"On va parler de respect, du consentement, d'égalité entre les femmes et les hommes." La ministre de l'Éducation nationale, Anne Genetet, répond aux polémiques le futur programme d'éducation à la sexualité en assurant qu'il n'y est pas question de "théorie du genre". La députée Christelle D'intorni (UDR) l'avait interpellée sur des supports pédagogiques qui "expliquent l'art de la fellation" et "initient à l'anulingus" des enfants de onze ans.
Je peux vous dire qu'en tant que maman d'une petite fille de 9 ans, il y a un vrai sujet.
Je me demande comment vous pouvez affirmer que la théorie du genre n'existe pas dans votre programme
alors que l'on y compte 17 fois la notion d'identité du genre
et alors que dans vos manuels de SVT de 4ème et de 2nde vous invitez nos enfants à choisir leur sexe
en leur expliquant qu'ils peuvent librement se sentir hommes, femmes ou bien les deux.
Je me demande comment vous pouvez tolérer que les supports pédagogiques proposés à nos enseignants
expliquent à nos enfants de 11 ans l'art de la fellation pour arriver à l'orgasme
ou les initient à la pratique de l'anulingus. C'est surréaliste.
Je me demande à quel enseignement pédagogique vous espérez rattacher ces mêmes supports
dont les publications expliquent à des enfants de 11 ans comment utiliser le préservatif lors d'une sodomie.
Ce programme n'a pas été publié, je ne sais pas sur quoi vous vous appuyez pour en parler.
La deuxième chose, c'est que je veux le redire, je l'ai redit, je l'ai dit, je le redis, il n'y a pas de théorie du genre.
Chez les tout-petits, on va parler des émotions, à gérer ces émotions.
Chez les plus grands, on va parler de respect. On va parler également du consentement.
On va parler de l'égalité entre les femmes et les hommes.
On va parler de toutes ces questions pour répondre aux questions pour lesquelles nos enfants n'ont pas forcément de réponse.
Et aujourd'hui, où vont-ils trouver des réponses ? Je vais vous le dire.
Comme nous le dit, chaque mois en France, 2,3 millions de mineurs vont consulter des sites pornographiques
pour trouver des réponses aux questions, des réponses qu'ils ne trouvent pas ailleurs.
C'est le rôle aussi de l'école, aux côtés des parents, avec les parents, de pouvoir apporter à nos enfants les réponses à ces questions.
Elles sont fondamentales car, voyez-vous, je n'accepte pas, je ne me résigne pas à ce que la pornographie puisse éduquer nos enfants.