Les Trois Mousquetaires - Chapitre 4

Baguette Academy
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Chapitre 4 : D'Artagnan chargé d'une mission spéciale
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Chapitre 4. D'Artagnan chargé d'une mission spéciale.
D'Artagnan, qui loge au-dessus, a tout entendu de la conversation entre Madame Bonacieux et son mari.
Il va retrouver Constance Bonacieux.
Monsieur d'Artagnan, ah, quel bonheur de vous rencontrer.
Vous m'avez offert vos services, et je vous les offre encore.
Tant mieux, car j'ai répondu de vous.
À qui ?
À la Reine.
Je suis à ses ordres, et surtout au vôtre.
Monsieur, je vous connais à peine, mais j'ai toute confiance en vous.
Pourquoi ? Je n'en sais rien.
Je le sais, moi. C'est parce que je vous aime.
Eh bien, il s'agit de partir à l'instant, sans perdre une seconde.
Pour quel pays ?
Pour Londres.
Et de remettre cette lettre ?
À qui ?
Au Duc de Buckingham.
Mais il me faut un congé de Monsieur de Tréville.
Je suis passé chez lui. Dans un quart d'heure, le congé sera ici.
Je pars.
Mais à mon retour ?
À votre retour ?
Que fera Madame Bonacieux pour l'homme qui risque sa vie pour elle ?
Silence !
Quoi ? Je n'en sais rien.
Mais venez toujours la rejoindre, où elle sera, et...
et nous verrons.
Mais où sera-t-elle ?
Vous le demanderez à la Reine, et la Reine vous le dira.
Ce sera votre récompense.
D'Artagnan part pour l'Angleterre, avec ses compagnons et leurs laquais.
Il laisse en chemin Portos, tombé dans un guet-apens.
Aramis, blessé au bras, et Athos, accusé d'être un faux-moneyeur.
Seul d'Artagnan, subi de son fidèle valet plancher,
réussit à arriver à Calais, où il embarque pour l'Angleterre,
malgré l'interdiction du Cardinal.
Le voici à l'Odre.
Je vous dis qu'on ne passe pas.
Je vous dis que je passerai.
Je veux parler au Duc de Buckingham.
Qui a-t-il, dit Buckingham à la sentinelle ?
Dites-lui que c'est un gentil homme français
qui a crevé trois chevaux de d'Ouvre à Portsmouth.
Dites-lui mon nom, s'il le faut, M. d'Artagnan.
J'espère qu'il n'est pas arrivé malheur à la Reine.
Je ne crois pas, Milord.
Seulement, je sais qu'elle court quelques grands périls,
dont votre grâce seule peut la sauver.
Moi, de l'autre côté de la mer,
je serais assez heureux pour lui être bon à quelque chose.
Ah, parlez, parlez !
Prenez cette lettre.
Cette lettre ? Et de qui est-elle ?
D'elle.
De la Reine ? Mon Dieu !
Je ne m'attendais pas à tant de bonheur.
Oh, je n'y vois plus.
C'est ferré où je suis perdu.
C'est ferré pour l'amour de moi
qui est en souffert pour vous.
Anne.
Buckingham va chercher le coffret
qui contient les précieux diamants.
By Jove ! S'exclame le Duc.
Qu'avez-vous, Milord ?
Il n'y a plus que dix diamants.
Je n'ai porté ces diamants qu'au bal de Windsor.
J'ai dansé avec la belle comtesse de Winter, Milady.
C'est donc Milady qui a volé les deux diamants
en suivant les instructions du Cardinal.
Quel jour la Reine doit-elle avoir ses pierres ?
Lundi prochain.
Vite ! Mon joaillier !
Il faut me refaire deux diamants semblables
pour après-demain.
Dès que le joaillier a refait les deux diamants,
d'Artagnan reprend la route en toute hâte
et regagne Paris en un temps record.
Nous sommes à l'hôtel de ville de Paris.
Le roi a l'air triste.
Il est accompagné de son premier ministre,
le Cardinal de Richelieu.
Sa Majesté la Reine va-t-elle mieux, Sire ?
La Reine est toujours malade quand on la croit en bonne santé,
en bonne santé quand on la croit malade.
Mais Sa Majesté vient au bal.
J'y compte bien.
Sire, si la Reine porte ses diamants,
comptez-les.
Si vous n'en trouvez que dix,
demandez-lui qui a les deux que voici.
La Reine arrive,
mais elle n'a pas ses diamants.
Madame, pourquoi donc, s'il vous plaît,
n'avez-vous pas vos ferrées de diamants ?
Quand vous saviez qu'il m'aurait été agréable
de vous les voir, demande le roi à la Reine.
Sire,
c'est moi qui vous ai fait ce cadeau, Madame.
Je comptais vous en voir parée.
Vous avez tort.
J'ai eu peur d'un vol.
Si vous le voulez, je peux les envoyer chercher au Louvre.
Faites vite. Dans une heure, la danse va commencer.
La Reine est désespérée
parce que le Cardinal va dire au roi
qu'il sait où sont les ferrées.
Ils sont en Angleterre.
Mais d'Artagnan arrive juste à temps
à l'hôtel de ville.
Je suis sauvé. Mes ferrées, merci.
Grâce à la diligence de d'Artagnan,
la Reine peut porter
les fameux diamants au bal.
La danse commence. La Reine est très belle.
Le roi ne réussit pas
à compter les diamants.
Madame, je vous avais donné douze diamants.
Il en manque deux et je vous les rapporte.
Comment ? Vous me donnez encore deux autres ?
Alors cela fait quatorze.
Comptez vous-même.
Que vouliez-vous donc me dire, Monsieur le Cardinal,
au sujet de ces ferrées ? Demande le roi au Cardinal.
Je voulais offrir
moi aussi des diamants à Sa Majesté,
dit le Cardinal furieux.
Merci.
Je suis sûr que ces deux diamants ont coûté
aussi cher que les douze autres à Sa Majesté,
dit la Reine.
Venez, Madame. Le balai commence.
