🗞️ Les actus d’Houssem Loussaïef ✊ Tina Kieffer : son combat pour l’éducation des filles 😷 Une journée pour oublier la maladie 🎭 Vive les jeux d’imitation ! 🌴 Gisèle, 16 ans, à monté les marches à Cannes
Présentée par Agathe Lecaron, La Maison des Maternelles est le rendez-vous quotidien consacré à la parentalité et petite enfance. Dans ce magazine, l’animatrice et les spécialistes qui l’entourent ont pour ambition de répondre aux interrogations des jeunes parents, proposant ainsi une émission de service. En toute liberté, de façon positive et décomplexée !
A demain.
...
- A.Lecaron: Bonjour.
Je n'ai pas de béchamel?
- Y.Oughlis: Tout va bien.
- A.Lecaron: Vous êtes sûrs?
- H.Loussaief: Non...
- A.Lecaron: Il y a un peu? C'est vrai?
- H.Loussaief: Non...
- A.Lecaron: Quand les caméras se sont éteintes
dans "Télématin", les croque-monsieur
ont coulé à flots!
Je me suis incrustée.
Vous ne m'en voulez pas?
Il y a de la musique, ça sent bon, c'est juste à côté...
On aurait tort de se priver.
J'espère que vous allez bien.
On est heureux de vous accueillir.
On partage nos astuces et on met en exergue la parole des experts
qui peut vous aider à être des parents plus heureux.
C'est ce qui nous intéresse, des parents heureux.
Houssem...
Vous étiez en train de penser à autre chose?
Peut-être que vous pensiez à Julie.
Il faut avoir beaucoup de compassion pour elle.
Première remarque: elle est debout, elle est vivante.
C'est quand même quelque chose d'étonnant.
Elle est vaillante.
Elle n'a pas dormi pendant 4 ans.
4 longues années.
On ne peut pas dire que ce soit le top du top en ce moment,
mais ça va beaucoup mieux.
Elle a utilisé toutes les techniques,
vu tous les spécialistes, mais sa fille
ne dormait pas du tout.
Avec Y.Oughlis, rencontre avec une ado remarquable ce matin.
- Y.Oughlis: Elle est formidable, pour un projet formidable.
Elle a gagné le Projet Moteur.
Votre ado peut y participer.
Dans une vidéo, vous dites merci à quelqu'un qui vous a inspiré.
Elle a fait sa vidéo sur S.Weil.
- A.Lecaron: Marie?
- M.Perarnau: On va parler du jeu d'imitation.
Les enfants font comme leurs parents.
Quels apprentissages en découlent?
- A.Lecaron: Quand on est tout le temps
le nez sur son portable, on ne doit pas s'étonner
qu'ils nous imitent.
Houssem, on adore votre invitée.
- H.Loussaief: Une grande dame, encore plus que le football.
Ma passion, ce sont les gens qui se dévouent pour les autres.
On reçoit T.Kieffer.
Elle a créé une association, Toutes à l'école.
Elle va venir nous en parler.
N'hésitez pas à aider.
On vous met le QR code.
Dites-nous ce que vous pensez de l'association dont on va parler.
Vous pouvez envoyer des messages et parler du croque-monsieur...
- A.Lecaron: Parlez plutôt de Julie!
- H.Loussaief: Contactez-nous.
- A.Lecaron: Les Actu d'Houss.
- A.Lecaron: On est en 2004!
- H.Loussaief: Yasmine m'oblige à passer par ce chemin
parce qu'elle ne veut pas que je fasse ça.
Sinon, je vais la bousculer.
- Y.Oughlis: J'essaie d'éviter un accident de thé!
- A.Lecaron: On peut se parler de ça hors antenne?
- H.Loussaief: Il y a quelques jours, je vous parlais
des évaluations nationales du primaire.
On a la suite.
C'est l'Actu scolaire.
...
Les résultats n'étaient pas très bons
pour l'école élémentaire.
Ils ne sont pas mieux au collège, considérés comme inquiétants
pour les élèves de 4e et de 6e.
Le ministère de l'Education nationale a tenu un point presse
pour présenter les résultats.
Sur les évaluations de 6e, moins de 1 élève sur 2
a un niveau satisfaisant en compréhension de l'écrit.
Un chiffre plus concret a été donné en ce qui concerne les maths:
en 6e, 43 % des élèves ne savent pas que 4 centièmes
équivaut à 0,04.
Ce qui inquiète les enseignants, c'est qu'il y a très peu de progrès
entre les classes de 6e et de 4e.
On apprend aussi qu'en mathématiques, les garçons
sont meilleurs que les filles.
L'écart se creuse jusqu'en 4e.
Les filles sont bien plus douées dans les matières littéraires.
- A.Lecaron: Ca n'a pas vraiment changé.
On les conditionne à ne pas être bonnes en maths!
- H.Loussaief: Un rappel produit très important.
C'est l'Actu on fait gaffe.
...
Hier...
- A.Lecaron: M.Perarnau est outrée.
- M.Perarnau: Je sais de quel produit il parle.
Il ne faut pas acheter ce genre de choses.
- H.Loussaief: On en parlait hier avec J.Fougère, la mort inattendue
du nourrisson, avec la question du positionnement du bébé.
Un matelas pliant pour enfant est rappelé
pour risque de suffocation.
La marque de puériculture Candide annonce le rappel d'une de ses
références distribuées dans 13 magasins
à travers la France.
La liste complète est dispo sur le site.
Le matelas est vendu depuis un an.
Il doit être dans beaucoup de foyers.
Vous pouvez le reconnaître avec la référence suivante:
59 56 00.
Elle sera inscrite sur la housse du matelas.
Surtout, ne l'utilisez plus.
Appelez le service consommateurs pour obtenir réparation.
Ca va de soi.
- M.Perarnau: J'imagine que le docteur Fougère l'a dit,
mais je n'ai pas regardé l'émission.
Il ne faut pas ajouter de matelas dans les lits parapluies.
C'est typiquement ce genre d'achats...
- H.Loussaief: Merci.
- A.Lecaron: Ca paraît toujours très dur.
On a envie que son bébé soit confortable.
C'est calculé par rapport à son poids.
Si vous vous allongez dessus, ce n'est pas confortable.
Mais lui est très bien.
- H.Loussaief: On termine avec la définition vivante
de la générosité.
C'est l'Actu record.
...
Une jeune Américaine de 36 ans vient d'établir un record
grâce à son grand coeur.
Alyse Ogletree a fait don de plus de 2500 l de lait maternel.
Ces dons
ont été destinés à des associations caritatives
et ont permis de nourrir près de 350 000 bébés prématurés.
La jeune Américaine est enceinte de son 1er enfant.
Elle produit beaucoup de lait.
On lui dit qu'elle peut transmettre le lait à des organismes
qui en ont besoin.
C'est ce qu'elle va faire pendant ses 4 grossesses.
Elle fournit son lait
à un rythme important, toutes les 3 heures pendant 15 à 30 minutes,
même la nuit,
pour le plus grand bonheur
d'un centre de collecte de lait au Texas.
Il l'a remerciée pour sa générosité et sa compassion.
- A.Lecaron: Merci.
Ce n'est pas un supplice, de ne pas dormir?
Il n'y a rien de pire.
Tous les jeunes parents
le connaissent pendant les 1ers mois,
3 mois maximum.
Parfois, ça prend beaucoup plus de temps.
C'est le cas de Julie, qui va nous raconter son histoire.
On en parle avec légèreté, mais ce n'est pas si marrant.
Bonjour. Merci d'être sur notre canapé.
Votre histoire est malheureusement assez fréquente.
Beaucoup de parents la vivent.
Quand même, ça va mieux.
Ca va donner un peu d'espoir chez tous les parents qui vivent
la même chose.
Vous êtes la maman de Lila, 4 ans et demi, et d'Ulysse, 2 ans.
Lila ne dormait pas du tout.
Ca a été un calvaire pour la faire dormir.
Elle a fait démissionner tous les experts du sommeil.
A quel moment ont commencé les problèmes de Lila?
- Julie: Dès le début.
Elle est née dans un contexte particulier.
J'ai décidé de donner naissance le 1er jour du confinement.
Ce n'était pas top.
- A.Lecaron: Un peu de stress?
- Julie: Le stress, le chaos...
J'ai pu accoucher avec mon conjoint, mais après,
j'étais toute seule la nuit pour m'occuper d'elle.
Elle se réveillait beaucoup.
J'ai eu une césarienne d'urgence.
L'accouchement ne s'est pas bien passé.
Elle est née avec de la fièvre.
Elle avait besoin de contact physique.
J'avais trop mal pour, la nuit, l'attraper.
J'avais bricolé un petit truc avec un coussin d'allaitement
pour la caler contre moi, comme MacGyver.
C'était le début...
- A.Lecaron: Même la 1re nuit, ça a été compliqué?
- Julie: Oui. Je pensais que c'était normal.
- A.Lecaron: Quand on dit compliqué...
Elle se réveillait combien de fois?
- Julie: Honnêtement, je ne sais pas.
J'ai l'impression que c'était surtout la nuit de Java.
J'ai allaité.
Je suis incapable de dire.
J'étais réveillée tout le temps.
- A.Lecaron: Vous ne dormiez jamais?
Ca a duré pendant 5 mois.
- Julie: C'était à la maternité.
Après, on est rentrés à la maison.
On a vu qu'elle était gênée.
On l'a vu assez vite.
Elle avait beaucoup le hoquet.
J'avais vu une vidéo sur les RGO.
- A.Lecaron: Le reflux gastro-oesophagien.
C'est une cause fréquente des problèmes de sommeil
pour les bébés.
Ca leur fait mal.
- Julie: Il y en a qui sont un peu subtils.
Il y a des RGO internes.
Ils font comme s'ils avaient un chewing-gum dans la bouche.
Il a fallu trouver un médecin qui sache voir que c'était un RGO
et qu'elle avait un torticolis.
Elle est née avec un torticolis.
C'était le confinement.
Il n'y avait pas de kinés.
On a fait des visio où on nous disait qu'il fallait
lui faire faire tel mouvement...
On a trouvé
des gens super
qui nous ont aidés à distance.
Mais pendant des mois, on mettait de 2 heures à 7 heures, une nuit,
pour l'endormir.
- A.Lecaron: 7 heures pour l'endormir?
- Julie: J'ai essayé de l'hypnotiser...
Ca n'a pas fonctionné.
- A.Lecaron: J'imagine que la fatigue commence
à se faire ressentir pour vous.
Ca commence à avoir des effets dans votre couple?
- Julie: Oui.
Ca a été compliqué.
On passe notre temps en copilotes, à se relayer, à essayer
de trouver des solutions, d'être dans ce stress,
de se demander ce qu'on peut faire...
On commence à mal se parler.
On n'a pas de soirées.
On met 3 heures à l'endormir chaque soir.
Quand c'est fini, on est fatigués, on est sur nos téléphones...
Chacun Netflix de notre côté, et il n'y a plus de couple.
- A.Lecaron: Vous êtes en mode survie.
Qu'avez-vous mis en place pour faire dormir Lila?
- Julie: Il a fallu explorer les causes médicales.
Les RGO, le torticolis, voir si elle faisait
de l'apnée du sommeil...
Elle n'en fait pas.
Ensuite, il a fallu se renseigner sur le sommeil.
Je n'y connaissais rien.
On avait plusieurs coachs.
On a même été suivis par une équipe de chercheurs en sommeil.
Elle faisait des consultations gratuites.
En échange, il fallait fournir des données.
- A.Lecaron: Lila a été leur petit cobaye?
- Julie: Oui. Justement, ils ont lâché l'affaire.
Elle était tout le temps malade.
Elle chopait tous les virus.
Pieds-mains-bouche, elle perdait les ongles...
Elle a été hospitalisée plusieurs fois
pour de l'asthme.
Ils ne pouvaient pas travailler sur le sommeil
parce qu'elle était tout le temps malade.
Grâce à ces experts, on s'est beaucoup renseignés.
Grâce à Instagram aussi.
Pas mal d'astuces sont disponibles.
On a compris qu'il y avait des fenêtres d'éveil,
un rythme à respecter...
- A.Lecaron: On est en train de parler d'un cas extrême.
Ca ne marche pas à tous les coups.
Si vous voyez que votre bébé commence à se frotter les yeux,
au moindre signe,
il faut le mettre au lit.
- Julie: Il y a la dette de sommeil.
Il faut faire une routine.
Il faut voir ce qui fonctionne avec elle...
Il y a des trucs qui fonctionnent avec des enfants
et pas avec d'autres.
Elle aimait beaucoup dire au revoir aux peluches avant de dormir.
Trop mignonne!
- A.Lecaron: Elle est quand même trop mignonne.
Vous avez déménagé.
- Julie: Oui, à Nantes.
- A.Lecaron: Ca a eu un effet positif ou négatif?
- Julie: Ca a été dur.
A Paris, on avait vraiment nos repères, nos amis,
le petit boulanger du coin.
Là, on ne connaissait personne.
C'était un gros pari.
- A.Lecaron: Elle avait un an et demi.
- Julie: Aucun relais.
On n'a jamais eu de relais.
Il y a eu le confinement et après, on était tout seuls.
On se retrouve tout seuls, avec mon conjoint,
à devoir gérer ça.
Ce n'était pas facile, cet isolement.
- A.Lecaron: Ca a été cauchemardesque.
Ca fait un an et demi
que Lila ne dort plus du tout, que vous mettez entre 3 et 7 heures
pour l'endormir, que vous êtes dans un état de fatigue
pas possible.
Comment avez-vous fait pour tenir?
Les réseaux étaient une échappatoire?
- Julie: A la base, j'avais créé un compte Instagram
sur la maternité car j'étais curieuse du post-partum
et je voulais le documenter.
C'est devenu mon journal intime.
La nuit, je faisais des story en disant qu'elle ne dormait
toujours pas...
Je voyais d'autres nanas qui me disaient: "Moi non plus,
je ne dors pas."
C'était rigolo.
- A.Lecaron: Ca fait du bien de se dire qu'on n'est pas seul.
- Julie: Enormément de bien.
Elles m'ont donné beaucoup d'idées.
"Est-ce que tu as essayé ça?"
Parfois, ça peut être étouffant d'avoir trop de conseils.
Moi, j'avais mis en place un système de filtre.
Je prenais toutes les infos et je prenais ce que je voulais.
C'était génial d'avoir cette solidarité, de sentir
qu'on n'était pas seuls et de rire.
Quand on est impuissant, on ne peut rien faire d'autre.
- A.Lecaron: Vous vous sentiez isolée quelque temps avant.
- Julie: C'était ma seule vie sociale.
Je m'occupais beaucoup des enfants, même en journée...
Elle était beaucoup malade.
- A.Lecaron: Il fallait un petit moment de légèreté.
Là, vous êtes une héroine.
Malgré le manque de sommeil, vous décidez de faire un 2e enfant.
Ulysse n'a pas eu les mêmes difficultés
que sa grande soeur, rassurez-moi?
- Julie: Ouais...
- A.Lecaron: Pas à ce point?
- Julie: Non, mais ça a été pas mal.
Quand j'ai dit que j'étais enceinte, les gens
se sont dit qu'on était zinzins.
"Qu'est-ce qu'ils font?"
Je me suis dit que ça ne pouvait pas être pire.
Ca a quand même été pas mal.
Le 1er mois, parfait, il dormait.
On le posait et il dormait.
Lila, on n'a pas pu la poser une seule fois les 1ers mois.
- A.Lecaron: Elle ne voulait jamais aller en dehors de vos bras?
- Julie: Non. Elle ne dormait que sur nous.
C'était compliqué.
Lui dormait. C'était parfait.
On s'est dit que c'était ça, la vraie vie avec un bébé qui dort.
Mais au bout d'un mois, tout est parti en cacahuètes.
Coliques, RGO...
On m'avait parlé des allergies aux protéines de lait de vache.
On a exploré la piste de l'intolérance.
On a fait une éviction.
On a vu qu'il était asthmatique.
On a mis en place un traitement.
Ca a amélioré les choses.
Mais il commence à faire ses nuits que depuis ses 18 mois.
- A.Lecaron: Quand même.
Vous en aviez deux qui ne dormaient pas.
- Julie: C'était horrible.
L'un réveillait l'autre...
Ca a été dur, quand Ulysse est né.
Autant, pour Lila, j'étais fraîche, donc j'avais un stock d'énergie,
autant pour Ulysse, je n'en avais pas.
- A.Lecaron: Après 2 ans sans sommeil...
Je ne sais pas comment vous avez tenu.
Qu'avez-vous trouvé comme solution pour Lila?
- Julie: On a vu différents spécialistes.
Ca nous a pas mal aidés.
En tant que parents, ça a aidé d'être suivis par des psys,
nous aussi.
On a fait pas mal d'haptonomie.
L'haptothérapeute nous a suivi en post-natal sur la posture,
se connecter...
Ca fait cucul, mais se connecter à l'amour
qu'on avait pour notre fille...
- A.Lecaron: C'est ça qui vous a fait tenir,
l'amour pour cette petite fille.
- Julie: Elle est tellement extraordinaire...
Se connecter à ça et à la joie de l'avoir...
- A.Lecaron: Quand elle a commencé à aller à l'école,
ça commençait à se voir.
On parle des parents qui sont crevés,
mais les enfants aussi.
Ils sont crevés, à force de ne pas dormir.
On vous l'a fait remarquer à l'école?
- Julie: On a une application où on voyait
des photos de la classe.
Il y avait beaucoup de photos où elle était par terre.
Elle était très fatiguée.
Elle avait un retard de langage.
Plusieurs personnes nous ont parlé de la mélatonine
pour l'aider à dormir.
On en a parlé à notre médecin, qui n'était pas très chaude
au début.
Elle en a parlé à d'autres collègues.
On a essayé. Elle s'est endormie en 30 minutes.
Ca a été le changement.
On a découvert ce que c'était que d'avoir des soirées.
On la couche et on a une soirée.
On revient dans la vraie vie.
- A.Lecaron: Quel âge elle avait quand vous avez commencé
à lui donner de la mélatonine?
- Julie: 3 ans, à peu près.
Elle est toujours sous mélatonine.
Chaque fois qu'on l'oublie, elle ne dort pas.
- A.Lecaron: C'est un problème de rythme circadien?
- Julie: Je ne sais pas.
- A.Lecaron: C'est son rythme de sommeil qu'elle n'arrive pas
à trouver?
- Julie: Je ne sais pas.
On va explorer.
Il y a peut-être une espèce d'hypersensibilité,
peut-être une hyperactivité...
- A.Lecaron: Quand on écoute votre histoire, on sent
que le démarrage a été compliqué.
Quand le démarrage est compliqué, avec un accouchement difficile,
du stress, peut-être que ça s'engrave dans la tête
de nos bébés et que ça les met en hypervigilance.
- Julie: On a vu plusieurs psys, pédopsys.
On en a vu 3. A chaque fois, ils nous ont dit
qu'elle allait très bien, qu'on avait fait
tout ce qu'il fallait.
- A.Lecaron: Il ne faut pas culpabiliser.
Parfois, ça ne s'explique pas.
- Julie: Exactement.
- A.Lecaron: Que conseilleriez-vous aux parents qui ne dorment pas?
Elle est trop mignonne.
On lui pardonne tout.
- Julie: Déjà, éliminer les causes médicales.
Tout ce qui est RGO, traiter ce qu'il faut traiter...
Se renseigner sur les techniques du sommeil, les routines,
le rythme du sommeil des enfants...
Après, se faire confiance.
On nous dit tout et son contraire.
Au bout d'un moment, aller voir tous les spécialistes possibles,
ça épuise.
- A.Lecaron: Est-ce qu'il ne faut pas mettre
tous ses oeufs dans le même panier?
On prend un spécialiste et on n'utilise que cette méthode?
- Julie: Ca nous a fait du bien d'avoir différents sons de cloche.
Mais il ne faut pas aller partout.
On a un stock d'énergie tellement limité parce qu'on manque
de sommeil...
Il faut le respecter.
Si on part dans tous les sens, c'est fatigant.
Quand on a les infos, qu'on sait que notre enfant
est en bonne santé, on se fait confiance.
On se dit qu'on fait du bon boulot.
- A.Lecaron: Ca se voit.
Maintenant, vous pouvez avoir des soirées avec votre chéri!
Quelle embellie!
Vous êtes une héroine.
Il y en a plusieurs Qui sont passées sur ce canapé,
mais vous, vous êtes au top.
Vous êtes restée joyeuse.
Je sais que Lila vous a réveillé 2 fois cette nuit.
- Julie: Merci.
grâce à Schwarzkopf.
...
- A.Lecaron: Vous avez vu la signature musicale
de ce générique?
Cette mélodie nous hante, et cela chaque matin sur France 2.
Ca fait 9 ans que ça dure.
- M.Perarnau: Quand je l'entends en soirée, je ne peux pas résister.
- A.Lecaron: C'est souvent diffusé dans les boîtes.
D.Guetta s'en est emparé, d'ailleurs.
J'espère que vous allez bien.
Vous êtes peut-être rentré à la maison.
Peut-être que vous travaillez de nuit, si vous êtes de garde,
si vous êtes sage-femme.
Il y a de tout dans le public de "La Maison des Maternelles".
On essaie de voir qui nous regarde.
Il y a des grands-mères, des grands-pères, des tantes,
des oncles, des cousins, des très jeunes et des jeunes
parents.
M.Perarnau, pour les jeunes parents qui nous regardent, l'intérêt
des jeux d'imitation est énorme.
- M.Perarnau: Ca se fait de manière naturelle.
Nos enfants nous imitent.
Pourquoi les jeux d'imitation sont toujours présents?
Ca fait des années qu'on joue à la cuisine, à la dînette,
à bricoler.
Qu'est-ce que ça apporte à nos enfants?
- A.Lecaron: Yasmine, vous nous présentez Giselle.
- Y.Oughlis: Une adolescente formidable, en terminale.
Avec elle, on va découvrir le Projet Moteur, destiné aux ados
de 14 à 20 ans.
Ca les invite à se dépasser en remerciant quelqu'un
qui les a inspirés.
Quoi de mieux?
- A.Lecaron: Rien.
Peut-être l'invitée d'Houssem peut-être.
- H.Loussaief: Une grande dame.
C'est T.Kieffer.
- A.Lecaron: Bonjour, Tina.
- H.Loussaief: Je suis honorée.
Vous avez été à la télévision dans des programmes
dans les années 90.
Vous avez dirigé un magazine très connu, "Marie Claire".
Vous avez consacré votre temps à une association
que vous avez montée en 2005, Toutes à l'école.
Revenons à l'origine de cette association.
Vous avez été en vacances en famille au Cambodge.
Qu'est-ce qui se passe?
- T.Kieffer: Je rencontre une petite fille.
On était partis déposer des vêtements dans un orphelinat.
J'avais déjà 4 enfants.
Je rencontre une petite fille qui va très mal, qui a 3 ans.
Elle avait toujours un petit bâton pour se protéger.
Elle avait l'air malheureuse, triste.
Je ne sais pas ce qui s'est passé...
Avec le recul, j'y ai beaucoup pensé.
J'ai adopté cette enfant.
Je l'ai aimée comme si c'était mon enfant, avec une envie terrible
de la protéger.
Je me suis juré que je la sortirai de là.
Quand j'ai vu toutes les petites filles qui lui ressemblaient...
Elle s'appelait Chandara.
Toutes les petites filles qui faisaient la manche
avec des bébés dans les bras, avec une pauvreté extrême...
Je me suis dit que je ne pouvais pas emmener cette petite fille
et ne rien faire.
Ca a été le même élan pour cet enfant...
Je me suis demandé quelles failles j'avais en moi, alors que j'avais
déjà 4 enfants...
Ca a été une sorte de déflagration d'amour
instantanée.
C'est pour ça que l'éditeur était contre le nom.
Non, ça a été une déflagration d'amour.
- H.Loussaief: Dans ce livre, vous parlez du coup de coeur
que vous avez eu pour Chandara et toutes les petites filles
que vous avez croisées sur place.
Avant de rentrer en France, vous pensiez déjà à monter
une association?
- T.Kieffer: Je la rencontre en décembre 2004.
Ca va faire 20 ans.
D'ailleurs, on retourne là-bas avec elle et une de ses soeurs
pour fêter ce moment-là.
Je retourne la chercher en mai.
J'ai reçu un visa médical pour l'avoir en France,
auprès d'un médecin.
A l'époque, c'était un sésame.
Le Cambodge est fermé...
Une nuit, je dors avec elle.
J'ai vu toutes ces images d'enfants dans la journée, qui vivent
cette pauvreté.
C'est extrêmement violent.
Je me dis que ce qui est important, c'est l'éducation,
que les filles s'en sortent par l'éducation, que les femmes
sont libres grâce à l'éducation.
Je décide de monter une école.
Je rentre à "Marie Claire" et je dis à mon équipe
qu'on va faire une grosse opération sur l'éducation des filles
dans le monde.
On voit ce qui se passe en Afghanistan aujourd'hui.
C'est loin de s'être arrangé.
Je lance la Rose Marie Claire, une rose qui permet de financer
le 1er bâtiment.
- H.Loussaief: C'est avec cette rose que vous initiez
cette école, cette association.
Sur place, on vous facilite la tâche?
- T.Kieffer: J'ai de la chance, je fais de belles rencontres.
Une femme me dit: "Je viens d'acheter un terrain
près de l'orphelinat.
Je t'en prête la moitié.
Si ça marche, tu le paieras ensuite."
Je rentre en France, la petite sous le bras, l'école dans la tête.
Heureusement, Internet existe.
J'ai énormément travaillé par Internet.
Elle m'a fait rencontrer des personnes là-bas.
Ca a été une entreprise de dingue.
C'était en mai 2005.
Il fallait faire sortir l'école d'un terrain vague.
Il y a eu une école primaire en 2006 avec une centaine
de petites filles.
Aujourd'hui, elles sont 1700.
Ca va de la maternelle au post-bac.
- H.Loussaief: Comment elles vivent l'école aujourd'hui?
- T.Kieffer: C'est un combat permanent.
Sur place, c'est un énorme campus.
On a une équipe de près de 300 personnes qui les encadrent.
On sert 2000 repas par jour.
On a 2 internats, un centre médicosocial.
Ce sont des petites filles qui viennent des bidonvilles.
- H.Loussaief: Vous aidez aussi les familles pour le logement.
Quels sont les professionnels qui vous entourent?
Comment vous avez pensé à faire plus qu'une école?
- T.Kieffer: Si on voulait que ces petites filles s'investissent,
qu'elles ne se sentent pas en conflit de loyauté par rapport
à leur famille très pauvre...
- H.Loussaief: Cette école est très moderne.
- T.Kieffer: C'était important qu'elles ne soient pas
dans le stress, d'avoir une approche globale.
On a du médical, du social, le planning familial
pour les mères...
On aide la communauté.
L'école est une bonne nouvelle pour tout le monde.
Tout le monde soutient les gamines.
Ca fait 7 ans consécutifs qu'on a 100 % de réussite au bac
pour des enfants qui viennent des bidonvilles.
- H.Loussaief: Quand vous dites que tout le monde soutient
l'école...
Qui est "tout le monde"?
- T.Kieffer: Je ne parle pas du financier.
En France, je suis devenu une toqueuse professionnelle.
- H.Loussaief: Vous avez toqué à toutes les portes.
- T.Kieffer: Je n'ai aucune barrière!
J'ai été aidée par "Marie Claire".
Au début, ça m'a mis le pied à l'étrier.
- H.Loussaief: Depuis 15 ans, comment vous faites?
- T.Kieffer: On a beaucoup de parrains et marraines.
C'est important d'avoir un socle, quelque chose d'immuable,
financier, qui maintient l'école.
Les filles sont financées par un parrain particulier.
C'est 35 euros par mois, 12 après défiscalisation.
On accompagne les filles, on a de leurs nouvelles
et on est sûrs qu'elles auront un avenir heureux
et qu'elles seront instruites.
- H.Loussaief: Vous pouvez participer sur le site
de Toutes à l'école.
- T.Kieffer: Après, ce sont des particuliers
qui nous aident,
des fondations, des groupes comme Séphora,
L'Oréal ou Caroll, qui sont fidèles depuis 20 ans.
Ils n'ont jamais lâché.
Au départ, vous dites que c'est parce que je représente
"Marie Claire", mais ils vont sur place.
Ils sont contents de leur boulot très business, de pouvoir
aider une école, de voir sur place.
Mais ça ne suffit pas.
Il faut aussi être aidés par monsieur et madame
Tout-Le-Monde, qu'ils viennent à l'école
rencontrer leurs filleuls.
C'est important d'être transparent.
- H.Loussaief: Vous avez parlé de 100 % de réussite au bac.
Avez-vous des nouvelles des filles qui travaillent?
- T.Kieffer: Oui.
Parmi nos anciennes élèves, il y en a 46 qui travaillent
sur le campus.
Dans 10 ans, si ça se trouve, tout le campus sera animé
par des anciennes élèves.
On en a une qui fait l'Insa.
On en a une autre qui fait l'Ecole des Mines.
C'est important qu'il y ait des femmes
dans les filières scientifiques.
- H.Loussaief: Vous avez dit que vous retournerez là-bas
avec votre fille.
Vous l'avez déjà fait?
- T.Kieffer: Oui.
On a vécu 2 ans là-bas.
- H.Loussaief: Bravo pour ce que vous faites.
Si vous voulez aider, vous avez le site qui s'affiche.
Vous pouvez faire un don individuellement.
Il n'y a pas de petit geste.
- T.Kieffer: C'est très gentil.
Merci de m'avoir reçue.
- A.Lecaron: C.André le dit tout le temps: donner, c'est
ce qui rend le plus heureux.
Parfois, on se dit qu'on est un peu ric-rac, mais même
quand on sacrifie un peu, vous allez voir le bonheur
que ça procure.
Merci.
Tout de suite, on part à vos côtés.
On va parler d'une autre association.
On prend la direction de la Charente-Maritime,
où l'association Les Etoiles filantes a offert
une parenthèse enchantée à un enfant atteint
d'un cancer rare, le gliome infiltrant
du tronc cérébral.
Nous suivons une petite fille de 5 ans et sa famille,
qui vont prendre la mer à La Rochelle.
C'est une journée pour que la petite fille
oublie la maladie.
- Bonjour.
Bienvenue au port de La Rochelle.
Moi, c'est Quentin.
On va naviguer sur le bateau.
Après, il y aura des petites surprises.
- On y va.
Aujourd'hui, on a accueilli cette petite fille, sa famille
et sa grande soeur.
L'association Les Etoiles filantes a été créée suite à la découverte
de la maladie de mon fils.
L'idée est de se dire qu'on va partager des moments
tous ensemble, qu'on va mettre des sourires et qu'on va garder
les belles choses malgré cette maladie.
- Sous l'escalier, c'est le moteur du bateau.
Derrière vous, il y a une voile.
Là, c'est mon ordinateur et mon clavier.
Ca me permet de voir où est le bateau.
Le mien, c'est l'orange.
Il y a une radio pour parler au bateau à côté de moi.
- Ce qui est important là-dedans, c'est que ça les sort
de leur quotidien.
C'est pour que la famille puisse reprendre du souffle,
de l'énergie.
Elle a la tête dans le guidon.
Elle ne sait plus comment faire.
L'enfant peut se sentir mieux.
Ca permet à tout le monde...
Une sortie en bateau...
Demain, ils rentreront peut-être le coeur plus léger,
avec des jolis souvenirs.
C'est important pour nous et c'est ce qu'on souhaite faire
avec l'association.
- Tu appuies sur le bouton rouge?
On va partir naviguer.
Tu es prête?
Ca tire.
...
Il y a un bateau qui nous double.
Il faut tirer fort.
L'objectif, quand j'accueille une famille à bord,
c'est de changer leur quotidien.
Ils repartent avec des souvenirs et ils voient des choses
qu'ils n'ont pas l'habitude de voir.
Il y a des paysages qu'on ne voit qu'en mer.
On croise des bateaux.
Ca leur fait des souvenirs.
Ils vont encore en parler longtemps.
Après, on colle une étoile avec leur prénom.
Quand je suis en mer, ça me donne des forces quand je regarde
ces étoiles.
...
- Quand elle se retourne comme ça, la raie, tu vois ses yeux
et son sourire.
Ca nous change un peu notre milieu quotidien,
les rendez-vous médicaux, le stress...
Ca nous fait du bien.
Ca permet de nous évader un peu le temps d'une journée.
- Cet après-midi, on a visité l'aquarium.
Aëla adore les poissons, les animaux.
- Ca nous fait du bien aussi de pouvoir échanger
avec des parents dont la situation était similaire
il y a quelques années.
- Quand il y a peur, quand un autre poisson s'approche,
il se met en boule et il y a plein de pics
autour de lui.
Il se gonfle.
Il y a Nemo et Dory.
- L'intérêt de ces moments, c'est de créer plein de souvenirs
dans la tête d'Aëla.
- Des souvenirs pour notre famille, sa grande soeur, nous, elle
et lui faire découvrir le plus de choses possibles.
- Quand on la voit évoluer comme ça, faire des choses
qu'elle aime, sourire, rire et profiter,
ça nous remplit le coeur de joie.
On ne veut que des moments comme ça.
- On voit qu'elle s'amuse, qu'elle est heureuse.
...
- A.Lecaron: Une parenthèse enchantée dans la vie
de la petite Aëla.
50 familles sont accompagnées chaque année par cette association,
Les Etoiles filantes, à retrouver sur Instagram avec les coordonnées
qui s'affichent.
Si vous voulez soutenir moralement la famille d'Aëla, ses parents
ont créé une association qui porte son nom.
Ca s'affiche en bas de l'écran.
Vous pouvez leur envoyer un flot de messages d'amour.
Ca fait du bien.
On vous sollicite beaucoup, ce matin, mais ça fait du bien
de faire plaisir aux autres.
Un peu plus de légèreté avec l'Instant tuto...
Marie est venue avec son animal de compagnie.
- M.Perarnau: J'ai lancé mon chien interactif...
- A.Lecaron: Il fallait que je reste sérieuse.
- M.Perarnau: Alors que le truc couine.
Couinements de chien.
J'ai raté complètement...
Les jeux d'imitation, vous pouvez m'en citer?
- Y.Oughlis: Le bricolo...
- A.Lecaron: Médecin.
- H.Loussaief: Imiter les gens de ma famille...
- M.Perarnau: C'est comme ça que ça commence.
"Tu viens à table!"
Le jeu d'imitation commence par l'imitation de l'adulte
qu'on a en face de soi.
En général, on dit 2-4 ans.
J'ai envie de dire 15 mois.
Ca peut durer jusqu'à 6 ou 7 ans.
On a des enfants à l'école primaire qui continuent à jouer à l'école,
à la maîtresse le week-end, sans que ça pose aucun souci.
Les jeux ne sont pas anodins.
Ils font partie du processus de développement.
On va commencer à avoir des jeux d'imitation avec des objets
du quotidien.
On prend une cuillère en bois pour faire semblant de cuisiner,
un outil pour faire semblant de bricoler...
Les choses se font naturellement.
La 1re chose que ça développe, c'est la motricité fine.
Quand on joue à la dînette, où il faut cuisiner, attraper,
découper, mixer...
Ca, c'est ma passion.
Le développement de la motricité fine, c'est d'avoir
des petites choses en main et les déposer, les manipuler.
L'enfant va développer toutes ses capacités.
Ca va aussi développer son langage.
"Je vais vous faire à manger.
Que voulez-vous, monsieur?
Une petite soupe, une pizza...
Je vous ai pris une petite cuisine.
On va se mettre dans des situations qui vont faire intervenir
le langage.
Pour peu que l'adulte, le grand frère
ou la grande soeur soit un interlocuteur,
on va parler.
On peut parler aussi en accentuant le langage.",
"Oh, je voudrais bien une pizza aux champignons."
Selon ce qu'on a choisi comme jeu, on va aussi pouvoir faire
travailler la mémoire.
Par exemple, au restaurant, vous dites "je voudrais
une pizza margherita, s'il vous plaît".
- A.Lecaron: "Mais n'oubliez pas que je veux sans pepperonis."
- M.Perarnau: On peut aussi travailler les chiffres.
Quand vous jouez au médecin, vous dites que
vous avez 39 de fièvre...
Encore une fois, le médecin est parfait pour ça.
On va pouvoir jouer à se mettre dans des scénarios,
donc à développer l'imagination.
L'idée est de pouvoir recréer des scénarios.
Si vous laissez traîner votre oreille, en règle générale,
vous allez découvrir des choses.
L'enfant va piocher dans son quotidien des choses
qu'il a entendues, chez vous ou chez le médecin.
Dernière info que j'avais envie de vous transmettre...
Noël approche.
On a un énorme boom des jeux d'imitation sur un produit
qui ne fonctionnait pas il y a quelques années.
C'est Poupi.
Je crois que je peux acheter ça pour moi.
- A.Lecaron: C'est ce que j'étais en train de me dire.
- M.Perarnau: Il ouvre les yeux.
- Y.Oughlis: Ca peut m'empêcher de prendre un vrai chien.
C'est pas mal.
- M.Perarnau: Il y a 2 raisons avancées
pour le succès...
Regardez! C'est trop mignon.
Il ne remplace pas parce qu'on continue d'acheter
des poupons et de materner, mais on a une montée en puissance
de ces animaux interactifs.
Il y a aussi des guépards.
Il y a une demande de la part des enfants d'avoir des animaux
de compagnie.
On a aussi une baisse des naissances.
En parallèle, on a une augmentation des animaux domestiques
à la maison.
Les gens font moins d'enfants, mais prennent plus d'animaux
à la maison.
Les enfants nous voient pouponner les animaux à la maison.
Ils se disent qu'ils ont envie d'avoir un animal dont ils vont
pouvoir s'occuper.
- A.Lecaron: Je peux l'avoir?
Je ne le garderai pas.
J'ai bien compris que c'était le vôtre...
- M.Perarnau: Vous me voyez dans le TGV avec ça?
- Y.Oughlis: Il ne marche pas?
- M.Perarnau: Attendez, on a son biberon.
- A.Lecaron: On peut aussi le materner.
- M.Perarnau: Il va bouger, chouiner.
Ca fait plein de petites choses...
- A.Lecaron: Il n'est pas content.
- M.Perarnau: Il n'avait pas faim.
- Y.Oughlis: Attention, le biberon!
- M.Perarnau: Ses petits yeux qui s'ouvrent et se ferment...
- A.Lecaron: Merci.
Je ne vais pas me remettre de votre chronique.
C'est ma passion.
- H.Loussaief: Je crois qu'il mange.
- A.Lecaron: Il est en train de laper.
Tout le monde est devenu fou dans cette émission.
La seule qui est sensée, c'est Yasmine.
Je lui passe la parole.
- Y.Oughlis: Aujourd'hui, c'est Giselle qui va illuminer
notre plateau.
Elle va arriver, normalement.
Pour la 1re fois, elle vient sur un plateau en direct.
On est entre nous.
Tu es là pour parler d'un super projet,
le projet Moteur, destiné aux jeunes de 14 à 22 ans.
Qu'est-ce que c'est que ce projet?
- Giselle: C'est une association qui lutte pour l'égalité des
chances pour les jeunes en France.
C'est un concours qui nous permet de remercier un modèle inspirant.
On fait une vidéo de 1 minute 30.
- Y.Oughlis: C'est pour tout le monde, de 14 ans
à 22 ans.
Les modalités sont assez simples. Tu as 16 ans.
Tu es en terminale.
Pourquoi tu as voulu participer à ce projet?
- Giselle: Depuis toute petite, je suis passionnée par le cinéma.
J'ai vu une amie qui l'a fait l'année dernière.
Je me suis dit: "Pourquoi ce ne serait pas à mon tour
de monter les marches de Cannes?"
J'ai pu participer à ce concours grâce à elle.
- Y.Oughlis: C'est la finalité de ce projet.
Tu vas nous raconter cette aventure.
D'abord, on regarde un extrait.
Tu as voulu rendre hommage à S.Veil.
- S.Veil: Aucune femme n'a recours de gaieté de coeur à l'avortement.
Il suffit d'écouter les femmes.
C'est toujours un drame.
Applaudissements.
- Y.Oughlis: On s'incline.
Bravo.
Tu as décidé de remercier S.Veil, là où beaucoup de candidats
remercient quelqu'un de leur famille.
Pourquoi tu as choisi S.Veil?
- Giselle: C'est toujours une cause qui me tient à coeur, de défendre
les droits des femmes.
En 2024, ça va mieux en France, mais ça m'indigne de voir
les conditions des femmes dans le monde.
Quand on me donne la parole comme ça, j'ai envie
de parler de S.Veil.
- Y.Oughlis: Comment ce choix a été perçu
par les autres candidats?
- Gisèle: Les autres candidats ont trouvé ça super bien.
On m'a dit qu'on n'apprenait pas grand-chose de moi
à travers ce film.
Beaucoup ont fait sur leur famille.
Ca en dit vachement sur ce que j'ai envie de défendre.
- Y.Oughlis: Pour expliquer aux parents et aux grands-parents
qui nous regardent comment tout ça s'est passé...
Tu étais en 1re quand tu as commencé à préparer
ce projet, cette vidéo.
Comment tu as pu gérer avec les cours?
- Gisèle: C'était très compliqué.
Je passais mes oraux de français.
Je m'y suis prise un dimanche, dans le rush, parce qu'il fallait
le rendre le lundi soir...
J'ai fait ça en une journée.
Ca m'a pris une journée.
- H.Loussaief: Tu avais déjà en tête le personnage de S.Veil?
- Gisèle: Oui.
C'est venu directement.
Je n'ai pas eu de mal.
- A.Lecaron: La musique était vachement bien choisie.
- Y.Oughlis: Tu as été lauréate de l'édition 2024.
On te voit avec S.Le Bihan, le parrain de cette année.
C'est une association qui tient à promouvoir l'égalité des chances.
Ca veut dire quoi pour toi?
- Gisèle: Dans ces 25 jeunes de 14 à 22 ans, on venait tous
de milieux différents.
Je prends l'exemple d'un jeune qui venait d'une cité.
Entre 14 et 22 ans, il y a un écart d'âge.
Au final, c'est enrichissant.
- Y.Oughlis: Je trouve très important pour les ados
qui pourraient participer à ce concours...
Ca permet de mettre en valeur cette aventure humaine.
Ce n'est pas juste envoyer son projet vidéo.
Qu'est-ce qui se passe ensuite?
- Gisèle: Dès qu'on envoie sa vidéo,
on fait partie d'une communauté.
On ne vous lâche plus.
Déjà, on rencontre 24 autres jeunes.
On ne se rencontre pas avant de partir à Cannes.
On vit des choses super intimes avec ces gens-là.
C'est une démarche incroyable que je n'oublierai peut-être jamais
de ma vie.
Après, on a aussi le campus de la Confiance.
C'était il y a quelques semaines, pendant les vacances.
On a vécu des moments très forts.
Ca a créé un truc entre nous.
- Y.Oughlis: C'est une rencontre de tous horizons.
C'est important pour nos jeunes en terminale, à la recherche
d'aventure, de créer du lien.
C'est formidable.
Tout le monde peut s'inscrire.
Tu es ambassadrice de ce projet.
Est-ce que tu peux t'adresser à ceux qui nous regardent
et nous dire pourquoi ils devraient s'inscrire à ce concours?
- Gisèle: Vous ou votre enfant avez entre 14 et 22 ans?
Vous cherchez à vous construire à travers un projet inoubliable?
La saison 9 du projet Moteur vient d'être lancée.
Vous allez sur leur site et vous faites une vidéo
de 1 minute 30 en format paysage sur quelqu'un qui vous inspire.
Vous allez vivre des expériences incroyables.
- Y.Oughlis: Bravo. Merci.
- A.Lecaron: Elle va nous remplacer un jour!
- Y.Oughlis: On a jusqu'au 1er avril pour envoyer sa vidéo.
A la dernière minute, c'est possible aussi...
- A.Lecaron: Merci, Gisèle.
Tu restes avec nous.
C'est le Petit Bazar.
- H.Loussaief: On a un message d'Isabelle.
Je rappelle le site Internet de Toutes à l'école.
Sur ce site, vous pourrez faire un don pour un parrainage
ou un don comme ça.
- Y.Oughlis: On a une question pour Marie, une demande
de recommandation lecture.
- M.Perarnau: J'ai fait une bibliothérapie l'an dernier
sur cette thématique, avec quels ouvrages pour accueillir
un petit frère ou une petite soeur.
Il y en a un très bien de Stephanie Blake, que j'adore.
- A.Lecaron: Ca va, Marie, psychologiquement?
- M.Perarnau: Celui-ci est beaucoup mieux élevé que mon chien
personnel.
Je pense que je vais le conserver.
- H.Loussaief: On a une question qui est pour moi la plus importante
de la journée: "Agathe, à quand la raclette?"
- A.Lecaron: On est le 13 novembre.
On a déjà fait plusieurs raclettes.
Encore avant-hier...
Le prénom du jour?
- Y.Oughlis: C'est Jeanne.
C'est un prénom hébraique qu'on peut traduire
par "Dieu pardonne".
Ce prénom était très populaire au Moyen Age.
Il est resté très répandu, mais il s'est fait détrôner
par Marie.
- H.Loussaief: La concurrence...
- M.Perarnau: En même temps, je n'entendais pas de voix.
- A.Lecaron: Marie en a détrôné, des prénoms...
- M.Perarnau: Pas là pour rien.
- Y.Oughlis: On les fête le 30 mai.
Enormément de Jeanne célèbres.
- H.Loussaief: Jeanne et Serge.
- A.Lecaron: Chacun ses refs.
Merci. On se retrouve demain avec Julie, qui a décidé de faire
2 bébés toute seule.
C'est une de nos héroines.
Ce sera demain.
Le QR code qui s'est affiché permet d'accéder à france.tv.
Bonne journée.