Les Trois Mousquetaires - Chapitre 3

Baguette Academy
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Chapitre 3 : Anne d'Autriche et le duc de Buckingham
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Chapitre 3 Anne d'Autriche et le Duc de Buckingham
Les gardes du Cardinal arrêtent Monsieur Bonacieux.
D'Artagnan et les mousquetaires n'interviennent pas.
Il faut d'abord retrouver Madame Bonacieux.
Il avertit ses amis.
Attention, nous avons maintenant un ennemi terrible, le Cardinal.
D'Artagnan ne quitte plus sa chambre.
Le troisième jour, il entend une femme crier.
Je suis Madame Bonacieux ! Laissez-moi ! Au secours !
Il saute par la fenêtre et entre l'épée à la main dans l'appartement de Monsieur Bonacieux,
d'où sortent quatre hommes en courant.
D'Artagnan voit étendu sur le sol une jolie femme de 25 à 26 ans.
Elle a les cheveux bruns, le nez petit, la peau du visage est rose.
Ah ! Merci Monsieur, vous m'avez sauvé.
Mais pourquoi Monsieur Bonacieux n'est-il pas ici ?
Votre époux a été arrêté hier par les gardes du Cardinal.
Mais comment avez-vous fait pour vous sauver ?
J'ai attaché deux draps ensemble et je suis descendu par la fenêtre.
Les agents du Cardinal vont sûrement revenir.
Il faut partir tout de suite d'ici.
D'Artagnan accompagne Madame Bonacieux chez Adonis.
Fermez la porte et n'ouvrez à personne, lui dit-il.
Plus tard, dans la rue, D'Artagnan voit Madame Bonacieux au bras d'un homme inconnu.
Jaloux, il veut se battre.
Au nom du ciel, Milord ! s'écrit Madame Bonacieux.
Milord ? répète D'Artagnan.
Soyez-vous...
Milord, Duc de Buckingham, dit Madame Bonacieux.
Pardon, cent fois pardon !
Comment puis-je me faire tuer pour vous servir ?
Suivez-nous à vingt pas jusqu'au Louvre.
Et si quelqu'un nous surveille, tuez-le.
À 35 ans, le Duc de Buckingham est un beau gentilhomme.
Il est riche, premier ministre de son roi,
et prêt à tout, même à une guerre,
pour se faire aimer de la plus belle reine d'Europe.
Anne d'Autriche est grande.
Elle a les yeux verts, la bouche petite.
Buckingham et la reine se retrouvent au Louvre.
Madame, je suis toujours le plus humble et le plus obéissant de vos adorateurs,
dit Buckingham.
En me voyant, vous risquez la vie.
Vous me faites risquer à moi mon honneur.
Nous ne pouvons plus nous revoir.
Pourquoi séparer des cœurs que Dieu avait fait l'un pour l'autre ?
Milord, je ne vous ai jamais dit que je vous aimais.
Mais vous ne m'avez jamais dit non plus que vous ne me niez point.
La reine veut qu'il s'en aille, car elle a peur pour lui.
Partez, et revenez plus tard,
comme ambassadeurs, comme ministres, entourés de gardes qui vous défendront.
Alors je ne craindrai plus pour vos jours,
et j'aurai du bonheur à vous revoir.
Eh bien, donnez-moi un objet qui me vienne de vous,
et qui me rappelle que je n'ai point fait un rêve.
Et partirez-vous si je vous donne ce que vous me demandez ?
Attendez, Milord.
Elle va chercher un coffre de bois de rose.
Tenez, gardez ceci en mémoire de moi.
Ce sont les ferrées de diamants que je portais la première fois que vous m'avez vue,
et que vous m'avez donné le roi.
Vous m'avez promis de partir.
Et je tiens ma parole.
Votre main, Madame, et je pars.
Richelieu est cardinal et premier ministre de Louis XIII.
Il aime en secret la reine.
Mais comme la reine lui préfère le duc de Beckingham,
Richelieu use de tous ses pouvoirs pour nuire à l'un et à l'autre.
Il s'entretient avec son espion Rochefort dans son palais.
Ils se sont vus, dit Rochefort.
La reine, le duc ? Demande le cardinal.
Oui, au Louvre, à onze heures.
La reine était avec ses femmes.
Elle est entrée dans son boudoir en disant,
Attendez-moi.
Qui l'a introduit ?
Madame Bonacieux.
Combien de temps sont-ils restés ensemble ?
Une demi-heure à peu près.
Après quoi la reine est rentrée ?
Pour prendre un coffret de bois de rose et aller ressortir aussitôt.
Qu'est-ce qu'il y avait dans le coffret ?
Les ferrées de diamants que le roi a donnés à la reine.
Alors, elle les aurait remis au duc.
Elle les lui a remis.
Tout n'est pas perdu.
Le cardinal écrit une lettre à la diabolique Milady.
Milady, soyez au premier bal où se trouvera le duc de Beckingham.
Il y portera douze diamants à son avis.
Dansez avec lui et volez-en deux.
Le lendemain, le cardinal parle au roi.
La reine entretient une correspondance secrète avec le duc de Beckingham et conspire contre vous.
Avez-vous des preuves ? Demande le roi.
Organisez un bal et demandez à la reine de porter les diamants que vous lui avez donnés.
Puis le roi parle à la reine.
Madame, un bal sera donné bientôt à l'hôtel de ville.
Vous devrez mettre votre plus belle robe et les diamants que je vous ai donnés.
La reine reste sans voix.
Mais quel jour ce bal doit-il avoir lieu ?
Bientôt. Je demanderai au cardinal. Vous paraîtrez avec ces diamants.
Oui, sire.
Le roi sortit. La reine répète.
Je suis perdu.
Le cardinal sait tout. C'est lui qui pousse le roi. Personne ne peut m'aider.
Après son arrestation, M. Bonacieux a été emmené à la Bastille.
Le cardinal l'accuse d'avoir conspiré contre le roi avec sa femme.
Mais il comprend vite que Bonacieux n'a rien fait.
Il lui propose de devenir son agent et lui donne cent pièces d'or.
Vive le grand cardinal !
Quel idiot, se dit le cardinal, qui a fait de l'homme l'espion de sa femme.
Pendant ce temps au Louvre, la reine dit à Mme Bonacieux.
Il faut récupérer les diamants au plus vite.
Je vais demander à mon mari de vous rapporter les diamants.
Bonacieux refuse de partir à Londres et sort prévenir le cardinal que la reine veut envoyer quelqu'un à Londres.
