Gabon : la fin du couvre-feu est bien accueillie
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TV5MONDE Info
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24 déc. 2024
Libreville, la nuit. Les embouteillages ont repris et la foule est de retour dans les cafés et restaurants.
Depuis l'annonce de la levée du couvre-feu, les Gabonais ne cachent pas leur joie de pouvoir reprendre leurs habitudes nocturnes.
Les populations sont vraiment contentes. On est à l'aise, on boit jusqu'à le matin, on est à l'aise.
Histoire de couvre-feu, on ne le connaît plus.
Dorénavant, les Gabonais n'ont plus à être rentrés chez eux dès minuit.
L'annonce a été faite officiellement le 18 décembre dernier à la télévision.
Il s'agit seulement d'une levée jusqu'à nouvel ordre pour permettre à la population de célébrer les fêtes de fin d'année.
Le communiqué ne cache pas qu'il y a aussi des raisons économiques.
Un soulagement pour la profession des restaurateurs qui avait vu leur revenu sévèrement amputé.
Nous, ça nous arrange, au moins. On a des heures un peu supplémentaires qui font en sorte qu'on essaie un peu d'élever notre chiffre d'affaires.
Le couvre-feu au Gabon avait été imposé au moment du putsch militaire d'août 2023, amenant au pouvoir le général Oligine Guémard.
Après un allègement, il avait été renforcé début octobre, avant le lancement de la campagne pour le référendum sur la Constitution.
Mais le mécontentement montait. Et le week-end des 14 et 15 décembre, une opération coup de poing avait débouché sur l'arrestation de 348 violeurs de couvre-feu présumés.
Surtout, des vidéos de jeunes contrevenant tondus par les forces de l'ordre avaient choqué la population. Plusieurs ONG avaient protesté.
Pour le peuple gabonais, il était vraiment urgent de lever le couvre-feu parce que, d'un premier point, l'armée n'a pas communiqué sur l'urgence de maintenir le couvre-feu.
Et de deux, ce couvre-feu faisait déjà état de plusieurs dérapages. Et la dernière fois, il y a eu des arrestations qui ont conduit à des traitements inhumains des Gabonaises et des Gabonais.
De fait, l'annonce des autorités précise que les forces de l'ordre sont appelées à assurer la sécurité dans le respect de l'état de droit.
Nous avons tenté de contacter les autorités gabonaises. Elles n'ont pas répondu à nos sollicitations.
