Le Club Seuls en scène : Constance, Coline Serreau et le village du Festival

Objectif Gard
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32 Vues de vidéo·19 juil. 2026
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Résumé vidéo
Généré par IAThis video report covers the \"Uzès Seul en Scène\" festival, featuring interviews with performers and organizers. It highlights the unique atmosphere of the event, the diversity of the solo performances, and the community spirit fostered by the festival village and the local audience in Uzès.
Je me débarrasse de ces cons rapidement.
Et non Constance, on ne se débarrasse pas aussi facilement de nous.
Bonjour à tous pour ce deuxième numéro du Club Objectif Gare,
spécial festival seul en scène à Uzès.
Au programme aujourd'hui, la sortie de scène de Constance,
un reportage sur le village des festivités,
l'interview de Colline Serrault et un mot de Fabrice Verdier.
Constance, vous vous êtes mise à nu devant toute une salle de spectacle.
Oui, je me mets à nu en regardant ma robe, c'est pas mal.
Et alors, Uzès, première fois que vous venez ici ?
Minute !
Uzès, première fois que vous venez ici ?
Oui, c'est la première fois que je viens à Uzès.
Et alors, les spectateurs, vous en avez pensé quoi ?
C'était vraiment top.
Deuxième fois que tu stoppes mon interview.
Et tu le fais exprès, c'est pas possible.
Tu veux être dans l'off en fait.
C'est le bordel ici.
Je me débarrasse de ces cons rapidement.
J'en étais au public d'Uzès.
Il est bien, il faut le garder ce public.
Et le seul en scène, qu'est-ce que vous pouvez m'en dire ?
Moi, ça fait 20 ans que je fais ça, donc j'aime bien.
Parce que du coup, j'aurais arrêté.
Organiser un festival tout autour de ça, vous en pensez quoi ?
Du seul en scène ?
Parce que ça s'appelle le festival Uzès seul en scène.
Oui, d'accord.
Vous saviez pas ?
C'est tout.
On a tout dit.
C'est formidable d'organiser un festival.
C'est mieux qu'un festival où on vendrait des armes.
Et là, je peux vous demander, vous vous sentez comment ?
Bien, ça va.
Le concept du Village Festival qu'on a pendant le festival Uzès seul en scène,
c'est vraiment un lieu d'accueil du public.
Donc on a fermé tout le parvis de l'espace
pour pouvoir accueillir tous les spectateurs qui viennent voir les spectacles,
qu'on a de multiples représentations.
Aujourd'hui, on avait trois représentations,
donc tous les spectateurs peuvent venir.
Aujourd'hui, c'était de 14h à minuit.
Et donc voilà, c'est un espace de vie où on peut manger, boire,
avoir des activités, des petits stands et profiter des spectacles.
C'est une super ambiance du Village Festival,
ça permet de bien se préparer pour le spectacle
et de vivre un bon moment de convivialité entre amis à Uzès.
On a plusieurs stands.
Hormis les deux stands de foodtruck qu'on a aujourd'hui,
on a un bar extérieur,
on a des bénévoles qui s'occupent d'un stand paillettes et d'un stand badge,
où on peut repartir avec un petit souvenir du festival.
Et à l'intérieur, on a un photobooth
pour repartir avec une petite photo siglée Festival Uzès seul en scène.
Les foodtrucks sont vraiment super sympas.
C'est une bonne ambiance, on mange bien,
on attend le spectacle et tout va bien.
Là, ça commence à quand même pas mal prendre vie,
surtout qu'on est entre deux spectacles,
donc il y a les gens du spectacle qui viennent de sortir,
qui mangent sur place,
il y a les gens qui commencent à arriver du spectacle suivant.
Donc là, c'est quand même bien vivant, c'est cool.
En audition, il n'était pas bien Patrick.
Alors il vient, il passe une première audition,
je me dis qu'est-ce qu'il est mauvais celui-là, c'est pas possible.
Dites-moi Colline, là en sortie de scène,
tout le monde vous attendait,
vous connaissez tout le monde en fait ici, j'ai l'impression.
Il y a des gens que je connais, oui.
Moi, je suis de la Drôme, c'est pas très loin,
puis j'ai des copains qui sont venus, c'est hyper sympa.
Et en tout cas, vous avez vécu des moments très émouvants
juste après la scène justement.
Oui, il y a des gens qui sont très gentils,
qui m'aiment bien, qui veulent distribuer mes films.
C'est émouvant, mais ce que j'ai aimé,
c'est que j'ai essayé un truc aujourd'hui.
J'ai essayé de les faire chanter à la fin du spectacle
« I will survive » dans ce monde difficile
et ils ont chanté à tue-tête et j'étais très contente, je survivrais.
Votre spectacle justement, Un seul en scène,
qu'est-ce que vous pensez du seul en scène,
de faire un festival autour du seul en scène ?
C'est très bien parce qu'en plus,
j'ai regardé le programme, c'est magnifique,
il a un choix qui est extrêmement éclectique
où il y a des choses très profondes,
il y a des choses que drôles,
il y a du stand-up, il y a des réflexions,
il y a Patrice Lecomte qui va parler longuement de son cinéma
et c'est un homme remarquable.
Il y a aussi Thierry qui a plein d'expériences.
Et c'est tout ça qui est très différent.
On n'est pas que dans le truc, une vanne par seconde.
C'est comme est Patrick, c'est quelqu'un de profond,
c'est quelqu'un d'intelligent
et qui a envie de faire à la fois un festival populaire,
mais pas idiot.
Parlons de Patrick justement,
vous le connaissez depuis un moment,
vous pouvez nous raconter ?
Depuis la crise, oui.
Racontez-nous.
C'était drôle parce qu'en audition,
il n'était pas bien Patrick.
Alors il vient et il passe une première audition,
je me dis qu'est-ce qu'il est mauvais celui-là,
ce n'est pas possible.
Et donc je le raille de la carte.
Et puis son agent dit, mais si,
parce qu'il a été très mauvais à l'audition,
mais ce n'est pas grave,
il faut absolument le...
Alors écoutez, je l'ai trouvé extrêmement sympathique,
donc on va refaire une audition,
mais je ne le prendrai pas,
je vous préviens tout de suite,
parce que je cherche autre chose.
Et il revient, il fait une audition,
il est toujours aussi mauvais.
Et puis après je regarde tous les autres,
parce qu'on enregistre au fur et à mesure.
Et je le vois et je dis,
Nicolas, mais tu déconnes complètement,
il n'est pas mauvais du tout.
Il est extrêmement touchant,
il est complètement naïf,
il est sincère,
il n'a pas de trucs,
il n'a pas de ficelles,
et il y a une telle bonté qui sort de lui,
malgré ses airs qui peuvent être
quelquefois cyniques, etc.
Mais c'est ton Michou, c'est ça.
Et donc je suis totalement revenu sur mon jugement
et je l'ai pris,
et ça a été un bonheur tout le temps.
Comme quoi, ce n'est pas facile.
En plus, lui, il avait vraiment envie.
C'est bien aussi, ça apprend qu'on n'est pas...
Il faut se choisir,
on est deux pour se choisir.
On est deux.
Lui aussi, il avait envie de faire le film,
et donc c'est aussi pour ça qu'il l'a fait.
Un dernier mot peut-être sur le public usétien.
C'est la première fois que vous le rencontrez ?
Oui, c'est la première fois.
On m'avait dit, tu verras, c'est très bobo.
C'est un public super.
D'abord, je crois qu'ils ont un peu l'habitude
d'aller au théâtre.
Ils sont très attentifs, très sympas.
Oui, je les ai sentis tout le temps avec moi.
Vous vous êtes amusés ?
Oui, beaucoup.
Mais ils sont profonds aussi.
Il n'y avait pas que ça,
il n'y avait pas que la rigolade.
Par contre, ils sont partis au quart de tour
quand il fallait rire.
Et la fin du spectacle,
ça monte en fou rire.
Monsieur Verdier, nouvelle édition.
Il y a un véritable engouement,
on peut le dire, pour ce festival.
Cette idée, c'est vous qui l'avez eue en tête
avec Patrick Timsit au départ.
C'est un moyen aussi de mettre à l'honneur
cette salle de spectacle de l'Ombrière
pour ceux qui la découvrent probablement.
Patrick était le parrain de l'Ombrière
puisqu'il était venu pendant sa construction.
Et d'ailleurs, il nous avait un peu aidé
à rectifier quelques choix
qui avaient été faits par l'architecte.
Donc il a un attachement,
tout le monde le sait, à ce territoire.
Et lors de ces échanges,
avait émergé l'idée d'un festival.
Puis Patrick avait dit,
pas que d'humour, mais seul en scène.
Donc avec un artiste seul sur scène
qui rencontre le public
avec différentes esthétiques,
comme le disent les acteurs culturels.
Donc c'est aujourd'hui une troisième édition
dont on est heureux.
Et puis ça fait toujours plaisir
quand vous rêvez des choses avec des amis
et qu'elles se réalisent.
Et que surtout, ça fait le bonheur
de beaucoup de gens
qui apprécient la culture à Uzès
et au-delà évidemment.
Rendez-vous demain
pour la dernière journée du festival
avec Patrice Lecomte et Manu Payette.
