Arktika (Expédition Pôle Nord) - Ep 5 : Victoire au detroit de Béring

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Episode 5 : L'arrivée enfin ! Après 4 longues années...
Gilles Elkaim est explorateur polaire et physicien de formation. En 2004, il devient le premier homme au monde à accomplir la traversée intégrale de l’Arctique Eurasien, sans assistance et sans moyens motorisés. En 2000, il s’engage dans son expédition Arktika. Partant du Cap Nord en Norvège, il rejoint après 12000 km de marche solitaire, le détroit de Béring, extrémité orientale de la Sibérie ; Cette épopée transcontinentale, en kayak et traineau à chiens, aura duré 4 ans.
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#Arktika #Pôle #Chiens #Expédition #Russie
artica a fait escale dans une cabane
située à la pointe nord de la tuque au
tca région la plus orientale de la
sibérie après trois années de voyage à
travers le grand nord de la russie
gilles elkaïm s'apprête à reprendre la
piste avec ses chiens de traîneau pour
atteindre le détroit de béring en regard
des dix mille kilomètres déjà parcourus
les 1300 km restants par est une
formalité mais gilles sait désormais
qu'il n'a plus droit à l'erreur sommes
des gens des sangles et noah ont passé
très très vite et je suis encore aux
préparatifs de départ
les préparatifs avancent très lentement
évidemment compte tenu de toutes les
tâches qu'il faut accomplir le patin du
trésor s'est fendu dans une chute et
avant d'attaquer la prochaine étape vers
le détroit de béring
je vais devoir réparer ce traîneau pour
qu'ils soient suffisamment solides pour
progresser dans cette région très
chaotique de la banquise
maintenant il faut tester tester le
traîneau dans les conditions les plus
difficiles puisqu'il n'ya toujours lui
qui démarre le traîneau
il faut absolument que le traîneau
tiennent le coup avant avant le départ
donc on va mettre la gomme là pour les
les essais et voir si la réparation et
fiable
neuf mois de vie de robinson auront
permis à gilles de s'immiscer encore
plus intimement dans son environnement
mais le mythique détroit de béring agit
comme un aimant
il faut partir
à présent il y allant faire des glaces
des cas au monstrueux dans lesquels il
faut coûte que coûte faire passer un
traîneau d'une demi-tonne la réparation
tiendra-t-elle l'attend
supportera-t-elle un quatrième hiver la
banquise ne va-t-elle pas se briser les
os libre ne vont elles pas engloutir
hommes et bêtes les chiens onze chiens
pour tracter cet énorme charge qui
assure plus d'un mois d'autonomie
autant de questions dont les réponses
sont à trouver au devant de l'étrave
dans ce décor d'apocalypse à la fois
beau et effrayant la nature seul impose
son scénario
les acteurs sont soumis à une loi
implacable celles dictées par les
éléments
cette solitude partager avec les chiens
est un privilège elle inculque que le
véritable sens du mot liberté
le froid le vent la glace ne sont plus
des obstacles mais un enrichissement
perpétuelle gili puis son énergie au
même titre que les peuples qui cherchent
dans la nature
la source de leur substance vitale
l'explorateur n'est pas un homme qui
s'acharnent à trouver sa place en
société mais un être un blement
subordonnée aux règles élémentaires de
la survie comme un funambule sur sa
corde
le moindre faux pas peut lui être fatale
le prix de l'existence n'en est que
mieux apprécier la vie n'en est que plus
intense et limpide
1
vivre à l'aise dans le grand nord est
possible mais jamais simple cela fait
appel à une technologie qu'elles soient
issues des traditions ancestrales ou des
inventions les plus modernes
cela va de la police en peaux de rennes
à la tente en kevlar
il ne s'agit pas de combattre le froid
mais de le gérer comme un artisan
développe son savoir faire par
l'expérience
le voyageur polaire imagine astuces et
techniques de manière empirique pour
s'adapter
même si j commence à trouver son
environnement moins hostiles parfois
même amical il n'en reste pas moins
néophytes mais n'est ce pas là toute la
richesse de ce voyage celle que procure
le sentiment d'apprendre chaque jour à
être en communion avec les éléments
in cha est une petite chienne de trois
mois adoptée par gilles elle devient
l'unique femelles d'une meute constitué
d'individus issus de chacune des régions
administratives du grand nord de la
russie
dernière étape 3 perrine je vais passer
par les montagnes plusieurs cols sur le
parcours
la mer est ouverte à certains endroits
très très chaotique beaucoup d'eau sous
qui migrent en ce moment donc je vais
grimper là haut sur les montagnes en
espérant que le temps soit pas trop
mauvais on est un peu de visibilité que
ronde assez pour l'alcool
trouver son chemin dans le dédale
montagneux demande une grande
concentration
le canyon de che guitoune est un barrage
naturel aux api qu'impressionnant
plusieurs reconnaissances permettent de
trouver un étroit passage entre deux
falaises de glace l'ossement djè
ok y'a
roquet
1
la rivière est atteinte mais il n'y a
pas de quoi se réjouir
il faut maintenant louvoyer entre des
gouffres d'eau libre soucis qui ne
paraît pas inquiéter le gros de la
troupe
c'est
g
cette empoté de le coup là vient de
coincer son licou sur un glaçon
mousqueton en bronze s'est brisée
démonstration de la puissance que
développent les chiens d'art ticca sur
le parcours
avec pop
selon la carte une vieille cabane
devrait se trouvait à la côte mais il
faut absolument atteindre le refuge car
la tempête menace
aussitôt arrivés à bon port l'ouragan se
déchaîne
le yoo jacques est un fort coup de vent
du sud ici où des montagnes
il s'échauffe du fait de la différence
de pression ce fun et la terreur des
habitants de la tchoukotka
voilà
le yoo jacques a duré trois jours
le vent a cessé mais les températures
positives ne permettent pas encore de
reprendre la route
il faut attendre patiemment le gel qui
ne serait tarder en ce mois de mars
la marche difficile dans les montagnes
et le mauvais temps ont bien ralenti la
progression
les forces de chacun décline les vivres
sont presque épuisés bientôt il faudra
marcher le ventre creux
c'est en observant le ballet de deux
grands corbeaux sur la berge que gilles
a découvert cette carcasse de morse à
moitié dévoré par les bêtes la viande et
putréfiés mais elle sauve l'équipe de la
famine
si l'explorateur ne doit pas compter sur
sa chance il doit toujours la saisir
viandes avariées ou pas il faut
s'alimenter le morse fermenté très
riches en calories et d'ailleurs le mets
favoris des tchouktche de la côte
la tempête a brisé la banquise elle est
dorénavant impraticable il faut
reprendre le chemin des montagnes
une série de cole garde les portes du
détroit de béring ce passage sera
l'ultime épreuve de cette expédition à
travers l'arctique eurasien la fin du
voyage paraît plus hasardeuse que jamais
ok
la tchoukotka est la région la plus
tempétueuse de sibérie la sensation de
froid est décuplée par le facteur vent
ces conditions n'autorise aucun répit
sur la piste les moments de plus grand
confort sont encore ceux vécus durant la
marche
non
ces périodes de tempête
occuper le plus
utilement et peut-être intelligemment
possible
millet le bruit du vent ce
ce sifflement dans les haubans qui
tapez sur les nerfs depuis deux mois la
traverse la tchoukotka
dans les montagnes très d'alcool et
pas
on va venir le coup 2004 en platine
gourmet
c'est vrai qu'elle commence à se
fatiguer un peu comme l'équipe
d'ailleurs tiens le bonhomme
ça fait notre quatrième hiver et
commence
même si on n'a pas de gelures
vient d'équiper bien adapté
un homme l'environnement
la mia une certaine
certaine fatigue
gaza
les longs voyages
moi
on
je suis à
seulement 100 kilomètres de l'arrivée et
je subis
je l'espère ma dernière tempête
une région
spécial pour son mauvais temps et
réputé aussi faisons
ces tempêtes et
elle n'a pas volé sa réputation
hier encore après un saut dans un ravin
d'une quinzaine de mètres on a eu
beaucoup de chance de s'en sortir c'est
à le
les chiens de traîneau
ça a été la culbute total
je réalise pas
l'arrivée plus proche il faut dire
heymans en tête
on est
dans
en aventure
100
malgré la mauvaise tournure des
événements gilles annonce par message
satellites sont arrivés au détroit de
béring durant quatre ans un projet
pédagogique a été menée avec un réseau
d'écoles françaises et russes
après 48 heures de tempête il faut
dégager le campement
le travail du voyageur de la toundra
consiste plus à manier la pelle qu'à
mettre un pas devant l'autre soigner ses
bêtes et s'alimenter font partie des
meilleurs moments
le régime des chiens comme celui de
leurs maîtres ne varie guère
il est constituée presque uniquement de
viande ou de poisson mais le menu est
recomposé par la pensée au moins dix
fois par jour sur la piste l'explorateur
doit en outre écrire photographier
filmer des tâches qui prennent un temps
précieux et dont certaines ne sont pas
évidentes à mettre en oeuvre lorsqu'on
est seul
ou non
il est guéri ans
l'univers difficile
oula c'est une force de la nature mais
il à la santé fragile
point n gorge corps
la boussole sur les 85
mais sa route
marc ouellet
dans la bonne direction pendant trois
années
ça a été l'entousiasme la découverte la
soif d'exploration et le quatrième hiver
c'était devenu une routine la furie des
éléments la neige la banquise les chaos
de glace
on a travaillé tout l'hiver pour avancer
non
9
et voilà on arrive on arrive à petits
pas au bout de la terre au goût de cette
expédition arriver au point le plus
oriental de du continent d'un continent
qu'on a traversé à la seule force de nos
surtout de notre mental mais aussi de un
peu aussi de nos muscles
les chiens ont fait un énorme travail et
j'étais un petit peu aidé à arriver au
bout
évidemment les esprits tchoukotka bon
ils nous ont laissé passer au final mais
ils nous ont bien fait souffrir quand
même on a
trouvé l'écho des populations qui depuis
des millénaires vivent dans ce milieu
intransigeant qu'ont appris les gestes
permettre de vivre de s'approvisionner
chasser pêcher ce fair un pti cocon dans
cet univers qui paraît vraiment
invivable pour le premier venu depuis
quatre ans qu'on en rêve
on y pense qu'on y est on y croit même
pas en fait c'est celle finistère c'est
moi j'arrive du finistère de la bretagne
et je tombe sur le finistère de la
sibérie c'est un petit peu ça en fait
est au delà de ce cap le cap des jeunes
f cell détroit de béring au delà
l'alaska 80 kilomètres à vol d'oiseau
j'avoue que sur les quatre hivers passer
son chemin
le dernier rivière à travers la
tchoukotka était quand même le plus
difficile on pas par la distance mais
parler les difficultés par la météo les
éléments se sont vraiment déchaîné
contre nous et jusqu'au dernier moment
je n'y croyais pas je me voyais plus
arrivé les chiens et surtout moi on
était à bout de forces
j'ai quelques chiens dans l'équipe qui
m'ont suivie depuis la première année
ils ont parcouru presque la même
distance que moi c'est c'est
exceptionnel ce sont des champions du
monde de distance on arrive seul et dans
l'art la plus grande discrétion comme a
été le projet arctique a depuis sa
genèse c'est
c'est peut-être ça le lavandou lorsqu'on
plus le nom de tempête qu'on a vécu sur
chemins le nom de difficultés le nombre
de dangers
le nombre d'incertitudes le nom de tous
ces moments de difficile et d'émotion
des moments aussi de grandes
satisfactions d'énormes satisfactions
depuis quatre ans transports ce petit
flacon seller du premier acte
qu'en reste-t-il moitié on va traquer
j'avais dit pandora c'est une toute
petite équipe c'est une expédition très
discrète on a par déranger les
populations il y avait cette éthique
l'esprit de l'exploration jamais je n'ai
vécu cette expérience aussi intime avec
les chiens et jamais je n'ai eu de
chiens qui ont travaillé aussi bien ils
ont travaillé par par amour de leur
maître et je pense aussi par passion de
l'exploration par passion du voyage
c'était un combat on en sort victorieux
on arrive à ol n mais on est vraiment
très très fatigué n'a parcouru près de
12000 km et un petit bonhomme comme moi
pied avec l'aide de ses chiens on est
quand même très très très vulnérable on
se rend compte que la moindre erreur ne
pardonne pas et petit à petit on a
acquis cette expérience des peuples du
nord on se sent vraiment très petit dans
cet univers c'est l'immensité un milieu
très hostile dans lequel on a appris à
non pas survivre mais à vivre
c'est une grande émotion tout de même
d'arriver et de se dire voilà ce à quoi
personne ne croyait et peut-être même
pas moi lorsque j'ai lancé ce projet et
ben voilà on l'a réalisé
et on l'a réalisé peut être sobrement
l'amour que j'ai pour mes chiens il me
le rend il me le rend par le travail
dans tous les efforts qu'ils fournissent
sur la piste dois dire que la clé de la
réussite peut-être de cette expédition
ça a été de de suivre les lois édictées
dans le grand livre de la nature
à mon humble avis cette expédition
n'était possible qu'en solitaire
ok
voilà
