REPLAY - Noël, un jour à part dans notre histoire - 20/12/2024 - La Maison des maternelles #LMDM

La Maison des Maternelles
79 abonnés
9 Vues de vidéo·22 déc. 2024
Quelques heures, c'est les vacances.
Toute l'équipe sera en transe.
Vive les 4, on sait le rituel, dans la maison des mater Noël.
La maison mater Noël, où est-ce que ça va s'arrêter ?
Alors là, bon, on lui fait un petit cadeau à notre producteur.
On fait des danses, on se met en transe, etc.
Bon, la vérité, c'est qu'on est garés.
Je vous l'ai dit, il est mater Noël et il est très fier.
Alors moi, je suis très fière aussi. Regardez ça.
Non, pas placement de produit, pas du tout.
Non, non, paillettes.
Ses pieds sont merveilleux.
J'ai envie de danser sous vos pieds.
Ça fait que vous, la facette et tout.
Mais bien sûr, bien sûr.
Vous pouvez me louer et tout ça, vous pouvez m'accrocher.
Mais regardez.
Attendez, Agathe, j'ai l'impression que le Père Noël est avec nous.
Oh mon Dieu, quel privilège.
C'est incroyable. Bonjour, Père Noël.
Bonjour.
Il a maigri.
Non, l'année a été compliquée.
Apparemment, c'est la dixette.
Il pèse cinquante kilos, alors que d'habitude, il pèse cent cinquante.
Enfin, oui, il est trop, trop beau.
Salut, Père Noël. Merci.
Je l'adore.
Bon, c'est bientôt Noël.
Est ce que vous êtes OK au niveau des cadeaux et tout ça ou pas?
Je n'ai pas dit bonjour.
Bonjour à tous.
Bonjour, Isabelle. On n'a qu'une petite nouvelle quand même.
Je vais vous présenter tout de suite.
D'abord, je présente mon invité et ensuite, je vous présente mon invité.
Regardez la Justine.
Elle nous vient de Belgique, près de Durbuy.
Voilà. Alors pour Justine, Noël, il se passe quelque chose.
Là, on se demande ce qui va se passer pour le prochain.
Parce que, alors, évidemment, ça ne parle que d'amour, de bébé.
Il marche derrière vous, pour ne pas vous parler.
Ah non, non, en fait, ça va, le ventre est toujours là.
J'ai eu peur, j'ai cru qu'il avait maigri.
Et donc, il va passer l'émission là?
Je ne sais pas, je ne sais pas lui parler.
Vous êtes déjà en train d'enregistrer?
Il m'impressionne, en fait.
Non, voilà, je dois vous le dire.
Moi, le Père Noël, ça me fait quelque chose.
De toute façon, Noël, ça me fait quelque chose.
Là, on se rapproche. Personnellement, tout est prêt.
Les menus, tout est carré.
Oui, vous ne savez même pas.
Depuis le 15 octobre.
Donc, je suis très, très fière de moi.
Donc, on parlera Noël avec notre invitée.
Je vous présente Isabelle Trombert.
Bonjour, Isabelle.
Alors, Isabelle, vous êtes aromathérapeute
et vous êtes masseuse aussi.
Masseuse professionnelle depuis 25 ans.
25 ans, mais vous ne les faites pas.
On a l'impression que vous en avez 25.
Alors, vous allez faire une petite démo tout à l'heure?
Tout à fait. Massage femme enceinte aujourd'hui.
Un massage femme enceinte.
Je pensais qu'elle allait le faire sur moi.
Bon, écoutez...
Vous avez une bonne nouvelle à nous annoncer?
Non.
Enlevez le stérilet, ça nous ferait un septième enfant dans la famille.
Yasmine, puisqu'on en est à vous,
parlez-nous de votre invitée dans la deuxième émission.
L'esprit de Noël est en nous aujourd'hui.
Bien évidemment, vous l'avez remarqué, il est même là.
Ça, c'est magnifique.
Feriz Barkat est un jeune inspirant
qui lui a décidé de sensibiliser les jeunes à l'urgence climatique.
Est-ce que ce n'est pas extraordinaire?
Oh, si, on adore.
Oussam, les cadeaux sont faits?
Tout est fait, moi.
Vous n'êtes pas du team last minute.
Je déteste dire cette phrase.
Quand tu dis en anglais, c'est tout ce dont j'ai horreur.
Mais je l'ai fait, quand même.
Non, je ne suis pas de ceux qui font tout à la dernière minute.
Merci beaucoup de m'avoir corrigé.
Non, du tout, Agathe.
Tout est préparé.
Et on va demander, d'ailleurs, à mon invité
qui vient en début de deuxième émission.
C'est lui aussi et qui est un homme qui anticipe aussi.
Il est parmi les retardataires.
C'est Alex Mizorek qui vient nous présenter un conte de Noël.
L'histoire du suppositoire qui voulait sauver Noël.
Noël est en danger.
Il doit être sauvé.
C'est le troisième opus ou le quatrième?
Troisième.
C'est vraiment génial.
Voilà un super cadeau de Noël.
Si vous êtes de l'équipe de la dernière minute.
Vraiment, pour les enfants, pour les parents, c'est extra.
C'est l'heure des actus douces?
Oui.
Alors allons-y.
Chelou ce Père Noël.
Il a bougé le Père Noël?
Non, chelou, mais ne lui dites pas.
Ne lui dites pas ce que j'ai dit, mais il est chelou.
Allons-y pour les actus.
Allez, on va démarrer avec un petit point contraception.
C'est l'actu réarmement ou pas?
Une grande enquête nationale menée par l'Inserm
sur le contexte de la sexualité en France révèle quelques infos
sur la question des contraceptifs, notamment le stérilet.
Avec le truc qui est sur vous, c'est pas possible.
Ça va être compliqué.
J'enlève, j'enlève, j'enlève.
Parler du stérilet avec ça, ce n'est pas la meilleure idée.
Je me voyais déjà dans un bêtisé.
Le stérilet, c'est ce qui bouge comme ça.
Le stérilet reste le moyen de contraception le plus utilisé
par les femmes devant la pilule.
Le préservatif, remboursé pour les moins de 26 ans
depuis janvier 2023, n'a plus trop la cote.
On a une tendance visible en ce qui concerne le désamour de la pilule.
Chez les 18-29 ans, 54 % des femmes les utilisaient en 2016,
contre 36 % en 2023.
Il y a une baisse énorme.
Les plus de 30 ans, je le disais, font le choix du stérilet.
Entre 18 et 49 ans, 28 % des femmes se sont fait poser
un dispositif intra-utérin.
En tout cas, ce qu'on retient de ces chiffres-là,
c'est que bien évidemment, la charge mentale de la contraception,
elle est chez les femmes, surtout.
Ça, il faut le retenir.
Oui, c'est-à-dire que la pilule pour hommes n'a pas encore passé le corps des hommes.
On n'est pas encore dedans.
La barrière de...
On enchaîne avec un papa qui n'a pas front aux yeux.
J'aurais bien aimé parler du Père Noël qui tente de prendre votre place, Agathe.
Mais on va parler...
Il est très bizarre.
Il est très étrange.
On va parler d'un papa qui n'a pas front aux yeux.
C'est là que tu fallait oser.
Passion pour ce genre d'histoire ?
Je ne sais pas.
Mais en tout cas, Agathe, je sais que ça va vous plaire.
Dans le Wisconsin, un père de famille a eu une idée assez folle
qui lui est passée par la tête.
Il a décidé de simuler sa mort dans un accident de kayak
pour s'enfuir avec une femme rencontrée en ligne.
Ce n'est pas une blague.
Ryan, qui n'est pas du tout égoïste.
C'est ça qui est bien.
Il a laissé ses...
Père de trois enfants.
Il a laissé ses enfants.
Il est parti se détendre à la pêche.
Une journée classique.
On va à la pêche.
Sauf qu'il ne donne pas de nouvelles.
Il a disparu.
Des recherches sont lancées.
Le corps n'est pas trouvé.
Huit semaines de travail dans le lac.
On ne le retrouve toujours pas.
Le shérif ne trouve pas de dépouille.
Il décide d'orienter ses recherches vers autre chose.
Et il découvre quelque chose d'assez fou.
Ryan a transféré des fonds vers une banque étrangère
souscrit à une assurance vie de plus de 350 000 euros
et discuté avec une femme en ligne.
Une femme qui vient d'Ouzbékistan.
Son passeport a été utilisé au Canada.
Aux Etats-Unis, bien évidemment, personne n'a de ces nouvelles.
Ces trois enfants ont pris la parole dans la presse américaine.
Ils attendent toujours de ces nouvelles.
C'est horrible.
Vous êtes sûr que ce n'est pas le Père Noël qui est derrière ?
C'est peut-être lui.
Peut-être qu'il n'était pas à la pêche.
On termine avec le dernier achat de Noël.
C'est l'actu retardataire.
...
C'est vrai que le shérif demande le remboursement des frais.
Huit semaines de frais.
Si vous n'avez pas encore bouclé les cadeaux,
on ne doit pas vous juger.
On n'est pas là pour ça.
Moi, je vous juge.
Si vous jugez.
Vous jugez.
En tout cas, faites gaffe quand vous allez faire les derniers achats.
Le fabricant des poupées Barbie, vous avez joué aux poupées, Agathe ?
Au-delà.
A fait une énorme bourde sur les emballages.
La boîte de poupées dédiée au film Wicked, d'après le magicien d'Oz,
contenait une référence...
Wicked.
Comment on dit ?
Wicked.
Une référence qui renvoyait un site pour adultes
sur la boîte de l'emballage Agathe.
Ce sont des clients qui ont fait remonter cette erreur.
Il fallait vraiment connaître le site en question pour le reconnaître.
Moi, je ne l'aurais pas reconnu, par exemple.
Bien sûr que non.
Vous êtes fier de vos infos de Noël ?
Entre le gars qui abandonne ses enfants et le site porno.
Là, vous vous dites, tiens, j'ai choisi vraiment des belles histoires de Noël.
Il faut finir par une bonne chose, parce que le géant du jouet affirme
que si des parents tombent sur cette boîte-là,
surtout mettez-les loin des enfants.
Il ne doit plus y avoir de production de nouvelles boîtes comme celle-ci.
C'est rassurant ou quoi ?
Pas du tout.
Parce qu'elles traînent quand même quelque part.
Merci beaucoup, Sam, pour ces belles infos de Noël.
Ils nous font dresser les poils, mettre la chair de poule.
Là, en revanche, je vais vous proposer une vraie histoire de Noël.
C'est l'histoire de Justine, qu'elle va nous raconter les yeux dans les yeux.
Excusez-moi, Père Noël.
Si vous pouvez juste partir.
Merci.
Attendez, attendez.
Y a pas des trucs, là, dans l'acte ?
Pas tout de suite.
Ah bon ?
Je suis super déçue.
Je pensais qu'il avait une note pleine de cadeaux pour nous, Justine.
Malheureusement.
Bonjour.
Merci d'avoir fait le voyage depuis la Belgique.
Avec plaisir.
Je sais qu'on est très regardés en Belgique,
donc on vous embrasse.
Tous nos amis belges qu'on adore, évidemment.
Alors, Justine, avec François, vous êtes parent de deux filles.
Hope, qui a 4 ans, et Clémence, qui a 4 mois.
Et alors, Noël,
ça a toujours eu une place très importante pour vous, d'abord,
parce que dans votre famille, c'est une tradition,
mais aussi parce qu'il se passe plein de trucs pour vous à Noël.
C'est vraiment une période magique pour vous.
Vous allez nous expliquer pourquoi.
Alors, comment vous vous êtes rencontrées avec François ?
Avec François, on s'est rencontrés par des amis de ma maman.
Donc, on avait plus ou moins 15 ans.
On était chacun dans des écoles séparées.
Et puis, l'année d'après, on s'est retrouvés dans la même classe.
Et donc, de fil en aiguille, on est devenus vraiment amis,
voire très bons amis et meilleurs amis.
Mais loin de nous, l'idée de se mettre en couple,
parce que chacun avait ses conquêtes, chacun de son côté.
Donc, voilà.
Notre début de relation amicale s'est déroulé il y a maintenant 16 ans.
16 ans, comme vous le connaissez.
Exactement.
Et que tout de suite, vous vous êtes trouvés des affinités,
parce qu'elles n'étaient pas amoureuses.
Alors, à quel moment ça s'est transformé, cette amitié ?
Alors, cette amitié s'est transformée
quand je suis partie en Erasmus au Portugal, à Porto, plus précisément,
parce qu'on se voyait beaucoup,
on s'échangeait beaucoup de messages et on a eu le temps de se manquer.
Donc, pendant ces quatre mois-là, on a continué de s'écrire
et on s'est dit, mais en fait, il y a peut-être plus que de l'amitié.
Et donc, pour les fêtes, moi, je suis revenue à la maison
parce que malheureusement, on avait perdu mon papi quelques mois plus tôt.
Et comme Noël est très, très important pour nous,
je me devais d'être aux côtés de ma maman,
en tout cas pour la période des fêtes.
Donc, je suis revenue.
Et le 25, on devait normalement fêter le soir Noël avec mon papi,
mais comme il n'était plus là,
j'ai voulu faire une autre activité avec des amis.
C'était une balade d'apéritif,
donc je me suis d'abord rassurée que ma maman était OK
de rester un peu toute seule aussi cette soirée-là.
Et je me suis rendue avec tout un groupe d'amis
à cette balade d'apéritif-là.
Et chose qui ne me ressemble pas du tout,
je me suis pointée devant François
en lui disant de manière très entreprenante,
bon, je pense qu'il est temps là maintenant
quand est-ce qu'on s'embrasse, quand est-ce qu'on sort ensemble.
Mais c'était plus fort que vous, quoi.
Oui, c'était un...
Un cri du coeur.
Oui, voilà, c'est ça.
Après tous ces mois d'échanges et autres,
je me suis dit, c'est maintenant ou jamais,
il faut que je prenne les devants et briser cette glace.
Donc, il m'a dit OK, OK, mais pas comme ça devant tout le monde.
Donc, on s'est rejoint un peu plus tard dans la soirée.
OK, OK, bon, d'accord.
Oui, c'est ça.
Il est très pudique déjà de base.
Donc, ça restait dans sa personnalité.
Donc, on s'est rejoint un peu plus tard,
juste tous les deux,
où là, on s'est échangé notre premier bisou.
Alors, ça devait être magique,
un moment extraordinaire, ce premier baiser inoubliable.
Donc, premier baiser à Noël.
Oui, exactement.
Alors, tous les Noëls ont été magiques,
mais celui-là, il a quand même une saveur particulière.
Oui.
Ça n'a pas été trop compliqué de passer
du statut d'ami au statut d'amoureux ?
Pas du tout, parce qu'après la période des Fêtes,
moi, je suis repartie au Portugal pour encore un mois.
Donc, on a continué à entretenir ce début de relation tous les deux.
Et quand il est venu me rejoindre à la fin de mon Erasmus au Portugal,
justement, pour un peu prendre toutes mes affaires
pour retourner en Belgique,
tout était très fluide, tout était très naturel,
étant donné qu'on se connaissait presque par cœur déjà en tant qu'amis.
Ça a été très naturel de passer au stade de couple.
Donc, c'était très serein qu'on s'est retrouvés.
Et aucune inquiétude de se dire que l'autre allait peut-être
continuer sa vie pendant ce mois-là.
Pas du tout, vraiment.
Et vos proches, votre entourage, comment est-ce qu'ils ont réagi ?
Personne n'était étonné.
Ah, c'est vrai ?
Non, vraiment pas.
Et il y a une petite anecdote où j'ai croisé ma belle-maman actuelle
et ma belle-sœur avant de partir en Erasmus
dans un magasin de papeterie.
Et là, ma belle-maman, qui n'allait pas à cette époque-là,
m'a demandé quand est-ce que tu sors avec mon fils
et que tu deviens ma belle-fille ?
Ah, carrément !
Et elle n'avait pas l'intention de s'engager.
Pas du tout, de se mettre en couple.
Donc, c'était assez marrant parce qu'après, je lui ai dit
tu te souviens, cette fois-là, au final, t'avais déjà raison,
t'avais vu juste.
Et c'est vrai qu'en fait, les gens qui vous aiment
l'avaient vu bien avant vous.
Oui, oui.
Mais pour vous, ça devait être quelque part
terré dans votre inconscient.
Je pense, je pense.
Ça demandait qu'elle ressorte.
Exactement, autant voulu.
Voilà, et on a vu le cri du cœur de Noël.
Là, vous avez filé le parfait amour en deux ans.
Et puis, on arrive en 2016.
Période de Noël.
Encore une fois, qu'est-ce qui se passe ce 25 décembre 2016 ?
Quelque chose de totalement inattendu pour moi.
Prévu du côté de François depuis plus de trois semaines
parce que ce 25 décembre 2016, François m'a demandé en mariage.
Tout simplement.
On veut tout savoir.
Ah oui, oui.
Ce qu'il y a, c'est qu'en période de fête, on reçoit toujours
des catalogues de Noël, des bijouteries, des orvirons et autres.
Et je regarde, comme à mon habitude, tous ces catalogues-là
et je lui dis, regarde, cette bague-là est vraiment très jolie.
Mais de manière naturelle, pas du tout pour lui soumettre un cadeau ou autre.
Et là, il me répond de manière inquiète,
tu aimes bien ce type de bague-là ?
Et je lui ai dit, oui, pourquoi ?
Oh non, comme ça.
Et en fait, il m'a expliqué par après que ça faisait trois semaines
qu'il avait la boîte avec la bague dans sa voiture sur le tableau de bord.
Mais comme sa voiture est un chantier avec des papiers un peu partout et autres,
je n'avais absolument pas remarqué ça.
Elle était sous les papiers, vous ne l'aviez jamais vue.
Mais elle était à quelques centimètres.
Ah oui, oui, vraiment, oui.
Et je n'ai jamais, jamais, jamais remarqué ça.
Mais bon, voilà, la bague était magnifique, je ne regrette pas du tout son choix.
Alors, racontez le moment où il vous l'a offerte.
Alors, c'était vraiment toute simplicité.
On a pour habitude, le 25, d'aller dans sa famille manger à midi
et passer tout l'après-midi ensemble.
Et comme nous nous sommes sortis ensemble la première fois,
le 25 décembre, on a pris l'habitude de nous échanger nos cadeaux
en petit comité, le matin.
Et donc là, il m'a tout simplement fait asseoir dans le fauteuil
et il m'a dit, ferme tes yeux.
Et en les ouvrant, évidemment, il était à genoux devant moi
avec la petite boîte ouverte.
Donc, voilà, tout dans l'émotion,
mais tout simple et tout naturel, tout ce qu'on aime.
Vraiment, il ne fallait pas plus.
Vous avez été émue, j'imagine, à un grand moment.
Beaucoup, oui.
Et donc, on a annoncé directement la nouvelle aux différentes familles.
Donc, un Noël absolument magique.
Alors, il y a eu le Noël du premier baiser,
il y a eu le Noël de la demande en mariage.
Trois ans après le mariage, vous décidez de fonder une famille.
Comment se passe votre grossesse ?
La grossesse se passe très, très bien.
Jusqu'à la 32e semaine, où on a un rendez-vous de routine
avec notre gynécologue.
Et là, à la prise de tension,
on remarque que j'ai une tension de 17-9,
signe de pré-éclampsie.
Donc, tout s'accélère très, très vite.
Et l'hôpital dans lequel j'étais suivie,
n'accueillant pas des prématurés,
en dessous de, je pense que c'était 36 semaines,
j'ai dû être transférée par hélicoptère
dans un autre hôpital qui pouvait accueillir ma fille
dans de bonnes conditions.
Et moins de 24 heures après, elle était née.
Donc, ça a été un choc,
étant donné qu'elle est née,
elle faisait un poids de moins d'1,5 kg.
Elle faisait 1,465 kg.
Donc, elle était considérée comme une grande prématurée.
Donc, voilà, c'était une grossesse haute en couleur,
aussi, sur la fin, en tout cas, pour elle et pour nous.
Oui, accouchement à 7 mois,
c'est un choc, surtout quand on ne s'y attend pas.
Donc, elle était grande prématurée.
Elle est née. On a dû l'intuber.
Alors, on a dû la mettre sous sonde et sous respirateur
parce qu'elle ne respirait pas toute seule
par son petit poids.
Elle n'a pas eu les injections nécessaires
pour pouvoir développer ses poumons.
Donc, on a dû vraiment lui donner toutes les aides nécessaires
pour survivre.
C'est vraiment le mot.
Voilà, c'est ça.
Et 48 heures après sa naissance,
une des pédiatres
habituellement va dans son bureau
pour faire tout ce qui est papier et tout,
puis commence à faire le tour des différentes chambres
pour voir les bébés, faire un peu un état des lieux
de leur santé, de leur évolution et autres.
Et 48 heures après, elle décide, étonnamment,
de ne pas passer par son bureau,
mais de commencer par le tour des chambres
et par la chambre de Hope, notamment.
Et là, en fait, il s'avère que Hope crachait du sang.
Donc, elle faisait une hémorragie pulmonaire.
Donc, quand nous, on est arrivés, on nous a tout expliqué.
Mais encore une fois, on a eu cette petite étoile
au-dessus de notre tête, parce que si elle n'avait pas commencé
par le tour des chambres, on ne pourrait peut-être
pas parler de notre fille aujourd'hui comme on le fait.
Donc, on s'estime vraiment très chanceux
d'avoir eu cette pédiatre à ce moment-là
qui a eu un instinct, on va dire, naturel.
Oui, qui a senti que c'était vers ce bébé-là
qu'il fallait se tourner.
Voilà, exactement. On a eu beaucoup de chance.
C'est dur, toutes ces semaines en néonat.
Comment était l'ambiance ?
L'ambiance est très pesante.
Parce qu'on est propulsés dans un monde
qu'on ne connaît pas du tout. On fait face
à des histoires différentes d'autres parents.
C'est-à-dire que chaque petit bébé
a sa pancarte affichée à la porte
avec le prénom d'un enfant.
Il y a des jours où on passe,
on voit une nouvelle petite, un nouveau petit.
Et puis, le lendemain,
l'étiquette n'est plus là. Donc, on a bien compris
que malheureusement, l'enfant
n'a pas survécu à sa naissance.
On a aussi fait connaissance avec d'autres parents
parce qu'on a bénéficié d'une chambre-famille
puisqu'on habitait loin de l'hôpital.
Donc, moi, j'ai pu rester avec mon mari
pendant un mois et demi sur place
sans faire d'aller-retour vers la maison.
Et on a fait connaissance
d'une autre personne de notre région, notamment,
qui a accouché de jumeaux.
Et l'un des deux, malheureusement, a décédé,
n'a pas survécu à la naissance prématurée.
Donc, elle nous expliquait qu'elle devait jongler
entre le fait d'organiser les obsèques du premier
qui était décédé et venir voir également
le deuxième qui était en néonate.
C'était très compliqué pour eux.
Donc, voilà, c'est une atmosphère très pesante
parce qu'on voit aussi des bébés arriver à 25-26 semaines
avec des poids inimaginables
puisque, voilà, la nôtre pesait 1,465 kg,
mais les autres...
Oui, c'est pas la pire, il y a des bébés de 500 grammes.
Exactement. Donc, c'est terrible.
Voilà, mais une équipe en or.
Ça, on leur rend hommage
parce que toutes les équipes de néonatologie
consacrent tout leur cœur, tout leur temps
à ces petits bébés.
Exactement.
Donc, on les embrasse.
Combien de temps est-ce que vous êtes restée en néonate ?
On est restée un mois et demi.
C'était prévu qu'on reste pour les fêtes,
donc Noël et Nouvel An.
Évidemment, ça nous a fait vraiment mal au cœur
d'apprendre cette nouvelle-là,
mais on a essayé de rendre un peu plus léger
ce moment-là
par le fait que le parrain de Hope
est traiteur, donc on a commandé
chez eux pour Noël
à l'hôpital.
Et il s'avère qu'en réalité,
un jour, la pédiatre vient faire
encore une fois leur check.
Vous auriez dû vous dire qu'à ce moment-là,
moi, j'ai un petit karma avec Noël.
On n'est pas à l'abri d'un miracle.
C'est vrai, c'est vrai.
Vous avez raison, j'aurais dû y penser.
Mais là, c'est vrai que la pédiatre est venue
dans notre chambre, a examiné Hope
et elle nous a dit, est-ce que ça vous intéresserait
de passer les fêtes chez vous ?
Et là, moi, j'ai été vraiment prise d'émotion
parce que je n'avais pas du tout
de rentrer à la maison et de fêter ce premier Noël
à trois.
Pourtant, c'est ce qui s'est passé, donc on est rentrés
le 24 décembre à la maison pour fêter Noël
à trois maintenant, et plus à deux.
Premier Noël avec Hope.
Et vraiment un miracle, parce que ce n'était vraiment
pas prévu à la base.
On voit la photo de votre chérie
avec Hope dans son maxi-cozy
et qui se prépare à rentrer chez vous
pour la première fois en famille.
Ça, ça a dû être un moment absolument magique.
Qu'est-ce que vous nous concoctez pour ce Noël dans quatre jours ?
Alors, qu'est-ce qu'on concocte ?
Déjà, il faut dire quand même
que la famille s'est agrandie.
Exactement, c'est ce que j'allais vous dire.
On a accueilli une petite Clémence au mois de septembre,
donc Noël va être à quatre et non plus à trois.
Et on va également fêter nos dix ans
cette année avec François.
Dix ans de rencontres.
On a été faire toutes les courses nécessaires,
les cadeaux sous le sapin.
Et notre fille, notre plus grande, Hope,
est plus que ravie de pouvoir à nouveau fêter Noël
parce que c'est des chansons toute l'année,
c'est les livres de Noël toute l'année,
donc on a vraiment transmis ce bonheur de Noël
et toutes ces émotions à notre fille.
Je vous avoue que voir les yeux remplis d'étoiles
dans les yeux de ma fille,
c'est le plus important,
vraiment, en cette période.
Il faut absolument revenir pour nous raconter
ce qui s'est passé pour le Noël 2024.
Je veux dire, on n'est pas à l'abri
que tout à coup, il y a un petit retour de couche,
un petit troisième avec nous.
Avec vous, tout est possible, j'ai l'impression.
Merci mille fois d'être venue
nous parler de vos jolis Noëls
dans ce jour un peu particulier
parce que c'est le jour des vacances.
Tout le monde s'apprête à passer des fêtes
à Cocouné en famille.
Et donc ça fait du bien d'entendre
des histoires comme la vôtre.
Merci beaucoup, Justine.
Dans notre deuxième émission,
on va apprendre à masser les femmes enceintes.
Ça vaut pour vous aussi, ne vous inquiétez pas.
Vous pouvez regarder le tuto et vous faire masser
même si vous n'êtes pas enceintes, bien entendu.
On parlera ados et environnement
avec Yasmine Ouglis
et Oussem Lousayef reçoit un de nos invités préférés.
C'est Alex Vizorek
pour les dernières aventures de son fameux suppositoire.
Le suppositoire, les enfants adorent,
les parents aussi, on va rigoler.
Restez avec nous pour moins de 2 minutes.
...
C'est fou. Vous les attirez ?
C'est peut-être un esprit et on est là en train de ricaner.
Il est parti où ?
Sans fantôme.
Et ça se trouve on est là en train de rire, de rire.
Alors que nous sommes habités.
Bienvenue, j'espère que vous êtes là.
Qu'est-ce qu'il y a ?
Elle me fait très très peur.
Vous qui êtes très branché régime, nutrition, on pourrait dire d'autres choses.
Oui, oui, c'est ça.
Attention au cholestérol et au triglycérine mon chat.
Parce que là...
Normalement il va faire son petit exercice dans 4 jours.
Il a de l'activité.
Ciao chéri.
J'espère que vos menus sont prêts.
Oui, c'est manque de respect.
Je viens de me rendre compte que j'ai manqué de respect au Père Noël.
Mon chat ou Père Noël ?
Je ne sais pas, je ne sais pas.
C'est mis sorti comme ça.
Vos menus sont prêts ?
Excuse-moi, je peux terminer maintenant ?
Vos menus sont prêts ?
Vos cadeaux sont prêts ?
La décoration est prête ?
Ça c'est quand même ma question.
Regardez nous, tout est au topas.
On est quand même très très bien.
C'est magnifique.
Ce mini sapin est de toute beauté.
Il est possible que je le braque officiellement.
On s'appelle Trombert, bonjour.
Alors voilà, magie de Noël.
On accueille aujourd'hui quelqu'un qui va s'occuper de notre bien-être.
Et ça on en a bien besoin.
Vous êtes masseuse et aromathérapeute.
Vous avez écrit ce livre.
Regardez qu'il va apparaître sur l'écran.
Comme le Père Noël, il apparaît comme par magie.
Massage prénatal pour les débutants.
C'est édité chez First.
Et vous allez donc nous montrer quelques massages ce matin.
Qui sont à notre portée.
Donc nous qui sommes néos.
Toute personne qui a dans son entourage une femme enceinte
pourra réaliser ces massages.
Voilà.
Il faut s'occuper des femmes enceintes.
Surtout que là, les pauvres,
elles ne peuvent pas manger de fromage.
De saumon fumé.
Voilà.
Pas d'huître, rien du tout.
Donc autant les masser.
Yasmine Oublis, parlez-nous de votre invité.
Alors, sans transition aucune,
mon invité, lui, gagne à être connu.
Voilà.
Il est à la tête d'un mouvement qui s'appelle Bordlieu Climat.
Il sensibilise les jeunes à l'urgence climatique.
C'est l'esprit de Noël aussi.
Oui, bien sûr que c'est l'esprit de Noël.
Oussem.
Votre invité qui arrive est drôle
sans avoir besoin de mettre un serre-tête sur la tête.
Il est très drôle.
C'est Alex Vizorek qui vient nous parler,
non pas d'une chronique qu'il tient à la télé ou à la radio,
mais d'un conte de Noël.
Il est juste devant la maison des maternelles.
On l'accueille.
Alex.
Bonjour.
Bienvenue dans la maison des maternelles.
Je suis peut-être drôle,
mais je le serai encore plus avec cette scène-là.
Je vais vous laisser.
Bonsoir.
Il ne faut pas nous pousser.
Ça va bien ?
Je vous le mets.
C'est un plaisir de vous recevoir.
Bonjour à vous.
Je vous ai apporté un exemplaire pour Gaspard et Félix.
C'est trop gentil.
C'est tellement gentil.
Après, j'espère qu'ils vont dire du bien,
parce que sinon…
Ils ont adoré les deux premiers,
donc je suis quand même assez à l'aise.
Anecdote très perso.
J'ai lu votre conte hier soir avec mon fils.
Il a adoré.
Je lui ai eu au téléphone avant de venir dans l'émission.
Il me dit « Papa, il est où le livre du Père Noël ? »
Je lui dis « J'en ai besoin pour le travail. »
Après, vous lui rendez.
Je lui rends immédiatement.
Ça me fait plaisir.
Ce livre-là, l'histoire du suppositoire qui voulait sauver Noël,
c'est le troisième opus.
Il vient après l'histoire du suppositoire qui…
Qui voulait échapper à sa dessinée.
Qui voulait échapper à sa dessinée, j'ai oublié.
C'est mon Astérix le Gaulois.
C'est le premier.
Exactement.
À quel moment vous vous êtes dit
« Je vais créer un super-héros suppositoire ? »
Ce n'est pas un super-héros,
parce que le premier est un peu bleu.
C'est un anti…
Il voit partir son copain et il se dit
« Ça ne me semble pas génial comme dessinée.
Je vais essayer d'y aller. »
Ici, il est plus héroïque,
parce que c'est chaque fois un autre,
vu que ça se termine toujours un petit peu
où vous pouvez l'imaginer.
Parce que les enfants aiment bien ça.
Je ne vous donne pas la fin.
Mais la dernière page, on est dedans.
Cette fois, c'est une suppo.
Je trouvais que c'était bien qu'il y ait une fille.
Lulu.
Parce que la suppo.
Bien sûr.
Pardon.
J'ai trouvé ça plus rigolo qu'elle s'appelle Lulu
et qu'elle soit une fille.
Elle a des cils.
Les personnages sont très drôles.
J'ai essayé.
C'est la famille Trak.
Et le petit garçon s'appelle Hilal.
Hilal Trak.
Mais il y a Matrak et Patrak.
J'ai adoré.
C'est bossé.
Cette fois-ci, vous touchez à un sujet…
Attention.
Comment on touche à Noël avec humour ?
Vous avez enlevé le bandeau,
mais il est sur l'exemplaire d'Agathe.
Ça raconte toute catastrophe.
Le Père Noël est constipé.
Vous imaginez ?
Le gars bosse un jour par an.
Ça se voit.
On sent qu'il est malhonnête.
Le gars travaille un jour par an.
Imaginez que ça tombe ce jour-là.
C'est la catastrophe pour tous les enfants du monde.
La suppositoire se dit qu'elle ne peut pas laisser faire ça.
Et avec toute l'équipe,
avec les membres de la crèche,
avec la dinde de Noël,
avec les jouets,
le pain d'épices,
il bosse et il monte l'opération Caca Noël
qui, normalement, devrait déboucher le Père Noël.
Et si c'est possible, il va faire sa tournée.
Et comme le suppo est une femme,
à mon avis,
elle sera beaucoup plus courageuse.
C'est ça.
Au bout du travail.
Vous l'avez écrit avec Caroline Allan
et c'est illustré par Caro Powell.
Comment on s'inspire quand on écrit un conte de Noël avec humour ?
Est-ce qu'on s'inspire de ce que vous avez lu étant petit ?
Est-ce qu'on essaie de faire le plus original possible ?
C'est vrai, il m'a demandé ça
et je vous ai répondu autre chose.
Mais le point de départ,
moi, j'aime bien Toy Story, par exemple,
parce que je me demande
qu'est-ce que les abstractions font quand on n'est pas là.
Et donc, l'abstraction dans une pharmacie,
obligatoirement, le plus marrant,
c'est le suppositoire.
Donc, c'est parti de là.
Qui connaît sa destinée.
Qui connaît, à priori, sa destinée.
Et l'oubli pour enfant qui m'a dit
« Ok, vas-y »,
c'est la petite taupe.
Vous connaissez l'histoire d'une petite taupe
qui quelqu'un lui a fait tuer ?
Légendaire.
Et elle veut savoir qui lui a fait tuer sur la tête
et donc, elle fait tous les animaux de la crèche,
de la crèche, de la ferme,
pour en trouver,
qui lui a fait tuer.
Je trouvais ça tellement drôle.
Et en fait, moi,
parce que je suis tonton,
je ne suis pas papa,
ma co-auteur et maman,
je trouve qu'il faut que le grand s'amuse aussi.
Parce que je crois que si le petit voit le grand rire,
c'est ce que je me suis dit.
Alors, c'était ça mon point de départ et mon envie.
En le lisant hier à mon fils,
je me disais la même chose.
Il y a beaucoup de références pour adultes.
Vous citez le film Armageddon de Bruce Willis.
Il y a aussi des blagues
que les adultes peuvent comprendre,
pas les enfants.
Notamment dans la crèche.
C'était totalement l'objectif ?
Pour tout le monde ?
Bien sûr.
Et dans le premier, c'était déjà ça
parce qu'il allait rencontrer d'autres médicaments
et y a un moment,
il rencontrait une pilule bleue.
Et il lui demandait,
tu sers à quoi ?
Moi, c'est pas pour l'enfant,
c'est plus pour papy.
Et le parent se marre,
l'enfant comprend pas trop
et peu importe au fond.
Et avec le temps, il se dit,
depuis que je suis petit, je lis ça
et je n'avais pas vu la règle.
Donc moi, ça m'amuse un peu.
Et je sais que j'ai aimé ça moi
dans les livres pour enfants quand j'étais petit,
de ne pas toujours tout comprendre.
Et il y a des mots dont je me souviens
dans quels livres pour enfants je les ai appris
parce qu'ils n'étaient pas dans mon vocabulaire
quand on est gosse.
Oui, ils sont parfois un peu intrigants.
Exactement.
Et donc je pense que c'est important
qu'il y ait aussi ce petit côté pédago.
Je vous en veux un peu quand même.
J'ai dû expliquer à mon fils
ce qu'était un verre de whisky
parce que le Père Noël qui arrive à la maison,
il est peut-être allergique aux lactoses.
Et là, on lui laisse un verre de whisky.
Papa, c'est quoi un verre de whisky ?
Comment vous lui avez expliqué ?
Je lui ai dit, c'est une boisson
qui est pour les gens
qui ne sont pas de ton âge.
Il y a que les Belges qui comprennent le Péquet.
Ça, c'est à Liège, le Péquet.
Le fait d'humaniser le Père Noël,
ce n'est pas la chose la plus dure à faire ?
C'est ce que vous venez de faire
en l'appelant mon chat.
La créativité.
Oui, bien sûr.
Mais c'est ça qui est drôle
parce que moi, j'avais souvenir
d'un livre pour enfants.
Je ne sais plus du tout comment il s'appelle
et ce que c'était.
Mais c'était le Père Noël
qui était plutôt pénible
le reste de l'année chez lui à la maison.
Et je trouvais ça vraiment très rigolo.
Et donc un petit peu le côté déshumanisé
de la figure sacrée du Père Noël
est un peu drôle pour l'adulte.
Et je pense que,
pour l'enfant que j'étais en tout cas,
c'était marrant et j'imagine
si le vôtre s'est marré.
Il s'est marré, je me suis marré,
mon épouse s'est marrée aussi.
C'est vrai que même,
que ce soit dans le texte ou dans le dessin,
le Père Noël, on le voit dans des états
dans lesquels on ne l'avait jamais imaginé.
Il est un peu vert.
Il a un peu la couleur du champagne.
Il est un peu patraque.
Mais je tiens à rassurer,
a priori, il va faire sa tournée.
A priori, grâce à vous,
il devrait être...
Dernière question.
Qu'est-ce qui est le plus dur ?
Écrire des spectacles,
écrire des chroniques
ou écrire un conte de Noël ?
Écoutez, je ne dirais pas
qu'il y a des choses plus dures que d'autres.
Mais quand j'ai une idée,
je sais dans quelle case elle va aller.
Et quand j'ai eu l'idée du suppo,
je me suis dit,
il faut que ça arrive pour les gosses.
Et j'ai eu du mal à trouver un éditeur
parce que justement,
j'étais relié à des blagues politiques,
à la télé.
Et je dis,
je pense que c'est les adultes
qui vont l'acheter
pour faire marrer les gosses.
Et après, peut-être,
pour une génération d'enfants,
je suis le père du suppo.
Et peut-être,
c'est ça qui va rester.
Bientôt, vous serez invité
dans des émissions
pour parler du suppo.
Peut-être, ma postérité,
c'est le suppositoire
et ce n'est pas mes blagues.
Ça fera peut-être votre épitaphe.
Il a mis en valeur le suppositoire.
Je suis allé au Père Lachaise
pour mon spectacle
du temps sur la mort.
Franck Alamo,
le chanteur,
sur sa tombe,
il y a une biche.
Pour biche,
on a biche.
Et là,
il m'est venu un peu d'inquiétude.
c'est moi,
il y a un suppo sur ma tombe.
Encore quelques dates,
il y a un grand Lille
en janvier,
un Genève,
si vous êtes regardé en Suisse.
Et là, sur cette fin d'année,
vous êtes sur un spectacle
pour enfants.
Pour enfants.
Le carnaval des animaux,
la grande musique
de Camille Saint-Saëns.
Et moi,
je glisse des blagues au milieu
et je papote avec les enfants.
J'aime bien ça
parce que moi,
je n'ai pas appris
la musique classique
quand j'étais gosse.
Je trouve ça chouette
de peut-être leur donner envie
aussi d'aimer
et d'en faire aussi
parce que c'est quand même génial.
L'histoire du suppositoire
qui voulait sauver Noël
sans spoiler.
C'est exceptionnel.
Et franchement,
je vous le dis,
mon fils de 3 ans a compris.
J'ai compris.
Je dis à partir de 5
mais donc je devrais dire
à partir de 3.
Je suis bête, je suis bête.
Merci en tout cas
de nous embrasser dans la famille.
Avec plaisir.
Pas de whisky,
avant un certain âge.
Même si on est allergique au lactose.
J'ai entendu dans mon orillette
Serge Bonafou
qui est notre réalisateur dire
je te préviens,
il est super le spectacle.
Comme si je ne l'avais pas vu mon chat.
Evidemment,
j'ai vu son spectacle
qui est tellement génial
et de cynisme
et de drôlerie
et de second degré.
Merci Alex.
Qu'est-ce que vous voulez ?
On vous aime bien dans cette émission.
Si vous voulez être heureux,
venez chez nous.
C'est ce que je fais chaque année.
Merci d'être reçus.
On part à vos côtés.
Isabelle,
vous êtes vachement dissipée
pour une nouvelle.
D'habitude,
les nouveaux chroniqueurs
ils sont quand même
un petit peu...
Justement,
il leur faut un suppos.
Bon bah là,
vous non.
On va partir à vos côtés.
Je vous emmène
chez des grands-parents
en Nord ce matin.
Mais vraiment formidable.
Chaque mercredi,
leur fille
qui s'appelle Mélanie,
leur confit,
c'est quatre enfants.
Tristan qui a dix ans.
En plus,
il est dans le dur.
Oscar,
huit ans.
Jonas,
trois ans.
Et Iris,
dix mois.
Alors,
il y a des jeux,
des devoirs,
des activités.
Ils n'arrivent pas une seconde
ces super grands-parents.
Et nous,
on a posé notre caméra
chez eux.
Vous allez voir,
c'est Léa Bénet
qui est allée passer
un mercredi avec eux
à Jarny.
C'est en Lorraine.
Alors,
qu'est-ce qu'on prépare ?
Un petit peu
de pâte à tartiner.
Voilà.
Bon,
on attend les petits loups.
Je vois qu'ils arrivent.
Bonjour Oscar.
Salut.
Vous allez mettre
vos affaires
à la salle de jeu ?
Elle fait dodo,
elle.
Elle fait dodo.
Viens Jonas.
Ça fait dix ans
qu'on garde
les petits-enfants
le mercredi.
On a commencé
par Tristan.
Tu veux de la brioche ?
Tu veux boire un coup ?
Bon.
Donc,
tu veux rien.
Il faut être organisé
un petit peu.
Mais par contre,
on n'a plus du tout
de temps pour souffler.
La journée-là,
elle est entièrement
consacrée aux enfants.
Entièrement,
entièrement.
Bon,
il va me montrer
son piano en bas
un petit peu.
Voilà,
Jonas,
c'est bien.
Je m'en vais
et je reviens.
Alors là,
je vais emmener Oscar
au piano.
Ensuite,
je vais le rechercher.
l'après-midi,
j'emmène Tristan
qui enchaîne
piano et solfège.
Et ensuite,
je vais ramener
Oscar
au solfège
de 16h
à 17h.
Regarde voir
les moctas.
Qu'on puisse faire
une dictée avec ça.
Alors allons-y.
Au printemps,
fais attention
à tes accents,
tes majuscules,
virgules.
Après l'orage
et la pluie,
les oiseaux
et les insectes
reviennent
dans les jardins fleuris
et chantent
des mélodies
harmonieuses.
Ça fait partie
d'une émission
du mercredi.
Moi, généralement,
je suis préposé
aux Français
et aux leçons
et Gérard leur fait
faire des maths
parce que c'est plus ludique
avec papi.
Mais il écrit
comme un cochon.
Hé, c'est méchant
pour les cochons.
C'est quoi ça ?
Un ours.
Ah, c'est maman
qui revient.
Oh, pardon.
Plat de frites
pour les enfants.
On va pas innover
aujourd'hui, hein.
Je sers qui, là, moi ?
Personne.
Alors, Jonas,
je te donne
un petit peu.
Non, pas de lait.
Ah bah, bah,
si, hein.
J'aime pas.
Bah, tu goûtes quand même.
C'est pas du boulet,
c'est du coke.
Je passe une partie
de la journée avec eux
depuis l'arrivée
du troisième.
Avant, c'est vrai
que j'en profitais
pour rentrer à la maison,
pour me reposer,
pour éventuellement
faire un peu de sport,
enfin, faire toutes les choses
que je ne pouvais pas faire
avec eux
ou les magasins.
Et à partir du troisième,
bah, effectivement,
je me suis dit
que ça commençait
à faire un petit peu
beaucoup pour eux
et puis, en fait,
au final,
c'est devenu un moment
où on se retrouvait tous
et j'avais pas forcément
non plus envie
de louper ça.
Je crois qu'il faut
aller faire dodo
un petit peu, ma caille.
On va faire pipi
et au lit.
Allez, hop, c'est parti.
Voilà.
Bonne sieste.
Bon, qui commence ?
Bon, j'y vais.
Je vais faire
des petites courses
et je vais chercher Tristan.
Ça roule.
Allez, j'en ai qu'un, hein.
Gagne ton papa,
Philippe.
Merci.
J'ai gagné.
Oh non, non, non !
Ah, t'es meilleur
au foot, hein, c'est sûr.
C'est mieux
que chez papa et maman,
quand même,
parce que,
papa, il me met
beaucoup plus de télé,
comme Harry Potter 5.
Ah oui,
mais faut pas le dire
à maman parce que
je dois pas le regarder
en vrai.
C'est une sorte
de complicité.
Ils nous connaissent
suffisamment bien
pour pouvoir
plaisanter avec nous,
pour pouvoir nous
proposer des choses
et inversement aussi.
Donc, c'est vraiment,
on se sent
très très proche d'eux, quoi.
Et quand on les voit pas
pendant une semaine,
moi, je m'inquiète déjà.
Voilà, quoi.
Voilà.
On profite d'eux,
peut-être plus
qu'on a profité
de moments
avec nos enfants.
Voilà.
Et là, on accélère.
Et là, on passe
les vitesses.
Non, mais stop, là.
On va partir.
On va laisser
Patrick se reposer.
Ouais, ouais, ouais.
Allez, on y va.
À mercredi.
Au revoir.
Allez.
Bisous.
Allez.
Bisous.
Au revoir.
Oh, les enfants.
Ouf, quand même, hein.
Ouf, un peu, quand même,
cinq minutes.
Ouf, quand même.
C'est bien quand ils sont là
et c'est bien aussi
quand ils repartent, quoi.
Ça, il faut le dire.
Bon, cela dit,
Michel et Gérard,
vous êtes quand même
d'énormes passions pour eux.
On vous adore.
Vous êtes des grands-parents
idéaux.
On dit pas qui,
autour de la table,
a dit, ça serait bien
que ma mère et mon père
regardent, etc.
On dit pas.
Que ça leur donne envie.
On dit pas.
Mais elle est blonde,
la personne qui a dit ça.
Elle m'en dit pas.
Pas du tout.
Tout le monde l'a dit.
Attention,
c'est qu'on vous grille pas.
Attention.
Enfin, autour de la table,
nous sommes à un enfant,
Madame Moussaïef,
un seul,
et non pas quatre.
Yasmine en a,
ah oui, six.
Ah oui,
c'est compliqué.
Petite Isabelle,
combien d'enfants ?
Quatre.
C'est pareil,
c'est plus difficile à caler.
En tout cas,
merci à eux,
à ces grands-parents géniaux
de nous avoir accueillis.
Ça va être à vous, Isabelle.
Tout à fait.
Ne nous décevez pas,
je crois.
Alors,
première question qu'on se pose,
évidemment,
toutes et tous,
c'est qu'on se dit,
une femme enceinte,
normalement,
on ne la masse pas.
Est-ce qu'on peut quand même masser ?
Bien sûr.
Il y a toujours moyen
de pouvoir apporter du bien-être
à une femme enceinte.
Il n'y a pas de contre-indications majeures,
les mêmes que pour le massage classique.
Même si on n'est pas masseur professionnel ?
Même si on n'est pas masseur professionnel.
On n'appuie pas fort sur sa cromme
et tout se passe bien.
Voilà,
il ne faut pas toucher sa cromme.
Voilà.
Alors,
c'est quoi les bienfaits
du massage chez la femme enceinte ?
Qu'est-ce que ça crée chez elle ?
Déjà,
un petit regain de confiance,
ça fait du bien au moral
et quand on est un petit peu à plat,
et puis surtout,
la détente musculaire.
Ah,
oui, oui.
Oui, parce que quand même,
d'abord,
on est parfois un peu stressé,
un peu en tension,
puis on porte quand même un poids.
Le centre de gravité
se déporte vers l'avant,
donc le dos derrière,
il compense
toutes les tensions dans le dos.
Eh oui,
donc c'est formidable.
Alors,
regardez,
il y a Mélanie
qui s'est installée ici.
Mélanie qui est enceinte de six mois
de son troisième enfant.
Vous allez pouvoir nous montrer
comment faire.
Bonjour, Mélanie.
Bonjour.
Bonjour, Mélanie.
Vous me donnez l'autorisation ?
Oui, bien sûr.
On demande toujours.
Alors,
on va commencer par massage
des trapèzes,
massage des lombaires
et massage des bras.
C'est facile,
même dans les repas,
en famille,
pendant les vacances.
On peut s'installer ainsi.
Qu'est-ce qu'on prend comme huile,
d'ailleurs, Isabelle ?
Des huiles neutres
ou alors,
on trouve plein d'huiles,
Calendula, par exemple,
en parapharmacie.
Il n'y a pas de contrôle
pas d'huile essentielle,
j'imagine ?
Alors,
pas les huiles essentielles
avec des phénols et des cétones,
mais des huiles essentielles
faciles à vendre,
tout ça,
on peut.
D'accord.
On y va ensemble ?
Allez,
on commence tout doucement,
tranquillement.
Alors,
expliquez-nous ce que vous faites,
là.
Voilà,
donc là,
on commence par pétrir
les trapèzes tranquillement.
Est-ce que ça va
au niveau de la pression ?
C'est parfait.
Mélanie,
elle kiffe, hein ?
Ah ben,
rien dit.
Voilà,
donc,
si la personne,
elle est en débardeur
ou en soutien-gorge,
on évite les bretelles
et on masse tranquillement
comme ça,
pétrissage au niveau des trapèzes.
Alors,
expliquez-nous,
en fait,
vous faites quoi comme mouvement ?
C'est des va-et-vient,
voilà,
c'est comme une espèce
de chorégraphie.
Avec mes mains en pince,
comme ça,
hop,
et je peux descendre.
Alors,
soit je peux,
avec mes pouces,
remonter en glissant
le long des cervicales.
Ça va ?
Très bien.
Tranquillement.
Je peux venir
un petit peu explorer
le rebord interne
de l'homoplate.
Venir avec mes pouces
m'appuyer
contre le rebord
de l'homoplate.
Comment ?
On met quelle pression ?
Est-ce qu'on fait fort
ou pas trop fort ?
On peut y aller quand même.
On sent un petit peu
croustiller les tensions
sous les pouces.
D'accord.
De toute façon,
on s'imagine que c'est la maman,
la future maman,
qui donne aussi un peu de lard.
Voilà,
c'est pour ça qu'à chaque instant,
je lui demande si ça va.
Et pour qu'elle soit
toujours assise
dans cette position
sur une chaise ?
C'est bien sur une chaise,
c'est pratique.
On a tous une chaise
comme ça à la maison,
donc pas besoin
d'acheter du matériel spécifique.
On peut même,
si on le souhaite,
si on a un tabouret,
s'appuyer contre une table.
Voilà.
Et on fait des manœuvres simples,
des pressions glissées
avec les pouces,
avec le plat de la main,
des pétrissages
avec les doigts
en opposition.
C'est facile.
Alors là,
on a fait le trapèze.
Est-ce qu'on peut faire
bas du dos
ou est-ce que c'est interdit ?
Exactement.
On peut descendre,
on pose un genou à terre
pour pas, nous,
nous faire mal au dos.
Et puis là,
on peut venir,
alors si, à la maison,
vous soulevez le t-shirt
tranquillement,
vous pouvez venir en fait,
vous imaginez,
vous avez le centre des lombaires,
c'est comme le soleil,
et nous,
on va venir dessiner
en faisant des pressions glissées
avec le plat de la main,
on va venir faire un soleil,
les rayons du soleil
autour des lombaires.
Ah !
Un bon repère, ça.
Voilà, c'est facile.
On peut dessiner,
on peut venir tout doucement.
C'est quoi les bienfaits,
Isabelle, de ça ?
Alors en fait,
là, je vais amener,
voilà, mon modèle
à décambrer,
à venir se soulager
au niveau des lombaires,
elle peut bouger avec moi,
et on va chercher comme ça
un petit peu
à décambrer les lombaires
et à venir se soulager.
Elle peut même venir
s'appuyer dans mes mains
si elle a envie,
si ça la soulage.
Et c'est facile,
il suffit d'avoir
des pressions glissées.
Donc soit à même la peau
ou soit à travers les vêtements,
je peux même venir faire
des pressions comme ça.
Juste que je pose
mes éminences,
tes nardins,
les fessiers.
Donc c'est par ici.
Alors pour les biceps
et les triceps,
c'est le même mouvement ?
Vous pouvez nous montrer ?
Et on y va.
Donc on vient
au niveau des bras,
et donc là,
je peux exercer des massages.
Je vais me mettre
en face d'elle.
Et on peut venir l'amasser,
on peut appliquer
un petit peu d'huile,
et on vient masser
au niveau des bras.
Vous pouvez relâcher
tranquillement.
Et pareil,
même main en pince
et j'exerce
des pressions
tranquillement
là sur les biceps.
Et si j'inverse mes mains,
hop,
je la pose contre moi.
Et là,
je viens masser
les triceps
tranquillement
en pression glissée.
Et ça soulage beaucoup.
Et en fait,
t'inquiète,
parfois,
beaucoup de tensions
dans la migraine,
dans les cervicales,
peuvent être causées
par des tensions
dans les bras.
Alors ça,
on ne sait pas forcément.
Après,
on va se sentir toute légère.
Merci Isabelle.
Merci Mélanie.
Alors la frustration,
Mélanie.
Mélanie,
elle s'est dit,
moi là,
j'arrive et tout.
Je crois que ça va être
un moment de bien-être.
Il dure 4 minutes.
Merci.
Promis,
vous le terminez
quand même hors antenne
parce que la pauvre
elle a besoin
au fin des 6 mois.
C'est quand même
trop dur là.
Merci Mélanie.
On voudra le faire
par absolument
attention,
elle va passer devant la caméra.
Elle est partie.
Isabelle,
vous pouvez revenir peut-être,
je ne sais pas,
en passant derrière moi.
Non,
mais c'est normal,
il faut quand même
expliquer.
Isabelle,
je rappelle le livre.
Oui,
votre livre,
notez-le,
Massage prénatal
pour les débutants
édité chez First.
Yasmine,
c'est à vous.
C'est Ferris Barkat
qui nous rejoint
sur ce plateau ce matin.
On est ravis,
ravis de l'accueillir.
Bonjour Ferris.
Il est tout jeune,
il a 22 ans,
il va venir s'asseoir
en face de moi.
Oui,
mais c'est vrai
qu'il y a des subtilités.
Je vous l'ai mis en place.
Bienvenue.
C'est la guerre
entre tous nos chroniqueurs.
On va rencontrer l'enfer.
L'esprit de Noël.
Merci d'être avec nous ce matin.
Donc,
je l'ai dit,
vous avez 22 ans.
Je vais revenir un petit peu
sur votre parcours.
Vous étiez,
en 2022,
en train de mener
de brillantes études
à Londres
et vous êtes revenu
en France,
notamment
pour sensibiliser
nos ados à l'écologie.
Est-ce que vous pouvez
nous parler de ce moment-là,
de ce déclic ?
Qu'est-ce qui s'est passé ?
Alors moi,
le déclic a été assez progressif.
C'est-à-dire qu'en fait,
j'ai commencé à me renseigner
sur les questions écologiques
quand j'étais à Londres.
Mais en fait,
au fond,
les questions écologiques
sont liées aux enjeux sociaux.
Et ça,
je l'ai compris très tôt
parce que quand à 4h30,
tu captes que ton daron,
il rentre du travail
parce qu'il bosse à l'usine,
tu te dis
qu'il se passe un truc.
Et donc,
très vite,
tu fais des parallèles
entre la question sociale
et la question écologique.
Ma mère qui est tombée malade
en 2021.
Du coup,
tu fais des liens
entre cancer,
environnement.
Et donc,
toutes ces questions-là,
j'ai commencé
à les conscientiser.
Tu vois aussi
qu'il y a un lien
très lié aux exposomes,
c'est-à-dire qu'on est exposé
socialement en fonction
des revenus,
en fonction de là où on habite.
Et puis,
ce qui a été,
je pense,
le déclic majeur,
c'était le moment
où tu rends compte
que ces réalités
sont inaudibles
pour la plupart des gens.
C'est-à-dire qu'en fait,
une fois que t'es confronté
à la violence
et que tu la vis,
tu la vois,
mais tu te rends compte
que les autres
ne la voient pas forcément
ou ne s'intéressent pas
vraiment à ça.
C'est ça qui est,
je pense,
le plus violent
parce que c'est
une double violence,
c'est-à-dire qu'à la fois
la violence que tu subis
et en même temps
la violence que les gens
refusent de voir
et c'est ça
qui était un peu compliqué.
Mais il y a le fait
de s'en rendre compte
et il y a vouloir
faire changer les choses,
c'est ce qui est extraordinaire
dans votre parcours,
faire changer les choses
pour les autres,
pour le plus grand nombre.
Donc vous avez monté
une association
qui s'appelle
Banlieue Climat.
Vous l'avez co-fondée
avec Sanaa Saïtouli,
Abdelhaoui Elbadaoui
et Stéphiou.
On va les voir là
en photo
où vous êtes tous les quatre
et vous entourez
une personne,
je ne sais pas qui d'ailleurs.
C'est la ministre
dans ce livre-là.
On n'a trouvé que ça.
C'est une ministre ?
Non, ce n'est pas vrai ?
Oui, si, si, si.
Ce n'est pas vrai ?
Ah bah bravo !
Mais ce n'est pas
le ministre qui m'intéresse
aujourd'hui ?
Oui, mais la ministre
n'est pas intéressante.
Et c'est Banlieue Climat.
Quel est l'objectif
de cette association ?
L'objectif,
au fond,
ça reste le même,
c'est l'émancipation.
L'émancipation sociale,
la justice sociale,
c'est ça le principal
cœur de ce qu'on fait.
Et en fait,
on a trouvé l'écologie
comme étant un moyen
de parler de la question sociale.
Et donc en fait,
éco,
oikos en grec,
c'est la maison,
c'est comment on gère
la maison autour de nous,
c'est la rénovation
thermique des bâtiments,
c'est tout ça,
c'est très concret,
c'est très palpable.
Et donc on s'est dit,
mais en fait,
l'écologie,
c'est le moyen
le plus acceptable
et le plus accepté
de parler de nos réalités.
Et donc,
on a utilisé ça comme moyen
et au début,
c'était ça l'objectif.
Et puis,
au fur et à mesure,
c'est transformé,
j'ai commencé à réaliser
des rêves que j'avais même pas.
On a ouvert une école
il n'y a pas longtemps,
on a fait plein de trucs
à 16 ans.
Alors,
on va parler de toutes
vos actions justement.
Au cœur de vos actions,
c'est, je crois,
le fait de sensibiliser,
de fédérer.
C'est les maîtres mots
de ce projet.
On va regarder quelques images
de toutes les actions
que vous menez
pour mieux comprendre.
Qui aurait pu anticiper
quand même pas un an
en soi,
partout ?
Banlieue,
climat,
banlieue,
climat.
Une association
qui veut former
un maximum de jeunes
de quartiers populaires
aux enjeux climatiques.
Le sujet le plus déterminant
de ces prochaines années
n'était soi-disant
pas fait pour nous.
En tant que jeune de quartier,
on se dit que le climat,
c'est un truc d'élite.
C'est pas un truc
fait pour nous
à la base.
Mais on a mobilisé des centaines
et des centaines de jeunes
partout en France.
Vous vous doutez
que c'était grave ?
Autant que ça.
Alors que l'écologie populaire
avait du mal à s'imposer,
on est arrivé avec
une formation de 9 heures
qui montre concrètement
les impacts
de la question écologique.
Extraordinaire,
je le disais tout à l'heure.
Vous dites que les habitants
des quartiers
sont les premiers
à souffrir du dérèglement
climatique.
Pourquoi ?
Alors je pense que
il y a un truc
dans la question écologique
qui est assez fascinante,
c'est qu'on a tous l'impression
d'être également,
équitablement touchés
alors que ce n'est pas le cas.
Et donc en fait,
tu vois un rapport du GIEC
et tu te dis que c'est la merde
pour tout le monde.
C'est vrai, c'est la réalité.
Mais en même temps,
il y a des gens qui sont
à des degrés différents
exposés à ça.
Et donc nous,
ce qu'on a voulu montrer,
c'est qu'effectivement,
en fonction de là où tu habites,
on parle de banlieue,
mais c'est au sens large,
c'est-à-dire que banlieue,
historiquement,
c'est lieu banni,
c'est la ruralité,
c'est les pesticides,
c'est tout ce que tu vis,
et bien effectivement,
on n'est pas tous touchés.
On est les plus touchés
qu'on va être dans une forme
d'innocence absolue.
Et parce que nous aussi,
on est les premiers victimes
des paradigmes de consommation,
de surconsommation,
de capitalisme,
de tout ça.
Et donc c'est aussi
un combat contre nous-mêmes
qu'on doit mener
parce qu'on n'est pas dans une forme
de ouais, on est parfait
et donc on est les victimes.
Non, mais en quoi ce sont
les premiers à souffrir
du dérèglement climatique ?
Alors il y a plein d'aspects.
Il y a l'aspect pollution déjà.
Si tu regardes les particules fines
sur une carte,
notamment de l'île de France,
tu vois qu'en fonction
des quartiers populaires,
les PM1,
particules fines, petites,
qui rentrent dans le cerveau
et qui font des dingueries,
et bien là,
c'est en fonction
de là où tu habites.
Mais tu prends l'alimentation.
Tu prends l'écomorbidité
pendant le Covid.
C'était fascinant.
Tu vois un peu
dans les quartiers populaires
où est-ce que les gens meurent le plus.
Tu prends à peu près tout.
Ils ne peuvent pas acheter bio
par exemple très concrètement.
C'est trop cher.
C'est ça.
Après il y a des initiatives
qui existent
comme on peut lier
sur le service national
de l'alimentation,
la sécurité sociale de l'alimentation
qui permet à des jeunes
de vivre
et de se nourrir correctement.
Ce genre de projet-là,
ils allient écologie
et justice sociale
qui sont en réalité
des sujets
qui sont totalement imbriqués
et en fait artificiellement
on les a opposés
alors que c'est vrai.
Alors vous,
vous vous adressez aux jeunes.
Vous essayez de créer
un cercle vertueux
de former des jeunes
qui vont aller eux-mêmes
former des jeunes.
Comment ils vous accueillent
ces jeunes-là
quand vous arrivez
avec ce discours ?
Au début,
ça dépend des périodes.
Au début,
c'est vrai que c'était un peu méfiant.
Il y a des jeunes,
parfois on les mobilise.
Il est 8h du matin,
je suis à Cergy.
Les jeunes pensent
que c'est un tournoi de foot.
Moi, on m'a dit de venir
un dimanche matin
mais pour un tournoi.
Là, il y a que ces crampons
motivés.
Je dis tranquille, frérot.
Là, on va parler
de permafroide,
de zoonose,
de réchauffement climatique
et donc au début,
il y a un peu une confrontation
mais je pense qu'au fur et à mesure
qu'on est un peu plus référencés,
un peu plus connus,
les gens sont contents de venir
et je pense qu'à la fin,
il y a une vraie transformation
qui s'opère.
Je pense que c'est aussi
une vraie transformation
chez les jeunes
qui est assez incroyable.
Quel type de transformation ?
Est-ce qu'on a pu observer
des changements
dans leurs comportements
concrètement ?
Nous, c'est assez intéressant.
On essaie de ne pas trop
se concentrer
sur la responsabilité individuelle.
On n'est pas là pour dire
qu'on peut être parfait
dans un monde imparfait.
On ne peut pas être en bonne santé
dans un monde malade.
Ça ne marche pas comme ça.
La logique de base,
c'est de se dire que
le problème, c'est le système.
Par contre, effectivement,
chacun doit essayer
d'être des experts.
Nous, dans l'éducation,
dans la question écologique,
on veut faire en sorte
que les jeunes
se réapproprient
la connaissance scientifique.
C'est super important.
C'est pour ça que vous mettez
en place, j'imagine,
toutes ces formations.
Ça s'adresse à des jeunes
de 16 à 25 ans,
je le dis.
C'est les collectivités
qui font appel à vous,
les associations
qui font appel à vous.
J'imagine qu'en tant qu'association,
vous avez toujours besoin
de bénévoles,
de forces vivantes
pour vous rejoindre.
Ça va.
Il y a toujours besoin
d'aide un peu partout,
surtout depuis qu'on a
ouvert l'école à Saint-Ouent.
Mais effectivement,
pour le moment, ça va
parce qu'il y a beaucoup
de gens qui veulent nous aider.
Et nous, on veut essayer
de sortir d'un truc de
les gentils Arabes
qui vont ramener
des jeunes à la montagne.
C'est pas ça, le truc.
C'est qu'on a un truc
sur la formation
qui est poussée.
C'est-à-dire qu'on veut
que les jeunes se transforment.
On veut qu'il y ait
une forme de libération
qui s'opère.
Donc on va poser la question
à votre avis,
qui a intérêt ?
Parce que vous,
vous ne vous occupez pas
de la question écologique.
Et donc là, d'un coup,
on est un peu moins mignon.
On est des dangereux militants.
Non, non, non.
C'est qu'on est toujours,
en tous les cas, mignons.
Ça ne bouge pas.
Mais en plus,
on veut être dans une manière
où on va repolitiser
la question écologique
mais au sens noble du terme
en disant pourquoi
il y a ces questions-là
qui se posent en priorité
chez les personnes
plutôt que...
Et c'est surtout que c'est
l'affaire de tous, quoi.
Voilà, c'est ça, le message.
Merci, parce que
pour tout ce que vous faites,
pour nos jeunes,
merci.
Féris, merci beaucoup.
Vous êtes HPI, hein.
Je vous le dis,
je n'ai pas besoin de vous tester.
Je ne sais pas ce que ça veut dire.
Si j'ai entendu parler de...
Vous êtes au potentiel intellectuel.
Croyez-moi, je vous le dis.
Je vous le dis tout de suite.
Vous observez,
j'ai dit qu'il était HPI.
Ça, c'est certain.
Allez, tout de suite,
c'est le petit bazar.
Moi, je vais me servir du plateau
et je veux préciser
que je suis très content
d'avoir été avec deux Arabes
sur le plateau.
On est trois, maintenant.
Alors, ça ne se voit pas tout de suite
que je suis Mexicain.
Ils ont été choisis
pour leur talent, hein.
Mais bon, s'il y a...
C'est le plaisir
de la représentation, un peu.
Ce n'est pas souvent le cas,
en plus.
Mais moi, vous savez,
je suis Arabe aussi,
mais ça se voit pas.
Je suis berbère.
Mais oui, je suis berbère.
Je n'arrête pas de le dire.
Allez, tout de suite,
c'est le petit bazar.
Le prénom du jour, mon petit chou.
Le prénom du jour, c'est Billy.
L'étymologie de ce prénom
est assez curieuse.
Le Père Noël ne veut pas le satirer.
En présence du Père Noël,
on va donc dire que Billy
vient du prénom Guillaume.
Bonjour.
Est-ce que je peux faire le...
C'est le prénom.
Ça a l'air un peu ballonné,
Père Noël.
Oh là là là.
Il n'a pas écouté
la question écologique.
Enchaîne Billy,
un prénom qui a assez tardivement
apparu dans les années 80,
figurez-vous,
mais qui est de plus en plus populaire.
On les fête le 10 janvier.
Le Père Noël aura donc
fait sa tournée.
Il sera libéré.
Des cadeaux ?
C'est pas vrai.
Oh là là, mais c'est pour qui ?
Il faut que ce soit pour moi.
C'est pas pour moi,
c'est réservé.
Bon, c'est très gentil
d'avoir gâté la nouvelle.
C'est joli, ça.
C'est pour Yasmine.
Qu'est-ce que c'est ?
Je suis tellement contente.
Merci beaucoup.
Qu'est-ce que c'est ?
Oh là là.
Ça se voit que vraiment,
vraiment le Père Noël
a pensé à moi.
J'adore.
Vous avez trop de chance.
C'est génial.
Merci Père Noël.
Un massage de la tête.
Oh là là.
Ça, c'est exceptionnel.
Ça, c'est une belle attention
parce que le masseuse
est passionnée.
Regardez, Agathe,
mon cadeau.
Agathe.
Regardez mon cadeau.
Il n'y a rien dedans.
Qu'est-ce que c'est ?
Mes talents.
Merci Père Noël.
Les chaussettes.
Cette aubergine.
Il a pensé à préparer ça.
Franchement.
Même à l'invité.
Même à l'invité,
c'est franchement une belle attention.
Qu'est-ce que c'est ?
Une bouillotte ?
Je vous dis pas.
Non, c'est une bouillotte.
C'est une bouillotte.
En échange.
Pas mal.
En échange.
Vas-y, apprends ton positionnement.
Très bien.
Je suis trop joieuse.
Merci beaucoup.
Je me suis fait avoir là.
Et dis donc, on a été gâtés.
Merci Père Noël.
Tu es vraiment trop gentil.
Bye bye.
Merci Père Noël.
Merci.
On a commencé à tourner tôt
parce qu'il y a beaucoup d'animateurs télé.
Donc là, je leur laisse tout France Télé.
Merci d'avoir été avec nous aujourd'hui.
Merci Féric pour tout ce que vous faites.
Merci Oussem.
Merci Yasmine.
Merci Isabelle.
A très bientôt.
On vous laisse entre les bras virils et poilus.
Beaucoup plus minces que le Père Noël.
De Bruno Guillon.
Joyeux Noël à tous.
On se retrouve à la rentrée.
Ah, cette flûte.
Ah, cette voix.
C'est chouette.
Elle est chouette.
