Première Spé maths et Term - Panorama sur la dérivation en première - Complet

Hans Amble - Maths au Lycée
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Bonjour à tous, alors aujourd'hui je vous propose un bilan sur le chapitre
dérivation du programme de première spécialité maths.
C'est un chapitre assez long, qui est souvent divisé en plusieurs par les professeurs.
On part d'abord du nombre dérivé et de la tangente,
et ensuite on arrive sur le calcul de ce qu'on appelle les dérivés.
Une fois qu'on a appris à dériver des fonctions,
on voit à quoi sert justement cette dérivation,
elle sert notamment pour l'étude des variations.
Je vais rappeler rapidement un petit peu ce que c'est que le nombre dérivé,
quel est le lien avec les tangentes, comment on obtient ces nombres dérivés
à l'aide de limites de taux d'accroissement,
quelque chose qui en général est compliqué pour les élèves,
et qui sert finalement dans le programme de première
uniquement à démontrer les formules qu'on utilisera plus tard,
ce qu'on appelle les formules de dérivation.
Il faut donc apprendre à dériver les fonctions constantes,
les fonctions affines, les fonctions puissance n,
la fonction inverse, la fonction racine carré,
tout ça dans un tableau avec les domaines de définition,
les domaines de dérivabilité pour chaque fonction.
On rajoutera au cours d'année les fonctions trigonométriques sinus et cosinus.
Ensuite on va apprendre à dériver des sommes de fonctions,
on va dériver une fonction multipliée par un réel,
tout ça nous servira à dériver les fonctions polynomiales.
Ensuite on apprendra à dériver les produits, les quotients,
et quelques formules.
En plus il y a une dernière formule ici,
qui s'appelle la dérivée d'une composée affine.
Je verrai un petit peu avec vous du hors-programme,
en ce qui concerne les applications,
on verra le lien avec les sciences de variation de fonctions,
et aussi ce qu'on appelle la convexité.
Il y a pas mal de choses à dire, je vais aller vite,
ce n'est pas un cours où je vais tout démontrer,
je vais juste faire un panorama assez rapide,
mais j'espère qu'on plaît.
On est parti avec ce fameux nombre dérivé,
qu'est-ce que c'est que ça ?
Tout d'abord, vous avez certainement commencé par l'étude
de la courbe de la fonction carrée,
cette fameuse parabole,
ici j'ai créé un point,
et comme ça je peux le mettre un petit peu où je veux.
Au départ on met souvent en 1,
cet endroit là,
et on regarde un petit peu ce qui se passe quand on s'approche,
et on voit que quand on s'approche d'une courbe,
qui est comme ça une courbe,
comme celle des carrés,
comme celle de toutes les courbes que vous avez bien tracées,
en général quand on fait un zoom sur une courbe,
on a l'impression
qu'à un moment on a devant nous une droite.
Evidemment ce n'est pas une droite, mais ça y ressemble beaucoup.
Et donc l'idée,
c'est d'aller chercher
la droite justement en question.
Donc ici, alors elle n'est pas ici cette droite,
c'est celle-ci,
et plus je vais zoomer, plus autour de A
est cette droite.
Donc après on recule,
et donc la droite qu'on a obtenue
par zoom,
on va lui donner un nom,
ça s'appelle la tangente.
On démontre qu'elle est unique,
c'est la droite qui approxime au mieux
la fonction quand on est au voisinage,
quand on est très près d'un point donné,
et donc à chaque point de la courbe,
vous avez une tangente différente.
Ici vous voyez, j'ai représenté,
en fonction de là où je mets le point,
vous avez en fait une tangente différente.
Alors ce qu'on remarque quand il nous servira
dans les applications, c'est que quand la tangente
est une droite qui monte
quand on va de gauche à droite,
la courbe aussi monte à cet endroit là,
donc il y a un lien entre les variations de la fonction
et les coefficients directeurs
des tangentes, donc on s'oriente tout de suite
vers la recherche de ces coefficients directeurs,
comment on trouve le coefficient directeur d'une tangente,
et bien ça c'est assez abstrait,
et on utilise pour ça la notion de séquence.
On va placer un autre point
sur la courbe,
un point que j'appellerai M,
alors le point M
il est ici, vous voyez,
je le mets ici,
donc c'est un point quelconque sur la courbe,
je vais placer A d'abscisse 1,
et bien M je vais l'appeler,
je vais lui donner comme abscisse
1 plus H, vous voyez que je peux faire varier H,
ici H égale 0,6,
si je fais bouger H, et bien le point M
s'éloigne ou se rapproche du point A.
Donc, une fois qu'on a ce point,
on va tracer
la droite AM.
A est fixée,
le point M va bouger, cette droite AM s'appelle une séquence,
vous voyez qu'elle coupe la courbe en deux endroits,
ici, et quand je vais
rapprocher le point M
du point A, et bien regardez,
la séquence, ici en violet,
va se rapprocher
de la tangente.
Et donc, on va essayer
de mettre en place
un processus qui permet de calculer
les coefficients directeurs
de ces séquences, et de voir comment on peut
approcher avec ça
le coefficient directeur de la
droite verte, donc ce qu'on appellera
la tangente. Vous voyez que j'arrive par la
gauche, par la droite, la droite violette, ici,
a tendance à se coller au fur et à mesure
qu'on rapproche le point M, donc du point A,
elle a tendance à se coller sur notre
tangente.
Je vais rappeler que le coefficient
de la droite AB, si A et B sont deux points
ici, avec des abscisses différentes,
et bien c'est
yA moins yB
sur xA
moins xB, d'accord ?
Pour une fonction,
je vais prendre
a, quelqu'un, un réel
dans le domaine de définition de f,
et je vais regarder f2a,
et je vais prendre le point
A d'abscisse
a, et d'ordonnais f2a, c'est un
point de la courbe, pareil, je vais prendre M
d'abscisse A plus H
d'ordonnais f2a plus H,
et donc deux points de la courbe.
Quand je calcule le coefficient
de la droite
AM, c'est ce qu'on appelle
une séquente, et bien on trouve quoi ?
yM moins yA
sur xM moins xA, ça veut dire exactement
f2a plus H
moins f2a
sur H, ce fameux quotient
qu'on appelle le taux de variation de f
entre A plus H et A.
On va faire rapprocher
le point M du point A,
donc ça veut dire que
f2a plus H va se rapprocher de 0
et donc c'est pour ça qu'on va
regarder ce qu'on appelle la limite
quand H tend vers 0
de f2a plus H
moins f2a
sur H. Si cette limite
est un nombre réel petit l,
et bien dans ce cas là,
on dit que ce nombre petit l,
c'est le nombre dérivé de f en A,
ça c'est très important.
Et ça veut dire que graphiquement,
la pente de la tangente
au point d'ab6 petit a,
c'est-à-dire ce que j'ai appelé point,
et bien cette pente, ce coefficient directeur,
c'est petit l. Donc en faisant cette limite,
on calcule le coefficient directeur
d'une tangente.
Dans le cours, si f est dérivable
en A, f'2a est le coefficient directeur
de la tangente à la courbe représentative
de f au point d'ab6a, donc ça c'est cette
réalité là. Maintenant,
propriété, équation de la tangente, qu'il faut connaître
absolument par cœur, la tangente
au point d'ab6 petit a,
et bien là pour l'équation y égale
f'2a fois x-a
plus f2a. Et ça, c'est
à connaître par cœur. C'est donc l'équation
d'une tangente.
Ça veut dire que quand on est tout près de petit a,
f'2x, et bien sa valeur est à peu près
f'2a fois x-a plus f2a.
Donc ça, c'est la première partie du cours
qui peut stresser les élèves, parce que
il y a des histoires de limites.
Ensuite, on passe sur une deuxième partie,
qui s'appelle le calcul des
fonctions dérivées. Qu'est-ce que c'est qu'une fonction
dérivée ? Et bien comme votre fonction
f admet partout
des nombres dérivés, et bien on dit qu'elle est dérivable
sur l'ensemble considéré, donc
sur un intervalle i, toujours un intervalle
pour l'instant, et après
on étendra ça à des réunions d'intervalles,
dire que f est dérivable sur
un intervalle signifie que f est dérivable
en tout réel de cet intervalle.
Et là arrivent donc les
fonctions, les formules qu'il va falloir
apprendre par cœur.
On commence toujours par la fonction constante.
Si on prend une fonction constante,
donc si une fonction,
pour toute x,
si on a f de x
qui est égale à
par exemple 4,
alors, on dira
que la fonction f
a pour dérivé la fonction
d'expression f' de x.
La dérivé de f,
c'est la fonction qu'on appelle f'
qu'on note f', là on lit f'
c'est un apostrophe, mais on lit ça prime,
f' de x égale,
et donc ça donne 0.
Quand on dérive une constante, ça fait toujours 0.
Que vous mettiez 4,
14, 143,
1.43, moins 1.43,
tout ça aura pour dérivé
la fonction nulle.
Et donc on apprendra que la fonction
constante donc qui a x associé à
a étant un réel,
a est un réel
fixé, cette fonction est
dérivable sur a,
et la fonction dérivée, c'est-à-dire la fonction
qui donne les coefficients des vecteurs des tangents,
et bien c'est la fonction nulle.
Donc si vous avez f' f de x
égale 8, et bien on en déduira
que f' de x
est égale à 0.
Et ça, pour tout x
réel.
D'accord ? Et on répète
à la place de 8, vous mettez n'importe quel
nombre réel.
La condition qui ne bouge pas pour toute la fonction.
Donc ça s'appelle les fonctions constantes.
Une fois qu'on a fait les fonctions constantes,
on va s'attaquer aux fonctions affines.
Quand on a une fonction dont l'expression
est ax plus b,
et bien la dérivée,
c'est-à-dire la fonction qui donne les coefficients
des tangents, elle est
donnée par l'expression f' de x égale
petit a. Donc ça, ça se comprend.
Tout comme la première d'ailleurs.
Quand on trace la courbe d'une fonction
affine, d'une droite de pente a,
donc imaginez que c'est ceci,
et bien quand on veut la tangente
de cette courbe, bien la courbe étant déjà une droite,
elle est sa propre tangente.
Donc la tangente a pour coefficient
directeur le même coefficient que la courbe.
Ça veut dire que c'est normal de
trouver ici comme dérivé petit a,
puisque petit a c'est le coefficient directeur
de votre courbe. Et d'ailleurs quand on a
des constantes, ça vous donne
des courbes pour des droites horizontales
qui ont des pentes
qui sont bien égales à 0. Donc c'est
normal que la dérivée d'une constante soit nulle
puisque la pente des fonctions constantes
est égale à 0. Ainsi dans les tableaux,
l'ensemble de définition des fonctions affines
c'est R, ça c'est l'expression
la dérivée c'est a. Et l'ensemble de dérivabilité
c'est dérivable partout,
c'est à dire que partout il y a une tangente ici
non verticale de pente petit a.
Alors dans la pratique,
vous aurez par exemple la dérivée
la fonctionnelle d'expression
4x moins 2,
et bien dans ce cas là,
pour x appartenant
à R,
R' sera toujours égale à 4.
Alors certains vont dire mais qu'est-ce que devient
le moins 2 ? Et bien le moins 2 c'est une
constante, il n'intervient pas sur la pente.
D'ailleurs la pente d'une fonction affine n'est
uniquement déterminée que par
le coefficient réacteur, le coefficient qui est
devant x. D'accord ?
Donc c'est normal qu'en dérivant,
le nombre moins 2
disparaisse. On peut d'ailleurs dériver des fonctions
plusieurs fois mais on obtient une autre
fonction qui s'appelle la dérivée seconde.
Si je dérive une deuxième fois,
je n'ai plus f',
j'ai ce qu'on appelle f''. On verra,
ça peut s'interpréter. Et quand on dérive
ici 4, et bien vous voyez que
4 est une constante, donc quand on dérive
une constante, ça donne 0.
Voilà, donc ça s'appelle la dérivée seconde.
Donc quand on vous dit de dériver, vous dérivez une
seule fois. Vous ne dérivez pas deux fois.
Si vous dérivez deux fois, vous obtenez une autre fonction.
Maintenant, on continue
avec, vous voyez dans le tableau,
les fonctions puissance. Alors la propriété
nous dit, alors tout ça, ça se démontre
avec les limites de taux de variation.
Et les fonctions puissance, xn,
et bien la dérivée est très simple, c'est n
xn-1.
Elles sont définies sur R,
ces fonctions puissance n. Elles sont
dérivables sur R. Et la dérivée
de x puissance n, c'est n xn-1.
n étant un entier non nul.
Donc ça donne quoi cette formule ?
Et bien, ça veut dire que si votre fonction
a pour expression x3,
et bien sa dérivée,
c'est bien mon h3x3
Alors ça c'est n,
je mets 3 devant, et je
diminue la puissance. J'avais du cube, je n'ai plus
que du carré. Quand on dérive un polynomial,
ici le degré 3, ça descend
d'1. Donc ça devient un polynomial degré 2.
C'est très simple, si j'avais mis à la place
x4, et bien f'
aurait donné 4x3.
Le degré du départ
devant, et ici ça a baissé
de 1. Si je dérive x5,
j'aurai 5x4.
Si je dérive x12,
ça fera
12x11.
Vous voyez, c'est très simple.
Ensuite, il existe deux fonctions.
C'est clair qu'il faut bien apprendre à dériver.
La fonction, alors je vais commencer
par la fonction inverse. Alors celle-ci, elle est définie
sur une réunion d'intervalles, ce qu'on appelle
R étoile, donc R privé
de 0. On peut écrire ça R privé de
0. Sur chacun des
intervalles, elle est dérivable. Donc elle est dérivable aussi
sur l'union. Et ça, la dérivée
a pour expression, vous apprenez par
coeur, ça se démontre aussi avec le taux de variation.
(-1 sur
x²).
Si vous voulez la démonstration, vous regardez
sur le livret, ici c'est un QR code,
vous ouvrez la vidéo, et je fais la démonstration.
Donc là, vous apprenez ça
par coeur. Pour la fonction racine
carré, alors la fonction
racine carré, elle a une petite particularité
par rapport à toutes les autres.
Ici, la fonction inverse, elle est dérivable sur R étoile,
définirable sur R étoile. Par contre,
la racine carré, il y a un petit
point important, c'est qu'elle est définie
sur
0
plus l'infini, ce qu'on appelle R+.
Par contre, on ne veut
pas la dériver en 0, donc elle est dérivable
sur l'ouvert.
On ouvre en 0.
0 ouvert plus l'infini.
Et la formule,
on l'apprend, c'est pareil. Si vous voulez la démonstration,
vous allez voir la vidéo.
F'
pour la fonction racine,
c'est 1
sur 2 racine de
x, voilà. Alors des fonctions
un petit peu particulières, on verra.
Quand j'en aborde pas forcément
la fonction valeur
absolue, je vais quand même en parler rapidement.
Pour faire un panorama.
La fonction valeur absolue,
elle est,
je rappelle que la courbe de la fonction valeur absolue
sur les noms positifs,
c'est f de x égale x
et sur les noms négatifs, f de x égale moins x.
Donc on a une courbe assez connue qui est en
pointe, comme ça avait une pointe ici.
Et donc cette fonction est particulière
par rapport aux autres. On a vu que
racine carrée, elle avait un petit peu de curiosité,
elle n'est pas dérivable en 0.
La valeur absolue aussi, mais ce n'est pas
pour la même raison. Parce qu'ici,
quand on est à droite, la pente, vous voyez,
ici on a une pente égale à 1
quand on est à droite de 0,
quand on est à gauche,
on a une pente égale à moins 1.
On a ici quelque chose qu'on dit en maths
non dérivable, c'est non dérivable
en 0, c'est parce qu'il y a en fait deux
tangentes distinctes,
une à gauche et une à droite.
Quand on dérive la fonction valeur absolue,
on ne le fera quasiment jamais en première,
mais si on doit dériver, il faut séparer.
Vous dérivez sur l'ensemble des noms positifs, ça donnera 1,
vous dérivez sur l'ensemble des noms négatifs, ça donnera moins 1.
Vous voyez, on a ce qu'on appelle une dérivée discontinue.
Moins 1
du côté gauche et 1
du côté droit. Donc en 0,
le raccord ne se fait pas, il n'y en a pas
de dérivée en 0. Si vous voulez un petit peu
plus de détails, c'est comme je vous dis,
allez voir la vidéo. Maintenant,
bien toutes les fonctions ne sont pas si simples.
Autrement dit, on ne fait pas tout avec
les fonctions à constante,
affine, puissance, 1 sur x, racine de x,
alors il y en a d'autres.
Je vais peut-être vous donner celle-ci aussi
tant qu'on y est. J'aurais dû peut-être
parler de 1 sur x
puissance n.
Alors on ne fait pas tout avec
les fonctions que je viens de citer, il y en a d'autres.
Il y en a notamment une autre,
1 sur x puissance n.
On apprendra à dériver,
mais ici vous pouvez
apprendre tout de suite que cette fonction
est dérivable sur
l'étoile, elle est définirable sur l'étoile,
donc partout sauf en 0,
et l'expression de sa dérivée, c'est des formules
qu'on apprend. C'est moins
n sur x puissance n
plus 1. Attention à ne pas
mélanger avec les fonctions puissance n,
on a dérivé,
donc ici n
x n moins 1.
Ici la puissance de degré diminue,
ici le degré augmente.
On a moins 1, ici on a
plus 1. Alors une vue,
parce qu'en fait c'est la même
chose. Pourquoi je dis que c'est la même chose ?
Pourquoi ce plus 1 et ce moins 1 sont la même chose ?
Parce qu'on pourrait considérer
que 1 sur x
puissance n,
si on l'est, puis autrement c'est x puissance
moins n. Et donc si j'applique
le même processus de dérivation
à ça que j'ai aux fonctions puissance,
j'ai là le degré qui va
aller devant, moins n,
et ici la puissance qui diminue de 1.
Comme les fonctions puissance n,
et vous voyez que là, une fois que je remets ça
en dessous, j'ai en fait moins n
sur x puissance,
l'opposé de moins n moins 1 qui n'est que
n plus 1. Donc cette formule
ici,
eh bien ça n'est qu'une extension de celle-ci
pour des nombres n qui sont
négatifs. D'accord ? Donc ça c'est des
petites astuces pour se rappeler les formules, mais
en première je crois qu'il suffit d'apprendre
vraiment moins n sur x puissance n plus 1
c'est très bien, une fois que vous la saurez
ce sera bon. On parlera
des fonctions sinus et cosinus plus tard,
il faut juste savoir que sinus en dérive
en donne cosinus, et cosinus en dérive
en donne moins sinus. Alors
maintenant, eh bien
toutes les fonctions ne sont pas si simples
que celles que je viens de citer.
Donc prenons
un polynôme tout simple, x²
plus x, une somme de deux fonctions
de référence. On sait dériver x²,
on sait dériver x. Eh bien
une phrase qu'il faudra retenir, c'est que
la dérivée d'une somme, c'est la somme des dérivés.
Autrement dit, si on a
la dérivée de la fonction u plus v,
eh bien sa dérivée
sera u' plus v.
Et on peut dériver une somme
sur l'intervalle où les deux sont dérivables.
Donc ici, si je veux dériver x²
plus x, eh bien je sais que x²
et x sont dérivables sur R.
Donc ici sur R, je pourrais dire que
la dérivée de cette somme,
c'est la somme des dérivés.
On dit en maths qu'on dérive terme à terme. Je prends le
premier terme x², je le dérive, ça me donne
deux x. Je passe
au deuxième, je dérive donc
x, je me souviendrai
1, puisque x est une fonction affine
de coefficient 1, sa dérivée vaut 1.
Et vous voyez, j'ai dérivé une somme.
Donc après, j'aurais pu rajouter, par exemple,
plus x³. Eh bien là, j'aurais
dérivé terme à terme, j'aurais dérivé aussi
le terme x³ qui me donnerait plus
3x². J'aurais pu rajouter
x7, ça m'aurait donné
7x6. Vous voyez qu'on dérive une somme
terme à terme. La dérivée
d'une somme, je répète, est la somme des dérivés.
Autre exemple, si je me place
sur R étoile plus, c'est-à-dire les nombres positifs
non nuls, eh bien je peux dériver
x, je peux dériver racine de x, je peux dériver
1 sur x, si je dérive cette somme,
c'est tout simple à dériver. On dira que f est
dérivable comme somme de fonction dérivable sur
R plus étoile, et la dérivée
de x, ça revoit. La dérivée de racine
de x, c'est 1 sur 2 racine de x,
et la dérivée d'1 sur x, on l'a vu, c'est
moins 1 sur x. Vous voyez, je dérive encore une fois
terme à terme.
Ensuite, on a aussi des fonctions
très simples, qui sont par exemple les fonctions
7x². Si je
multiplie x² par 7, eh bien
quand on multiplie une fonction par 7,
il faut bien comprendre que
les pentes de la courbe sont aussi
multipliées par 7. Donc la dérivée de 7x²,
c'est tout simplement
7 fois la dérivée d'x².
La dérivée d'x², on l'a dit, c'était 2x.
Donc quand on multiplie une fonction
par une constante, sa dérivée est multipliée
par la constante. On dira,
en termes de formule, que la dérivée de
ku, et on mettra ça
comme ça, c'est k fois
la dérivée de u, c'est ku prime.
Donc ku prime, entre parenthèses,
égale k fois u prime.
C'est donc vraiment une des formules
les plus importantes qu'on utilise, sans s'en rendre compte
à force, puisqu'on l'utilise tout le temps.
Ça veut dire que dès maintenant, on peut dériver
tous les polynômes, puisque les polynômes ce sont des sommes.
Toutes les fonctions polynomiales sont
dérivables sur R comme somme
de fonctions de puissance entière.
Donc un exemple,
je prends f2x égale 3x4
moins 2x3
plus x2
plus 4x moins 1.
Regardez, on peut dériver
ça sur R comme tous les polynômes.
J'aurai donc 3 fois
la dérivée de x4,
donc 3 fois 4x3
moins 2 fois la dérivée de x3
qui est 3x2
plus une fois la dérivée d'x2
qui est 2x, plus la dérivée de 4x
moins 1. Alors le 4x donne 4, le moins 1
est une constante, donne 0.
Et dans la pratique, on ira même beaucoup plus vite.
On fera directement ici
3 fois 4
12x3
moins 2 fois 3
6x2. Vous voyez, on multiplie
la puissance par le coefficient
plus 2x plus 4.
Voilà comment on dérive un polynôme.
Deuxième exemple très rapide,
je prends 4x2
moins 2x plus 3
j'aurai comme dérivé
une fonction d'expression, donc 4 fois 2
8x moins
la dérivée de 2x plus 3 qui est 2.
Vous voyez, quand on dérive un polynôme
d'ailleurs le degré diminue.
On avait un degré 4, on a maintenant un degré 3.
On avait un degré 2,
on a maintenant un degré 1.
On peut aussi dériver une deuxième fois,
une troisième fois, une quatrième fois,
on peut dériver autant qu'on veut.
On obtient une nouvelle fonction. Si je dérive ici
une fois ce polynôme, j'aurai
6x2 plus 4.
Si je dérive une deuxième fois, j'aurai ce qu'on appelle
la dérivée seconde.
6 fois 2, 12, 12x plus 4.
Si je dérive une troisième fois, j'aurai
f tierce, la troisième dérivée.
J'aurai donc ici 12.
Et si je dérive une quatrième fois, alors quand on dérive
à un moment on ne met plus comme ça 4 petits,
on met un petit 4 entre parenthèses.
Et ça c'est la dérivée quatrième fois.
On fait ça très très peu en première, je vous le dis,
on s'arrête la plupart du temps sur la dérivée seconde.
Et si je dérive 12,
on obtient 0. Vous voyez qu'après toutes les dérivées sont nues.
Donc on peut dériver
autant de fois qu'on veut un polynôme, il n'y a pas de problème.
Et d'ailleurs GeoGebra dérive très bien.
Vous voyez si je mets f ici et je mets
f prime en dessous, je valide,
j'obtiens la dérivée.
Je peux dériver une deuxième fois f prime prime,
et j'obtiens ceci.
Je vais m'essayer, 1, 2, 3,
je peux dériver 3 fois.
Ça marche très bien.
Si je dérive 4 fois,
ça marche encore. Vous voyez que les dérivées
fonctionnent très bien.
Et 5 fois,
vous voyez qu'à chaque fois mon polynôme
descend d'un degré
pour finir à 0 au bout
de la cinquième dérivation.
Donc maintenant on sait dériver
des sommes, des produits
par une constante.
Maintenant il reste deux formules à voir.
On ne travaillera pas ici, mais je vais vous les donner.
Il faut savoir dériver des produits et des quotients.
Par exemple, ce quotient,
autre exemple,
ce produit. Voilà, tout ça,
ce sont des choses qu'on sait dériver.
Mais attention, autant la dérivée d'une somme
c'est la somme des dérivés, autant le produit
La dérivée d'un produit
n'est pas le produit des dérivés.
Et la dérivée d'un quotient n'est pas non plus
le quotient des dérivés, ce sont des formules un petit peu plus
élaborées. Par exemple,
le dérivé de u fois v,
ce qu'on notera u fois v prime, c'est
u prime v plus u v prime.
On peut dériver un produit à condition
que les deux soient dérivables.
Donc ici, vous voyez, quand on va
dériver la fonction g,
ça me donnera une dérivée qui sera
d'abord un produit à réaliser,
le produit u prime v. Je dois dériver
le premier facteur, x plus 1,
donc ça me donne 1,
fois le deuxième,
plus le premier que je ne touche pas,
x plus 1, et maintenant je dérive la racine carrée.
Et ça donne ceci, vous voyez,
ce sont des dérivés plus compliqués
à obtenir. Donc on va s'entraîner,
évidemment. Donc ici, vous voyez,
il faut bien trouver
qui est la fonction u, donc là j'ai
u de x, la racine carrée de x
ça sera v de x, et vous voyez, j'ai mis ici
u prime v plus
u v prime. Il faut vraiment
apprendre sa formule.
Si on va dériver u sur v,
et bien c'est pareil,
u sur v c'est une formule.
On pourra dériver u sur v quand u et v
sont dérivables, et quand v est non nulle.
Attention, parce qu'on a une division par v.
Et là, ce sera un quotient.
Alors le haut ressemble un peu, ça commence pareil,
u prime v, mais attention, il y a un moins.
Source d'erreur.
Donc u prime v moins u prime v sur v,
car, encore une fois, il faut bien
une heure ou deux d'entraînement pour maîtriser toutes ces
formules. Mais maintenant, on sait
dériver des sommes, des produits, des quotients.
On peut, grâce à ça,
obtenir d'autres formules, par exemple u carré,
parce que moi je sais dériver u fois v,
mais si je dérive u fois u,
et bien c'est un produit, ça sera donc
u prime u plus u prime u,
je retiens, vous voyez, deux fois
u prime u. Ça veut dire qu'on pourrait
apprendre que la dérivée de u carré
c'est deux fois u prime u. Alors en première,
on reste assez raisonnable sur la dérivation,
mais on peut déjà s'entraîner à savoir
faire des choses un petit peu intéressantes.
Par exemple, on peut aussi apprendre la dérivée
de 1 sur u, parce que c'est un quotient,
et si j'applique la formule précédente,
j'obtiendrai moins u prime
sur u carré. Donc je vous conseille déjà
d'apprendre ces formules, même si on s'en servira
assez peu, ça dépendra un petit peu
de votre prof. Ensuite,
il nous reste donc ici
une petite formule.
Une définition d'abord de ce qu'on appelle
les fonctions rationnelles. Alors on connaît les fonctions
polynomiales, et bien les fonctions rationnelles,
ce sont des quotients de deux polynomes.
Et donc ça intervient quand on apprend
à dériver des quotients. Petit exemple
rapide, x plus 1 sur x plus 2,
c'est ce qu'on appelle une fonction rationnelle,
c'est un quotient de deux polynomes.
C'est défini sur r plus v de moins 2, dérivable aussi
sur r plus v de moins 2. On apprendra
que les fonctions rationnelles sont dérivables sur leur
ensemble de définitions, et ici,
ça se dérivera avec la formule
u prime v moins u prime,
sur v carré. Donc déjà, sur le dénominateur,
x plus 2 au carré. Vous voyez,
après, vous allez apprendre, bien sûr.
Peut-être un peu vite, mais ici, on va dériver
x plus 1, ça me donne 1,
multiplié par le dénominateur, au cas où on ne touche pas,
moins x plus 1,
multiplié par la dérivée du dénominateur.
La dérivée de x plus 2, c'est 1.
On n'a aucun souci, vous voyez.
Après simplification, les x disparaissent,
il me reste 2 moins 1, il me reste 1 sur x
plus 2 au carré. Voilà
comment on dérivera des quotients. Évidemment,
il y a tout un travail de plusieurs semaines
qui vous attend. Il reste
une dernière formule,
la plus dure, on va dire, auxquelles je ne m'attarderai
pas, quand on a
une fonction, ici, qui est du type f de x plus b.
C'est-à-dire, kx, vous associez
f de x plus b. Pour dériver ça,
si ça, j'appelle ça
la fonction g, g prime de x,
là où c'est dérivable, vous aurez
on va dériver x plus b,
a qui va sortir, ça sera a fois f prime
de x plus b. Alors on se dit, mais qu'est-ce que c'est
qu'avec ça ? Eh bien regardez, si par exemple
je dois dériver g de x égale
racine carrée de 2x plus 1.
Eh bien ça,
c'est tout simplement
f de x plus b
avec f de x égale la racine
carrée. Donc ça, ça va être
dérivable quand la racine
dans ce cas-là est non nulle,
on y reviendra, parce que ça c'est un petit peu rapide
ici, mais la dérivée donnera
tout simplement, j'applique la formule,
a, c'est le nombre de fois
la dérivée de la racine carrée
qui est 1 sur 2 racine carrée de x,
mais que j'applique en
2i plus 1. Ça c'est la
formule la plus dure dont je vous le dis,
on ne va pas travailler là, mais c'est un petit
travail d'une heure ou deux au minimum
pour bien maîtriser
et manipuler cette chose.
Dans la deuxième partie
on va dire, l'application à dérivation,
vous allez apprendre, c'est vraiment important
en propriété outerraine, qui dit
la chose suivante, si on prend
une fonction f définitive sur un intervalle
i, il faut vraiment un intervalle,
si
la fonction est
croissante, ça veut dire que c'est à dérivée positive
et surtout si c'est à dérivée positive
la fonction est croissante, donc il y a équivalence entre
la croissance de la fonction et la
positivité de la dérivée. Donc le signe
de la dérivée nous donne
les variations de f. Ça veut dire
que le signe de f prime, ça équivaut à la variation
de f, si vous avez l'un, vous avez l'autre.
Un petit exemple, si je prends
f2x égale
x2 plus
2x moins 1, et bien quand je
calcule f prime, je obtiens
donc 2x plus
2, et bien je vais aller
à l'instant dans le tableau de signe de f
prime, je suis sur
R, donc moins infini
plus infini, je regarde le signe de
2x plus 2, ça s'annule en moins
1, c'est une expression affine
la coefficient ici positive, donc
c'est moins plus, et on en déduira
que les variations de f
sont, en fonction de x,
décroissantes et croissantes.
Et réciproquement, si vous savez que la
fonction est décroissante ou croissante,
ça implique que sa dérivée sera négative
positive. Il est donc
question d'une propriété capitale cette année,
c'est la suivante.
Quand vous avez donc f prime
positive sur un intervalle
i, et bien ça implique
que f est croissante
sur ce même intervalle.
Alors ça, c'est vraiment la propriété qu'on
utilisera tout le temps, et on peut même le faire
dans l'autre sens, si la fonction est réelle,
si elle est croissante, sa dérivée
est donc positive. Et on a
donc ici f prime inférieur ou égal à 0
donc sur i, f
est décroissante sur
cet intervalle.
Donc toujours, on pense à
intervalles, c'est sur des intervalles, ces propriétés-là.
Et on a un petit exemple qui nous
force à être un tout petit peu plus précis,
parfois, si on regarde x cube.
Quand je dérive x cube, ça me fait
3x², si vous avez bien compris
le principe de dérivation.
Donc quand je vais étudier le signe de f prime,
bien sûr, R
3x² s'annule en 0.
Il y a un endroit où la dérivée s'annule, par contre
c'est un carré, 3x² c'est positif.
Donc on a bien
ici f prime qui est positif, ça veut dire
que la fonction est croissante.
Il faut bien comprendre que les flèches ici,
c'est mieux que de la croissance, c'est de la stricte croissance.
Ça veut dire que, ici, quand vous mettez
une flèche qui descend, il n'y a pas de zone
où il y a des petites parties horizontales.
Jamais deux éléments ont la même image
sur une flèche. Donc ici, la question
qu'on peut se poser c'est, qu'est-ce qu'on fait de ce 0 ?
Eh bien, une propriété
importante, et donc une propriété
terminale qu'on peut aussi utiliser,
et en première, c'est que
si f prime est positive sur
l'intervalle et s'annule un nombre fini 2 fois,
eh bien la fonction est strictement
croissante. C'est un petit peu plus fort,
et donc on en a besoin, ça veut dire
qu'ici, la fonction cube, elle est strictement croissante
même si sa dérivée s'annule
une fois. D'ailleurs,
cet endroit où la dérivée s'annule sur la courbe,
ça va s'appeler un point d'inflexion.
Et le programme, en fait,
de première, eh bien s'arrête
ici. Alors on peut rajouter une petite partie
qu'on peut faire même en première en termes de
difficultés, mais qui est hors programme,
qui est hors programme de terminale, c'est ce qu'on appelle
l'étude de la convexité. Et pour ça,
il faut aller chercher les variations de
f prime. Ici, pour la fonction
cube, on a dit que f prime, c'était 3x2,
eh bien on peut aller chercher les variations
de f prime. Alors pour avoir les variations de f prime,
on calcule f seconde. Je vous en ai déjà parlé
tout à l'heure. f seconde de x ici,
ça me fera 3 fois 2x, donc 6x.
Eh bien, si je
représente les variations de f prime,
il faut que je fasse le tabotier de f seconde.
Donc vous voyez, f seconde ici,
ça s'annule, 6x
s'annule en 0.
C'est négatif positif, puisque c'est une
fonction affine croissante, et donc ça veut dire
que f prime va être
décroissante croissante. Donc les
pentes, parce que f prime c'est les pentes de la
courbe de f, les pentes dédiminuent
et ensuite préaugmentent.
Eh bien, quand les pentes d'une fonction diminuent,
on dit qu'on est sur une zone où la
fonction est concave.
Et si
on est sur une zone où ça monte, on dira que la fonction est
convexe. Regardons la courbe.
Elle est ici. Vous voyez que
avant ce point là,
on a à gauche
une forme assez
différente du côté droit. Ici, si
je trace une tangente, les tangentes sont
toujours au dessus de la courbe.
Quel que soit l'endroit où vous placez avant
la vis verticale, vous avez
une partie qui est plutôt la partie
d'une parabole inversée. Alors qu'à droite,
vous regardez, on a
plutôt une forme d'une parabole qui est
tout à fait normale. Et les tangentes, vous voyez, sont en dessous
de la courbe. Donc la zone de gauche,
c'est une zone où la fonction est concave,
ça veut dire que la courbe est
en dessous de ces tangentes. Et à droite,
on a une zone où on dit que la fonction f
est convexe. C'est une zone
où les tangentes sont sous la courbe.
Et pour repérer les zones de concavité,
il faut aller chercher soit
les variations de f', les zones concaves,
c'est quand les pentes diminuent,
autrement dit, quand la dérivée seconde
est négative. Et les parties convexes,
c'est-à-dire qui ressemblent
plus à des paraboles orientées normalement
vers le haut, on a
des pentes qui augmentent. Donc f' augmente
et f'' est positif.
Vous voyez que les études de signes,
en fonction du signe qu'on étudie,
si c'est celui de f',
le signe de f' donne les variations
de f, tandis que le signe
de f''
vous verrez que le signe de f''
ça renseigne
sur les variations de
f', puisque f''
c'est la dérivée de f'.
Et donc ça va renseigner
sur la convexité
ou la concavité
convexité
ou la concavité de f.
Donc c'est pour ça qu'on attend
un petit peu pour faire ça, on fait ça en terminale,
mais on pourrait en termes de
difficulté mathématique faire ça
en première, puisque ce n'est qu'une étude de signes.
Le signe, par contre, de la dérivée
seconde, voilà.
Donc, le panorama
un petit peu complet,
je pense, de la dérivation
au lycée. Je vous souhaite une bonne
journée, à très bientôt.
