Le suppositoire qui voulait sauver Noël- La Maison des maternelles #LMDM

La Maison des Maternelles
79 abonnés
10 Vues de vidéo·20 déc. 2024
Bonjour, bienvenue dans la maison des maternelles.
Je suis peut-être drôle, mais je le serai encore plus.
Je vais vous laisser obligatoire.
Il ne faut pas nous pousser.
Mais ça va bien ?
Mais bien, je vous le mets, il est là.
C'est un plaisir de vous recevoir.
Bonjour à vous, bonjour, bonjour.
Je vous ai apporté évidemment un exemplaire pour Gaspard et Félix.
Oh, c'est trop gentil.
Bien sûr, c'est tellement gentil.
Bon, après, j'espère qu'ils vont en dire du bien, parce que sinon...
Ils ont adoré les deux premiers, donc je suis quand même assez à l'aise.
Anecdote très perso, j'ai lu votre compte hier soir avec mon fils.
Il a adoré.
Je l'ai eu au téléphone avant de venir dans l'émission.
Et il me dit, papa, il est où le livre du Père Noël ?
Je dis, j'en ai besoin pour le travail.
Vous lui rendez.
Je lui rends immédiatement.
Ça me fait plaisir.
On l'envoie celle-là.
Ce livre-là, l'histoire du suppositoire qui voulait sauver Noël.
C'est le troisième opus.
Il vient après l'histoire du suppositoire qui...
Qui voulait échapper à sa dessinée.
Exactement, à sa dessinée.
J'ai oublié.
C'est mon Astérix le Gaulois.
C'est le premier.
Exactement.
À quel moment vous vous êtes dit, je vais créer un super-héros suppositoire ?
Ce n'est pas un super-héros parce que le premier est un peu bleu.
C'est un anti...
Il voit partir son copain et il se dit, moi, ça ne me semble pas génial comme destinée.
Je vais essayer d'y aller.
Ici, il est plus héroïque.
Parce que c'est chaque fois un autre.
Vu que ça se termine toujours un petit peu où vous pouvez l'imaginer.
Parce que les enfants aiment bien ça.
Je ne vous donne pas la fin.
Mais la dernière page, on est dedans.
On est dedans.
Cette fois, c'est une suppo.
Je croyais que c'était bien qu'il y ait une fille.
Lulu.
La suppo.
Lulu, bien sûr.
Bien sûr.
Pardon.
Évidemment.
J'ai trouvé ça plus rigolo qu'elle s'appelle Lulu et qu'elle soit une fille.
Elle a des cils.
Les personnages sont très drôles.
J'ai essayé.
C'est la famille Trak.
Et le petit garçon s'appelle Hilal.
Hilal Trak.
Mais il y a Matrak et Patrak.
Oui.
J'ai adoré.
C'est bossé.
Là, cette fois-ci, vous touchez à un sujet.
Attention.
C'est la catastrophe.
Comment on touche à Noël avec humour ?
Écoutez.
Attention.
Vous avez enlevé le bandeau, mais il est sur l'exemplaire d'Agathe.
Ça raconte toute catastrophe.
Le Père Noël est constitué.
Vous imaginez.
Le gars bosse un jour par an.
Ça se voit.
Déjà, on sent qu'il n'est pas…
Il est malhonnête.
Le gars travaille un jour par an.
Imaginez que ça tombe ce jour-là.
C'est la catastrophe pour tous les enfants du monde.
Bien sûr.
Et la suppositoire, elle se dit je ne peux pas laisser faire ça.
Et avec toute l'équipe.
Avec les membres de la crèche.
Il y a du monde.
Avec la dinde de Noël.
Il y a du monde.
Avec les jouets.
Le pain d'épices.
Il bosse.
Et il monte l'opération caca Noël.
Qui, normalement, devrait déboucher le Père Noël.
Et si c'est possible, il va faire sa tournée.
Et comme le suppo est une femme, à mon avis, elle sera beaucoup plus courageuse.
C'est ça.
Au bout du travail.
Vous l'avez écrit avec Caroline Allan.
Et c'est illustré par Caro Powell.
Comment on s'inspire quand on écrit un conte de Noël avec humour ?
Est-ce qu'on s'inspire de ce que vous avez lu étant petit ?
Est-ce qu'on essaie de faire le plus original possible ?
Parce que c'est vrai que vous m'avez demandé ça et je vous ai appris d'autres choses.
Mais le point de départ, moi j'aime bien Toy Story, par exemple.
Parce que je me demande qu'est-ce que les abstractions font quand on n'est pas là.
Et donc l'abstraction dans une pharmacie, obligatoirement, le plus marrant, c'est le suppositoire.
Donc c'est parti de là.
Qui connaît sa destinée.
Qui connaît, a priori, sa destinée.
Et l'oubli pour enfant qui m'a dit ok, vas-y, c'est la petite taupe.
Vous connaissez l'histoire de la petite taupe ?
Quelqu'un lui a fait dessus.
Légendaire.
Et elle veut savoir qui lui a fait dessus sur la tête.
Et donc elle fait tous les animaux de la crèche.
De la crèche, de la ferme.
Pour retrouver qui lui a fait dessus.
Je trouvais ça tellement drôle.
Et en fait, moi, parce que je suis tonton.
Je ne suis pas papa.
Ma co-auteur est maman.
Je trouve qu'il faut que le grand s'amuse aussi.
Parce que je crois que si le petit voit le grand rire, c'est ce que je me suis dit.
Alors c'était ça mon point de départ et mon envie.
En le lisant hier à mon fils, je me disais la même chose.
Il y a beaucoup de références pour adultes.
Vous citez le film Armageddon de Bruce Willis.
Il y a aussi des blagues que les adultes peuvent comprendre.
Pas les enfants.
Notamment dans la crèche.
C'était totalement l'objectif ?
Bien sûr.
Et dans le premier, c'était déjà ça.
Parce qu'il allait rencontrer d'autres médicaments.
Et il y a un moment, il rencontrait une pilule bleue.
Et il lui demandait.
Moi, c'est pas pour l'enfant.
C'est plus pour papy.
Et le parent se marre.
L'enfant comprend pas trop.
Et peu importe au fond.
Et avec le temps, il se dit.
Depuis que je suis petit, je lis ça.
Et je n'avais pas vu la règle.
Donc moi, ça m'amuse un peu.
Et je sais que j'ai aimé ça, moi, dans les livres pour enfants.
Quand j'étais petit.
De pas toujours tout comprendre.
Et il y a des mots dont je me souviens.
Dans quels livres pour enfants je les ai appris.
Parce qu'ils n'étaient pas dans mon vocabulaire.
Quand on est gosse, on ne lâche pas 5000 mots.
Ils sont parfois un peu intrigants.
Exactement.
Et donc je trouve que c'est important.
Qu'il y ait aussi ce petit côté pédago.
Je vous en veux un peu quand même.
J'ai dû expliquer à mon fils.
Ce qu'était un verre de whisky.
Parce que le père Noël qui arrive à la maison.
Il est peut-être allergique au lactose.
Et là, on lui laisse un verre de whisky.
Papa, c'est quoi un verre de whisky ?
Comment vous lui avez expliqué ?
Je lui ai dit que c'est une boisson.
Pour les gens qui ne sont pas de ton âge.
Il y a que les Belges qui comprennent le Péquet.
C'est à Liège.
Le fait d'humaniser le père Noël.
Ce n'est pas la chose la plus dure à faire ?
C'est ce que vous venez de faire en l'appelant mon chat.
La créativité.
Oui, bien sûr.
Mais c'est ça qui est drôle.
Parce que moi, j'avais souvenir d'un livre pour enfants.
Je ne sais plus du tout comment il s'appelle.
Mais c'était le père Noël.
Qui était plutôt pénible le reste de l'année.
Chez lui, à la maison.
Et je trouvais ça vraiment très rigolo.
Le côté déshumanisé de la figure sacrée du père Noël.
C'est un peu drôle pour l'adulte.
Et je pense que pour l'enfant que j'étais.
C'était marrant.
Et j'imagine que si le vôtre s'est marré.
Il s'est marré.
Je me suis marré.
Mon épouse s'est marré aussi.
Même que ce soit dans le texte ou dans le dessin.
Le père Noël, on le voit dans des états.
Dans lesquels on ne l'avait jamais imaginé.
Il est un peu vert.
Il a un peu la couleur du champagne.
Il est un peu patraque.
Je tiens à rassurer.
A priori, il va faire sa tournée.
A priori, grâce à vous, il devrait être élu.
Dernière question.
Qu'est-ce qui est le plus dur ?
Écrire des spectacles ?
Écrire des chroniques ?
Ou écrire un conte de Noël ?
Je ne dirais pas qu'il y a des choses plus dures que d'autres.
Mais quand j'ai une idée.
Je sais dans quelle case elle va aller.
Et quand j'ai eu l'idée du suppo.
Je me suis dit qu'il faut que ça arrive pour les gosses.
Et j'ai eu du mal à trouver un éditeur.
Parce que j'étais relié à des blagues politiques à la télé.
Je pense que c'est les adultes qui vont l'acheter pour faire marrer les gosses.
Peut-être que pour une génération d'enfants, je suis le père du suppo.
Peut-être que c'est ça qui va rester.
Bientôt, vous serez invité dans des émissions pour parler du suppo.
Peut-être que ma postérité, c'est le suppositoire et pas les blagues.
Ça sera peut-être votre épitaphe.
Il a mis en valeur le suppositoire.
Je suis allé au Père Lachaise, mon spectacle étant sur la mort.
Franck Alamo, le chanteur, sur sa tombe, il y a une biche.
Pour Biche ou Ma Biche.
Et là, il m'est venu un peu d'inquiétude.
Il y a un suppo sur ma tombe.
Mais voilà, c'est ça.
Vous jouez toujours votre spectacle ?
Je termine, oui. Encore quelques dates.
Il y a un Grand Lille en janvier.
Un Genève, si vous êtes regardé en Suisse.
Il y avait du pliage et bruit.
Vous êtes sur un spectacle pour enfants.
Le carnaval des animaux.
La grande musique de Camille Saint-Saëns.
Je glisse des blagues au milieu.
Je papote avec les enfants.
J'aime bien ça.
Je n'ai pas appris la musique classique quand j'étais gosse.
Je trouve ça chouette de leur donner envie d'aimer.
Et d'en faire aussi.
L'histoire du suppositoire
qui voulait sauver Noël.
Sans spoiler.
C'est exceptionnel.
Mon fils de 3 ans a compris.
J'ai compris.
Je dis à partir de 5, mais je devrais dire à partir de 3.
Je suis bête.
Merci Alex.
Vous embrassez la famille.
Pas de whisky.
Même si on est allergique au lactose.
Serge Bonafou est notre réalisateur.
Il est super le spectacle.
Comme si je n'avais pas vu.
J'ai vu son spectacle.
Il est tellement génial.
De cynisme et de drôlerie.
Merci Alex.
On vous aime bien dans cette émission.
Si vous voulez être heureux, venez chez nous.
C'est ce que je fais chaque année.
Merci.
