Si il y a bien un constat que l'on peut faire, c'est que la façon dont SpaceX gère le développement du Starship provoque autant d'admiration que de critiques. Mais justement: comment SpaceX développe-t-il le Starship, et pourquoi beaucoup de monde se trompe à leur sujet ? Le point dans cette vidéo !
j'espère que cette vidéo vous plaira, si c'est le cas, ou pas, n'hésitez pas à venir discuter dans l'espace commentaire ( sauf pour les platistes ), il est ici pour ça , vos questions etc !
nous sommes le 3 avril 2019 à 7h56 du
matin heure locale près du village de
bokachika au Texas et c'est un grand
jour à travers un petit bond de l'ordre
du maître retenu par des câbles le
premier prototype du Starship le starer
vient de voler pour la première fois et
c'est un événement pour la première fois
un moteur brûlant du méthane a quitté le
sol et a été plus loin que des essis
statiques la suite vous la connaissez 3
ans plus tard à quelques jours près
SpaceX lançait pour la première fois le
couple Starship super EV le 20 avril
2023 pour un vol qui allait être tant
critiqué qu'adoré car que ce soit pour
pointer du doigt les erreurs ou les
réussites de SpaceX on sent souvent une
division profonde entre deux camps face
à une entreprise qui a tendance à aller
à contre-courant de tous les standards
de l'industrie spatiale pour le meilleur
et pour le pire pour cet épisode j'avais
donc envie de me pencher avec vous sur
la philosophie que s'applique pour
développer son Starship le tout bien sûr
souspoudré de quelques anecdotes et pour
ceux qui veulent reparler du dernier vol
ne vous inquiétez pas non plus il y aura
encore deux ou trois informations dans
la vidéo et de nouvelles images mais
bref avant de commencer néanmoins je
tenez à rapidement vous inviter à vous
abonner si vous ne l'êtes pas encore
ainsi qu'à liker commenter et partager
cet épisode sur ce bienvenue à vous pour
une nouvelle dose
d'espace
s'il y a bien deux dates à retenir cette
année quand on parle de SpaceX ce sont
les 20 avril et 18 novembre avec les
deux premiers vols du couple Starship
super Evi et s'il y a une chose que l'on
peut dire c'est que ces vols et le
programme Starship en général semble
parfois profondément divisé la
communauté spatiale en deux camps d'un
côté il y a ceux qui estiment que ces
vols sont des réussites et que SpaceX a
une bonne approche du développement du
lanceur et de l'autre ce qui voient les
dégâts du programme et une quantité de
prototypes gaspillés le tout avec les
deux camps qui n'hésit souvent pas le
comparé au SLS alors disons-le tout de
suite c'est un fait avec près de 26
milliards investis dans le SLS et 28
dans Orion ce dernier coûte cher très
cher comparé au vraisemblaes 5 milliards
du programme Starship notez toutefois
qu'il s'agit d'un chiffre estimé et que
SpaceX ne donne aucune information sur
le sujet on a juste une interview d'Éon
musk en 2019 qui déclarait que le
programme allait coûter entre 5 et 10
milliards mais bref la comparaison avec
le SLS est aussi trompeuse le Starship
et le SLS sont en effet totalement
opposés en objectif comme en
développement là où le SLS est conçu
pour être un lanceur capable de lancer
des humains dès son second vol pour
Artemis 2 n'a donc quasiment aucun droit
à l'erreur et où tous les systèmes les
plus secondaires doivent se comporter au
mieux dès la première tentative SpaceX
est dans une situation diamétralement
opposé déjà il faut noter que le
Starship et malgré son implication dans
le programme Artemis avec le HLS sera
avant un lanceur commercial si on peut
critiquer les coûts parfois
difficilement justifiables il faut
l'avouer de certains éléments d'Artémis
et même si le SLS Vaute une grande
partie de son argent SpaceX de son côté
n'a tout simplement au un intérêt à
suivre cette voie car le Starship doit
avant tout être viable et compétitif
commercialement et permettre à
l'entreprise de le rentabiliser que ce
soit pour des vols commerciaux ou des
projets internes comme
Starling et c'est là que se confrontent
les deux types d'approche d'un côté on a
le spatial institutionnel qui préfère
choisir la voix de la sécurité dès le
premier coup car disons le Artemis 1 a
été un succès total et de l'autre on a
SpaceX qui suivi par une partie des
entreprises du new space préfère
apprendre en faisant des erreurs l'idée
est ainsi de pouvoir optimiser la
production pour économiser en temps et
en argent et pouvoir modifier le
véhicule en cours de route au fur et à
mesure du retour d'expérience ainsi au
lieu de développer un lanceur
méticuleusement en testant chaque
système individuellement l'approche de
SpaceX est plutôt de faire le gros du
travail assembler un prototype le faire
voler voir ce qui marche et ne marche
pas corriger tout ça et ainsi de suite
et c'est aussi pour ça que rien dans le
design du Starship et de Super Heavy
n'est encore
définitif un bon exemple est la question
de la gestion de l'orientation dans
l'espace pour orienter un véhicule
l'incliner se faire se retourner et tout
ça un classique est d'utiliser des
moteurs dit RCS pour résumer simplement
ce sont de petits moteurs qui au lieu de
brûler un mélange de gaz expulse juste
un gaz sous pression un peu comme un
ballon que vous dégonfleriez les petites
poussées de ces propulseurs permettaient
ainsi d'orienter un véhicule en
l'absence d'air et nécessite souvent un
gaz dédié c'était aussi l'approche
choisie par SpaceX avende en cours de
route faire le choix d'utiliser le gaz
déjà trop réchauffé dans les réservoirs
et qui doit de toute façon être ventilé
donc expulser du véhicule avant la
réentrée ça permet de faire des
économies de se passer de certains
systèmes secondaires et l'un dans
l'autre ça réduit les coûts et augmente
les performances et par la même occasion
ça vous donne une idée de la flexibilité
du développement du véhicule bref comme
vous le deviner l'approche de SpaceX et
d'apprendre sur le tas dans ce contexte
tenter de qualifier les vol d'échec ou
de succès un exercice périlleux et n'a
pas non plus le sens habituel un lanceur
lancé avec pour objectif d'atteindre
l'orbite et qui échoue c'est un échec un
lanceur lancé avec pour objectif
d'atteindre l'orbite mais si ça rate on
s'en fiche et on recommencera de toute
façon car ce n'est qu'un véhicule non
fini et le prototype est un usage unique
ça rend le verdict final bien plus
compliqué bon bien sûr un véhicule qui
explosee lerait sur son pas de tir avant
le décollage ce serait évidemment un
échec mais ce que je cherche plutôt à
dire c'est que des vols comme celui du
18 novembre ne sont ni des échecs ni des
réussites il est en partie raté car les
véhicules n'ont pas accompli toutes leur
mission mais il est aussi une réussite
car spéx a pu tester et réussir à
différentes étapes comme la séparation à
chaud ou le Starship oriente d'ailleurs
ses moteurs vers l'extérieur pour ne pas
diriger toute la force de leur poussée
sur Super Evi d'ailleurs anecdote
amusante mais si on se fit à de
nouvelles images de SpaceX et qu'on
regarde les aileris en grille il semble
que ceuxci se tourne légèrement et
utilise le souffle des moteurs de
Starship pour enclencher la rotation de
super heavi mais bref ce qu'il faut
retenir c'est qu'on est ici sur une
culture de l'échec et du risque où ces
deux éléments vont à contrecourant des
stéréotypes du secteur en faisant partie
intégrante du développement et en étant
une étape tout à fait normale alors bien
sûr si on regarde du côté du coup du
programme Starship installation au sol
prise le budget s'élève à près de 2
milliards de dollars pour l'année 2023
et ça peut faire ticker et c'est aussi
probable que SpaceX gagnerait peut-être
à développer les prototypes plus
prudemment à engaspiller un peu moins et
à éviter quelques incidents mais bon ce
n'est que mon avis personnel pour
revenir à ce que je disais le programme
Starship est cher c'est un fait mais
c'est aussi assez modeste si on
considère que le Starship sera le plus
gros lanceur de l'histoire et que le
premier étap dépassant en nombre de
moteurs le lanceur lunaire soviétique N1
qui sfrait 30 moteurs et qu'il a déjà
été plus loin que lui de plus cette
approche a toujours réussi à SpaceX qui
avait déjà appliqué une approche
similaire lors du développement de la
réutilisation des Falcon 9 avec des
moyens financiers bien plus contraignant
bien évidemment mais l'histoire des
Falcon 9 est un sujet totalement à part
donc n'hésitez pas à me dire si ça vous
intéresse au final cette culture de
l'échec ne semble pas non plus coûter
plus cher qu'un développement classique
et va peut-être même permettre de
réduire les coûts sur le produit fini
car il ne faut pas non plus oublier que
en parallèle SpaceX continue de chercher
à éliminer chaque élément qui ajoute du
poids du temps de fabrication ou des
courous en tout genre pour optimiser
constamment le véhicule qui t'a enleveré
des éléments pour les rajouter par après
pour citer Elon Musk encore une fois
donc l'approche de l'entreprise est très
centrée sur l'idée d'apprendre en
développement et la culture du risque en
général mais si cette approche semble
porter ses fruits techniquement et
commercialement en témoigne les Falcon
online dans une moindre mesure cela
n'empêche pas non plus l'entreprise de
jouer avec le feu entre la projection de
débris lors du premier vol la question
de l'impact environnemental de starbase
sur la réserve naturelle les villes et
les villages proches et des vols comme
celui du sn8 sans autorisation complète
SpaceX pousse aussi parfois la pratique
du avancer vite pour apprendre de ses
erreurs un peu trop loin et ça lui vaut
parfois quelques déboir car SpaceX c'est
aussi une entreprise qui doit avant tout
être rentable et qui a aussi la pression
de devoir développer un atterrisseur
lunaire ça ne justifie en rien leurs
erreurs et leur impact sur
l'environnement mais le but avec cet
épisode est surtout de pointer du doigt
qu'il n'y a pas de bon camp SpaceX
réussit des prouesses techniques c'est
un fait mais il ne faut pas non plus les
utiliser pour masquer l'ensemble du
tableau car certaines erreurs comme le
choix d'un premier lancement du duo sans
déluge de en sont parfois de fameuses
surtout quand on sait que ce dernier a
été installé assez rapidement qui a
parfaitement supporté le vol du 18
novembre et ne demandera d'ailleurs
aucune réparation avant les prochains
essaiis et les prochains vols d'autres
part quand on sait que selon un récent
article de retare la quantité
d'accidents au travail était en 2016
plus de 20 fois supérieure dans les
installations de spéx à capcan avéral
que dans le spatial en général et que
l'entreprise sort du cadre légal en ne
fournissant que des données partielles
et épisodiques il est difficile de dire
que la stratégie de SpaceX paye sur tous
les tableaux et au final elle est autant
défendable que criticable et autant
positive que négative sur ce c'est ici
que je vais vous quitter pour
aujourd'hui comme d'habitude j'espère
que vous aurez apprécié cet épisode et
je vous donne rendez-vous dans quelques
jours pour de nouvelles doses
[Musique]
d'espace