le jour, de la Seine-Maritime
au Puy-de-Dôme
l'ogre du fonds d'investissement américain
auquel est cédé Opéra se rit du petit poussé français
et de ses 2% de part
pour reprendre des mots élyséens
c'est du ripollinage, de la poudre de perlimpinpin
5000, c'est le nombre
de ruptures de stock de médicaments recensés
en 2023, amoxycilline, paracétamol
ozempic et j'en passe
cela concerne à 70% des médicaments
à molécules tombées dans le domaine public
à faible marge, qui n'intéressent plus
les big pharma focalisés
sur les produits protégés par des brevets
bien plus rentables
ni vous, ni nous ne sommes dupes
la vocation première d'un fonds d'investissement
est d'accroître sa rentabilité
et pour ce faire, de laisser reposer
cet objectif sur la baisse
des coûts de production
or la santé ne saurait
être un jeu boursier
alors vous, monsieur le Premier ministre
nous appelez au travail transpartisan
dont acte, notre feuille
de route est claire, voilà
pourquoi nous nous interrogeons, quid de la création
d'un pôle public du médicament
qui permettrait de mettre notre pays à l'abri
des ruptures d'approvisionnement
sur une grande majorité de molécules
tombées dans le domaine public
face à la prédation de telles multinationales
je vous remercie
la parole est à monsieur Marc Ferracci
ministre en charge de l'industrie
merci madame la présidente
mesdames et messieurs les députés
monsieur le député Edouard Bénard
sur ce dossier, l'Etat
a été présent dès l'origine
avec le ministre de l'économie Antoine Armand
nous nous sommes rendus très rapidement à Lisieux
pour rencontrer les salariés inquiets
du devenir de cette opération
nous avons exigé et nous avons obtenu
des garanties, vous l'avez dit
des garanties sur le maintien des sites de production
de Compiègne et de Lisieux
des garanties sur le maintien
de la direction opérationnelle d'Opéla en France
des garanties sur le maintien de l'emploi
des garanties également, vous l'avez évoqué
sur les investissements qui seront
générateurs d'emplois pour l'avenir
ces garanties
elles sont assorties et c'est ça qui rend
l'accord qui a été signé ce dimanche
inédit
elles sont assorties de sanctions extrêmement significatives
elles sont assorties de sanctions
qui nous rendent
extrêmement confiants sur le fait que les engagements
seront tenus
mais pour que ces engagements soient
tenus, nous avons également tenu
à ce que l'Etat soit
effectivement présent au capital d'Opéla
et surtout que l'Etat est un siège
au conseil d'administration, c'est un élément extrêmement
important car le fait de disposer
d'un siège au conseil d'administration
permet d'accéder aux informations
sur la stratégie de l'entreprise
permet d'accéder aux informations sur la stratégie d'investissement
permet d'accéder aux informations sur
la stratégie éventuelle de localisation
ou de relocalisation
c'est la raison pour laquelle la présence de BPI
au conseil d'administration d'Opéla
était une exigence sur laquelle nous avons été
fermes et sur laquelle nous avons
obtenu gain de cause. Je veux vous dire
monsieur le député que notre stratégie
en matière industrielle, c'est une stratégie
qui marche sur deux jambes, il s'agit de
protéger l'existant, de protéger les emplois
de protéger l'empreinte industrielle, de protéger
la sécurité d'approvisionnement
et à ce titre des quantités
produites figurent également dans l'accord
comme des engagements de la part d'Opéla
mais c'est également
de ne pas dissuader les investisseurs
de ne pas dissuader celles et ceux qui veulent
apporter à notre pays les ressources qui permettront
de créer les activités et les emplois
de demain. C'est cette stratégie
qui a permis d'améliorer
l'investissement depuis 5 ans et c'est cette stratégie
qui nous laisse penser que cet accord est équilibré. Je vous remercie.
Merci beaucoup monsieur le ministre.
La parole est à présent
à monsieur Géraud Verny
pour le groupe UDR.
Merci.
Merci madame la présidente.
Ma question s'adresse à monsieur le Premier ministre.
Monsieur le Premier ministre,
en 1978
quand vous arrivez dans cet hémicycle
la dette publique
représente 21% du PIB
soit 80 milliards d'euros
la dépense publique
45% du PIB et le déficit public
18 milliards d'euros.
Aujourd'hui la dette publique
représente 113% du PIB
soit 3300 milliards d'euros
et le déficit public
174 milliards d'euros.
Puisque les Français ont un bon sens
qui échappe à leurs dirigeants,
ils sont 80% à juger très urgent
de réduire la dette.
La réponse de la gauche
est claire.
Les taxes.
Taxe sur l'eau touristique,
sur les animaux de compagnie,
sur les vélos.
Nous voici revenus dans Robin Desbois
avec dans le rôle du shérif de Nottingham
la France insoumise
qui s'endort le soir
en rêvant de nouvelles taxes.
L'adage populaire nous dit
qu'à tous les problèmes
il y a une solution.
La gauche se l'approprie
et ça devient
à tous les problèmes
il y a une taxation.
Mais après tout,
depuis la doctrine Hollande,
on sait que recettes comme dépenses
c'est gratuit, c'est l'Etat qui paye.
Quelle est la réponse du gouvernement ?
Augmenter encore
et encore
les prélèvements obligatoires.
Dans le pays le plus taxé
de l'OCDE,
votre gouvernement a décerné
un peu mieux faire
de 40 milliards d'euros aux Français.
Et comme tout change mais rien ne change,
comme vous ne présentez
aucune réforme structurelle
pour baisser les charges de cet Etat hypertrophié
devenu une maladie auto-immune,
notre dette,
toujours elle, sera encore plus lourde,
plus insupportable dans un an.
66 milliards supplémentaires.
Monsieur le Premier ministre,
comment pouvez-vous affirmer
proposer un budget responsable
et plus juste
alors que chaque jour d'inaction
rapproche le FMI de Paris ?
Merci beaucoup, mon cher collègue.
La parole est à monsieur Laurent Saint-Martin,
ministre du Budget et des Comptes Publics.
Merci Madame la Présidente.
Monsieur le député
Verny,
vous évoquez la hausse
de l'endettement de notre pays.
Il serait, je crois, honnête de rappeler
pourquoi la dépense publique
a augmenté ces dernières années.
Nous l'avons fait d'abord pour protéger.
Cet Etat a été au rendez-vous
face à la crise Covid.
Cet Etat a été au rendez-vous
face à la crise énergétique
qui aurait pu faire flamber les factures
de nos concitoyens et de nos entreprises.
Ce n'a pas été le cas
alors que nos voisins européens
eux voyaient une inflation
bien supérieure.
Cela a été fait en maintenant
une croissance supérieure
et en maintenant un taux d'emploi
supérieur à nos voisins européens.
Ceci étant dit,
la réalité de la dépense publique
exige
que nous devions agir aujourd'hui
pour redresser nos comptes.
Et cela ne se fait pas dans le projet
de loi de finances initiale, d'abord par la hausse
des prélèvements obligatoires. Je ne vous laisserai pas dire cela.
C'est d'abord la baisse de la dépense publique
qui est à l'origine du redressement
de nos comptes publics.
Et nous aurons le débat
dans quelques minutes
et sur les prochains jours
pour que vous puissiez démontrer
que ce n'est pas par la hausse d'impôts, par le vote pour
ou par l'abstention que vous laisserez faire
le matraquage fiscal
que j'évoquais tout à l'heure au collègue Berger.
Et nous le verrons vote par vote.
En attendant, monsieur le député,
je serai extrêmement heureux
d'entendre vos propositions sur la baisse de la dépense publique.
Et nous nous donnons rendez-vous
lors de la deuxième partie
de ce projet de loi de finances
où vous verrez que quand il faut faire des choix
courageux pour faire nu avec moi,
on verra si vous et votre groupe êtes au rendez-vous.
Monsieur le ministre,
vous n'avez plus de temps, monsieur le député.
La parole est à monsieur
Marc Deflorian
pour le Rassemblement National.
Merci.
Merci, madame la présidente,
mesdames et messieurs les membres du gouvernement,
mesdames et messieurs les députés et chers collègues.
C'est à vous, monsieur le Premier ministre,
à qui l'article 21 de notre Constitution
qui en confie la responsabilité de notre défense nationale
que s'adresse ma question.
La presse a mis au jour
l'affaire indécente
du débauchage de Patrick Calvard,
ancien directeur général de la sécurité intérieure
par l'entreprise américaine
Caron.
Il travaille donc désormais directement
pour les Etats-Unis qui ont pris la fâcheuse
habitude d'imposer au monde entier
des sanctions économiques qu'ils ont décidées
unilatéralement.
Autrement dit, il est devenu
l'employé d'un Etat étranger
qui s'est fait une spécialité
de traquer et de dépecer
ses concurrents internationaux,
notamment français, en usant comme d'une arme
de son droit extraterritorial.
Comment l'ancien patron
de la DGSI, dont la fonction
était précisément la protection
des entreprises françaises contre les appétits
étrangers, peut-il aujourd'hui
être libre d'aller se vendre
à un prédateur féroce de nos florons
industriels ?
Il est urgent de convoquer M. Calvard
devant les commissions compétentes de notre Assemblée.
Il devra ainsi s'expliquer
devant les représentants de la nation que nous sommes
sur sa conduite actuelle.
Il lui faudra également rendre des comptes
sur le partenariat passé entre la DGSI
et l'entreprise Palantir, financée
directement par les fonds du renseignement américain
et qui ressemble à s'y méprendre
aux loups dans la bergerie.
Il est un autre impératif,
celui de renforcer notre arsenal législatif
et réglementaire pour prévenir
la vente aux enchères de ceux qui ont
exercé, exercent et exerceront
des responsabilités stratégiques
au service de notre patrie.
Il n'est pas admissible qu'un homme ayant eu accès
à des secrets d'Etat puisse, sans rien
craindre de la puissance publique, devenir
le catalyseur d'une ingérence étrangère
manifeste. La nouvelle
loi de programmation militaire permet aux ministères
des armées de s'opposer au recrutement d'un ancien militaire
par une puissance étrangère. Êtes-vous
donc prêts, M. le Premier ministre, à durcir
ce dispositif et à l'élargir
à l'ensemble du spectre de la souveraineté
pour garantir l'intégralité de notre
indépendance nationale ? Je vous remercie.
Merci beaucoup.
Merci, Mme la Présidente. M. le député,
d'un point de vue général, tout ce qui
touche à la DGSI
et à nos services
nous seront discrets,
mais nous serons tranchants
et nous opérerons.
Il y a quelques jours, le 17 octobre
dernier, pour prendre
un exemple,
un ancien policier,
agent de la DGSI, a été condamné.
C'est l'affaire Horus.
Il a été détecté,
identifié, révoqué,
jugé,
il est condamné. Et on s'est aperçu
qu'il vendait
des informations hautement confidentielles
sur le Darknet en crypto-monnaie.
C'est un exemple.
Vous avez,
à votre tour, souligné
un autre exemple
très différent, pour lequel je ne donnerai
aucune information à ce stade
aujourd'hui, ici.
Mais ce que je veux vous dire,
c'est que nous avons
5000 agents qui travaillent à la DGSI.
Il y a des risques
structurels.
Nous engageons systématiquement ce que l'on appelle
des contrôles personnels
longitudinaux
et récurrents.
Nous ne tolérerons rien,
chaque dossier doit être examiné.
Il y a à chaque fois une présomption
d'innocence, mais croyez-moi,
dès lors qu'il s'agit des intérêts supérieurs
de la nation, notre main
ne tremblera pas.
Merci beaucoup, monsieur le ministre.
La parole est à présent
à monsieur Christophe Marion
pour le groupe EPR.
Merci, madame la présidente.
Ma question s'adresse à madame la ministre de l'Agriculture.
Depuis quelques jours, les actions des agriculteurs
reprennent en Loir-et-Cher, comme partout en France.
Panneaux communaux déplacés,
radars recouverts, banderoles sur les grilles des sous-préfectures
placées ce week-end à l'initiative
de la coordination rurale.
Hier, la FNSEA et l'EGIA ont annoncé
une reprise des manifestations
le 15 novembre prochain.
Il faut dire que la situation est catastrophique.
Nous le savons tous depuis déjà plusieurs mois
qu'il s'agit du tournesol, du sarrazin,
du maïs, du sorgho.
La récolte n'est toujours pas terminée dans le Vendôme.
Pire même, et c'est du jamais-vu
de mémoire paysanne, les emblavements sont
impossibles. C'est donc la récolte
2025 qui est désormais
menacée. Si la colère est grande,
le désespoir conduit parfois à l'irréparable.
Et nous sommes tous, dans chacune
de nos circonscriptions, touchés par des drames
humains que nous n'avons pas su éviter.
Alors, face à cette situation,
des réponses fortes sont attendues
car nos agriculteurs perdent confiance
dans la parole publique, quel que soit
le groupe qui l'apporte. Et ces taux
font ça le plus grave.
Des réponses immédiates, notamment pour soutenir
les trésoreries, décalage des intérêts
d'emprunt, annulation en fonction des
situations des cotisations MSA.
Mais aussi, mise en pause
des contrôles, plus globalement.
Ils attendent de savoir comment vous pensez les accompagner
face aux dérèglements climatiques
en mobilisant, par exemple,
la déduction pour épargne de précaution afin
d'encaisser les variations de revenus
en complément du système
assurantiel. Enfin,
au-delà de l'urgence, encore
les mêmes sujets qui restent entiers,
deux singulièrement, la lutte
contre la concurrence déloyale à travers
la mise en place, puis le respect
des clauses miroirs sur ce point.
Ne faiblissons pas sur le Mercosur.
Et puis, l'assurance
d'un revenu décent
aux producteurs. Là-dessus,
personne n'attend de solutions
miracles. Mais nos agriculteurs
ont besoin d'une vision et d'actes
au-delà des déclarations d'amour.
Alors comment, madame la ministre, pouvez-vous
les rassurer avant l'explosion qui arrive ?
Je vous remercie, mon cher collègue.
La parole est à madame Annie Genva, ministre de l'Agriculture.
Merci. Merci, madame la présidente,
mesdames et messieurs les députés,
monsieur le député Christophe Marion.
Les agriculteurs souffrent.
Nous entendons leur colère,
leurs doutes, leurs inquiétudes.
Et la situation,
et vous l'avez dit,
catastrophique, les récoltes sont mauvaises.
Ici, il y a trop
d'eau. Là, il n'y en a pas assez.
Les rendements sont faibles.
Les maladies sanitaires
frappent notre pays
et dessinent nos cheptels.
Donc la situation est extrêmement difficile.
Vous avez évoqué
le geste ultime auquel
certains, effectivement,
dont certains sont victimes,
croyaient bien que cela
nous touche au plus profond de nous-mêmes.
Et je voudrais saluer l'action
qui est conduite par le délégué
interministériel Olivier Damesin,
qui fait un travail extraordinaire
au service
des agriculteurs
pour déjouer
les accidents de la vie,
pour lutter contre la tentation
qui est parfois la leur
de céder à la dépression, ou pire encore.
Cela dit, il faut des réponses
concrètes,
urgentes, et je voudrais dire
qu'il faut rétablir
la confiance des agriculteurs
en la parole de l'Etat.
La première réponse,
mesdames et messieurs les députés,
elle est d'ordre budgétaire.
Tous les engagements
qui ont été pris auprès
des agriculteurs l'an dernier
sont tenus dans le budget
le PLF 2025.
Oui, mesdames et messieurs,
dans le contexte très difficile
que nous connaissons, le budget
de l'agriculture répond
aux attentes et aux questions
et aux engagements de l'Etat,
quoi que vous en disiez,
quoi que vous en pensez.
Et au-delà, il faut des réponses
supplémentaires, complémentaires,
de soutien aux trésoreries,
des réponses structurelles.
Je pense au plan viticole
pour répondre
à la surproduction
viticole.
C'est le plan méditerranée que j'ai lancé
la semaine dernière à Avignon.
Ce sont des réponses extrêmement importantes
et il y en aura d'autres.
Merci beaucoup, madame la ministre.
Merci, madame la ministre.
La parole est à présent
à monsieur Arnaud Saint-Martin
pour le groupe La France Insoumise.
Merci, madame la présidente.
Ma question s'adresse au ministre de l'Industrie.
Monsieur le ministre,
vos politiques organisent la saignée
de l'industrie française.
980 suppressions de postes
chez Thales Alenia Space.
2500 chez Airbus Defence & Space.
Le secteur spatial est une victime de plus
du manque d'anticipation du gouvernement
et de l'austérité budgétaire.
Les salariés disposent
de compétences technologiques précieuses
dont la disparition mettrait en danger
l'ensemble de nos capacités
de géopositionnement, de télécommunication,
de suivi des dérèglements climatiques
mais aussi les applications militaires stratégiques.
A l'heure des mégaconstellations
et du SpaceX, donc de la domination
étatsunienne, la suppression
de ces postes menace aussi notre capacité d'accès,
notre autonomie et notre souveraineté.
Mais vous ne vous arrêtez pas là.
Vous choisissez de tout détruire dans l'industrie française.
Les secteurs de l'automobile
et des énergies renouvelables en tête.
Au total, 100 000 emplois industriels sont menacés.
Que faites-vous pour les salariés
de Emma France ou de Forvia ?
Que faites-vous pour les salariés de
Vernorva ?
Il y a deux jours, vous vous ventiez
dans la presse de vouloir mener une politique
industrielle souveraine et ambitieuse.
Mais où réside l'ambition
dans les 180 plans de licenciement en cours
dans tout le pays ? Où réside
la souveraineté face à des catastrophes sociales
que votre politique va précipiter ?
A l'Elysée comme à Matignon,
hier et aujourd'hui, ce n'est plus
Choose France, c'est la Lose France.
Vous encouragez le gavage
des actionnaires et le dépeçage
des fleurons industriels. Vous subventionnez
à foison les start-up au promesseur le lendemain.
Vous permettez le licenciement de nos salariés
au profit du cabaye laïsme financiarisé
et d'un management destructeur.
Bref, vous naviguez à vue.
Il est grand temps d'assumer votre responsabilité
et de protéger les salariés. Monsieur le ministre,
quand allez-vous planifier la politique
industrielle du pays avec un Etat stratégo-commande
et au service de l'intérêt général ?
Quand allez-vous mettre en oeuvre
sa biensurcation écologique ?
Monsieur le ministre, allez-vous enfin réagir ?
Je vous remercie,
monsieur le député.
La parole est à monsieur Marc Ferracci,
ministre en charge de l'Industrie.
Merci, madame la présidente.
Mesdames et messieurs les députés,
monsieur le député Arnaud Saint-Martin,
vous m'interpellez sur les annonces récentes
qui ont été faites par des entreprises
de l'aérospatiale, en particulier
Airbus Defence & Space,
sur des réorganisations
qui pourraient toucher jusqu'à 2500 emplois
en Europe. Replacez d'abord
ces annonces dans un contexte économique.
Le marché des satellites
géostationnaires
à visée commerciale est aujourd'hui
en baisse et ça implique que des entreprises
comme Thales, mais aussi comme ADS
se réorganisent pour rester
compétitives dans la compétition internationale
et je pense que chacun peut le comprendre.
Ensuite,
la filière
spatiale reste
une priorité du gouvernement
parce que c'est un enjeu d'autonomie stratégique,
parce que c'est un enjeu d'innovation,
parce que c'est aussi
des réussites, et je veux saluer
et rappeler la réussite
du premier vol d'Ariane 6
en juillet dernier à ce titre.
C'est pour ces raisons que, avec le ministre de l'économie
Antoine Armand, nous suivons
les derniers développements avec beaucoup d'attention.
Le soutien continue
et va continuer à cette filière, notamment à travers
le programme France 2030
qui finance un certain nombre de projets
de soutien à l'investissement.
Je veux vous dire également que
les salariés font l'objet d'une attention
extrêmement vive.
Et sur cette question extrêmement importante
qui est celle de l'impact social des annonces
qui ont été faites, je veux dire deux choses.
La première, c'est que les 2500
emplois qui sont menacés,
eh bien ils le sont partout en Europe
et pas seulement en France.
Et la deuxième, c'est que
il n'y aura pas de licenciements
puisque l'ensemble des salariés
qui ont 20 questions à être reclassés
le seront dans les autres entités d'Airbus.
C'est un engagement que nous allons
suivre avec beaucoup d'attention, comme je vous l'ai dit.
Et je voulais également vous en informer.
Je vous remercie.
Merci beaucoup monsieur le ministre.
Une seconde.
La start-up nation nous a mis dans le mur.
Il est temps de reprendre le cap et de gouverner.
La parole est à monsieur Fabrice Barrousseau
pour le groupe socialiste.
Merci madame la présidente.
Ma question s'adresse
à madame la ministre de l'agriculture.
La semaine dernière,
vous répondiez à notre collègue Sandra Marceau
concernant la filière cognac
et les surtaxes chinoises.
Votre priorité à ce stade
semble être la seule voie diplomatique
pour tenter de solutionner cette crise.
La France
et tous ses partenaires ne doivent pas plier.
La concurrence déloyale
concernant les véhicules électriques
est une évidence
et cela vaut pour bien d'autres produits.
La Chine érigeant ce principe
comme quasi institutionnel
dans ses modes de production
et de commercialisation.
La surtaxe des véhicules chinois
reste une nécessité absolue
si nous souhaitons préserver
notre industrie automobile
en pleine mutation technologique.
Pour ne pas plier face à cette menace,
c'est tous ensemble que nous devons agir.
Or, depuis quelques semaines,
des signes de capitulation
semblent poindre
en Espagne pour la production
de la filière porcine,
en Allemagne, où apparaissent des signes de soumission.
Madame la ministre,
la crédibilité de la Commission européenne
est clairement en jeu
et l'affaiblissement de l'influence de la France
au sein de l'Europe fait craindre le pire.
Votre seule piste diplomatique,
qui ne semble plus être
depuis plusieurs mois une force pour la France,
inquiète donc beaucoup
les acteurs locaux,
qui attendent plus que des intentions
et se préparent, après des vendanges médiocres,
à entrer dans l'action.
Nos agriculteurs sont inquiets.
Cette filière, qui emploie 70 000 personnes,
ne demande pas d'aide
mais simplement
de pouvoir poursuivre son commerce
sans nouvelles entraves
impactant sa viabilité.
En effet, les exportations représentent 97%
de cette production.
Madame la ministre, pouvez-vous nous indiquer
comment la voie de la France
peut à nouveau peser au niveau européen
et ainsi apporter des assurances
de marchés commerciaux loyaux
entre notre industrie automobile,
nos viticulteurs et la Chine ?
Merci beaucoup, mon cher collègue.
La parole est à madame Annie Genevard,
ministre de l'Agriculture.
Merci madame la présidente, mesdames et messieurs les députés,
monsieur le député Fabrice Barussou.
En effet, la question m'a déjà été
posée et je voudrais redire
à quel point les mesures de rétorsion
envisagées par la Chine à l'égard de la filière
des brandies Cognac et Armagnac
est particulièrement préoccupante.
J'ai réuni cette filière qui m'a
exposé les enjeux. C'est près
d'un milliard quatre qui sont en jeu
là, puisque la Chine est
le premier marché de cette filière.
Et vous avez rappelé à juste titre
les emplois directs et indirects
de cette filière. Hier,
j'étais à Luxembourg où
la question des accords commerciaux
a été mise à l'ordre du jour
à cette réunion du Conseil des
ministres européens de l'Agriculture.
Quasiment tous les ministres
européens ont signalé
le danger que représentait
la pression que la Chine
met sur les pays européens
et les producteurs.
Non seulement dans le domaine des brandies,
mais on pourrait ajouter celui du lait
ou celui de la filière porcine.
Donc, ça veut dire
que je suis un peu moins pessimiste
que vous. Il me semble qu'il y a
une réelle prise de conscience
des dangers que font peser
les mesures annoncées par la Chine
qui pour l'instant sont des mesures
transitoires, provisoires.
C'est la raison pour laquelle j'ai dit que
la dimension diplomatique
était essentielle. Parce que sinon,
quelles sont les alternatives ?
C'est la compensation. 1,4 milliard.
1,4 milliard pour cette seule filière
des brandies. Vous voyez bien que
la réponse budgétaire,
la réponse financière
n'est pas à la portée
ni même souhaitable.
Ce que veulent les producteurs, c'est produire et vendre.
C'est leur vocation.
Et c'est vers ça que nous devons, absolument,
c'est vers cet objectif que nous devons tendre.
Donc, je veux vous dire, monsieur le député,
qu'au niveau européen, cette question
est désormais parfaitement identifiée
et comptez sur moi pour la faire prospérer
chaque fois que l'occasion m'en sera donnée.
Aussi bien au niveau des rencontres bilatérales
qu'au niveau des assemblées peignières
où je siège.
Merci beaucoup, madame la ministre.
La séance des questions au gouvernement est terminée.
La séance est suspendue.
Voilà, vous avez suivi cette séance
de questions au gouvernement où il a été question
notamment de Sanofi avec le symbole
le Doliprane.
Écoutez Marc Ferretti, ministre de l'Industrie.
Ces garanties,
elles sont assorties
et c'est ça qui rend l'accord qui a été signé
ce dimanche inédit.
Elles sont assorties de sanctions
extrêmement significatives.
Elles sont assorties de sanctions
qui nous rendent extrêmement confiants
sur le fait que les engagements seront tenus.
Notre stratégie en matière industrielle,
c'est une stratégie qui marche sur deux jambes.
Il s'agit de protéger l'existant,
de protéger les emplois, de protéger l'empreinte industrielle,
de protéger la sécurité d'approvisionnement
et à ce titre,
des quantités produites figurent également
dans l'accord comme des engagements
de la part d'Opela.
Mais c'est également de ne pas dissuader les investisseurs.
Et c'est vous, Edouard Ménard,
qui avez posé cette question.
Le ministre a des garanties, nous dit-il.
Est-ce que ça vous a rassuré ?
Non, pas vraiment. Effectivement, il nous parle des garanties,
des sanctions financières prévues en cas de délocalisation.
En l'occurrence, ces sanctions,
elles sont de l'ordre de 40 millions d'euros.
Alors, comme ça, ça paraît un petit peu
fictif,
lointain, cette somme.
Néanmoins, 40 millions, c'est 1% des dividendes
versés sur un an d'exercice
par Sanofi. C'est peanuts.
Alors, autant dire que je m'interroge
sur leur conception de l'intérêt supérieur
de la nation, sur cette question sanitaire
et industrielle majeure.
On voit donc que vos inquiétudes
demeurent, monsieur Ménard. Merci beaucoup.
Il a aussi été question lors de cette séance de questions
au gouvernement d'agriculture.
Christophe Marion qui a posé la question
et celle des 4 colonnes avec Marco Pommier.
Oui, Christophe Marion, est-ce que vous avez été
satisfait par la réponse d'Annie Gennevard
sur la crise agricole qui monte
à nouveau dans la rue ?
Moi, j'ai trouvé que c'était très général.
Rien sur la LOA,
rien sur les mesures d'urgence.
Je parlais de la MSA,
je parlais des intérêts
d'emprunt,
je parlais de la fin, notamment,
des contrôles, ou en tous les cas,
de la mise en pause des contrôles plus exactement.
Et j'ai trouvé que la réponse de la ministre
était quand même très générale.
Alors même qu'il y a urgence,
je le sens en circonscription,
et je crois que les agriculteurs attendent davantage.
Donc, moi, j'inviterais, madame la ministre,
à vraiment aller sur le terrain,
rencontrer les agriculteurs,
échanger avec eux. Je crois qu'aujourd'hui,
c'est vraiment une priorité, peut-être,
pour qu'elles prennent encore plus conscience
de l'état de désespérance
dans lequel se trouve aujourd'hui le monde agricole.
Mais, justement, les syndicats majoritaires
dont la FNSEA appellent
à une mobilisation à nouveau,
à partir de mi-novembre.
Vous êtes un député du camp présidentiel.
Qu'est-ce que ça veut dire ? Ça veut dire que vous n'avez pas été
suffisamment présent, vous n'avez pas suffisamment
répondu aux préoccupations des agriculteurs
l'année dernière ?
Moi, quand je rencontre les syndicats agricoles,
alors, évidemment, ils ne sont pas tous d'accord
avec ce constat, mais ils trouvent que
des efforts ont été faits,
et que, notamment, le Premier ministre Attal,
le ministre Marc Fesneau,
ont mis en place un certain nombre de dispositifs
avec les préfets, et que les choses
ont été dans le bon sens. La dissolution
a cassé cette dynamique, parce que
la LOA ne sera plus
étudiée avant
2025, début 2025, et je crois
que ça a cassé
véritablement la relation de confiance
qu'on pouvait avoir avec le gouvernement. Et puis,
j'insiste sur une chose, c'est vraiment
une récolte catastrophique, et ça,
on le découvre maintenant, et c'est même 2025
qui va être impacté. C'est noté. Merci
beaucoup, Christophe Marion. Et on passe
à Elsa Mondingava pour les questions
au gouvernement au Sénat.
Merci beaucoup, Marco. Les ministres,
vous l'avez dit, et Michel Barnier, ont pris la direction
du Sénat. Je vous propose, chers
téléspectateurs, de faire de même.
Direction publique Sénat,
bonjour, Tam Tranuy, vous
nous attendez pour lancer cette séance
de questions au gouvernement au Sénat,
avec toute votre équipe. Bonne séance à vous.
Merci, merci
beaucoup, Elsa. Bonjour à vous.
Et effectivement, les sénateurs
ont aussi de nombreuses questions
à adresser à l'exécutif, cet
après-midi, comme tous les mercredis.
Bonjour à tous. Les questions au gouvernement
continuent sur publique Sénat,
puisque les ministres quittent à présent l'Assemblée
nationale pour le Sénat,
où ils vont être interrogés,
interpellés par les élus de la Chambre
haute. Vous allez pouvoir suivre
ce temps fort de l'actualité
parlementaire avec notre équipe de
journalistes, avec Audrey Vuestas
aux commentaires dans l'hémicycle du Sénat
pour nous décrypter, pour nous analyser
cette séance, et avec Quentin Calmet,
scène des conférences pour toutes
les réactions politiques.