🎧 Le roman épistolaire de Françoise de Graffigny, dans sa version de 1752, abrégé et expliqué lettre par lettre en podcast avec les citations essentielles.
Romain Boussot, passionné de pédagogie et prof particulier de français, je publie toutes mes vidéos et ressources littéraires sur mon site : ⭐ https://www.mediaclasse.fr ⭐
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1747 Françoise de graffini s'inspire des
Lettres persanes de Montesquieu pour
écrire une œuvre extraordinaire les
lettres d'une péruvienne il s'agit donc
d'un roman épistolaire une
correspondance fictive mais ici la
personne qui écrit n'est pas un prince
perant en voyage Zilia est une
Péruvienne arrachée à son pays cela
change beaucoup de choses le
décentrement est triple siia appartient
à une civilisation méconnue mais
Françoise de graffini s'est beaucoup
documenté sur la culture Inka son point
de vue féminin est assumé ce qui est
rare dans la littérature de l'époque et
enfin arrivé en France Zilia a perdu son
rang son statut social est celui d'une
esclave le meilleur moyen d'apprendre
c'est de vivre une expérience méia class
donne vie aux œuvres au programme aux
explications de texte aux dissertation
en vidéo podcast fich téléchargeable
toute ma bibliothèque est accessible
pour le prix d'un livre de
poche pour le bac de français toute la
méthode et les corrigés prè à l'emploi
se trouvve dans mon manuel annabac où je
t'accompagne pas à pas à travers chaque
épreuve première partie lettre
première dans la plupart des lettres
Zilia s'adresse à AA prince Inka qu'elle
aime et qu'elle devait épouser mais la
voilà en captivité des barbares sont
venus piller le temple où elle était
prêtresse les crit de taattendre Zilia
tel qu'une vapeur du matin se dissipe
avant d'arriver jusqu'à toi en vin
j'attends que tu viennes briser les
chaînes de mon esclavage hélas peut-être
tes mot surpasse-t-il les
miens ce jour-là elle s'était levé tôt
pour nouer ses kiposes des cordons que
les Incas utilisaient pour noter des
événements Françoise de graffini en fait
le support même des lettres de
Zilia mais soudain une clameur l'a
interrompu elle a couru à l'entrée du
temple et a vu des soldats pillant la
ville du
soleil Zilia s'est cachée derrière
l'hôtel mais elle est faite prisonnière
dans cette première lettre Zilia dénonce
la cruauté des conquistadors insensible
aux supplications de leurs
victimes quel est le peuple assez féroce
pour n'être point ému au siges de la
douleur les barbares maîtres d'Alport
fier de la puissance d'exterminer la
cruauté et le seul guide de leurs
actions
yalport c'est le nom un cas du tonner il
désigne en fait les fusils des
Occidentaux ce langage imagé permett à
Françoise de graffini de rendre compte
du regard étranger de
Zilia lettre
2e Zilia vient d'apprendre qu'aza est
vivant elle remercie le citoyen qui lui
a transmis ses nouvelles mais elle
implore AA de se méfier des Espagnols
elle lui conseille de fuir avec
elle riche de la possession de nos cœurs
grand par nos vertus tu seras plus roi
régnant sur mon âme qu'en doutant de
l'affection d'un peuple
innombrable Zilia se remémore avec
émotion leur première rencontre et le
moment où elle a appris qu'elle
deviendrait son épouse étant sa plus
proche parente comme le veut la
coutume lettre 3è Zilia raconte qu'elle
a été enlevée de nuit pour être
transportée dans un bâtiment très
étrange on devine qu'il s'agit d'un
bateau mais qu'elle n'en a jamais
vu cette maison comme suspendue et ne
tenant point à la terre était dans un
balancement
continuel le départ du bateau a réveillé
Zilia elle se demande si ce n'est pas la
fin du monde et évoque les croyants in
cas sur
l'Apocalypse notre habitation recevait
des ébranlements tels que la terre en
éprouvera lorsque la lune en tombant
réduira l'univers en
poussière lettre
4e en écoutant les personnes qui
l'entourent Zilia comprend qu'elle a été
vendue par les Espagnols à des personnes
d'une autre nation très différent mais
elle se méfie de leur
sollicitude un certain empressement
répandu sur leurs actions prévient en
leur faveur mais je marque des
contradictions dans leur
conduite à son chevet deux personnages
le premier semble être un Cassique un
chef le deuxième lui prend la main
plusieurs fois par jour ce qui l'a même
mal à l'aise on devine que c'est un
médecin qui lui prend le
pou cette espèce de cérémonie me paraît
une superstition de ces peuples j'ai cru
remarquer que l'on y trouvait des
rapports avec mon mal mais il faut
apparemment être de leur nation pour en
sentir les
effets lettre 5e
Zilia ne comprend pas pourquoi ses
ravisseurs la maintiennent dans un lit
et lui refuseent certains aliments alors
qu'en même temps il lui vooue une espèce
de culte le Cassique s'agenouille près
de son lit et lui parle doucement en
prenant sa main le lecteur devine déjà
que cet officier français l'aime
certainement cette nation ne serait-elle
point idolâtre je n'ai encore vu faire
aucune adoration au soleil peut-être
prennent-ils les femmes pour l'objet de
leur
culte lettre
6e on a enfin donné il a la permission
de se lever elle s'est alors empressée
d'aller voir par une petite fenêtre pour
découvrir avec horreur qu'elle se trouve
au milieu de la mer elle décide de se
jeter à l'eau que la mer abîme à jamais
dans ses flots ma tendresse malheureuse
ma vie et mon
désespoir lettre 7e Zilia a été sauvée
par ses surveillants et maintenant elle
a honte d'avoir cédé au
désespoir que le sangfroid est cruel
après la fureur que les points de vue
sont différents sur les mêmes objets
dans l' du désespoir on prend la
férocité pour du courage en proie à ses
remords elle se sent indigne de
participer aux festivités des sauvages
qui boivent abondamment une liqueure
rouge en dansant seul le Cassique ne
participe pas à cette joie depuis le
geste de désespoir de Zilia il redouble
d'attention pour
elle il y a des moments où je trouve de
la douceur dans ses entretiens muets le
feu de ses yeux me rappelle l'image de
celui que j'ai vu dans les tiens hélas
cette illusion est passagère
lettre 8e le cassic a enfin réussi à
convaincre Zilia de s'approcher de la
fenêtre il l' fait regarder à travers
une longue vue et lui a fait comprendre
par signe qu'ils sont bientôt arrivés à
destination par un prodige
incompréhensible il m'a fait voir la
terre dans un éloignement où sans le
secours de cette merveilleuse machine
mes yeux n'auraient pu
atteindre lettre 9e Zilia commence à
comprendre quelques mots de la langue du
Cassique il s'appelle
et la région où ils vont s'appelle
France detterville lui fait prononcer
quelques mots français le lecteur
commence à comprendre ce qui se joue
dans cette relation d'un homme amoureux
d'une femme sur laquelle il a tout
pouvoir dès que j'ai répété après lui
oui je vous aime ou bien je vous promets
d'être à vous la joie se répand sur son
visage lettre
10e ils sont enfin arrivés dans une
ville bâtie sur le rivage de la mer
madame de graffini pense probablement à
Marseille CIA est à la fois craintive et
émerveillée les maisons n'ont aucune
ressemblance avec celle des villes du
soleil si celles-là les surpassent en
beauté par la richesse de leurs
ornements celles-ci sont fort audessus
par les prodiges dont elles sont
remplies Zilia est frappée par la
découverte d'un miroir dans lequel elle
voit son reflet d'abord sans
comprendre en entrant dans la chambre où
d'terville m'a logé j'ai vu dans
l'enfoncement une jeune personne
habillée comme une vierge du soleil j'ai
couru vers elle à bras ouverts quelle
surprise mon cher aard de ne trouver
qu'une résistance
impénétrable detterville lui a donné une
China c'est-à-dire une servante jeune et
vive elle s'empresse de lui rendre des
soins lettre 11e detterville a mené
Zilia dans une maison où elle a suscité
un grand étonnement certaines femmes ont
étouffé leur rire mais Zilia est resté
digne je cru démêler que la singularité
de mes habits causait cette surprise je
ne pensais plus qu'alors persuader par
ma contenance que mon âme ne différait
pas tant de
laaleur les hommes lui font beaucoup de
compliments qu'elle ne comprend pas mais
qui font très plaisir à detterville des
grâces une taille de ninf tous répètent
à peu près les mêmes mots je ne sais pas
encore leur signification mais le visage
est toujours
riant les manières des Français lui
paraissent extraordinaires leur
agitation continuelle la surprend
beaucoup notamment par leur geste se
tirant par les habits se la main
à jugé de leur esprit par la vivacité de
leur geste je suis sûr qu'il prendrait
notre air modeste pour de la stupidité
et la gravité de notre démarche pour un
engourdissement lettre 12e Zilia raconte
qu'elle a reçu un nouvel habit à l'usage
du pays ce qui l'a stupéfié lorsqu'elle
s'est vu dans le
miroir quoi que je dusse être accoutumé
à ses effets je ne P encore me garantir
de la surprise en me voyant comme si
j'étais vis-à-vis de moi-même
dettherville entre dans la chambre au
moment où schina finit les ajustements
Zilia lui tend la main pour le remercier
dit Terville est
ému il parut vouloir me prendre dans ses
bras puis s'arrêtant tout à coup il me
serra fortement la main en prononçant
d'une voix émue non le respect sa
vertu ensuite il monte dans une petite
chambre roulante tirée par ce qu'elle
appelle des Hamas il s'agit bien sûr
d'un carrosse
que les prodiges sont familiers dans ce
pays je sentis cette machine ou cabane
je ne sais comment la nommer se
mouvoir lettre
13e Zilia est arrivée dans une ville
nommée Paris c'est le terme de leur
voyage mais ce n'est pas dit-elle le
terme de ses chagrins car tout y est
très différent de ce qu'elle
connaît j'essaierais en vain de te
donner une idée juste de la hauteur des
maisons elles sont si prodigieusement
élevées qu'il est plus facile de croire
que la nature les a produit t qu'elles
sont que de comprendre comment des
hommes ont pu les
construire Zilla est accueillie chez
detterville où elle admire les boiseries
dorées la mère de detterville à
demi-couché embrasse son fils et
considère Zilia froidement detterville
salue également un couple qui semble
avoir un statut plus élevé elle
apprendra plus tard que c'est le frère
aîné de d'terville et sa femme
entre alors une jeune fille du même âge
que Zilia qui lui parle d'un air plein
de bonté mais la mère lui fait signe de
s'en aller Zilia est emmenée dans une
chambre où elle reste
seule alors qu'elle allait s'endormir
detterville arrive avec la jeune fille à
l'air aimable qu'il présente comme sa
sœur
Céline la compagnie de l'un et de
l'autre m'était si agréable que je ne
m'aperçu point qu'il était jour avant
qu'il ne me
quittasse lettre
14e Zilia accompagne detville dans un
salon où une femme l'examine en riant
bientôt jointe par un jeune homme il
semble être une Palace et un hanky d'un
sang
royal ce sauvage téméraire ayant eu
l'audace de porter la main sur ma gorge
je le repoussais avec une indignation
qui lui fait connaître que j'étais
instruite des lois de
l'honnêteté heureusement desterville
intervient et réprimande le jeune homme
qui s'éloigne sans répliquer oh mon cher
aard que les meurs de ce pays me rendent
respectable cell des enfants du soleil
que la témérité du jean hanky appelle
cherment à mon souvenir ton tendre
respect lettre
15e Zilia trouve que détervid et sa sœur
se distingue par leur vertus et leur
bonté au sein d'une nation peu
respectueuse les manières simples la
bonté naïve de Céline ferait volontiers
penser qu'elle a été élevée parmi nos
vierges la douceur honnête le tendre
sérieux de son frère persuaderit
facilement qu'il est né du sang des
Inc Zilia pense que detterville la
traite royalement parce qu'il connaît
son rang mais la mère de detterville
qu'elle appelle madame la traite avec
desds heureusement Déterville et Céline
continue à la retrouver tous les soirs
dans sa
chambre lettre
16e Zilia n'a bientôt plus de kipos mais
elle apprend à tracer ses pensées avec
une plume un professeur vient tous les
jours lui donner des
leçons ce pauvre sauvage se donne
beaucoup de peine pour m'instruire
cependant je fais si peu de progrès que
je renoncerai à l'entreprise si je
savais qu'une autre voix pu m'éclaircir
de ton sort et du
mien Zilia raconte qu'elle a vu un
spectacle dérouttant mettant en scène
des insensés et des méchants on devine
que c'était une tragédie qu'elle décrit
avec son regard
extérieur de belles femmes
qu'apparemment ils persécutent pleurent
sans cesse et font des gestes de
désespoir qui suffisent à faire
connaître l'excès de leur
douleur c'est intéressant parce que
Zilia interroge la catarcis ici
avons-nous vraiment besoin du spectacle
du vice pour nous conduire à la vertu
c'est très différent chez les
Incas notre nation chérit le bien par
ses propres attraits il ne nous faut que
des modèles de vertu pour devenir
vertueux lettre
17e Zilia ne sait plus que penser de
l'esprit des Français qui passe d'un
extrême à l'autre elle a vu un spectacle
complètement opposé au premier avec des
chants et des danses qui lui a beaucoup
plu
on devine que c'était un opéra elle le
compare au spectacle tragique vu la
veille celui-là est cruel effrayant
révolte la raison et humilie l'humanité
celui-ci amusant agréable imite la
nature et fait honneur au bon sens
elle remarque aussi que les émotions
sont parfaitement transmises par les
chants et la musique malgré la
différence de culture et de
langue il faut mon cher AA que
l'intelligence des sons soit universelle
car il ne m'a pas été plus difficile de
m'affecter des différentes passions que
l'on a représenté que si elles eussent
été exprimées dans notre
langue Zilia raconte alors un incident
en sortant du théâtre un jeune homme
donna un billet à Céline qui sembla très
ému le soir même dans la chambre elle
montra le papier à son frère mais elle
était
tremblante sur le peu que je devinais de
leur entretien j'aurais pensé qu'elle
aimait le jeune homme qui le lui avait
donné s'il est possible qu'on s'effraya
de la présence de ce qu'on
aime lettre
18e Zilia sa maintenant former des
figures sur le papier cette lettre est
la première qu'elle écrite ainsi elle
commence à comprendre la langue
française à mesure que j'en ai acquis
l'intelligence un nouvel univers s'est
offert à mes yeux les objets ont pris
une autre forme chaque éclaircissement
m'a découvert un nouveau
malheur ainsi Zilia a compris qu'elle se
trouve sur sur un autre continent et que
c'est par cupidité que les Occidentaux
ont franchi ces espaces considérables
entre leurs deux
mondes l'amour ne fera-t-il pas ce que
la soif de richesse a pu faire que l'on
m'enseigne les chemins qui me condiront
jusqu'à toi les périls à surmonter
seront des plaisir pour mon
cœur lettre
19e un événement terrible est arrivé
Déterville est parti depuis un mois il a
été envoyé à la guerre par son souverain
ce départ a tout changé Mame la mère de
detterville a envoyé Céline et Zilia
dans une maison de vierge on devine que
c'est un
couvent la divinité du pays exige
qu'elle renonce à tous ses bienfaits aux
connaissances de l'esprit au sentiments
du cœur et je crois même à la raison du
moins leur discours le font-ils
penser c'est l'occasion pour Françoise
de graffini de faire une critique des
maisons religieuses qui ne donnent
aucune connaissance valable aux jeunes
femmes qui y sont
formées céline est contrainte par sa
mère à devenir religieuse pour conserver
intact l'héritage du fils aîné pratique
occidentale qui surprend Zilia Céline
séparit de son amoureux est trop affecté
pour écouter les peines de
Zilia lettre
20e dans cette lettre Zilia décrit les
inégalités de la société française où
les souverains tirent leur richesses et
leur pouvoir de leur sujet contrairement
au royaume d'Aza où le kapainkka protège
son peuple de
l'indigence ici les nobles peinent à
maintenir une magnificence qui cache
leur pauvreté réelle pendant ce temps le
peuple parvient à peine à survivre Zilia
dénonce l'importance absurde de
l'or sans avoir l'or il est impossible
d'acquérir une portion de cette terre
que la nature a donné à tous les
hommes Zilia se demande alors dans
quelle classe sociale elle-même doit se
ranger elle qui n'a ni or ni terre ni
industrie quoique tout sentiment de
honte qui ne vient pas d'une faute
commuisme soit étranger je ne puis me
défendre de souffrir l'idée que les
autres ont de
moi heureusement Zilia sait désormais
lire et Céline l'aide à comprendre les
livres qui lui apporent du plaisir et de
l'espoir je comprends qu'ils sont à
l'âme ce que le soleil est à la terre et
que je trouverais avec eux toutes les
lumières tous les secours dont j'ai
besoin lettre
21e Zilia a rencontré un religieux
français qu'elle appelle kousipata il
lui décrit la religion chrétienne et
Zilia en admire la
morale de la façon dont il m'a parlé des
vertus qu'elle prescrit elles sont
tirées de la loi naturelle et en vérité
aussi pur que les nôtres mais je n'ai
pas l'esprit assez subtile pour
apercevoir le rapport que devraiit avoir
avec elle les meœurs et les usages de la
nation Milia est choquée du dédain que
le prêtre montre à l'égard du culte du
Soleil elle se retient de lui démontrer
que ces récits ne sont pas plus
vraisemblables que le mythe de
monkoapac si les lois de l'humanité
défendent de frapper son semblable à
plus forte raison ne doit-on pas blesser
son âme par le mépris de ses
opinions comme il semble très cultivé
Zilia lui demande si elle se trouve loin
de son pays le prêtre lui raconte
comment detterville l'a sauvé en
saisissant un navire espagnol selon lui
seul detterville a le pouvoir de l'aider
à retrouver haard
lettre
22 Zilia voulait se faire un ami du
kousipata mais il l'a déçu d'abord elle
l'a interroger sur les hommes
merveilleux qui font les livres mais il
lui a répondu en riant qu'ils vendent
leurs pensées on devine que le prêtre se
méfie des
philosophes puis quand elle a évoqué son
projet de retourner à cousco avec AA il
s'y est clairement opposé lui disant que
son amour pour AA était incompatible
avec la
vertu à ces paroles insensées la plus
vive colère s'empara de mon âme
j'oubliais la modération que je m'étais
prescrite je l'accablais de reproche et
sans attendre ses excuses je le
quittais lettre
23 Déterville est de retours mais la
joie a été vite suivie d'une grande
tristesse l'entendant lui souhaitaer la
bienvenue en français d'terville
émerveillé a posé un genou à
terre à quel sentiment div vinzilia
dois-je attribuer le plaisir que je vois
aussi naïvement exprimé dans vos yeux
que dans vos vos
discours Zilia lui assure qu'elle l'aime
Déterville les
bouleverser vous ne parlez pas assez
bien français pour détruire mes justes
craintes quel sens attachez-vous à ces
mots je vous
aime ces mots doivent je crois vous
faire entendre que l'amitié et la
reconnaissance m'attachent à
vous Zilla lui confirme que son amour
est pour Ra et qu'elle a décidé de le
rejoindre à tout prix dévasté
dettherville tente d'abord de la
dissuader mais il lui promet finalement
de trouver raza
oui s'il est possible je serai le seul
malheureux vous connaîtrez ce cœur que
vous dédaigner et je vous forcerai au
moins à me
plaindre lettre
24 suite à cette discussion Zilia tombe
malade Céline vient à son chevet pour la
soigner mais d'un air très froid lui
reprochant de rendre son frère
malheureux la mère de d'terville et de
Céline vient de décéder mais elle a
légué tout son bien à leur frère aîné
s'est alors absenté pour défendre la
part de sa sœur et lui écrit
régulièrement des lettres où il demande
des nouvelles de Zilia des lettres que
Céline vient lui
lire je ne doute pas que detville ne les
écrivent afin qu'elle me soit lu
néanmoins je suis persuadé que il
s'abstiendrait s'il était instruit des
reproches dont cette lecture est
suivie lettre
25 Céline a beaucoup insisté pour que
Zilia aille voir d'terville au parloir
du couvent il semblait démoralisé mais
il lui a apporté une bonne nouvelle AA
est en sécurité à la cour d'Espagne et
il lui a lu une lettre de son contact
là-bas si j'avais suivi les mouvements
de mon cœur 100 fois j'aurais interrompu
detterville pour lui dire tout ce que la
reconnaissance m'inspirait mais je
n'oubliais point que mon bonheur devait
augmenter ses peines je lui cachais mes
transports Zilia lui a exprimé toute sa
gratitude mais aussi son désir de
rejoindre aza
lui a montré sa
détresse quoi Zilia vous voulez nous
quitter ah cruel Zilia voyez mon
désespoir c'est votre
ouvrage c'est vous que je devrais
accuser vous flétrissez mon âme en la
forçant d'être ingrate ne ternissez pas
votre générosité par un désespoir qui
ferait l'amertume de ma vie sans vous
rendre heureux
oui Zilia je sens toute mon injustice
vous le voulez vous serez
obéis lettre 26
Zilia a compris qu'il était plus simple
d'organiser le voyage d'Aza pour la
rejoindre en France detterville écrit
lui-même au ministre d'Espagne pour hter
le départ
d'Aza quel doux moment j'ai passé
pendant que detterville écrivait quel
plaisir d'être occupé des arrangements
de ton voyage de voir les préparatifs de
mon bonheur de n'en plus
douter zillia espère que detterville
pourra lui transmettre ses nœuds et ses
lettres avec un interprète pour qu'il
puisse les comprendre
lettre
27 Céline a gagné son procès sa part
d'héritage lui est rendue elle va
pouvoir épouser son amant et elle a mis
de côté des habits et des bijoux pour
Zilia mais celle-ci proteste car elle
sait qu'en France il est honteux de
recevoir autant de
dons nos usages sont plus humains celui
qui reçoit sonore autant que celui qui
donne vous m'avez appris à penser
autrement n'était-ce donc que pour me
faire des outrages
Céline la rassure je voulais seulement
que vous partagiez avec moi les présents
d'un frère généreux c'était le plus sûr
moyen de luiarqué ma reconnaissance
elle lui dit que Zilia n'est pas obligé
d'accepter ses présents mais une autre
surprise
l'attendville lui a envoyé qu coffres où
Zilia retrouve des objets du temple du
soleil
elles sont accompagné d'un billet de
detterville ces trésors sont à vous
belleilia puisque je les ai trouvé sur
le vaisseau qui vous portait
Zilia reconnaissante décide de partager
ses trésors avec detterville et Céline
qui s'amuse de sa
générosité vous êtes injusteia vous
voulez faire accepter des richesses
immenses à mon frère vous que l'offre
d'une Bagatelle
offense ayant mis dans sa chambre les
objets du Temple du Soleil Zilia
retrouve la ferveur de sa religion et
sait désormais casaza est sur le point
de la
rejoindre seconde partie lettre 28
Zilia se trouve dans la maison de
campagne de Céline qui vient d'y
célébrer son mariage cette demeure
presque aussi grande qu'une ville est
torné comme un temple mais Zilla
s'étonne de voir tant de décorations
agréables mais
inutiles je ne puis me défendre de
penser que les Français ont choisi le
superflux pour objet de leur culte les
arts sont ici tant au-dessus de la
nature il semble ne vouloir que limiter
il la surpasse
elle admire aussi la maîtrise de la
nature les plantes de climat variés
poussent dans un même jardin l'eau
s'élance dans les air le feu même
dessine des tableaux sur le ciel
nocturne elle a assisté à un feu
d'artifice quel art mon cher AA quels
hommes quels génie j'oublie tout ce que
j'ai vu dans leur petitesse je retombe
malgré moi dans mon ancienne
admiration lettre
29 Zilia revient avec regret sur son
admiration des Français elle reconnaît
leur génie mais déplore l'usage qu'ils
en font leur goût effrainé pour le
superflu a corrompu leur raison leur
cœur et leur esprit Zila trouve d'abord
que la vanité dominante des Français est
de paraître opulent ils vivent au-dessus
de leurs
moyens quelle peine quel embarras quel
travail pour soutenir leurs dépenses
au-delà de leur revenus
ensuite les rapports sociaux lui
semblent superficiel les bonnes meurs
qui permettent la vie harmonieuse en
société sont remplacé par de fausses
marqu de
considération ce qu'ils appellent la
politesse leur tient lieu de sentiment
elle consiste dans une infinité de
paroles sans signification d'gards sans
estime et de soins sans
affection enfin Zilia à l'impression que
les Français fui sa conversation comme
s'il la trouvait sans
esprit pour mériter quelques réputation
à cet égard il faut avoir fait preuve
d'une grande sagacité à saisir les
différentes significations des mots et à
déplacer leur usage
lettre
30 Zilia c'est que detterville s'oblige
à cacher son amour pour
elle quoi que la compagnie soit toujours
fort nombreuse et fort g la tristesse
règne sur son visage il est aisé de
deviner que ce n'est pas sans violence
qu'il subit la loi qu'il s'est imposé
elle comprend son chagrin mais elle
voudrait lui demander s'il a reçu des
nouvelles
d'Aza lettre 31
Zia s'est retiré dans un coin du
jardinville s'est approché d'elle elle
lui demande alors de rester et lui
témoigne toute son
amitiéville est touché par les paroles
de Zilia mais sa franchise le
blesse ma chère Zilia que V bonté
redouble mes regret nétait-ce point
assez de me faire passer de la profonde
indifférence à l'amour excessif faut-il
encore vaincre des sentiments que vous
avez fait
[Musique]
naître vous êtes injuste si vous croyez
souffrir seul je vous aime presque
autant que j'aime AA mais je ne puis
jamais vous aimer comme
lui dettherville décide alors de
s'éloigner pour ne plus souffrir de cet
amour
impossible adieu je vous aimerai mais je
ne vous verrai plus puis AA ne pas vous
faire éprouver les tourment qui me
dévore puissent-il être digne de votre
cœur Zilia alarmé par ses paroles craint
que detterville ne lui cache quelque
chose elle lui demande la vérité mais il
reste
vague les qu'il fit sur l'inconstance
des hommes sur les dangers de l'absence
et sur la légèreté avec laquelle tu
avais changé de religion je tre quelques
trouble dans mon
âme lettre 32 Zia est à Paris avec
Céline depuis 15 jours où elle mène une
vie agitée entre préparatif vestimentair
et visite dans ce qu'on appelle le grand
monde les devoirs que nous rendons
consistent à entrer en un jour dans le
plus grand nombre de maisons possible
pour y rendre et recevoir un tribut de
louange réciproque sur la beauté du
visage le choix des parures et jamais
sur les qualités de
l'âme Zilia trouve que les Français sont
pront à la médisance surtout en
l'absence des personnes concernées mais
elle leur reconnaît cependant une
certaine capacité à être touché par la
vertu notamment quand elle parle de la
simplicité de son
peuple s'il vivait parmi nous il
deviendrait vertueux l'exemple et la
coutume sont les tyrans de leur conduite
tel qui pense bien d'un absent en mé
pour n'être pas méprisé de ceux qui
l'écoute tel autre serait bon humain
sans orgueil s'il ne craignait d'être
ridicule Zilia trouve que les vices et
vertus des Français sont souvent
artificieles elle compare leur caractère
à des jouets d'enfants légers et sans
véritable
[Musique]
valeur lettre
[Musique]
33 Zilia est frappé par l'ambivalence
des Français à l'égard des femmes qu'il
semble respecter et méprisé en même
temps l'homme du plus haut rang doit des
égards à celle de la plus ville
condition et cependant l'homme le moins
estimé peut trahir une femme de mérite
sans craindre de
punition chez les Incas les hommes sont
naturellement les soutiens et les
défenseurs des femmes en France les
femmes du peuple sont accablées de
travail et celles d'un rang élevé sont à
la mercie des hypocrites
elle raconte alors un incident récent
qui illustre bien les bizarreries du
respect dans cette nation
dans toutes les maisons où nous sommes
entrés depuis 2 jours on a raconté la
mort d'un jeune homme tué par un de ses
amis et l'on approuvait cette action
barbare par la seule raison que le mort
avait parlé au désavantage du
vivant cet événement lui fait comprendre
que les hommes français ne craignant que
les punitions corporelles ne se
comporteraient pas de façon aussi
inconséquente avec les femmes si elles
étaient autorisé à les punir
ainsi lettre 34
dans cette lettre Zilia a enfin compris
d'où vient le mépris que les Français
ont pour les femmes cela est dû à leur
éducation on les envoie dans des maisons
religieuses où elles récitent des
prières avec un tel ennui qu'elles
cessent dès qu'elles en
sortent on ne connaî point en France le
respect pour soi-même dont on prend tant
de soin de remplir le cœur de nos jeunes
vierges au peu de soin que l'on prend de
leur âme on serait tenté de croire que
les Français leur en refus une
les jeunes filles sont éduquées pour
avoir de l'agrément et leur sens moral
se limite à ne pas avoir
d'amant régler les mouvements du corps
arranger ceux du visage composer
l'extérieur sont les points essentiels
de l'éducation ils ne leur disent pas
que la contenance honnête n'est qu'une
hypocrisie si elle n'est l'effet de
l'honnêteté de
l'âme certes les Françaises
s'attendrissent pour les animaux mais ne
savent pas prodiguer la vraie bonté avec
discernement
si je parle de l'équité à l'égard des
inférieurs et de la fermeté à fuir les
vicieux de qualité je remarque à leur
embarras qu'elle me soupçonne de parler
la langue
péruvienne Zilia trouve d'ailleurs
qu'elles connaissent mal leur propre
langue et qu'une fois marié elle ne
deviennent bien souvent qu'un ornement
dans leur propre
maison il semble qu'en France les liens
du mariage ne soit réciproque qu'au
moment de la célébration et que dans la
suite les femmes seules doivent y être
assujetties
malgré tout il existe des Femmes de
mérite en France mais elles doivent se
former elles-même la responsabilité des
hommes lui apparaît
clairement quand tu sauras qu'ici
l'autorité est entièrement du côté des
hommes tu ne douteras pas mon cher
hasard qu'il ne soit responsable de tous
les désordres de la
société lettre
35 Zilia est parti de Paris avec Céline
et d'terville pour se rendre disait-il
chez une amie très chère
ils sont arrivés dans une maison de
campagne admirable qui ressemble à la
demeure d'une fée et où elle s'est vu
confier le titre de propriété et les
clés par le maire de la ville Céline har
rit de l'avoir embarrassé avou Z Ilia
que vous êtes bien fâché contre nous et
que vous le serez bien davantage si je
vous dis qu'il est très vrai que cette
terre et cette maison vous
appartiennent Zilia touché explore la
maison découvre un cabinet de lecture
décoré avec des objets péruviens
detterville lui prie d'AC une cassette
remplie de pièces d'or à l'usage de la
France vous pourrez vous apercevoir
belleilia que la chaise d'or ne se
trouve point dans ce nouveau temple du
soleil un pouvoir magique l'a transformé
en maison en jardin en terre si je n'ai
pas employé ma propre science à cette
métamorphose ce n'a pas été sans regret
mais il a fallu respecter votre
délicatesse Zilia accepte toutes ses
prévenence avec joie espérant pouvoir
bientôt les partager avec
AA lettre
36 la tristesse de detterville et Céline
ne fait qu'augmenter Zilia craint qu'un
malheur ne soit survenu concernant le
voyage d'Aza mais ses amis la rassurent
aussitôt une lettre vient d'arriver AA
pourrait arriver d'un moment à
l'autre après cet éclaircissement je ne
cherche plus d'autre cause à la
tristesse qui le dévore que ta prochaine
arrivée je compathise à sa douleur je
lui souhaite un bonheur qui ne dépende
point de mes sentiments et qui soit une
digne récompense de sa
vertu lettre 37 au chevalier d'terville
à
Malte Zilia écrit à detterville pour lui
reprocher son départ au moment même où
elle retrouve aza ne sait-il pas qu'il
lui cause une peine immense alors
qu'elle croyait toucher au bonheur il la
rend coupable de l'éloigner de sa
sœur non la mère ne vous séparera jamais
de ce qui vous est cher vous écouterez
mes prières le sang et l'amitié
reprendront leur droit sur votre cœur
le retour d'Aza s'est déroulé tout
autrement qu'elle n'aurait espéré il a
beaucoup changé et fait sans cesse
l'éloge des
Espagnols le froid de son abord
l'indifférence offensante avec laquelle
il se propose de ne faire en France
qu'un séjour de peu de durée la
curiosité qu' l' entraîne loin de moi
tout cela me fait craindre des mots dont
mon cœur
frémit lettre
38 Zilia est au désespoir il n'y a qu'à
des Terville qu' peut se confier
savait-il ce qu'elle vient
d'apprendre ce n'est plus la perte de ma
liberté de mon rang de ma patrie que je
regrette ce ne sont plus les inquiétudes
d'une tendresse innocente qui m'arrche
des pleurs c'est la bonne foi violée
c'est l'amour méprisé qui déchire mon
âme AA est
infidèle Silia accuse la religion
espagnole qui interdit à AA de l'épouser
à cause des liens de sang ainsi même si
elle se convertissait à cette religion
bizarre elle devrait renoncer à AA de
toutes les façons AA ne l'aime
plus le cruel AA n'a conservé de la
candeur de nos meurs que le respect pour
la vérité dont il fait ainsi funeste
usage séduit par les charmes d'une jeune
espagnole il n'a consenti à venir en
France que pour se dégager de la foi
qu'il m'avait
juré lettre 39 au chevalier d'terville à
Malte Zilia est désespérée car AA l'a
abandonné Zilia sont qu'elle aurait
préféré qu'on lui mente pour rester
encore un peu dans l'illusion comme cela
se fait en Europe car la franchise d'Aza
lui est trop
douloureuse funeste sincérité de ma
nation vous pouvez donc cesser d'être
une
vertu lettre 40 au chevalier d'terville
à
Malte Zilia rassure son ami d'terville
elle va beaucoup mieux grâce à Céline
qui a pris soin d'elle et parce qu'elle
a compris que son malheur est sans
remède
je sais qu'aza est arrivé en Espagne que
son crime est consommé ma douleur n'est
pas éteinte mais la cause n'est plus
digne de mes
regret aza a rendu les lettres à zillya
qui s'est réfugié dans la solitude chez
elle dans son cabinet de lecture les
livres lui présentent des idées
nouvelles Céline lui rend visite et lui
dit qu'il n'est pas descent pour une
femme de vivre seule mais Ilia n'est pas
convaincu peut-être la fastueuse desence
de votre nation ne permet-elle pas à mon
âge l'indépendance et la solitude mais
la véritable dessence est dans mon
cœur lettre 41 et dernière au chevalier
d'terville à
Paris detterville arrive à Paris mais
Ilia lui reproche le billet qu'il lui a
écrit il lui avait pourtant promis de
dissimuler ses sentiments il ne doit pas
nourrir de faux esoir car cette décision
est
prise c'est en vain que vous vous
flatteriez de faire prendre à mon cœur
de nouvelles chaînes ma bonne foi trahie
ne dégage pas mes serments plus au ciel
qu'il me fit oublier l'ingrat mais quand
je l'oublierai fidèle à moi-même je ne
serai point par
jure Zilia promet à detterville tout ce
que l'amitié peut inspirer de sentiment
de confiance et de sincérité ils ne
connaîtront jamais l'ennui car ils
apprendront sans cesse l'un de
l'autre vous me donnerez quelques
connaissances de vos sciences et de vos
arts je développerai dans votre cœur des
vertus que vous n'y connaissez pas
Céline répondra dans nos entretiens la
geté qui pourrait y manquer que nous
restera-t-il à
désirer l'originalité de cette fin de
roman c'est que Zilia revendique le
droit de vivre seule sans être marié et
sans aller au couvent mais en cultivant
les sciences et
l'amitié cette dernière lettre se
termine sur une invitation au bonheur
s'adressant à travers d'terville à tous
les
lecteurs venez d'terville VZ apprendre
de moi à économiser les ressources de
notre âme et les bienfaits de la nature
renoncez au serments tumultueux
destructeurs imperceptible de notre être
venez apprendre à connaître les plaisirs
innocents et durables vous trouverez
dans mes sentiments tout ce qui peut
vous dédommager de l'amour
[Musique]