📍 Au sommaire de #LMDM ce jeudi 12 décembre : 🥼 Je ne suis plus la même gynéco depuis que je suis maman
📌 Et aussi : 🗞️ Les actus d’Houssem Loussaïef 🍼 L’allaitement pour les nuls 🎭 Du théâtre pour apprendre la grammaire en s’amusant ❓ Le SOPK, Kézaco ? 💭 Comment favoriser l’imagination de nos enfants ?
Présentée par Agathe Lecaron, La Maison des Maternelles est le rendez-vous quotidien consacré à la parentalité et petite enfance. Dans ce magazine, l’animatrice et les spécialistes qui l’entourent ont pour ambition de répondre aux interrogations des jeunes parents, proposant ainsi une émission de service. En toute liberté, de façon positive et décomplexée !
Bonjour tout le monde, bienvenue dans la maison des maternelles.
On vous dit tout le temps qu'on est voisins avec Télématin.
Regardez, on leur a piqué leur invité.
Bonjour !
Ça va Malik ?
Je suis très heureux d'être là, vraiment.
J'aime beaucoup le décor, il est beaucoup mieux que Télématin.
N'est-ce pas que vous êtes venus parce que mon pull, vous aviez envie de dormir dessus ?
Un pull en Moltonnet, vraiment, en Cachemire.
En Moher.
En Moher, en peau de lama.
Ça c'est du pull ça.
Ça c'est du pull, vraiment.
Même la veste de Sam est très...
C'est un homme dégoûté.
J'aime beaucoup, vraiment.
Mais vous êtes tous très élégants.
On a un programme hyper chargé.
Le but de cette émission va être de donner envie à Malik de se reproduire.
Exactement, d'avoir des enfants.
Ça donne envie d'avoir des enfants, ce décor et l'émission.
Qui sait, peut-être qu'un jour, j'espère avoir des jumeaux.
Comment ça se passe ? Vous allez bien ?
Ça va hyper bien.
Regarde, je vais te présenter Laure qui est sur le canapé.
Bonjour Laure.
Laure et Ginéco.
C'est une mise en abyme qu'on va avoir tout à l'heure avec ce témoignage de Laure.
Laure est gynéco.
Elle faisait sa pratique comme elle a appris à la fac de médecine.
Tout à coup, elle a des enfants et ça a tout bouleversé.
C'est génial d'avoir ce prisme-là parce qu'on a rarement des témoignages comme ça.
Bien sûr.
Ça t'intéresse ?
C'est très intéressant.
Je viendrai avec ma chronique Pampers.
Fais attention avec les couches Pampers.
Tu sais que les couches lavables, on t'expliquera.
Tu peux les laver à la machine après le popo de bébé.
Les ovaires polycystiques, est-ce que tu connais ?
Oui, bien sûr.
J'ai fait polytechnique.
Je fais deux ans.
Les ovaires polytechniques.
C'est 10% des femmes.
C'est la première cause d'infertilité féminine.
C'est un sujet considérable et on n'en parle jamais.
C'est ce qu'on va faire ce matin.
Du coup, ma vanne était...
C'est parfait.
J'étais en vanne et elle a dit qu'elle allait tout de suite.
Ça, c'est bien enchaîné.
Marie Perardoux, est-ce que vos enfants ont de l'imagination ?
Pas assez à mon goût.
J'en avais plus.
Aujourd'hui, on va leur apprendre à avoir de l'imagination plutôt que d'être sur leur console.
Ça, ça me plaît.
On n'en peut plus.
Pour faire des Malik plus tard.
Ça serait bien.
Oui, voilà.
Des artistes.
Moi, je rêve d'avoir des artistes.
Mais à mon avis, j'aurais des ovaires polycystiques.
Non, non, non.
Pas des ovaires polycystiques.
Mais ils feront polycystique.
C'est ce que je veux dire.
Avec un peu de chance.
SM.
Une humanité qu'on attend beaucoup.
Exactement.
Carole Hervé.
Autre passion de Malik, à part l'humour, à part le foot.
Il est passionné d'allaitement.
Oui.
En début de deuxième émission.
Vous allaitez souvent ?
Ça m'arrive de temps en temps.
Ça m'arrive.
Mais de moins en moins.
Vous avez l'air d'avoir les seins engorgés quand même.
Faites attention.
Faut qu'on en parle.
On va recevoir Carole Hervé qui nous présente l'allaitement pour les nuls.
Merci Malik d'être passé par la maison des maternelles.
Moi, je fais l'émission avec vous.
On garde.
Il n'y a pas la cuisine comme dans ces taveaux.
Il n'y a que des plaques.
Je pensais qu'il y avait des plaques.
C'est des fausses plaques ?
Non, c'est des vraies plaques.
C'est des vraies plaques.
En revanche, c'est des faux fruits.
On doit directement aller chez le dentiste.
En urgence.
J'ai l'impression d'être le parrain du Téléthon, de faire toutes les émissions de France Télé.
Allez, je vais faire les amours.
J'enchaîne tout de suite.
Merci beaucoup.
Regardez, il y a peut-être Anne-Sophie Lapix qui traîne pour le JT ce soir.
On va aller voir.
Merci Malik.
Merci à vous d'être venu dans mon émission et à bientôt.
Vous êtes très bien installé.
A bientôt.
Salut Malik, salut.
Ça fait plaisir quand ils viennent nous voir, les invités.
Ils ne font pas tous.
C'est le meilleur d'entre nous tous, Malik, de toute façon.
Vous vous défendez, vous savez.
Je l'aime beaucoup.
On l'aime tous.
J'aime beaucoup Malik.
Allez, on démarre avec la santé mentale.
Tiens, la transition est parfaite.
Chez les tout-petits, c'est l'actu mal-être.
Parler du mal-être, après un moment un petit peu sympa, c'est toujours un peu compliqué.
Oui, il n'y a pas de transition idéale.
Mais c'est très important.
Très important.
Santé publique France est intéressée à la santé mentale de nos enfants, les plus jeunes.
Et la photographie du mal-être est terrible.
Plus de 8% des enfants de 3 à 6 ans connaissent au moins une difficulté de santé mentale,
selon l'étude publiée.
C'est la première fois qu'une telle enquête s'intéresse aux enfants de l'école maternelle.
Alors, de quelles difficultés parle-t-on ?
Il s'agit de problèmes du point de vue émotionnel, oppositionnel ou d'inattention et d'hyperactivité.
Alors, quand on entre dans le détail de l'étude,
les garçons présentent plus de difficultés probables avec retentissement sur leur vie que les filles.
Et surtout, un chiffre à retenir, 13% des enfants scolarisés en maternelle
ont déjà consulté au moins une fois un professionnel de santé mentale.
Santé publique France tient tout de même à prendre du recul sur l'interprétation de ces chiffres-là.
À ces âges précoces, les difficultés de comportement ou émotionnelles peuvent rapidement évoluer.
Rien n'est figé.
Par rapport à la génération de mes parents qui ne nous regardaient pas,
nous on observe nos enfants.
On a été éduqués à regarder nos enfants, à les accompagner.
Donc c'est vrai que dès qu'ils ont un petit peu de travers, hop, on va chez le psy.
Il y a des chiffres et puis il y a l'interprétation.
On enchaîne avec un phénomène grandissant.
Et qui inquiète, c'est l'actu cours de récré.
C'était un défi sur TikTok, c'est devenu un jeu homophobe qui envahit toutes les cours de récréation.
Le premier qui bouge est gay.
Les joueurs doivent s'y mobiliser le plus longtemps possible sous peine de voir leur orientation sexuelle questionnée.
C'est la journaliste Renée Grossard pour le Nouvel Obs qui a mis en lumière ce questionnement sur ce nouveau jeu qui s'installe.
Un jeu qui n'est pas né en France, qui est présent des Etats-Unis au Japon et qui est repris par de nombreuses personnalités.
Regardez les images que vous allez voir.
C'est un célèbre streamer américain, Aisho Speed de son nom, qui lance le jeu à l'ancien joueur de foot, Zlatan Ibrahimović.
Les deux vont rester immobiles pendant de longues minutes.
Chez nous, les surveillants, professeurs et même les parents ont pu constater la récurrence de cette phrase stigmatisante.
Une stigmatisation qui peut pousser au harcèlement dans certains établissements.
La méthode préoccupation engagée a été mise en place.
Elle consiste à placer les élèves au cœur de la réflexion afin de les amener vers une prise de conscience de ce qu'ils vivent.
Et puis à tous les enfants qui nous écoutent et qui nous regardent et qui entendent cette injonction de ne pas bouger,
je vous donne un conseil, allez-y, bougez, vous allez voir, rien ne va se passer.
J'avais l'impression que, au contraire, moi, la génération de mes enfants, tout était...
Des alertes ?
Non, mais c'est pour eux, c'est même pas un sujet, en fait.
Moi, j'ai un de mes fils qui m'a dit qu'un de ses copains était gay.
Ce sont les dérives des tendances sur les réseaux sociaux.
Et quand une tendance prend le pas sur un pays, elle arrive très, très souvent en France.
Je pensais que c'était pas ça à l'origine, mais que ça avait déteint en un truc complètement nul.
Mais en fait, c'est même de base.
Et le pire, c'est qu'il y a même des variations de ces phrases-là.
Ça peut être, si tu bouges, t'es autre chose.
On enchaîne.
On termine avec une tradition d'avant-Noël, c'est laquelle j'ai plus d'idées.
À l'approche de Noël, il y a une habitude installée que, lorsqu'on prend du recul un peu,
on se dit, mais d'où ça vient, cette idée ?
D'où viennent ces petits lutins farceurs ?
Ces petits lutins qui se sont introduits dans les familles depuis le début du mois.
J'imagine qu'il y en a aussi chez vous, les petits lutins farceurs.
Non, j'ai pas mis les lutins.
Vous êtes pas type lutin farceur ?
Non, c'est vrai que je mets pas de lutins, moi.
Les lutins farceurs qui enchaînent les bêtises, qui observent le comportement des enfants
qui rentrent chaque soir pour faire le compte rendu au Père Noël.
Cette tradition est inspirée d'un livre publié en 2005 aux États-Unis,
où il était question d'elfes à la base qui supervisaient les enfants.
Mais avec le temps, les parents se sont pris de passion et de créativité
pour accompagner ces lutins, comme vous avez pu le voir à l'image,
sauf que ça rajoute une charge mentale supplémentaire.
Chaque jour, il faut trouver une idée originale.
Vraiment, ces lutins embêtent les parents.
Ils ne rendent service à personne, si ce n'est peut-être au Père Noël.
Bah oui, quand même, il faut penser à lui, il bosse en ce moment.
Ça fait des beaux souvenirs.
Ça fait des beaux souvenirs, c'est ce qu'il faut se dire.
Merci beaucoup à tous les trois.
Vous connaissez le principe que Marie Perrano adore, d'ailleurs.
Avant, j'avais des principes...
L'adage, pas les principes.
C'est bien compris, le proverbe.
Bisous.
Quand j'avais des principes, avant...
Oh, maintenant j'ai des enfants, quoi.
Avant j'avais des principes, maintenant j'ai des enfants.
Bon, je suis un peu fatiguée.
Il s'adapte parfaitement à notre invité que je vais vous présenter tout de suite
et qui va nous raconter son histoire.
Allez-y dans les yeux.
Bonjour, Laure.
Je vais peut-être vous laisser parler toute seule
parce que vous avez vu, aujourd'hui, c'est compliqué.
Alors, Laure, vous êtes la maman de Victor qui a 6 ans,
de Paul qui a 4 ans et d'Edouard qui a 14 mois.
Et vous êtes gynécologue obstétricienne.
Et devenir maman, et c'est ça qui est formidable dans votre histoire,
ça vous a totalement fait changer votre regard sur le métier
et ça vous a carrément remis en question
votre manière d'exercer profondément.
Alors, est-ce que vous pouvez nous expliquer
quel gynécologue vous étiez avant vos grossesses ?
Comment est-ce que vous pratiquiez au jour le jour ?
Oui, je pense que j'étais une gynéco plus attachée à la sécurité, à la technique,
plus une technicienne qu'une gynéco qui pouvait accompagner dans l'émotion.
C'est vrai que si je me situe avant ma première grossesse,
les patientes qui voulaient accoucher accroupies, dans la baignoire,
faire une empreinte du placenta, voire manger le placenta,
ça pouvait un petit peu me faire lever les yeux au ciel,
tout en étant bienveillante, mais je ne comprenais pas vraiment l'idée
parce que moi, la principale cause que je voulais,
c'était vraiment les mettre en sécurité, toute la partie émotionnelle.
C'est ça, c'était la santé, mais la santé psychique aussi,
dont vous étiez garante, mais il n'y avait pas le côté émotionnel,
comme vous dites très bien.
Je ne le comprenais pas vraiment, en fait.
Alors, vous étiez gynéco depuis 8 ans, quand vous êtes tombée enceinte,
pour la première fois.
Qu'est-ce que ça a changé déjà, cette première grossesse ?
Qu'est-ce que vous vous êtes dit ?
Eh bien, j'étais quand même sereine.
Je suis tombée enceinte assez rapidement, donc ça a été facile pour moi.
Je n'ai pas eu à enchaîner un petit peu les galères du début de grossesse.
Vous avez quand même des petits stress, comme les femmes lambda ?
Oui, bien sûr, et surtout que c'est arrivé assez vite pendant ma grossesse
parce que j'ai eu le résultat, vous savez, des marqueurs de la trisomie 21.
Donc, à l'échographie des 12 semaines ?
Oui, ce qu'on appelle le triple test, qui était en risque intermédiaire.
Et donc, ça, je ne l'avais jamais envisagé,
que je puisse avoir un risque de trisomie 21,
comme si moi, j'avais une surpuissance,
quelque chose qui était très puissant en moi, cette confiance-là de mon corps.
Et alors, cette annonce-là, ça a marqué un peu le premier trimestre de ma grossesse,
et que j'étais effondrée, j'étais irrationnelle dans mon stress,
dans le fait que peut-être j'allais devoir avoir une amia synthèse.
J'envisageais les pires scénarios, les pires catastrophes,
même si tout autour de moi, mon entourage professionnel, bien sûr,
et mes amis gynécaux ne faisaient que me rassurer.
Je n'arrivais pas du tout à trouver une ressource rationnelle et raisonnable.
Et j'imagine que vous aviez déjà eu des patientes qui avaient vécu ça,
et que vous regardiez en disant « bon, attendez, on va vous faire… »
Bien sûr, j'étais la première à donner des raisons d'y croire,
de s'y attacher, d'être raisonnable.
Moi, ça a été l'anéantissement de ce premier trimestre.
Et bien sûr, quand le résultat du DPNI est revenu négatif,
j'ai repris le dessus et ça allait beaucoup mieux après.
Mais j'ai vécu ce premier choc des marques de la trisomie 21,
auquel je ne m'attendais pas du tout.
Et après, comment ça s'est poursuivi, cette grossesse ?
Eh bien, pour cette première grossesse, à l'époque,
je vivais à une heure de la maternité dans laquelle j'exerçais.
En plus, j'y allais tous les jours,
et en plus, j'avais cinq à six gardes par mois,
donc cinq à six nuits par mois.
Alors moi, ça ne me posait aucun problème.
Je ne voyais pas du tout le problème de me faire deux heures de route,
six nuits par mois en plus de toute ma journée, de toute ma semaine.
Bien qu'en même temps, en parallèle, bien sûr,
je suivais des patientes qui étaient au même terme que moi,
et que j'arrêtais, je faisais des arrêts de travail,
mais très volontiers, parce qu'elles me le demandaient,
parce qu'il y avait trop de routes ou trop de voitures.
Donc moi, j'ai commencé, j'ai continué à travailler,
et je ne voyais pas du tout le problème, en fait.
Je me disais, de toute façon, moi, je vais travailler jusqu'à terme,
je vais opérer mes patientes jusqu'à terme,
je serai là jusqu'à terme, mais pas du tout.
J'ai été rattrapée par la réalité,
c'est-à-dire que je me suis mise à contracter vers 18 semaines,
donc assez tôt quand même.
Est-ce que vous arrivez à ça ?
C'est quand même quelque chose qui m'intéresse, moi,
qui ai contracté toute ma grossesse,
et qui donc était dans un état de stress,
alors que j'avais juste un utérus contractile.
Est-ce que vous, vous arriviez à avoir ce recul,
celui que ma gynéco avait avec moi, sur vous-même ?
Alors, pas du tout.
C'est pas étonnant.
Déjà, j'ai mis une semaine à me rendre compte
que c'était des contractions.
Moi, je contracte ?
Ah non, non, je n'ai pas du tout prévu de contracter, en fait.
Et donc, c'est une amie CHOM qui m'a dit,
mais Laure, en fait, il faut que tu t'arrêtes,
parce que là, ça ne va pas du tout,
tu contractes tôt.
Donc, c'est elle qui m'a fait un arrêt de travail.
Et c'est là qu'il a fallu vraiment que je prenne,
que je fasse la place à cette grossesse,
que je me rende compte qu'il faut que je lève le pied,
que je sois une maman comme tout le monde,
que je prenne soin de cette grossesse-là.
Et c'est le fait de m'arrêter
qui m'a fait ensuite revoir les choses sur cette grossesse
et faire de la place à cette grossesse.
Et alors, toutes les pratiques qui vous faisaient
lever les yeux au ciel,
je vous comprends très bien,
j'étais comme vous avant,
avant d'avoir des enfants.
Est-ce que vous avez testé
quelques-unes de ces pratiques quand même ?
Oui, bien sûr.
Surtout sur cette première grossesse,
j'ai testé le champ prénatal.
Ah oui, carrément ?
Oui, carrément.
Alors, ce n'est pas moi qui ai eu l'idée,
c'est ma gynéco qui a bien compris
que Laure, il fallait absolument
lui faire couper son cerveau
et qu'elle prenne un peu plus confiance dans son corps.
Et elle m'a dit,
Laure, il faut absolument que tu lui testes quelque chose,
c'est le champ prénatal.
Moi, quand je suis garde,
j'entends les patientes qui chantent,
elles me réveillent,
parce que je les entends chanter et vibrer,
et tu veux me faire tester ça ?
Elle me dit, oui Laure,
c'est exactement ce qu'il te faut,
ça va t'aider à un peu lâcher,
couper ton cerveau gynéco
et à rentrer dans ta grossesse.
Elle avait raison,
parce que je me suis rendue
à ce premier cours de champ prénatal
très sceptique,
avec mon mari,
j'ai traîné Antoine,
et on s'est retrouvés là
à faire toute sa grossesse
une préparation en vibrant,
alors qu'on vibrait,
et j'ai commencé vraiment
à prendre énormément goût,
parce que ça me faisait du bien,
ça me détendait,
et il y avait une relation
très forte avec mon mari
qui vibrait en tant que moi,
et ça a participé en fait
à cette mise en abyme
de ma première grossesse,
et de, ok, mais en fait,
il y a toute une partie émotionnelle
à laquelle je n'avais jamais imaginé
et songé.
Parce que vous n'y avez pas eu accès ?
Pas du tout,
pas dans ma formation,
et là, j'ai voulu tout tester.
Donc là, j'ai fait le champ prénatal,
j'ai fait des cours d'autonomie,
je me suis intéressée à l'hypnose,
j'ai lu tous les livres inimaginables
qui puissent exister
sur la psychologie de la grossesse,
toutes les façons qu'on avait
de proposer aux femmes d'accoucher,
la physiologie...
Et justement, vous avez eu
un accouchement physio ou pas ?
Alors du coup,
je me suis préparée
à un accouchement physio,
j'avais bien sûr,
là d'un coup,
j'étais surpuissante,
j'ai compris tous les mécanismes
de la physiologie,
je voulais savourer
cette cascade hormonale
qu'on décrit dans les livres,
donc je me suis énormément préparée
à un accouchement physio,
donc j'ai commencé un travail
qui a été assez soft,
j'étais dans ma baignoire,
je vibrais,
je suis arrivée à la maternité,
j'étais déjà à 5 cm,
et là, j'ai été un peu rattrapée
par mon côté gynéco,
c'est que la sage-femme m'examine,
elle me dit tout va bien,
Laure, bon par contre,
tu viens de rompre la poche des os,
le liquide est méconial,
elle est teintée,
et le bébé est en variété possère,
donc il regarde en l'air,
alors moi tout de suite,
j'ai mis, oh purée,
je ne vais jamais y arriver
sans péridurale,
ok, ben vas-y,
pose-moi une péridurale,
je ne tiendrai pas.
Mais donc c'est bien,
parce que ça,
ça vous permettait quand même
de faire le bon choix
et d'être actrice
dès votre accouchement.
Oui, alors oui,
d'un côté,
j'ai été actrice,
mais si vous voulez,
j'ai été rattrapée,
j'étais dans ma bulle de physiologie
comme une maman normale,
elle me donne des infos
qui me rappellent à mon métier
dans la sécurité,
et donc moi-même,
je me suis mise en sécurité
alors que ce n'était peut-être
pas la bonne solution.
Il aurait fallu accepter
d'être prise en charge
par quelqu'un d'autre.
Exactement,
et en tout cas,
ça a été une bonne décision,
après j'ai pu quand même
aller jusque dans mon projet naissant,
j'ai pu travailler
dans des postures libres,
commencer à pousser un peu accroupie,
pousser en vibrant,
pousser tout à fait en chantant,
j'ai accueilli mon premier enfant
en chantant.
Vous avez réveillé
toutes les sages-femmes
qui étaient en train de dormir,
en juste vengeance.
Voilà,
un juste retour des choses.
Alors deux ans après,
vous avez accouché de Paul,
et puis après vous avez eu
un petit peu de mal
à tomber enceinte du troisième.
Oui.
Ça aussi,
c'était une expérience
que vos patientes
vous rapportaient souvent,
j'imagine ?
Oui, c'est vrai,
pour notre troisième,
j'ai mis huit mois,
on a réussi au bout de huit mois
à ce que je sois enceinte,
et cette grossesse n'a pas tenu
elle s'est arrêtée vers dix semaines,
et ça a été un moment
très dur et très marquant,
en effet, en tant que femme
et dans ma carrière de gynéco,
parce que j'ai dû avoir un curtage,
et que c'était donc l'été,
donc il y avait très peu
de gynéco à la maternité,
donc j'étais obligée d'assurer
quand même le travail, les gardes,
donc pendant que j'annonçais
les grossesses à mes patientes,
j'avais encore,
moi j'avais la grossesse
qui s'était arrêtée,
donc c'était assez ambivalent,
j'annonçais les grossesses,
moi j'avais pas encore
eu mon curtage,
mais je savais que j'allais y passer,
j'ai travaillé le lendemain
de mon curtage,
il a fallu quand même que je sois,
que je mène vachement à distance
le côté j'annonce la grossesse
à mes patientes,
j'écoute leurs plaintes
du premier trimestre,
tandis que moi je suis en train
de vivre, enfin...
Oui c'est terrible,
c'est le lot de toutes les femmes,
en fait on continue à travailler,
Marlène Schiappa,
qui était ministre à l'époque,
a raconté à votre place
qu'elle avait eu une fausse couche
dans un avion alors qu'elle était
avec le premier ministre
ou avec le président,
donc c'est vrai quand on fait
des métiers comme ça,
c'est terrible,
et vous en plus vous êtes face
à ces pulsions de vie
que vous devez annoncer,
et qui doivent vous réjouir
malgré tout.
C'est sûr et puis surtout
ça m'a fait bien prendre conscience
qu'une femme qui a un désir
de grossesse,
le monde il a beau s'arrêter,
tourner,
en fait elle continue,
c'est sa priorité,
donc moi j'étais face
à des patientes
qui souhaitaient aussi
d'être enceintes,
qui étaient enceintes,
moi ma grossesse venait
de s'arrêter,
j'étais le lendemain
d'un curtage,
et je ne pensais qu'à ça,
mais en même temps
j'étais aussi là
obligée de les accompagner,
de rester là,
de les accompagner
dans toutes les situations.
Qu'est-ce que ça a changé
concrètement dans votre
manière de pratiquer
toutes ces expériences,
le fait d'être maman,
mais aussi d'avoir
une fausse couche ?
Alors pour le fait d'être maman
et d'avoir eu aussi
une grossesse arrêtée,
c'est évident que je prends
beaucoup plus de temps
avec mes patientes,
que je suis,
je les accompagne
beaucoup plus
sur le plan émotionnel,
j'ai changé ma manière
d'exercer,
j'ai une consultation
qui est plus longue,
j'ai une consultation
qui est même dédiée
au traumatisme obstétrico
ou au deuil périnatal,
je prends beaucoup
plus de temps
à les écouter,
je les accompagne,
je personnalise
beaucoup plus le soin,
si par exemple
j'ai une patiente
qui va avoir
des problèmes
relationnels dans son couple,
je vais rapidement
l'orienter
chez un psychologue,
je vais rapidement
l'orienter
dans l'hypnose,
disons que
d'avoir fait déjà,
d'avoir testé
toutes les préparations
à la naissance,
je vais identifier
rapidement
ce que ma patiente
en face de moi
va avoir besoin
pour son propre
souhait de maternité,
et concernant
les arrêts de grossesse,
c'est évident
que je me mets
beaucoup plus
à leur place,
que je propose
un suivi
qui va être personnalisé,
je vais les voir
plus souvent,
je vais vraiment
adapter le suivi à elles,
si elles veulent me voir
toutes les semaines,
je les verrai
toutes les semaines,
si c'est tous les 15 jours,
ce sera tous les 15 jours,
vraiment je m'adapte
beaucoup plus
et je les accompagne,
j'essaie de la réinjecter
déjà de la confiance
et d'être
vraiment présente.
C'est quelque chose
qu'on n'apprend pas
pendant les études de médecine,
il n'y a pas
par exemple
un cours
ou un cursus
avec un psy
qui pourrait
vous familiariser
avec toute
cette partie émotionnelle.
En tout cas moi
pendant mes études
c'était évident que non,
c'était vraiment
que la sécurité,
aujourd'hui je sais
que les étudiants en médecine
ils ont quand même
des pours de bienveillance
et de bien-traitance,
donc ça, ça arrive
de plus en plus
dans les facultés de médecine
et je m'en réjouis.
Donc vous ne prêchez pas
pour le gynéco-mal,
vous voyez ce que je veux dire
maintenant qu'on sait ça,
qu'on sait que
bon il faut un peu
vivre les choses
forcément pour les comprendre,
c'est tout à fait normal,
mais vous êtes
devenue une sacrée professionnelle.
En tout cas,
je suis entourée
de gynéco-hommes,
c'est certain
qu'on a une pratique différente,
moi je parle vraiment
de ma pratique personnelle
et comment ça a changé
ma relation avec mes patientes.
Je dis toujours que moi,
mon credo c'est
de soigner avec amour,
parce que ça peut paraître
un peu perché
en tant que médecin,
mais en réalité
le fait de dévoiler
sa sensibilité,
ça crée une telle relation
de confiance
que j'en suis
beaucoup plus riche.
Je ne voudrais pas
qu'on se quitte
sans parler de votre podcast
qui s'appelle La Gynéco.
Vous avez vu,
c'est le meilleur accompagnement
avec la maison des maternelles
possible.
Merci mille fois Laure,
c'était passionnant
et c'était bien
d'entendre votre voix
sur ce thème-là
qu'on n'avait jamais
abordé en plus.
On se retrouve tout de suite
pour La Maison des Maternelles
à votre service
resté sur France 2.
Bienvenue dans
La Maison des Maternelles
à votre service
10h pile,
on est toujours à l'heure.
On peut nous reprocher
beaucoup de choses,
mais je vais vous dire
la ponctualité,
ça, non.
Marie-Père Arnaud,
qu'est-ce qui nous attend
dans votre SAV ?
On va parler de
l'imaginaire des enfants,
comment le développer
à l'heure où effectivement
plutôt que de s'ennuyer
on allume une télé.
Comment faire
nos parents ?
Il n'arrête pas
de me scruter,
qu'est-ce qu'il y a ?
C'est parce que j'ai des trucs
dans les dents ?
Pas du tout,
je vous jure,
je vous l'aurai dit.
Comme je mange des amandes,
parfois j'ai des espèces
de vieilles amandes coincées.
Je voulais savoir
si ça allait bloquer
ou pas cette fois-ci.
Ça pourrait aller
dans le larynx aussi.
Ma chère Anna Roy,
aujourd'hui vous parlez
d'un sujet qui concerne
10% des femmes,
ce qui est énorme.
Oui, c'est énorme,
c'est autant
que l'endométriose
et pourtant,
on n'en parle pas beaucoup,
on va parler du syndrome
des ovaires polycystiques.
Hyper important sujet.
Merci beaucoup.
Oussem, parlez-nous
de votre invité.
Elle s'appelle Carole Hervé,
elle est consultante
en lactation.
Elle va venir nous parler
de l'allaitement
pour tout le monde
et surtout pour les nulles.
Ah, c'est ça.
Ça concerne aussi
beaucoup de monde.
Carole, bonjour.
Bonjour Youssef.
Bienvenue.
Comment ça va ?
Installez-vous.
Consultante en lactation,
vous connaissez
la maison des maternelles.
Merci de m'avoir invitée
à nouveau.
Vous avez écrit
de nombreux ouvrages
autour de la lactation,
de l'allaitement
et là, cette fois-ci,
c'est vraiment la Bible
pour celles et ceux
qui s'intéressent au sujet.
L'allaitement pour les nulles
aux éditions First
que vous publiez
avec Evelyne Mazurier
et Muriel Mermillot.
Alors, j'ai appris
énormément de choses
parce que oui,
je me suis intéressé
à l'allaitement, moi aussi.
Déjà, au niveau
des racines ancestrales
de l'allaitement.
Vous ne savez pas
que ça remontait
à très, très, très longtemps.
D'aussi loin
que l'espèce humaine existe,
les mères étaient faites
pour allaiter.
L'allaitement permettait
la survie du petit de l'homme.
Alors oui, très vite,
des nourrices sont apparues,
mais à l'origine,
c'est les mères
qui allaitaient leur bébé.
Il n'y avait pas encore
tout le lait infantile
qui permet de sauver
des situations,
mais en l'occurrence,
le lait maternel
est vraiment précieux.
Le tire-lait aussi,
c'est ancestral ?
Le tire-lait,
on peut utiliser celui-ci.
Il n'existe plus longtemps.
Je me disais,
ce n'est pas votre premier ouvrage
sur l'allaitement,
mais qu'est-ce que ça dit
de notre société ?
On n'est pas assez renseignés
sur ce sujet ?
Je pense que le marketing
du lait infantile
a un petit peu biaisé
notre regard.
Malheureusement,
les professionnels de santé
qui nous entourent
n'ont pas toujours le temps
d'accéder aux connaissances,
à des connaissances profondes.
Même la transmission
de mère en mère,
mère en fille,
n'est plus si prégnante
qu'elle l'a été
à un moment donné.
C'est la raison pour laquelle
ce geste est quelque part
un petit peu perdu.
On a l'impression aujourd'hui
que c'est seuls les chanceuses
qui réussissent à allaiter
alors que c'est accessible
à tout le monde.
C'est ce que j'allais vous poser
comme question.
Vous parlez de chanceuses
ou accessibles à toutes.
Pour faire très simple,
toutes les femmes
peuvent allaiter ?
Toutes les femmes
peuvent allaiter,
mais dans une certaine mesure.
Je pense qu'Anna va parler
du syndrome des ovaires polykystiques
qui est un des petits facteurs,
un point de vigilance
pour la consultante
en lactation
puisque certaines mères
vont avoir une lactation
qui est légèrement décalée
parce qu'elle souffre
du syndrome des ovaires polykystiques.
Il y a toujours des solutions.
Question qui peut vous sembler
très générique
et je pense que ce n'est pas
la première fois
que vous l'entendez.
Vous développez cette thématique
dans le chapitre 2.
Qu'est-ce que ça apporte
l'allaitement
dans un premier temps
à l'enfant ?
C'est une évidence au départ
et ça apporte des bénéfices
pour l'enfant
en termes d'immunité,
de nutrition,
de relation avec la maman.
La maman n'est pas en reste
puisqu'elle va être protégée
de certains cancers,
certaines maladies dites évitables.
Les cancers,
ça va être le cancer du sein,
le cancer des ovaires.
Pour les maladies évitables,
on pense au diabète,
on pense à l'obésité.
Ce sont des manières
de se protéger.
On parle d'un effet dose dépendant.
Plus longtemps la maman allaite
et plus les bénéfices
vont se voir sur sa santé
comme sur celle de son enfant.
Maintenant, la maman décide
pour elle-même
de la durée de son allaitement.
Dans le livre, vous dites
que quand on se lance
dans un processus d'allaitement,
il faut dépasser la peur.
Oui.
Ou même les peurs.
Oui, bien sûr.
De quelles peurs on parle ?
La peur que nos seins
ne soient pas capables
de produire suffisamment de lait.
Elle est souvent entretenue
par la société.
La société qui nous dit
qu'on va entendre une cousine,
une tante,
nous dire qu'elle n'avait pas
assez de lait,
qu'elle n'avait pas réussi.
Je vois Anna qui inquiète.
On l'entend tellement souvent.
Vous l'entendez aussi, Anna ?
Oui, même de la part
du professionnel de la santé.
Il faut le reconnaître.
L'une des difficultés
auxquelles sont confrontées
les mamans,
c'est le séjour à la maternité
où elles vont entendre
tout et son contraire,
malheureusement.
C'est justement
ce défaut de formation.
Le livre est là
pour combler un vide
si toutefois
certains professionnels
de santé s'y intéressent.
On n'a pas parlé
de la peur des douleurs.
Il peut venir aussi
après les douleurs.
Comment on fait
lorsqu'on a face à nous
une maman qui allaite
et qui a des douleurs
ou une maman qui veut allaiter
et qui pense aux douleurs
avant même d'allaiter ?
C'est normal d'avoir
une peur d'appréhension,
une appréhension
de ce qui va se passer.
On saute un peu,
on plonge dans l'inconnu.
Il faut se rappeler
que la douleur,
c'est un symptôme.
Si une douleur survient,
elle doit très vite
être prise en charge.
On peut tolérer
une sensibilité supérieure
dans les jours
qui suivent la naissance
parce que le phénomène
hormonal va faire
que les mamans
sont un peu plus sensibles
que d'habitude.
Maintenant,
avec une prise en charge
convenable,
un accompagnement,
on leur parlait
tout à l'heure
d'amour,
de bienveillance,
de soutien.
L'accompagnement
en allaitement,
c'est ça aussi.
On ne doit pas laisser
la maman toute seule
et banaliser la douleur.
On doit la prendre en charge
et tout faire pour l'anticiper
mais l'éviter
parce que c'est tout à fait possible.
Quand vous dites on,
c'est qui on ?
Toutes les personnes
qui l'entourent,
de la gynécologue
en passant par la sage-femme,
l'auxiliaire du périculture,
le pédiatre,
la grande soeur,
la cousine, la tante,
tout le monde,
toute la société
devrait pouvoir
protéger l'allaitement
et quand on ne sait pas,
savoir orienter
et dire
je vais aller chercher
pour vous des personnes
pour vous aider.
C'est pour ça
que ce livre est intéressant.
Une question
qui est très personnelle
et que je me suis très souvent posée
quand j'ai eu mon petit garçon.
Je n'ai pas votre science
mais je me suis dit
que je voyais souvent
mon enfant téter fréquemment.
Je me suis dit
mais s'il tête fréquemment,
à un moment donné
il n'y aurait plus de lait ?
C'est très beau comme image.
Il se trouve que
la quantité de lait
qu'une mère va produire
et on en parle beaucoup
dans le livre
sous l'angle
de ce qu'on a appelé
le petit trésor,
ce que la nature a prévu
pour permettre
au corps de la femme
d'accomplir ce geste,
le corps de la mère
va installer une lactation,
on parle d'une phase
de calibrage
et cette lactation
s'installe dans les 2-3 semaines
qui suivent la naissance du bébé.
Et ce qui est assez spectaculaire
c'est que la quantité de lait
va rester relativement la même
jusqu'aux 6 mois de l'enfant.
Maintenant,
les bébés ne sont pas tous
très matures évidemment,
à la naissance,
pas tous très efficaces
et pour certains,
il faudra jusqu'à 18 tétés
pour aller obtenir
cette quantité de lait.
Pour d'autres,
ça se régulera assez vite
aux alentours de 8-10 tétés.
Donc c'est vrai que
le nombre de tétés
peut nous parler d'être
extravagant
mais le bébé ne va jamais
ni épuiser le quota
ni trop manger.
Un bébé obèse,
ça se voit pas vraiment.
Un bébé allaité obèse,
on n'en trouve pas.
J'ai deux questions
que j'aimerais vous poser.
La première,
est-ce qu'il faut
un régime alimentaire
pour la maman
très précis lorsqu'elle allaite ?
Absolument pas.
On met de la couleur dans les plats
donc comme d'habitude,
on mange des fruits,
des légumes,
des protéines,
des acides gras.
Il y a des produits prohibés ?
L'alcool.
L'alcool en fait,
les fêtes de Noël arrivent
donc on n'a pas besoin
de rentrer dans les ordres non plus.
Si on allaite notre enfant,
on boit un petit verre
alors de manière raisonnable
bien entendu
C'est ce que nous disait Anna
il y a quelques jours.
Et la dernière question,
est-ce que le lait maternel
a une date de péremption ?
Absolument pas.
On s'arrête là.
Peut-être que l'enfant
il a 17 ans,
il faut arrêter.
Peut-être qu'à 17 ans,
on aura envie de passer
à autre chose
mais autant,
on peut voir des enfants
prendre des biberons
jusqu'à 4-5 ans.
Je ne sais pas si les mères
vont allaiter jusqu'à 4-5 ans
mais j'ai plutôt envie
de véhiculer la notion
de plaisir.
Tant qu'il y a
un plaisir partagé
dans cette relation,
la maman continue
aussi longtemps qu'elle le souhaite.
Carole Hervé,
l'allaitement pour les nuls
aux éditions First.
Merci beaucoup
grâce à ce livre.
Je suis un peu moins nul.
Mais non !
Ça je le sais.
Vous allez l'être
de moins en moins
parce qu'on en parle souvent.
Vous savez,
dans la maison des maternelles
d'ailleurs demain,
on aura une jeune maman
qui va nous parler
des difficultés qu'elle a eues
à allaiter
mais elle a tenu bon.
Vous l'avez très bien dit,
il y a toujours des solutions
mais elle a eu
vraiment des mois de galère.
Tout de suite,
merci beaucoup.
Nous partons à vos côtés.
Qui aime la grammaire
autour de cette table ?
Oussem ?
Oui.
Moi aussi j'adore.
Ça tombe mal
parce que ce n'était pas
du tout mon lancement.
Il fallait détester.
Carole,
vous aimez la grammaire ?
Pas vraiment.
Merci Carole.
Vous me rendez un service
parce que c'est vrai
que normalement
on les maudit
ces leçons de grammaire.
En tout cas moi,
j'ai vrai que j'adore faire.
Je suis passionnée de linguistique.
Qu'est-ce que vous voulez ?
Mes enfants détestent.
Je peux vous dire
que les notions de COD,
COI,
ils deviennent dingues.
Alors pour adoucir
l'apprentissage,
l'école privée Villa Hélène
à Saint-Egreve,
près de chez vous,
Marie-Pierre Grenoble,
aborde les notions grammaticales
grâce au théâtre.
Ça c'est une bonne idée.
Constance Deron a assisté
aux ateliers des CP
et des CE1.
On met tous les mains en l'air,
on croise les pieds
et on va appuyer
très fort sur la tête.
On rappuie.
Magnifique !
Mon joli livre !
Dévoile-nous
tes
histoires !
Pour aujourd'hui,
la maîtresse m'avait demandé
de travailler sur la phrase.
Je crée des personnages
qui vont jouer,
qui vont être
la notion grammaticale.
Le majuscule arrive.
On se met à trembler.
Et d'un coup...
Attention !
Je suis...
le majuscule !
C'est un mage énigmatique,
mystérieux,
qui va montrer aux enfants
que la majuscule est essentielle
dans une phrase
car c'est elle qui commence.
Moi !
L'agent secret !
Je vais vous aider !
Coupez !
Les agents secrets,
ils mettent couper,
mais nous,
quand on écrit une phrase,
on met quoi pour dire
que la phrase est terminée ?
Un point.
Le mot bateau.
Tu dois me faire une phrase
avec bateau.
Ba...
Je...
Je suis sur un bateau.
Super.
Je...
Je suis sur le bateau.
Super.
Je suis sur un bateau coupé.
Dans l'eau,
on a plein de trésors.
Je me suis taché
avec de l'eau.
Ce matin,
nous sommes partis
dans l'océan.
Coupez !
Le fait de jouer
cette notion grammaticale,
ça va l'ancrer
dans leur corps.
Ils vont comprendre
quel est l'objectif
dans la vie courante
de pratiquer la grammaire
et qu'ils vont se rendre compte
que cette notion-là,
ils la pratiquent
sans même s'en rendre compte.
Je suis le meilleur
de ma race.
Je suis le plus fort.
Je suis
le plus méchant
du monde.
Ouais !
Ha, ha, ha !
On n'est pas...
Ouais, super.
On n'est pas
gros.
Excellent.
On n'est pas gros.
C'est comme ça
qu'on construit une phrase
et aujourd'hui,
vous m'en avez construit
des sublimes.
Bravo à vous.
Excellent.
Les négators,
nous allons les rencontrer
dans un instant
mais pour pouvoir y aller,
il faut traverser
des endroits un petit peu
étranges et étonnants.
Donc là,
on va marcher sur la lave.
Vous me faites voir
que ça vous fait
horriblement mal aux pieds.
C'est brûlant.
Allez-y,
on hurle notre douleur
et top,
on s'arrête.
Nous allons pousser
dans un instant
la grande porte d'entrée
du manoir des négators.
Pour les CE1,
chaque personnage
va donc représenter
cette notion grammaticale
que sont les phrases négatives
qui ne sont pas forcément
instinctives chez les enfants
mais en le jouant,
ils vont vraiment comprendre
que ces personnages-là
qu'on appelle
la famille négator
dans mon cours
sont des notions grammaticales
importantes.
Et dans un instant,
vous me ferez une phrase
avec le jamais.
Nous t'écoutons.
Nous ne prenons jamais
de douce.
Nous n'irons jamais au lit.
Nous ne ferons jamais
nos devoirs
après l'école.
Madame Jamais,
encore plus tendue
ou Monsieur Jamais ?
Il ne faut jamais
tuer les gens.
Ah ben non,
on est bien d'accord.
On a des élèves
qui ont de plus en plus
besoin d'éducation
et du coup,
d'utiliser le théâtre
pour apprendre la grammaire,
c'est un vrai plus
parce qu'ils se sentent
concernés,
ils se sentent
vraiment investis.
J'aime bien mimer,
j'aime bien aussi
les jeux que Clément
nous fait faire
et je trouve que
les personnages
qu'il nous donne
et qu'il nous demande
de réfléchir une phrase,
c'est vraiment trop bien.
Je voudrais vraiment
remercier Clément Genin
de la compagnie
de la Lune Verte
qui anime ses ateliers
depuis 10 ans
et ça marche aussi
pour apprendre l'histoire
et l'anglais.
C'est vraiment formidable.
J'espère que ça va
inspirer peut-être
des directeurs
ou des directrices
d'école qui nous regardent.
Anna Roy,
c'est à nous.
Tenez votre bougie droite
comme disait mon grand-père.
Oui, mon grand-père
était un peu autoritaire.
Anna,
je rappelle
qu'on va parler
des ovaires polycystiques
et que ça concerne
10% des femmes.
Donc on va faire
un résumé d'abord
que vous avez tourné
il y a quelques temps
puis après on aura
plein de questions à vous poser.
Le SOPK,
c'est la première cause
d'infertilité féminine.
Le SOPK,
c'est une femme sur 10,
entre 7 et 15%
selon les études.
Le SOPK,
c'est la maladie hormonale
la plus fréquente
chez les femmes
en âge de procréer
et il y a souvent
une longue errance
diagnostique sur cette maladie.
Il y a tout un tas
de symptômes différents
qui peuvent apparaître
directement au moment
de la puberté
mais également se développer
à la fin de l'adolescence
voire au début de l'âge adulte.
D'abord évidemment
des règles irrégulières
voire carrément
une absence de règles
puisque ça perturbe
les cycles menstruels.
On peut retrouver
un surpoids ou une obésité
dans 50% des cas,
très rarement
une perte de poids
difficile à contrôler.
On peut retrouver
de la fatigue,
une fatigue accrue,
latente,
vraiment pénible.
On peut retrouver
de l'hirsutisme,
c'est-à-dire la présence
de poils à des endroits
où on n'en a pas normalement,
le visage, les bras,
le dos, la poitrine,
les pouces, les orteils
et l'abdomen.
On peut retrouver
une chute de cheveux
qui augmente d'ailleurs
en fonction de l'âge.
On peut retrouver
de l'infertilité
mais ça on l'a déjà dit,
de l'acné,
des taches foncées
sur la peau
comme sur le cou
les plis des bras,
on peut avoir
des sautes d'humeur,
des douleurs pelviennes
dans le bas du ventre
au moment des règles
et des saignements
plus abondants,
des migraines,
des problèmes de sommeil
et une baisse de la libido.
Bref, on le voit,
c'est tout un tas
de symptômes
assez différents.
Le diagnostic du SOPK
nécessite la présence
d'au moins deux
de ces trois critères.
Une hyperandrogémie clinique,
on l'a dit,
des poils, de l'acné
et la perte de cheveux
ou biologique.
Deux, une ovulation
rare ou absente.
Trois, une augmentation
du volume des ovaires
et leur aspect
à l'échographie
par voie endovaginale.
Malheureusement,
déjà, il faut que je vous le dise,
on n'a pas de traitement
pour guérir la maladie
en elle-même,
dont on ignore d'ailleurs
vraiment l'origine.
Par contre,
c'est un traitement symptomatique
en fonction de la situation clinique.
Alors, qu'est-ce qu'on peut faire ?
Et bien d'abord,
l'hygiène de vie.
Alimentation variée et équilibrée,
activité physique,
lutter contre les symptômes
de l'hyperandrogémie,
etc.
Il peut y avoir
un accompagnement psychologique
qui peut être nécessaire.
On peut prescrire
une pilule oestroprogestative
s'il n'y a pas de contre-indication
ou un anti-androgène,
là encore,
s'il n'y a pas de contre-indication.
On va suivre régulièrement
la glycémie,
la tension,
parce qu'il y a un risque
cardiovasculaire qui est accru.
Et enfin, bien sûr,
on va prendre en charge
l'infertilité
s'il y a un désir de grossesse.
Commencez peut-être
à me connaître,
mais moi,
j'adore les associations de patientes
qui sont vraiment des ressources
absolument merveilleuses pour vous.
Il y a ASSO-SOPK
et SOPK Europe.
Vraiment,
allez-y,
les yeux fermés,
plein de ressources,
c'est extrêmement,
extrêmement utile.
Merci, Anna !
Je vais rappeler quand même
le nom des associations
que vous avez évoquées,
ASSO-SOPK
et SOPK Europe,
dont les adresses
s'affichent en bas de l'écran.
Alors, on a reçu
plein de questions,
comme d'habitude,
quand Anna est là.
10h16,
on est en direct.
C'est pour ce que je donne,
Sandrine vous demande
est-ce qu'on peut diagnostiquer
un SOPK
dès les premières règles,
donc dès l'adolescence ?
Et c'est Catherine Deneuve
qui vous le demande,
Oui,
mais attention,
parce que les premiers cycles
chez une jeune fille,
et parfois,
sont un peu irréguliers,
donc il faut quand même
laisser passer du temps
pour savoir
si c'est bien un SOPK.
Mais ce qui est sûr,
c'est que ça vaut le coup
d'essayer de diagnostiquer
avant de mettre quelqu'un
sous contraception.
Si on voit qu'il y a
des troubles du cycle,
il faut vraiment aller consulter,
ne pas avoir peur
des sages-femmes,
des gynécos,
et venir nous voir.
J'imagine qu'un trouble du cycle
qui dure un petit peu
sur plusieurs années,
de toute façon,
avant de mettre une contraception,
on va avoir un bilan.
Moi, je trouve ça intéressant
parce que des fois,
on met très vite sous contraception,
du coup, on ne voit rien,
et après,
on arrête sa contraception,
on a 32, 33, 34+,
et zut,
et on s'aperçoit qu'en fait,
on a masqué quelque chose
pendant des années.
Donc faire le point,
n'ayez pas peur,
les sages-femmes,
les gynécos,
les médecins traitants
ont fait du suivi gynéco
et on ne vous examine pas forcément.
Vous pouvez nous voir
et on ne vous touche pas,
il n'y a pas de problème.
Question de Boubou,
l'endométriose,
Alors non,
mais j'ai une mauvaise nouvelle,
c'est qu'on peut avoir
la double peine.
On peut avoir
endométriose
et syndrome des ovaires polycystiques.
Ça, c'est vraiment...
Mais ce n'est pas lié.
Non.
On n'a pas plus de chance
en l'état actuel
de nos connaissances
parce que ça va très vite
en ce moment
parce que quand même,
on ne s'est pas donné
beaucoup de mal
pendant des années
sur la santé des femmes.
Donc là,
peut-être qu'on va découvrir,
mais en l'état actuel
de nos connaissances,
non.
Mais en tout cas,
on peut avoir les deux.
Merci.
Bisous à vous, Anna.
Peut-être un troisième
car Marlène voudrait savoir
si un déséquilibre hormonal
peut provenir d'un SOPK.
Ah oui.
Oui.
Le problème,
c'est que déséquilibre hormonal,
ça ne veut tout et rien dire,
mais bien sûr que oui,
ça peut provenir d'un SOPK.
Toujours intéressant,
si vous vous suspectez
parce qu'avec la liste
des symptômes que je vous ai mis,
vous vous dites
« Oh, c'est bizarre »,
allez consulter
parce qu'il y a vraiment
une très longue errance
diagnostique.
Les gens ne sont pas diagnostiqués
en réalité.
Donc c'est vraiment...
L'année dernière,
on avait fait le tuto.
Il y a eu plein de femmes
grâce à ce tuto.
Elles ont été diagnostiquées.
Donc ça vaut le coup
si vous vous dites
« Oh, c'est bizarre ».
Moi, j'ai l'impression
d'avoir tout ça.
Moi, je n'ai pas peur
de toute façon.
La présence d'un an en chaîne
entraîne aussi les questions
et de toutes parts.
Les variations hormonales
après 40 ans
peuvent-elles entraîner
des changements dans le cycle,
vous demande Val.
Absolument.
Alors, après 40 ans,
il y a ce qu'on appelle
la périménopause,
c'est-à-dire la période
avant la ménopause
qui peut durer de 2 à 10 ans.
Effectivement,
au cours de cette période,
alors ce n'est pas du tout
forcément ça,
on peut avoir mille autres problèmes.
On peut avoir un SOPK,
on peut avoir plein de choses.
Mais ça peut permettre
d'expliquer qu'il y a
des cycles qui commencent
à changer.
Là encore,
venez nous voir,
venez nous voir.
Ariane nous demande…
Je pourrais presque répondre
à la question
tant je vis avec vous, Anna.
À quel moment
dois-je consulter
pour ma rééducation périnéale ?
On n'a pas plus d'infos
que ça, mais…
Un accouchement,
c'est 6 à 8 semaines après.
Mais, en fait,
fichez-vous de ça,
il n'est jamais trop tard
pour bien faire,
donc absolument n'importe quoi.
On attend quand même
d'arrêter de saigner,
c'est plus agréable.
Par contre,
avant 5 semaines,
votre périnée est tellement
crevée par l'accouchement,
par les 9 mois de grossesse,
que laissez-le quand même
récupérer un peu
avant d'entamer.
On a encore le temps
pour une question.
Une petite dernière.
Une petite dernière,
celle d'Elodie.
Comment savoir
si les douleurs ressenties
après la césarienne
sont normales ou inquiétantes ?
Déjà,
quand on me pose cette question,
je me dis zut,
c'est que,
si on a un doute,
pour moi,
c'est que c'est inquiétant.
Une femme qui a une douleur
qui évolue,
c'est-à-dire qui diminue
de jour en jour,
elle ne poserait pas
cette question.
Donc là,
je me dis zut,
il faut consulter.
Déjà.
Donc le bon curseur,
c'est à partir du moment
où on se pose la question,
on consulte.
Absolument.
C'est mieux consulter
pour rien.
Absolument.
Bretelles et parachutes,
toujours.
Vous me connaissez.
Bretelles et parachutes.
Oui, c'est pas mal.
Anna Roy,
bretelles et parachutes.
Ça fait un giggle,
attention.
Oh là là,
ça va faire un giggle.
Mon Dieu,
tout de suite,
passons au petit bazar.
Toujours au service.
Ça fait plaisir,
regarde.
Marie,
je ne sais pas,
c'est peut-être votre voix
qu'on n'entend plus,
du coup.
Pardon,
mon chou.
C'est pas grave.
En d'autant plus
que je suis très intéressée
par ce que vous allez nous dire
parce que je trouve ça crucial
d'aider nos enfants,
de les accompagner
pour qu'ils développent
leur imagination.
Mais oui,
alors entre 2 et 6 ans,
on le voit,
on le sait,
nos enfants sont curieux
de tout.
Ils sont à la fois curieux
des gens qui nous entourent
et du monde qui nous entoure,
évidemment.
Et on va le voir
dans leurs jeux
puisque vous savez
que vers 2 ans,
c'est la grande période
des jeux d'imitation.
Les enfants s'amusent
à faire la cuisine,
à nous imiter
dans les gestes du quotidien
et petit à petit,
dans ces jeux d'imitation,
on va insérer
de l'imaginaire.
Évidemment,
vous l'avez peut-être déjà vécu
vous-même,
votre fils,
il est vraiment
dans cette période-là.
On joue à être au restaurant
et tout d'un coup,
on a fait une tarte
au putois,
n'importe quoi.
Mais parce qu'en fait,
le réel ne suffit plus,
il faut appeler l'imaginaire
pour enrichir le jeu
et ça, c'est génial.
Alors, évidemment,
nous, parents,
on va pouvoir essayer
de développer un peu
l'imaginaire de nos enfants
mais pourquoi,
à votre avis,
c'est important
dans notre vie d'adulte
ensuite d'avoir de l'imagination ?
Petite colle.
La créativité après ?
Non, pour la créativité
mais aussi,
c'est une échappatoire
merveilleuse
parce que même,
par exemple,
si on est insomniaque,
s'imaginer des choses
avant de dormir,
ça permet de garder
son âme d'enfant.
Arrêtez, arrêtez-moi.
Philosophe.
Non, mais c'est vrai
que l'imagination,
on ne se rend pas compte
vraiment du potentiel
que ça peut avoir
déjà dans la résolution
de problèmes.
Plus enfant,
on sait imaginer des choses,
plus adulte,
on va pouvoir aller
penser à des solutions
un petit peu au-delà
vraiment du premier truc
qui nous arrive.
C'est vraiment
une flexibilité cognitive
qui est,
c'est vraiment,
on a tout à y gagner
à imaginer ensemble,
apprendre,
à créer,
bien entendu,
c'est vraiment
la première des choses.
Plus on va imaginer enfant,
plus adulte,
ça nous semblera incongru
d'aller créer,
d'aller imaginer.
Elle est en train
de canner.
Évidemment,
les apprentissages
vont être stimulés.
On en parlait
lors de la chronique
des jeux d'imitation.
Prenez de l'eau,
prenez un peu de phtalate.
Je suis persuadée
qu'il y a du plomb
dans cette eau.
C'est pour ça
que vous êtes allergique
au plomb.
Enchaînez, mon fou.
Donc, on va apprendre
mieux le langage,
on va apprendre mieux
les mathématiques
en jouant à la marchande.
L'imagination
développe également
l'empathie.
Pourquoi ?
Parce qu'on le sait,
l'empathie,
c'est la capacité
de se mettre
à la place des autres.
Quand on fait
un jeu d'imagination,
on devient
ce petit personnage.
Vraiment,
c'est très juste.
En fait,
plus on imagine
qu'on est quelqu'un d'autre,
plus adulte,
on va avoir
cette capacité
à se mettre
dans la peau
de quelqu'un d'autre
et de ressentir ses émotions.
Bref,
on a évidemment
toute la gestion
des émotions
puisque plus on va
les mettre en scène
dans nos jeux,
plus on va apprendre
à les maîtriser,
à les gérer.
Et puis, évidemment,
on va anticiper
à s'adapter.
Je pense que vous êtes
comme moi.
Vous, vous imaginez
un peu des scénarios
horribles.
Par exemple,
si vous croisez
quelqu'un un peu flippant,
vous vous dites
qu'il va sortir
une mitraillette
et qu'il va le dégommer.
Mais ça peut être
aussi très positif.
Imaginer des scénarios
futurs,
c'est une chance.
Alors, comment on cultive
au quotidien ?
Le jeu libre,
j'en ai fait une chronique
il y a quelques semaines.
Regardez-la.
Le jeu libre,
c'est jouer avec tout
et n'importe quoi.
C'est imaginer
des petits mondes.
Ça, c'est essentiel
pour nos enfants
de ne pas les couvrir
de jouets,
mais d'avoir
deux, trois figurines,
des pots,
des cabanes à faire,
de vraiment se créer
des petits mondes.
Un déguisement également.
Vous l'avez vu
sur Agathe tout à l'heure.
Le fait d'enfiler
un déguisement
nous permet
de devenir quelqu'un d'autre.
Et plus on va cultiver ça
chez nos enfants,
et bien plus ça va être
intéressant pour eux.
Et d'ailleurs,
il y a plein d'adultes
qui continuent à faire
de soirées déguisées.
Et on ne se demande pas pourquoi.
Vous aimez bien ça, Anna ?
Elle est comme moi,
elle adore.
Elle est très jolie.
Moi aussi.
En couple,
en plus,
on fait des trucs démons.
C'est vrai ?
C'est très drôle, ça.
Qu'est-ce que vous avez fait
récemment, par exemple ?
Vous ne pouvez pas le dire ?
Comme déguisement.
En Batman.
Non, mais il y avait
par exemple un ours.
Moi, j'étais en ours
et lui était en montoir d'ours.
Enfin, on peut faire des trucs.
Non, non.
Ah oui, d'accord,
ça dommage.
Non, non, pas du tout,
ça dommage.
Quel est le rapport ?
Quel rapport ?
Voilà, voilà.
Je vous amènerai des photos.
Ah oui, on veut bien.
Moi, n'essayez pas
de m'inviter à une soirée déguisée
parce que je suis la fille
qui arrive qui n'est pas déguisée.
Vous détestez ça ?
Non, je suis envoyée en rejet
et je le montre.
Non, non, je vous le dis,
c'est la bonne ambiance.
Après, vous êtes déguisée en star.
Est-ce que je suis une vedette
ou est-ce que ça suffit ?
Autre chose,
quand vous laissez
vos enfants dessiner
ou imaginer,
on va laisser vraiment
s'exprimer les enfants
et on va les laisser
s'ennuyer.
Vous avez reçu,
il y a très peu de temps,
Aurélie Callais
qui nous parlait
de sa boîte anti-ennui
avec plein d'activités.
Alors, vous pouvez aussi
le fabriquer chez vous
en proposant à vos enfants
de remplir au quotidien
le bocal anti-ennui
avec des idées d'activités
et en leur disant,
c'est eux qui les inventent
au départ,
vous pouvez en ajouter
quelques-unes
et quand ils s'ennuient,
vous leur dites,
écoutez,
soit vous trouvez un truc,
soit vous prenez
dans le bocal anti-ennui,
vous avez trouvé.
Ni oui ni non,
voilà,
on joue à ni oui ni non.
Se déguiser et préparer
un spectacle.
Voilà,
trop bien.
Faire une cabane
en coussin et couverture.
Voilà,
alors on pourrait penser
que toutes ces idées
vont leur venir spontanément
et ce sont des petites choses
qui vont leur permettre
justement de partir
d'une base
et puis de développer
et à vos parents
de vous taper
la petite histoire
et le spectacle.
Pour vous y aider,
je vous ai dégoté
quand même un truc très sympa,
c'est le théâtre
Louison-Carton.
Est-ce que vous connaissez
cette innovation ?
C'est la forme
d'un petit théâtre.
On a tous fait
des lectures un peu
contées à nos enfants
mais cette fois-ci,
c'est encore mieux
puisqu'on a
une lecture théâtralisée.
En fait,
le spectacle se présente
sous cette forme
et on peut acheter
des pochettes d'histoire
qui vont,
hop là,
regardez-moi ça,
pouvoir être lues
et présentées aux enfants.
Alors,
au dos,
il y a le texte
ce qui fait que le parent
peut rester derrière le théâtre
et lire le texte
et placer ensuite,
alors on peut mettre,
oui,
c'est un peu motricité.
Et on peut même mettre
toutes les histoires.
Alors là,
pour animer vos soirées de Noël.
Donc,
vous allez lire
l'histoire du petit crocodile.
Vous vous lisez,
vous pouvez prendre
toutes les voix que vous voulez
puisque vous n'avez pas
à détacher votre regard du texte.
Et là,
vous pouvez mettre
les petits personnages
devant en plus.
Eh bien oui,
tout à fait.
Et alors,
ce que j'ai trouvé encore mieux,
c'est que vous pouvez
prendre les histoires vierges
et proposer à votre enfant
de dessiner,
vos enfants,
de créer une histoire.
Donc,
il y a le titre,
il y a les auteurs,
il y a la couverture
et vous avez,
hop là,
la possibilité
de les faire dessiner ici
et d'écrire le texte
au dos
pour pouvoir ensuite faire
leur propre petit spectacle.
C'est merveilleux.
Merci beaucoup Marie.
Qu'est-ce que ça m'aurait plu
ce petit bazar.
Ben oui,
c'est génial.
Je l'aurais adoré.
Merci.
Et cette fois,
c'est bien le petit bazar.
Coralie qui nous dit,
il avait raison Malik
de dire que
votre décor est beau.
Il donne vraiment envie
d'être sur le plateau.
C'est vrai.
Malik Bentalla
était avec nous
en début d'émission
et en même temps,
vous avez beaucoup investi
Agathe dans cette maison.
Ben,
écoutez,
oui,
j'ai fait un gros emprunt.
Vous avez fait quelques travaux
vous-même.
J'ai fait quelques travaux
notamment au duplex.
On ne voit jamais l'étage
mais voilà,
il y a l'escalier qui est ici
et qui mène vers la chambre.
oui,
oui.
Oui,
un autre message Marine.
Oui,
et Maëlys nous dit,
je rêverais que ma gynéco
soit si compréhensive
évidemment en relation
avec le témoignage
que vous avez eu tout à l'heure
mais c'est vrai que de vivre les choses,
ça nous permet quand même
d'être beaucoup plus empathiques.
C'est ce qu'on disait tout à l'heure.
et ce qui est très intéressant
c'est de voir que forcément
quand on démarre ce métier,
Anna,
je ne sais pas si vous étiez
comme ça aussi,
on a à cœur
de sécuriser
la santé des femmes
mais après de la aller
comprendre totalement.
Est-ce que vous,
vos grossesses,
ça a changé quelque chose ?
Ça a changé quelque chose
dans mon engagement
et moi je dirais que je suis
plutôt une plus mauvaise sage-femme
depuis que je suis mère
parce que je suis moins disponible
psychiquement.
Avant,
j'étais complètement donnée.
Je finissais à 23h30.
Enfin,
je me laissais complètement
manger.
Là,
les patients
qui ne le voient pas,
ils disent
mais non, pas du tout,
vous êtes tout aussi bien
mais moi,
j'ai plutôt eu le sentiment inverse
parce que quand on est très jeune,
on est très donné,
on a un côté idéaliste.
Alors qu'après,
quand on a ses propres expériences,
c'est des fois plus compliqué.
Un autre message ?
Message de Bianca
qui revient sur l'actu
dont je parlais tout à l'heure
du jeu dans les récréations,
ce jeu homophobe.
Je suis choqué de cette actu,
ce jeu dans les cours d'école
mais ça n'évoluera donc jamais
dans le bon sens.
Soyons plutôt optimistes,
je pense que ça peut évoluer.
Il faut juste expliquer aux enfants,
les accompagner,
les renvoyer vers les bonnes personnes,
que ce soit des associations,
les enseignants sont prêts à cela,
en tout cas,
échanger avec eux
et quand ce n'est pas bien,
leur dire écoutez,
ce n'est pas bien
mais on peut avancer,
on peut évoluer.
Rien que d'en parler
sur France 2 ce matin,
ça prouve quand même
que ça a un peu évolué.
Je ne suis pas sûre
que sur Antenne 2,
on aurait parlé de ça
dans l'IVT.
Et puis Fanny nous dit,
pour les hommes gynécaux,
On fait un appel à témoins,
déjà en 1,
d'un homme gynécaux
qui a changé sa pratique
grâce à l'arrivée de ses enfants
et en 2,
Oussem.
Pas de coup de foudre
à l'accouchement,
pas d'émerveillement
au premier regard,
un retour à la maison laborieux.
Vous vous occupez bien
de votre bébé
mais en mode automatique.
Comment le lien a-t-il
fini par se créer entre vous ?
Venez partager avec nous
lmdm.com
Il y a une différence
entre aimer
et créer le lien.
C'est quand même
une grosse différence
que je pense qu'on aime
mais que le lien,
après,
en fonction de sa propre histoire,
est parfois un peu plus difficile.
Vous voulez nous présenter
deux choses.
Pour compléter
ce dont on parlait tout à l'heure,
l'imagination,
je voulais vous présenter
un poster à imaginer.
C'est La Bête Curieuse
qui fait ça.
Ce sont des posters
pour les chambres d'enfants
qu'on peut raconter.
Il y a énormément de détails.
Il y a plein de thématiques.
Je vous ai pris l'espace.
Il y a énormément de détails
et ça permet justement
de créer des histoires,
de se demander des choses.
Et ça, ça développe
le langage et l'imaginaire
des enfants.
Et de la même façon,
on peut aussi privilégier
pour les petits
des livres sans texte.
C'est vrai que c'est assez rare.
Alors là, je vous en ai pris
un sur Noël
mais il y en a un très très beau
qui s'appelle Imagine
et Voyage
que je vous invite à découvrir.
Parce que parfois,
on n'a pas besoin de texte
pour découvrir.
On peut aussi inventer.
On peut aussi laisser
les enfants commenter.
Et je trouve ça important
de revenir parfois aussi
à ce genre d'ouvrage
où on s'intéresse
à l'image,
où on se demande des choses,
où on laisse notre esprit
vagabonder dans celui-ci.
Évidemment,
c'est une thématique Noël
que je vous recommande
aux éditions Pastel.
Imagine que vous avez cité,
c'est un des livres
qui m'a le plus marquée
avec mes enfants
parce que c'était
les plus beaux moments
d'histoire qu'on a fait
à deux ou à trois
où chacun,
tous les trois,
on devait trouver
une phrase de l'histoire,
commenter.
Et puis en plus,
les illustrations
sont incroyables.
Je ne sais plus
où on en est.
Le prénom ?
Le prénom, c'est Romane.
Romane,
c'est un bien joli prénom
qui est la version féminine
de Romain, évidemment,
qui vient du latin Romanus
qui signifie
habitant ou originaire
de Rome.
Bien sûr.
Alors évidemment,
durant l'Antiquité,
il était très prisé en Italie,
on s'en doute bien
et il était utilisé
sous sa forme latine Romana.
Très jolie aussi.
Et ça s'est répandu
hors des frontières italiennes
qu'assez tardivement,
finalement.
Les premières romanes françaises,
elles arrivent en 1912.
Ce n'est pas très tôt.
Pas très tôt.
Les romaines,
on a quand même
une petite phase.
Et on les fête le 28 février.
Pile.
On n'était pas loin
des années bisexuelles.
Ça va,
ce n'est pas tous les quatre ans.
Ouf, les romanes sont sauvées.
Merci beaucoup.
Marie, merci.
Merci, Anna.
On se retrouve
la semaine prochaine.
Anna, lundi.
Et nous,
on se retrouve demain.
Demain.
Oui.
Mais vous dites ça
avec une grande tristesse.
Avec une grande douceur.
Je dis
et nous,
on se retrouve demain.
On parlera allaitement,
notamment,
le programme sera très riche.
Restez avec nous.
Et puis, allez sur france.tv
si vous n'avez pas assez de nous.
On comprend.
À demain.
À demain, mes copains.
À demain.
Je suis entrainée.