Viktor Orban, le meilleur ami européen de Donald Trump, accueille à Budapest la "Communauté politique européenne", composée des Vingt-Sept et de leurs voisins, de la Turquie à l'Ukraine. Il y a de l'inquiétude chez Volodymyr Zelensky sur ce que sera la politique de Trump en janvier prochain, lui qui critique le soutien américain à Kiev et se montre si imprévisible. Sortons nos cartes !
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Bienvenue dans l'Essentiel du Dessous des Cartes. Les dirigeants européens avaient
rendez-vous aujourd'hui à Hongrie, à Budapest, chez Viktor Orban, le meilleur
ami européen de Donald Trump, élu hier. On sait que la Hongrie d'Orban, comme la
Slovaquie de Fidzo, s'oppose aux sanctions contre la Russie de Poutine et
dénonce les aides à l'Ukraine. Il s'agissait justement aujourd'hui de
réunir la communauté politique européenne à Budapest, un format plus
large que l'UE, mis en place après l'invasion russe, comprenant notamment le
Royaume-Uni, la Turquie, mais aussi la Moldavie et l'Ukraine.
Il y a de l'inquiétude, bien sûr, chez Zelensky sur ce que sera la politique de
Trump en janvier prochain, lui qui critique le soutien américain à Kiev.
Plus globalement, c'est le monde entier qui s'interroge, car c'est l'une des
caractéristiques de Trump, son imprévisibilité. Alors, ressortant les
cartes de son premier mandat, à l'aune de ses déclarations récentes.
Juin 2017, Trump décide le retrait des Etats-Unis de l'accord de Paris sur le
climat, signé par 196 partis, rompant ainsi avec le multilatéralisme de
l'après-guerre et aussi avec la politique de son prédécesseur.
Sa politique étrangère se résume en deux mots, « America first ».
Les pays membres de l'OTAN sont sommés d'augmenter leur budget de défense
plutôt que de compter sur le parapluie américain, trop onéreux aux yeux du
président. Ces dernières semaines, Trump est allé plus loin, remettant en
question l'article 5 de défense mutuelle en cas d'agression pour les pays qui ne
respecteraient pas la règle, un budget défense à 2% du PIB.
L'Union européenne à présent, pendant son premier mandat, Trump avait exigé d'elle
qu'elle réduise son excédent commercial avec les Etats-Unis. Et ces dernières
semaines, Trump a menacé les Européens d'une hausse globale des droits de douane
de 10 voire de 20%. L'Allemagne s'en inquiète particulièrement, elle dont la
puissance économique repose sur ses exportations. En Chine aussi, le retour de
Donald Trump suscite de l'inquiétude. Lui qui a parlé pendant sa campagne de
taxer à 60% tous les produits chinois. Au-delà, ce sont les partenaires
asiatiques des Etats-Unis qui se posent des questions. Car lors de son premier
mandat, Trump avait délaissé la Corée du Sud, le Japon et Taïwan, alliés
traditionnels de Washington, pour tenter une approche bilatérale avec Pékin.
Cette approche va échouer et pousser Trump à se lancer dans une véritable
guerre commerciale, basée sur une augmentation des droits de douane et une
incitation à la réduction des importations chinoises auprès des
entreprises américaines. Dans le même temps, Trump avait retiré les Etats-Unis
de l'accord de partenariat transpacifique, alors que cette
participation, en garantissant le leadership américain, permettait de
marginaliser la Chine au sein de la région. Trump avait également entamé un
dialogue avec le nord-coréen Kim Jong-un, qui s'était soldé par une reprise des
essais de missiles de Pyongyang. Enfin, terminons avec cette réaction du
porte-parole du Kremlin hier, après l'annonce de la victoire de Donald Trump.
N'oublions pas que nous parlons d'un pays hostile, qui est directement et
indirectement impliqué dans une guerre contre notre État.
Voilà l'essentiel du Dessous des Cartes, c'est fini pour aujourd'hui, à bientôt.