✊ J’avais 1 chance sur 3 de survivre… Et me voilà !
📌 Et aussi :
🗞️ Les actus d’Houssem Loussaïef 🩺 Une année 2025 en pleine forme… 🐣 Une petite maternité, un cocon pour les parents 🦠 Le B.A.-BA sur la bronchiolite 🎤 Keblack, rappeur au grand coeur
Présentée par Agathe Lecaron, La Maison des Maternelles est le rendez-vous quotidien consacré à la parentalité et petite enfance. Dans ce magazine, l’animatrice et les spécialistes qui l’entourent ont pour ambition de répondre aux interrogations des jeunes parents, proposant ainsi une émission de service. En toute liberté, de façon positive et décomplexée !
Bye-bye.
...
- A.Lecaron: Bonjour.
On est en direct.
Je n'ai pas l'heure! Ah, si...
Il est 34.
Vous allez pouvoir participer à cette émission.
C'est l'originalité de "La Maison des Maternelles".
Vous pouvez faire des commentaires, nourrir cette émission
en nous faisant des suggestions.
On a une ligne de conduite: être plus heureux.
En famille, si nos enfants sont plus heureux, nous aussi.
C'est un cercle vertueux.
Et aussi s'occuper des gens qui vivent des choses difficiles,
leur montrer qu'ils ne sont pas seuls.
Grâce au témoignage de Lilou et de sa maman, vous allez pouvoir
vous dire que tout est possible dans la vie.
Lilou a eu un cancer du rein.
On lui a donné 1 chance sur 3 de survivre.
Mais là, tout va bien.
Elles reviennent sur leur parcours.
On est très heureuses de les accueillir.
Y.Oughlis...
- Y.Oughlis: Aujourd'hui, invité extraordinaire,
l'artiste KeBlack.
Si on ne connaît pas, on est des mauvais parents.
- J.Arnaud: Evidemment qu'on pense à vous,
à votre petit-déj.
On s'occupe de vous, Agathe.
C'est tous les matins.
Mais pas tous les matins, quand même!
- A.Lecaron: On pourrait faire ça tous les matins?
J'aime bien mon petit Parisien.
Je vous attends.
Je vous préfère au précédent!
- J.Arnaud: Bonne émission.
- A.Lecaron: La tasse, le plateau de café parisien
et des mini-viennoiseries!
Je regarde d'abord les pages médias.
C'est à la fin.
- Dr J.Fougère: Aujourd'hui, on va parler de cette maladie
qui revient tous les ans: la bronchiolite.
On saura comment la reconnaître et comment l'éviter.
- H.Loussaief: En début de 2e émission, on reçoit M.Cymes.
Il vient présenter son livre: "Une année 2025 en pleine forme".
365 astuces jour après jour...
- Y.Oughlis: Une par jour.
- H.Loussaief: Ca va de la nutrition, des aliments
à ingérer ou pas, du sport...
Il y a tellement de choses à savoir.
Vous pouvez reprendre la main, Agathe.
- A.Lecaron: Ce soir, il y a T.Sisley dans "Rendez-vous
en terre inconnue".
Il faut être au rendez-vous.
Je vais prendre mon café.
C'est les Actus d'Houss.
- Avec sa frimousse, c'est les Actus d'Houss.
- A.Lecaron: J'ai eu l'assistante du réalisateur qui m'a regardée...
- H.Loussaief: C'est votre café.
Ici, on parle des parents, des enfants, mais aussi des femmes.
C'est l'actu protection.
Hier, c'était la Journée internationale de lutte
contre les violences faites aux femmes.
Le Premier ministre a fait des annonces pour lutter
contre ces violences.
Parmi elles, un dispositif permettant à des femmes
de déposer plainte dans un hôpital doté d'un service d'urgences
ou gynécologique.
Le dispositif existe déjà.
Il sera étendu à 377 hôpitaux d'ici la fin 2025.
Simplifier la démarche, la rendre plus discrète
pour les conjointes...
Le personnel de santé sera formé pour accompagner ces femmes.
C'est à l'hôpital de contacter la gendarmerie ou le procureur.
Autre annonce de M.Barnier: accroître les moyens
à l'aide universelle d'urgence, qui permet aux femmes en danger
de pouvoir quitter le foyer.
Le financement de cette aide passera de 13
à 20 millions d'euros.
- A.Lecaron: Il fallait.
Il était temps.
- H.Loussaief: On enchaîne avec cette chape de plomb
qu'on a au-dessus de la tête.
- A.Lecaron: On a eu un cri du coeur de Yasmine!
- H.Loussaief: Je vais vous parler d'une chose impressionnante.
Wecasa Publie son 1er baromètre sur la charge mentale...
- A.Lecaron: Ca appartient à Jérôme Caza?
Il a une autre multinationale!
- H.Loussaief: C'est le 1er baromètre
de la charge mentale des parents en France.
100 % de la charge mentale est portée par les hommes.
C'est incroyable...
J'ai senti le jugement dans vos regards...
Evidemment, ce n'est pas vrai.
76 % des femmes déclarent porter la charge mentale du foyer.
Une charge mentale gérée par les femmes quel que soit
le monde socioprofessionnel ou la zone géographique.
On peut déterminer des moments où le stress est plus présent.
- A.Lecaron: C'est la rentrée.
- H.Loussaief: Exactement.
- A.Lecaron: J'anticipe en juin.
Je ne procrastine jamais.
J'achète toutes les fournitures en juin.
Comme ça, en août...
Il y a son propre boulot à reprendre, l'emploi du temps...
- Y.Oughlis: Septembre et juin sont horribles.
Après, ça va mieux pour mon mari.
Souvent, je le charge dans cette émission, mais là,
il s'y est mis.
Je dois lui rendre hommage.
- A.Lecaron: Vous l'avez menacé?
- Y.Oughlis: Non, j'ai fait autre chose.
- H.Loussaief: Dans l'étude, le mois de septembre
avec la rentrée scolaire...
Pour les hommes, c'est les vacances de Noël
car ils apprennent qu'ils vont passer 2 semaines
avec les enfants.
On termine avec une tendance qu'il faut vite arrêter.
Ca, c'est un extrait d'une chanson de Jul.
Il fait l'actualité malgré lui.
Une tendance est née en Allemagne sur TikTok, puis en France.
Des enfants se sont mis à vouloir faire ce geste.
C'est son signe à lui, avec des flammes.
Sur ces compilations de vidéos, vous voyez des jeunes
faire ce geste de manière très dangereuse avec du parfum,
du gel hydroalcoolique et un briquet.
Les conséquences peuvent être très graves.
L'artiste a pris la parole sur ses propres réseaux sociaux.
Il demande aux jeunes d'arrêter de faire ces vidéos dangereuses
qui inquiètent.
- Y.Oughlis: Il dit quand même que ça fait plaisir...
- H.Loussaief: "Ca fait plaisir de voir que vous pensez à moi,
mais arrêtez."
- A.Lecaron: Si vous adorez Jul, si on lui impute ce problème,
ce n'est pas génial.
C'est une phrase qui n'a aucun intérêt!
Attendez, j'ai vraiment besoin de...
Depuis 15 jours, je n'arrive pas à faire une phrase.
- H.Loussaief: Je ne remarque rien.
- A.Lecaron: C'est la fatigue psychique.
On va parler de l'histoire que vont nous raconter Virginie et Lilou.
C'est un type d'épreuve qui ébranle toute la famille.
Quand un enfant tombe gravement malade...
Il y a la vie insouciante et, tout d'un coup, une déflagration.
La vie est suspendue pour laisser place au tourbillon
des traitements et de l'inquiétude.
Aujourd'hui, tout va bien.
Lilou et Virginie reviennent sur leur parcours.
Bonjour, Virginie et Lilou.
Virginie, vous avez 6 enfants.
Votre vie a été bouleversée le 16 avril 2017, le jour
où vous avez appris que Lilou, qui est l'avant-dernière
de la fratrie, était atteinte d'un cancer.
A l'époque, on lui donne 1 chance sur 3 de survivre
seulement.
Cette chance, tu ne l'as pas laissée passer.
Tu es bien vivante et en super forme.
On est très heureux de vous recevoir.
Lilou, tu as 13 ans.
Virginie, avant de nous raconter en détail les combats
que vous avez menés,
quels sont les 1ers symptômes qui vous ont alertée
en tant que maman?
- Virginie: Lilou avait mal au ventre, mais chez un enfant,
c'est classique.
Nous sommes partis en vacances une semaine à Palavas.
Lilou avait vraiment mal au ventre.
On est rentrés plus tôt à la maison.
On est retournés consulter.
De nouveau, on nous a dit qu'elle était constipée,
que ça passerait.
- A.Lecaron: Les traitements ne marchaient pas?
- Virginie: Non.
Elle n'était pas soulagée.
En rentrant de chez le médecin, elle s'est allongée sur le canapé.
- A.Lecaron: Une maman sent.
Il faut toujours écouter les mères.
Lilou, tu te souviens de ces douleurs au ventre,
de ce moment?
- Lilou: Oui.
Je m'en plaignais souvent.
Les médicaments faisaient très peu effet.
Ma maman a pris les choses en main.
- A.Lecaron: Elle a commencé à te palper le ventre.
Elle a senti une grosseur.
- Virginie: J'avais peur qu'elle ait l'appendicite.
Je ne suis pas médecin.
Quand j'ai touché son ventre, j'ai senti quelque chose.
Je lui ai fait un jambon-purée rapide et je l'ai emmenée
aux urgences.
- A.Lecaron: Vous sentez que ce n'est pas normal.
Vous arrivez aux urgences.
On vous dit quoi?
- Virginie: On est pris en charge tout de suite.
C'est un centre qui venait d'ouvrir.
Lilou fait pipi dans un bocal et je vois du sang.
Je me demande comment j'ai fait pour ne pas voir ça.
- A.Lecaron: On vous comprend.
Il n'y a pas une maman qui va observer
le pipi de ses enfants.
- Virginie: Je sais, oui.
- A.Lecaron: A chaque fois, on culpabilise.
C'est terrible.
C'est le 1er réflexe des mères.
On lui a fait une échographie.
- Virginie: Le médecin lui a fait une échographie.
Sans un mot, sans rien.
- A.Lecaron: C'est dur, ça.
- Virginie: Quand on est ressorties...
Il y a quelque chose.
On est venu nous chercher dans la salle d'attente.
- A.Lecaron: Qu'a dit le médecin urgentiste?
- Virginie: "Il faut retourner chercher des affaires.
Vous êtes attendues à Nancy à 16h."
C'est le centre référent pour les enfants.
Je voulais bien aller à Nancy, mais je voulais qu'on me dise
ce qui se passe.
Il m'a dit: "Je ne peux pas dire ça comme ça."
Il a fini par me dire qu'il y avait un néphroblastome.
Je sais ce que c'est.
Je suis aide-soignante.
- A.Lecaron: Vous avez compris qu'elle avait un cancer.
- Virginie: J'ai compris.
Je lui ai remis ses chaussures et son manteau et on est parties.
- A.Lecaron: Un néphroblastome, c'est une tumeur du rein.
Qu'est-ce qu'on vous a dit quand vous êtes arrivées à Nancy?
- Virginie: On nous attendait les portes grandes ouvertes.
Lilou a repassé une échographie, un scanner.
Le diagnostic a été confirmé tout de suite.
- A.Lecaron: Là, c'est au-delà d'un coup de tonnerre.
La vie s'arrête.
Tu comprends ce qui se passe, Lilou?
- Lilou: Je savais qu'il se passait quelque chose de grave.
A la maison, papa m'a fait un grand câlin.
Il se passait quelque chose de bizarre.
Je ne me rendais pas compte de la gravité des choses.
- A.Lecaron: Mais tu as des souvenirs de ce moment?
- Lilou: Oui. Ca m'a marquée.
- A.Lecaron: Tu veux un peu d'eau?
Tu peux prendre mon verre.
Je n'ai pas bu.
La pauvre est en train de s'étouffer!
On va la laisser boire.
C'est vous que je charcute, Virginie.
On se doute de la réponse...
Qu'est-ce qui vous a traversé l'esprit à ce moment-là,
quand on vous a confirmé le diagnostic?
- Virginie: Même avec le diagnostic posé,
je me disais qu'ils se trompaient d'enfant.
"On a une vie équilibrée, on fait attention...
Pourquoi elle?"
- A.Lecaron: Vous ne réalisez pas vraiment.
Vous avez craqué à ce moment-là.
- Virginie: Une seule fois, oui, devant Lilou.
- A.Lecaron: C'est le choc...
- Virginie: Après, il faut relever les manches...
- A.Lecaron: Et mettre les mains dans le cambouis
et commencer le combat.
Virginie, vous dormez à l'hôpital pour rester auprès de votre fille.
Votre mari vous rejoint.
Les médecins ne sont vraiment pas rassurants.
Vous n'avez même pas une petite lueur au bout du tunnel.
On ne vous dit même pas qu'on va tout faire pour la soigner.
Le pronostic est plutôt noir.
- Virginie: On nous dit 1 chance sur 3 de s'en sortir.
Lilou a 23 de tension.
- A.Lecaron: C'est une tumeur qui touche le rein,
qui est liée à la tension.
Dis donc, Lilou, ce n'est pas le moment de développer
une autre maladie!
Qu'est-ce qui se passe?
Elle a avalé de travers.
Tu veux sortir du studio?
Elle est en train de développer un covid devant nos yeux.
- Virginie: Aller à l'école par -5 sans manteau...
- A.Lecaron: Voilà où on en est!
Elle est adolescente.
La chimiothérapie a démarré dès le lendemain.
Quand vous avez vu l'ampleur des soins,
vous avez réalisé?
- Virginie: On réalise, mais on est
quand même étranger à tous ces protocoles.
On se laisse porter par la médecine.
On n'a pas vraiment le choix.
- A.Lecaron: Au bout d'un moment, ça vous échappe.
- Virginie: Ils savent.
Nous, on accompagne Lilou.
- A.Lecaron: Vous êtes obligés de faire avec et de vous dire
qu'elle est prise en charge.
Vous pensez que Lilou a eu peur de mourir?
Vous pensez qu'elle a réalisé quand la chimio a commencé?
- Virginie: Elle m'a posé la question une seule fois.
On était toutes les deux dans la chambre.
Elle m'a dit: "Est-ce que je vais mourir?"
Je n'avais jamais réfléchi à ça.
Je lui ai dit qu'elle n'allait pas mourir,
qu'elle allait vieillir comme une mamie
et avoir du poil au menton.
Que voulez-vous que je lui dise?
Si j'avais réfléchi, je serais peut-être partie
dans des monologues qui ne valaient rien du tout.
- A.Lecaron: Et l'avenir ne vous a pas trompée.
Elle est bien partie pour avoir du poil au menton.
On ne lui souhaite pas!
Vous avez fait le maximum pour rester positive.
Les parents d'enfants malades doivent rester vaillants.
A l'intérieur, c'est l'horreur.
On doit rester joyeux en permanence.
Vous avez réussi à tenir cette ligne?
Avec la chimio, vous voyiez votre fille se dégrader...
Maman m'a dit que tu étais sortie sans ton petit cache-col!
Tu crois que c'est sérieux?
- Lilou: Non.
- A.Lecaron: Tu as vu qu'on est passés du printemps
à l'hiver en une journée?
Donc vous avez réussi à rester positive,
à garder la face?
- Virginie: On a toujours été positifs.
Tout passait par l'humour et la musique.
Quand on était à l'hôpital, on mettait la musique.
- A.Lecaron: Lilou, quand la chimio...
Elle a eu une chimio d'adulte, donc des doses de cheval.
Tu as des souvenirs de t'être dit que tu allais mourir?
- Lilou: Oui...
A un moment, j'ai eu peur.
On était en train de faire la chimio
et je sentais ma tête qui...
- A.Lecaron: Dans un étau?
- Lilou: Voilà. J'avais peur de mourir, oui.
- A.Lecaron: Tu avais conscience malgré ton jeune âge du fait
que tu avais une maladie très grave.
Ce qui est terrible, c'est que l'équilibre
de la famille, dans ces moments-là, est bouleversé.
Vous avez réussi à rester soudés?
Parfois, il y a des histoires difficiles dans le couple
ou dans la fratrie.
- Virginie: Nous, ça s'est bien passé.
Les grands enfants sont venus garder la plus petite
à la maison.
Il y a eu une chaîne de solidarité.
Les voisins, la famille, les amis, mes collègues...
J'avais 8 mois de congés donnés par mes collègues,
ainsi que mon mari.
C'était un souci en moins à gérer.
- A.Lecaron: C'est terrible, ces épreuves, mais s'il y a un sens
qu'on peut donner, c'est qu'on voit émerger
de jolies choses.
Tu as senti cet élan du coeur autour de toi?
- Lilou: Oui. Même à l'hôpital, Le Rire Médecin, être entourée...
Savoir qu'on nous aime...
Ca redonne de l'espoir.
- A.Lecaron: Ca t'a aidée à tenir.
Tu avais des messages de tes camarades,
de tes maîtresses?
- Lilou: J'ai reçu des dessins à l'hôpital.
Ca fait plaisir.
- A.Lecaron: Comment vous avez fait pour tenir, Virginie?
C'est la question que tous les parents se posent.
- Virginie: Honnêtement, je ne sais pas.
J'ai tenu.
J'ai tenu pour Lilou, pour notre famille.
Mais...
Une fois que la lumière est éteinte le soir,
c'était parfois compliqué.
- A.Lecaron: Il faut tenir.
Le 18 janvier 2018, 9 mois après le début des traitements...
Lilou change beaucoup physiquement.
Là, on vous annonce qu'elle est en rémission.
Comment vous réagissez, toutes les deux?
Elle est trop mignonne.
Tu arrives à être quand même très jolie.
- Virginie: Au début, on ne se réjouit pas.
- A.Lecaron: On a peur?
- Virginie: On a la trouille que ça revienne à un moment
ou à un autre.
Le moindre signe...
Dès qu'elle est malade, on a des sueurs,
mais il ne faut pas.
Au fur et à mesure, les cheveux repoussent
et on prend goût.
Elle remange, elle revit.
- A.Lecaron: On prend goût à la vie qui reprend ses droits.
Que vous disent les médecins?
Ils avaient dit 1 chance sur 3.
- Virginie: Ils disent que Lilou n'est pas arrivée ici pour rien.
- A.Lecaron: Qu'elle n'est pas sur la terre par hasard.
A priori, tu devrais avoir un grand destin.
Sinon, c'est pas grave, on te pardonnera,
mais quand même...
Commence par mettre un manteau!
C'était il y a presque 6 ans.
Comment tu regardes ça, aujourd'hui?
- Lilou: Je suis fière de ce qu'on arrive
à faire aujourd'hui avec ça.
On a écrit un livre...
- A.Lecaron: Je voudrais vous le montrer.
C'est toi qui l'as écrit, Lilou?
- Lilou: On l'a coécrit avec un auteur.
C'est un livre témoignage.
- A.Lecaron: C'est tout ton parcours, pour les parents
et les enfants qui vivent ce genre d'épreuve difficile.
C'est bien d'avoir l'itinéraire de quelqu'un qui s'en est sorti.
Tu sais ce que tu veux faire plus tard?
- Lilou: J'aimerais être médecin généraliste.
- A.Lecaron: C'est ça qui t'a donné envie?
- Lilou: En partie, oui.
- A.Lecaron: Ca arrive souvent, mais ce généraliste
qui n'a pas vu...
Ca vous a un peu révoltées, toutes les deux.
- Virginie: Etant dans le milieu médical,
je peux comprendre qu'on survole un peu...
Il n'y a peut-être pas assez d'heures ou de semaines
consacrées au diagnostic chez l'enfant.
C'est compliqué.
- A.Lecaron: On a des équipes médicales
qui sont mises sous pression, que ce soient les généralistes,
les médecins de ville ou dans les hôpitaux.
De temps en temps, on ne prend pas le temps parce qu'on ne l'a pas.
On espère que tu seras un médecin généraliste
qui aura le temps.
Merci d'être venues raconter votre parcours
qui met de la lumière.
Ca se termine bien.
C'est derrière vous.
C'est derrière vous.
...
- A.Lecaron: Bienvenue.
On a entendu un témoignage très difficile,
mais elles ont réussi à mettre de la joie sur ce plateau.
Je ne sais pas comment elles ont fait.
Elles sont formidables.
Ce sont des combattantes et ça se termine bien.
Ca met un peu d'espoir pour toutes les familles
qui nous regardent et qui sont dans la même situation.
On pense à elles aujourd'hui.
Il est 10h.
Docteur J.Fougère...
Vous ne seriez pas le pédiatre de "La Maison des Maternelles",
l'officiel?
- Dr J.Fougère: C'est ce qu'on m'a dit.
- A.Lecaron: N'y aurait-il pas la queue pour avoir
une consultation chez vous et la queue pour avoir
un autographe?
Ca doit être difficile à vivre, ce succès soudain.
Puisque vous êtes là pour nous étaler votre science...
Vous êtes pédiatre urgentiste au CHU de Rouen.
Vous venez tous les mardis.
Vous quittez vos petits patients pour répandre la bonne parole.
Aujourd'hui, on fait de la prévention sur...
- Dr J.Fougère: La bronchiolite.
On est en période épidémique en Ile-de-France.
A Rouen, on est en pré-épidémie.
On connaît cette maladie.
On va revoir les signes à connaître par coeur.
- A.Lecaron: Y.Oughlis...
- Y.Oughlis: Petite séance de rattrapage.
Je vais vous présenter un artiste que vous ne connaissez pas.
Nos ados le connaissent bien.
C'est l'intérêt de rentrer ce soir et de leur dire:
"J'ai appris un truc sur KeBlack."
- A.Lecaron: C'est la "gênance" pour eux...
Houssem, votre invité, c'est la famille.
- H.Loussaief: C'est un docteur que vous connaissez, M.Cymes.
Il va venir nous dire comment passer une année 2025
de rêve.
Rien que ça!
...
Michel...
- M.Cymes: Je suis parti quand on m'a dit de partir.
- H.Loussaief: Vous êtes parti au bon moment.
- M.Cymes: J'ai bien vu qu'il y avait une petite fille
qui n'allait pas bien.
Tu ne t'es pas levée pour aller...
- A.Lecaron: Un truc de dingue...
J'attendais...
- Dr J.Fougère: J'ai senti que c'était le stress.
- A.Lecaron: Un peu de Ventoline l'aurait peut-être aidée.
- M.Cymes: Ca m'ennuie.
- H.Loussaief: Vous nous présentez cet ouvrage: "Une année 2025
en pleine forme".
365 jours et 365 astuces pour le corps,
la tête, le ventre...
On va parler de plein de choses.
On va détailler plein de dates.
On va parler du 12 avril...
Quel est le credo?
Mieux vaut prévenir que guérir?
- M.Cymes: La prévention est essentielle.
L'idée...
Les Français ont bien compris qu'il vaut mieux prévenir
que guérir.
Ce n'est pas juste un adage.
On peut le faire aujourd'hui grâce aux progrès de la médecine,
grâce à la vaccination, grâce à des petits changements
dans nos habitudes de vie.
On peut changer ses habitudes,
nos habitudes alimentaires, l'activité physique...
C'est le but de cet almanach.
- A.Lecaron: Si on a des maladies chroniques
dans la famille, ce n'est plus forcément une fatalité à partir
du moment où on les prévient et on change ses habitudes de vie.
- M.Cymes: Oui, et on le comprend aujourd'hui.
On a 22 000 gènes.
Il y a 30 % des gènes qui font ce que vous êtes.
On ne peut rien faire sur ces 30 % de gènes.
Il y a 70 % de gènes, dont certains qui sont bons pour la santé,
que vous pouvez activer.
Par exemple, l'activité physique.
Le sport, c'est bon pour votre espérance de vie
en bonne santé.
Si vous en faites,
vous mettez le gène des conséquences bénéfiques
pour votre santé de l'activité physique sur "on".
Vous allez avoir ses bénéfices.
Si vous ne faites pas d'activité physique,
vous la laissez sur "off" et vous n'aurez pas les bénéfices.
- H.Loussaief: Rentrons dans le vif du sujet.
- M.Cymes: Ce n'était pas le vif du sujet...
- H.Loussaief: J'ai sélectionné quelques pages.
Mieux vaut montrer les exemples.
C'est beaucoup plus parlant.
26 novembre...
J'ai choisi cette page parce qu'il y a des recettes.
Je trouvais ça intéressant
de dire que, dans le livre, l'alimentation a une grande place.
- M.Cymes: Sur le plan de l'alimentation,
cardiovasculaire...
On a une thématique par jour.
Vous allez chercher ce que vous voulez.
Vous n'êtes pas obligé de rester collé à la date du jour.
Vous allez chercher, si vous avez envie
de vous intéresser à votre alimentation...
Tout est en couleur.
On a des recettes.
L'alimentation est essentielle
dans l'équilibre de son corps, alimentaire, pour éviter
la surcharge pondérale, pour l'équilibre du microbiote.
Ca a des conséquences importantes sur la santé.
- H.Loussaief: On peut manger des pâtes et être en bonne santé?
- M.Cymes: Je ne suis pas un ayatollah du régime ou autre.
Vous mangez ce qui vous fait plaisir.
Les pâtes, c'est excellent pour la santé,
sauf si vous avez une énorme allergie au gluten.
C'est excellent pour la santé.
L'important, c'est ce que vous mettez dedans.
Si vous faites des pâtes au fromage tous les jours avec de la crème,
ce n'est pas bien.
Je mange des pâtes.
- H.Loussaief: Le 6 février, c'est l'addiction aux écrans.
On en parle souvent ici.
Les parents, allez tout de suite au 6 février.
Il y a des conseils pour lutter contre cette addiction.
- M.Cymes: Il faut servir d'exemple à ses enfants.
Chez moi, quand on est à table, il n'y a pas de portable.
Ils sont ailleurs dans la maison.
Il n'y a pas d'urgence.
On n'a pas les portables.
Il faut que les parents montrent l'exemple.
Si vous êtes collé sur votre portable
toute la journée, y compris quand votre enfant vous parle,
il ne faut pas s'étonner qu'il reproduise la même chose.
Il faut un cadre.
Mon fils sait qu'il a tant de temps pour ses écrans.
- A.Lecaron: Quel âge a votre fils?
- M.Cymes: 13 ans, bientôt 14.
Il a un temps précis pour ses écrans le samedi.
Le reste de la semaine, il ne touche pas à ses jeux.
Il a un portable...
Les relations sociales, à cet âge, si vous coupez le portable,
il n'y a plus grand monde.
Il faut appliquer des règles.
Le soir, au coucher, il y a cette histoire
de lumière bleue qui empêche de dormir, mais surtout
l'excitation cérébrale.
C'est pour ça qu'il faut les priver des écrans.
"Ca excite le cerveau, donc ça t'empêche de dormir."
- A.Lecaron: Un jour très important pour les femmes...
- H.Loussaief: Le 8 mars.
C'est l'anniversaire d'Agathe.
- M.Cymes: Tu me le rappelleras.
vous présentez le kiwi comme l'aliment du mois.
Vous, vous mangez du kiwi.
- M.Cymes: C'est un super aliment, le kiwi.
Si vous mangez un kiwi le matin ou par jour, vous avez les besoins
en vitamine C de toute la journée.
C'est un des fruits...
Et sur le plan psychomoteur, comment ça va?
C'est un des fruits les plus riches en vitamine C.
Si vous êtes un peu constipé, c'est pas mal.
- H.Loussaief: Transition parfaite...
Parlons du microbiote.
C'est la page du 21 avril.
Passion d'Agathe, le microbiote.
- A.Lecaron: On dirait un médecin...
Je passe ma vie à lire des trucs sur le microbiote.
- H.Loussaief: En 5 points, vous précisez
quels sont les rôles principaux du microbiote.
- M.Cymes: Le microbiote, et on l'a compris assez récemment,
ce qu'on appelait la flore intestinale...
- Y.Oughlis: Je suis sûre qu'il y a plein de gens
qui ne savent pas ce que c'est.
- M.Cymes: Quand vous prenez des antibiotiques qui sont
des antibactériens, ils attaquent toutes les bactéries,
y compris les bonnes qui sont dans votre intestin.
On recolonise avec de l'ultra-levure
ou d'autres médicaments.
On sait que le microbiote intervient non seulement
pour la digestion, pour la prise de poids, et surtout sur le cerveau
et sur le système immunitaire.
Il y a un système immunitaire très important
avec des globules blancs dans le tube digestif et le côlon.
Vous avez des relations entre le tube digestif
et le microbiote par l'intermédiaire de nerfs
avec le cerveau.
On se demande si le meilleur moyen d'éviter la dépression
ou de traiter une dépression, ce ne serait pas
de s'occuper de l'équilibre du microbiote.
La connaissance qu'on a du microbiote
est essentielle.
Il y a une étude où on demande aux Français d'envoyer leur popo
pour faire des analyses.
C'est essentiel d'avoir un équilibre au niveau
du microbiote.
L'activité physique va équilibrer votre microbiote digestif.
- H.Loussaief: C'est pour
ça qu'Agathe fait des pompes avant chaque émission.
- A.Lecaron: Ca n'a que 10 ans, le sport.
Je m'y suis mise à 40 ans.
- M.Cymes: Toutes les courbes montrent
que l'espérance de vie en bonne santé
augmente si on se met à l'activité physique ou au sport
et ce, à n'importe quel âge.
- Y.Oughlis: On va le faire.
- H.Loussaief: Le 12 avril, ça s'intitule:
"Il n'y a pas d'heure pour faire l'amour".
- M.Cymes: Le livre a été écrit en équipe,
avec toute la team "Dr. Good!".
C'est toi qui as écrit ça?
- Dr J.Fougère: C'est ma page favorite.
- M.Cymes: On sait
que certains sont du matin, de l'après-midi, du soir...
Il y a une étude qui montrait que là où il y avait
le plus de rapports
pouvant entraîner des orgasmes, c'était le dimanche matin à 9h.
Sinon, une très bonne heure qui dépend
de nos sécrétions hormonales...
On a un cycle de sécrétion d'hormones...
7h30 le matin, c'est bien.
- A.Lecaron: 7h30!
- M.Cymes: Vous êtes ici.
C'est compliqué.
Il faut quelqu'un, aussi.
- A.Lecaron: Ca, j'ai.
- M.Cymes: En fait, toutes les heures sont bonnes.
- H.Loussaief: Le réarmement, on attend ça.
"Une année 2025 en pleine forme", 365 conseils.
Vous n'êtes pas seul à faire ce livre.
- M.Cymes: Il y a toute l'équipe de "Dr. Good!".
- A.Lecaron: "Pédurge", qu'est-ce que c'est?
- Dr J.Fougère: Pédiatre et urgentiste...
- A.Lecaron: Fais très attention.
Vous parlez à une spécialiste du microbiote.
Merci, Michel.
On part à vos côtés.
Dernier épisode de notre immersion dans la maternité du Médoc.
Vous allez comprendre
pourquoi les gens sont si attachés aux petites maternités
en milieu rural.
- M.Cymes: Je suis ORL.
Ca n'a rien à voir avec le microbiote.
- A.Lecaron: Je suis hypocondriaque.
J'ai appelé 2 ou 3 fois Michel...
N'exagérez pas...
Je n'ai pas fait, en une seule semaine,
un scanner thoracique, une écho des reins
ainsi qu'un holter tensionnel.
- Ca nous donne une température qui n'est pas correcte.
Vous, vous le mettez dans les fesses.
- On le tire ainsi.
Voilà. C'est bien.
Voilà...
- La maternité de Lesparre, c'est la même organisation
qu'une grande maternité.
Tout est pareil, sauf que c'est mini.
Ca donne une impression de suivi très personnalisé.
- Vous posez sa tête dans votre main,
le pouce d'un côté, l'index et le majeur de l'autre.
Il faut que vous ayez sa tête dans votre main.
C'est vous qui dirigez.
Vous êtes à l'aise?
Vous allez mettre la main sur son thorax.
Ca va le rassurer.
Le bébé observe et apprécie tout ce que vous êtes
en train de faire.
Le long du corps...
- On a plus de temps qu'ailleurs.
On peut avoir ce luxe de faire les bains quand les bébés
sont réveillés et on ne les bouscule pas.
On ne les réveille pas.
C'est une grande chance.
Beaucoup de mes collègues sages-femmes et auxiliaires
rêveraient de pouvoir travailler comme ça à l'hôpital.
C'est un luxe inoui dont on a conscience
et dont on profite.
On essaie vraiment de les mettre dans un cocon.
- Parfait. Maman n'a pas oublié les petits gestes.
C'est nickel.
- Ca fait 3 nuits que je suis là.
Ca se passe très bien.
Les sages-femmes et les auxiliaires sont très disponibles.
Si on a la moindre question, le moindre besoin, dès qu'on sonne,
elles sont là.
Il y a une disponibilité...
C'est super.
L'accompagnement est génial.
On est bien bichonnée.
...
On peut enlever ton bonnet.
Bonjour!
On essaie de manger un peu?
Le fait que ce soit une petite structure,
c'est une chance.
On connaît très bien les équipes.
Le lien se fait plus facilement.
C'est important d'avoir des petites maternités dans nos
petits villages.
C'est important et rassurant.
Il faut tout faire pour les conserver.
...
...
- D'avoir une petite maternité comme ça où tout le monde
est souriant, bien...
Si eux sont bien,
ils nous retransmettent cette bonne humeur.
- On rentre à la maison.
- Au revoir!
...
- A.Lecaron: Houssem a dit "c'est trop stylé, les maternités!"
Mais c'est juste cette maternité.
Merci à cette maternité de nous avoir accueillis.
C'est trop mignon, la rencontre avec le petit bébé...
Ca rappelle de bons souvenirs.
Tout de suite, l'Instant tuto de Pédurge.
- Allô, j'ai bobo, docteur.
- A.Lecaron: On parle
de bronchiolite.
- Dr J.Fougère: En Ile-de-France, c'est l'épidémie.
A Rouen, on commence à voir arriver les bronchiolites.
Une bronchiolite est due à un virus.
Plus souvent, c'est le VRS.
Ce virus va s'attaquer aux bronches des enfants de moins de 1 an.
Ces petites bronches
vont aller se rétrécir.
Une fois qu'elles sont rétrécies, elles vont s'encombrer.
Il va y avoir plein de sécrétions à l'intérieur, un peu comme
l'asthme.
- A.Lecaron: Ce sont des petites bronches pas matures,
c'est pour ça?
- Dr J.Fougère: Oui.
Ca va se rétrécir.
Ce virus est hyper contagieux pendant l'automne et l'hiver.
Chez les tout-petits, ça peut entraîner
des complications.
Comment on la reconnaît?
Ca commence toujours par un nez qui coule, par de la toux.
Ce qu'on redoute le plus, c'est la gêne respiratoire.
Je vous ai fait une petite vidéo où je vous ai récapitulé
les différents signes à connaître.
Vous déshabillez votre enfant.
Ici, c'est une balance thoraco-abdominale.
C'est une respiration paradoxale.
Là, c'est l'entonnoir xiphoidien.
- Dr J.Fougère: Là, c'est entre les côtes.
Le dernier signe, c'est les battements des ailes
du nez.
Ca, c'est déjà un signe de lutte.
Si on voit ça, il faut réagir.
La première chose, c'est laver le nez.
Il faut avoir du sérum phy et laver avant les repas et les siestes.
Il faut aussi fractionner les repas.
On donne des plus petites quantités mais plus régulièrement.
J'aime donner un moyen mnémotechnique aux parents
que je donne aux urgences.
Il faut surveiller le mot T.R.A.C.E.
...
Aux parents qui nous voient aux urgences,
si les anomalies s'accumulent sur ce T.R.A.C.E,
il faut s'inquiéter.
On peut voir un médecin traitant,
un kinésithérapeute, qui va voir si on fait bien les lavages de nez.
Si c'est très compliqué, c'est les urgences.
Il existe des moyens
pour diminuer le risque de transmission: lavage de mains,
on évite les contacts avec des personnes malades,
surtout dans les premières semaines de vie.
C'est là où les enfants sont les plus fragiles,
entre autres les prématurés.
Il faut y faire attention.
La majorité des bronchiolites ne va pas finir en hospitalisation.
Parfois, on va avoir besoin d'une hospitalisation
pour de l'oxygène ou une sonde nasogastrique pour manger.
Les symptômes augmentent sur 3-4 jours.
Ensuite, il y a un plateau et puis ça diminue.
Il existe actuellement 2 traitements préventifs
contre le VRS.
Ils vont diminuer le risque.
Ca n'évite pas la bronchiolite, mais ça diminue les formes graves.
Ces 2 traitements, c'est soit un vaccin chez la femme enceinte
entre 32 et 36 semaines d'aménorrhée...
- A.Lecaron: Un adulte ne peut pas avoir une bronchiolite
parce que ses bronches sont matures mais avec un rhume, on peut refiler
notre rhume à notre bébé qui le transformera
en bronchiolite?
- Dr J.Fougère: Exactement.
Les bronches vont se refermer plus facilement.
Quand on grandit, c'est moins inquiétant.
Attention aux moins de 6 mois, surtout.
- A.Lecaron: Dernière question.
La kiné n'est plus recommandée?
- Dr J.Fougère: Elle n'est plus recommandée
pour faire des drainages
ou faire tousser les enfants.
On en prescrit souvent pour 2 choses: aider les parents
à savoir évaluer,
aider à revoir si on fait bien les lavages de nez
et pouvoir aiguiller vers les urgences
ou le médecin traitant.
- A.Lecaron: Merci beaucoup.
Yasmine va accueillir son invité.
- KeBlack: Tu sais, ça me fait de la peine, pendant des heures...
- A.Lecaron: Bonjour.
- Y.Oughlis: Merci d'être avec nous.
Il fait son entrée sur son titre, "Bababa".
- KeBlack: Je partage beaucoup, mais pas mes parfums.
- A.Lecaron: Moi, c'est les recettes.
- Y.Oughlis: En tout cas, c'est agréable.
Merci d'être avec nous.
Je vais vous présenter.
Vous êtes un rappeur qui chante ou un chanteur qui rappe,
peu importe dans quel sens on le met.
Nos ados vous adorent.
Quand ils vous voient en concert, voilà ce que ça donne...
C'est assez fou.
Pas besoin de connaître vos paroles.
- KeBlack: Si on oublie nos paroles, ils sont là pour nous
pour nous les rappeler.
- Y.Oughlis: Pour ceux qui ne vous connaîtraient pas,
j'ai appris en travaillant sur cette émission,
quelque chose que vous allez pouvoir dire
à vos enfants en rentrant ce soir: c'était à l'Euro 2016.
Deux footballeurs stars, P.Evra et P.Pogba, se sont
ambiancés sur votre titre de l'époque.
Ils l'ont qualifié de "son de l'Euro".
Vos clips affichent 850 millions de vues.
5 singles de diamant...
Les choses sont dites.
Vous avez sorti il y a quelques jours
un nouvel album qui s'appelle "Focus".
Vous n'avez pas choisi ce titre par hasard.
- KeBlack: C'est l'état d'esprit dans lequel je suis aujourd'hui.
A l'époque, j'étais plus jeune.
Aujourd'hui, j'ai la casquette de producteur.
J'ai un regard sur tout ce qui sort de la société.
Il n'y a rien qui sort où je n'ai pas donné mon accord.
Il faut être hyper focus pour ne pas se perdre.
- Y.Oughlis: C'est votre état d'esprit aujourd'hui.
C'est se concentrer, travailler
après ce que vous avez appelé une traversée du désert.
Vous n'étiez pas obligé d'en parler.
Pourquoi vous l'avez fait?
- KeBlack: Le fait qu'on soit là...
Si les gens décident de ne plus m'écouter, KeBlack
disparaît.
J'avais besoin de raconter qui j'étais.
Aujourd'hui, je fais de la musique, mais ça arrive partout.
Ca peut arriver à un footballeur, à un chef d'entreprise.
Je voulais parler des choses...
On n'est jamais arrivé.
Il faut se préparer et beaucoup travailler.
- Y.Oughlis: Il suffit de vous suivre sur les réseaux
pour voir que vous êtes assez proche des jeunes
qui vous suivent.
Il y a quelques jours, vous avez invité quelques jeunes
à fêter la sortie de votre dernier album.
Le fait d'être pour eux comme un grand frère, ce n'est pas
quelque chose de compliqué à assumer?
- KeBlack: Pas forcément compliqué.
On a reçu une très bonne éducation.
Etre un exemple ou un aîné des plus jeunes,
ce n'est pas difficile.
J'ai 3 enfants.
- Y.Oughlis: Vous pensez à ça quand vous vous adressez aux jeunes
qui vous suivent?
- KeBlack: Bien sûr.
Je ne sais pas si j'ai un texte où je suis vulgaire.
Quand j'écris, je pense à mes enfants, à mes parents.
Je pense à mon père, surtout.
Je veux que ce soit un album qu'on puisse écouter en famille.
- Y.Oughlis: Vous me tendez la perche.
En tant que parents, on s'inquiète de ce qu'écoutent nos enfants.
On regarde les textes.
On a beaucoup de parents qui nous suivent
et qui sont inquiets des textes des rappeurs, des clichés
véhiculés: la drogue, le trafic...
Vous, ce n'est pas ça.
C'est souvent les relations amoureuses
compliquées.
Souvent, les femmes vous font du mal.
Pourquoi?
- KeBlack: Pas forcément.
Quand je suis en concert, je dis souvent aux gens
que je suis un griot.
Je suis un adepte des téléfilms...
Les téléfilms, ce sont toujours des histoires un peu bizarres.
Ca commence toujours bien et il y a toujours un problème.
- Y.Oughlis: Ce qu'il faut garder en tête, c'est que c'est
de la fiction.
Il ne faut pas prendre ça au pied de la lettre.
Vous êtes proche des jeunes.
Vous écoutez les rappeurs qui ont envie de percer.
Comme je suis une petite souris, je sais qu'un jeune rappeur
est venu vous rencontrer.
Ce rappeur s'appelle Manns.
Il a 13 ans.
Il avait envie de vous poser une question.
- J'espère que tu vas bien.
Aujourd'hui, j'ai 2 questions à te poser.
Quel est le plus beau moment que tu as vécu tout au long
de ta carrière?
Si tu avais un seul conseil à donner à un artiste qui débute
sa carrière, ce serait lequel?
J'ai un album à aller streamer.
Je crois qu'il s'appelle "Focus".
- Y.Oughlis: Quel est le conseil pour ces jeunes?
- KeBlack: De ne pas lâcher.
Il faut beaucoup bosser.
Je ne sais pas si on peut se forger un mental.
Surtout dans le métier de la musique, c'est tout le monde
qui joue notre musique.
Il faut avoir un certain recul qu'on voit sur les commentaires
de nos sons.
Il faut les prendre au second degré.
- Y.Oughlis: Il faut être très bien entouré, j'imagine.
Votre album "Focus",
il faut aller le streamer, comme dit Manns.
Merci d'avoir été avec nous.
- A.Lecaron: C'est le Petit Bazar.
On n'a pas beaucoup de temps.
On a préféré écouter KeBlack.
- Y.Oughlis: Est-ce qu'on peut faire le prénom?
C'est Marguerite.
Il a été introduit au 1er siècle à Rome.
Il a été très populaire.
Il a été détrôné par les prénoms germanophones.
Ca m'a fait beaucoup de peine.
Ca a été dur pour le prénom Marguerite.
Après, il est revenu.
Il se fait discret,
alors qu'il y a la chanson de R.Cocciante, "Marguerite"...
- H.Loussaief: On est passé de KeBlack à R.Cocciante...
Un grand écart.
- A.Lecaron: Le rap est arrivé
après une somme de courants musicaux,
dont du Mozart ou du R.Cocciante.
Le rap nourrira les courants musicaux plus tard...
Tout ça est très beau.
Merci d'être venu.
On est très contents de vous avoir.
On se revoit demain.
J'ai juste le temps de vous rappeler que tout de suite,
c'est B.Guillon sur France 2.
Très bonne journée.