Au Liberia, le sénateur Prince Johnson, figure controversée de la politique nationale, est mort à l’âge de 72 ans, rapportent les médias locaux. La cause de son décès n’a pas été confirmée. Ancien chef rebelle et sénateur depuis 2006, il représentait le comté de Nimba, sa base électorale, où il serait retourné mercredi avant d'y succomber. Johnson aurait notamment joué un rôle clé dans l’élection de l’actuel président Joseph Boakai, grâce à son influence à Nimba, où le chef de l’État actuel a obtenu plus de 74 % des voix. La disparition de Johnson met fin à un héritage marqué par son rôle dans les guerres civiles et son influence politique. #liberia#monrovia#princejohnson 🔔 Abonnez-vous à notre chaîne : https://rfi.my/YTfr 🔴 Suivez RFI en DIRECT vidéo ici : https://rfi.my/YTliveFR 🌍 L’actualité du monde et de l’Afrique en direct : https://www.rfi.fr/fr/ Rejoignez-nous sur Facebook : https://rfi.my/FBfr Suivez-nous sur X (Twitter) : https://rfi.my/Xfr Découvrez l’actu en images sur Instagram : https://rfi.my/IGfr Recevez les dernières infos sur Telegram : https://rfi.my/TGfr
On a donc après la mort à 72 ans de l'ancien chef de guerre libérien Prince Johnson dans un hôpital de la banlieue de Monrovia.
Si dit enseigné, c'est une figure extrêmement controversée de l'histoire du Libéria qui disparaît.
Oui, Nicolas, Prince Jeremy Johnson est surtout connu pour son rôle majeur dans la première guerre civile qui l'éclate en 1989.
À l'époque, le chef de guerre soutient la rébellion menée par Charles Taylor, le futur président du Libéria.
C'est justement en cette année 90 que se forge la réputation d'ultra-violence de Prince Johnson,
avec ses hommes en 90. Donc, il capture le président d'alors Samuel Doe, le torture sous l'œil des caméras.
Cette séquence tristement célèbre montre un Samuel Doe à genoux suppliant pour sa vie
pendant que Johnson mène l'interrogatoire en sirotant une bière.
Samuel Doe sera ensuite exécuté et son cadavre exhibé dans les rues de Monrovia.
En rupture avec Charles Taylor, Prince Johnson s'exile au Nigeria où il se convertit au christianisme et devient pasteur.
Il rentre au Libéria après le départ du président Taylor et entame sa transition politique.
En 2005, il est élu sénateur du comté de Nimba, sa région d'origine, un siège qu'il conservera jusqu'à son décès.
Arrivé troisième à la présidentielle de 2011, Prince Johnson devient un acteur politique de poids,
jouissant ainsi d'une très grande impunité et incarnant à la fois les horreurs de la guerre et les défis de la paix au Libéria.
En 2008, sur RFI, il admet avoir participé à l'assassinat du président burkinabé Thomas Sankara au profit de blesses compahorées.