Troisième volet de notre immersion aux urgences pédiatriques de la Timone. Cette fois nous partons à la rencontre de deux femmes essentielles, deux infirmières puéricultrices qui, chaque jour, accueillent les parents et les enfants dans ce service. Un reportage de Marius Doye.
Présentée par Agathe Lecaron, La Maison des Maternelles est le rendez-vous quotidien consacré à la parentalité et petite enfance. Dans ce magazine, l’animatrice et les spécialistes qui l’entourent ont pour ambition de répondre aux interrogations des jeunes parents, proposant ainsi une émission de service. En toute liberté, de façon positive et décomplexée !
C'est ici.
Qu'est-ce qui lui arrive ?
Elle est malade, elle a du mal à respirer.
Combien de temps ?
Depuis hier.
Pas de signe de lutte, de détresse respire.
On va l'enregistrer ?
D'accord.
On est les premières personnes que les enfants voient en arrivant aux urgences.
L'infirmière d'organisation et d'accueil,
c'est elle en fait qui va
trier les enfants du plus grave
au moins grave.
Je vais vous faire signer l'autorisation de soins madame.
Je vais me baser sur une échelle
assez simple qui est le
quick look. Elle permet de regarder
trois grandes notions
qui sont du coup le côté
respiratoire, le côté circulatoire
et le côté neurologique.
Et moi en 50 secondes, je dois regarder l'enfant
dans ses trois aspects.
Fonce ton petit doigt.
T'es vraiment
jolie toi.
Elle est sage.
C'est des belles constantes ça.
Tout va bien.
On va la peser.
Donc moi mon rôle en fait en tant qu'infirmière
d'accueil, c'est d'évaluer le stade
de gravité de l'enfant, pouvoir le déshabiller,
de vraiment l'examiner
cliniquement et de lui prendre les constantes.
C'est parti, c'est bon.
C'est bientôt fini, c'est bon.
10 kilos 490.
L'approche de l'enfant va être différente
de celle de ses parents.
Donc avec l'enfant, c'est vrai
qu'on va être plus vraiment dans la négociation
en fonction de l'âge.
On va essayer de le distraire
avec des chansons,
avec des jeux, alors que le parent
notre but c'est de vraiment
pouvoir les rassurer au maximum.
Je vais vous laisser voir ma collègue
la gynéstratique juste à côté pour faire l'enregistrement.
D'accord ?
2h40 c'est pour voir un médecin.
Temps d'attente avant de voir un médecin minimum.
Oui.
Je pense que ça c'est le médecin qui a mis ça là.
Alors après ça c'est
un temps d'attente approximatif.
D'accord ?
Après c'est en fonction du stade de gravité.
Là au niveau du stade de gravité
de votre enfant, il y en a plusieurs
qui sont au même stade qu'elle.
Il n'y a pas une infirmière qui la voit ?
Bien sûr, moi je suis l'infirmière.
Là moi je l'ai vue.
Ensuite vous allez voir le médecin qui va vous appeler.
Là le temps d'attente.
Je pense qu'il a marqué 2h40
mais il doit avoir à peu près
1h30.
1h30, 2h.
Il y a du monde, je suis désolée.
Je vous laisse vous enregistrer
à côté, d'accord ?
C'est extrêmement important dès le début
d'instaurer une relation de confiance
avec le parent.
C'est de leur montrer
quand on est face à des parents extrêmement stressés
que nous on garde le contrôle
et qu'on est là pour eux,
pour les aider, pour les soutenir.
On est à leur écoute
tout en gardant au maximum
notre calme.
C'est primordial
que l'enfant avec ses parents
passe par un chermière d'accueil de tri.
Car s'il n'y a aucun tri,
il va avoir une affluence dans une salle d'attente
et les médecins vont appeler les enfants
les uns derrière les autres.
Alors que nous le but c'est vraiment
de traiter les enfants qui vont moins bien
en priorité.
Merci, au revoir.