Chambre d'écho: Violence dans le divertissement
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13 Vues de vidéo·18 nov. 2024
Paradoxe: la violence est dénoncée dans les médias et la sphère publique, mais reste omniprésente et lucrative dans le divertissement. Un double standard flagrant.
Ce n'est pas parce que tu ne vois pas que ça n'existe pas.
Parce que c'est interdit, on va aller regarder, on va aller voir sans que l'on puisse passer la limite.
C'est qui qu'on voit tout le temps faire des crimes ou des niaiseries ou de la violence?
C'est les hommes, c'est très...
Moi, il y a la question de la sensibilisation.
C'est pour ça qu'il y a peut-être une certaine désensibilisation à la violence.
Ça choque, ça punch, c'est déplacé dans une certaine mesure.
Mais d'un autre côté, tout le monde en parle.
En quoi les bagarres au hockey apportent quelque chose?
Moi, je vais être en accord, surtout parce qu'aujourd'hui, tout a été fait.
Le développement, c'est large.
Il y a vraiment un nouveau documentaire.
Tout n'a pas été fait dans les documentaires, mais c'est full simulation.
Là-dessus, oui, j'ai besoin d'une nouvelle simulation.
Mais après, il est fait, wow!
On peut passer trois heures à regarder un documentaire sur une fourmi.
Ça marche très bien.
Ça veut quand même me surprendre, juste dans la forme que ça a été fait.
Ça n'aura pas besoin d'artifice ou d'effets sensationnels.
Je regarde beaucoup d'improvisations.
De base, c'est juste des gens habillés en noir sur une scène avec des cubes.
Ce n'est pas la chose la plus « wow ».
Moi, je pense que le fait que c'est un gosse bleu, c'est le chemin immédiat.
D'abord, quand on disait que le sens fissionnel est poussé et forcé dans le fond de la gorge,
c'est là, je trouve, que ça perd son sens critique.
Je n'ai jamais été...
Ça m'a jamais attiré la violence ou l'action avec des fusils d'explosion,
puis menaces et autres.
Ça ne m'a jamais allumé, que ce soit au cinéma, dans la lecture.
En même temps, l'industrie du divertissement a besoin de renouveler,
de stimuler et de surprendre.
Récemment, toute la clientèle veut juste revoir le même film,
toujours, puis écouter la même musique.
Si j'ai une mauvaise journée ou j'ai quelqu'un que je n'aime pas,
je ne peux pas aller dans la rue battre contre n'importe qui
ou aller contre la personne que je n'aime pas.
Je peux arriver chez nous et ouvrir mon ordi ou ma console
et aller tirer sur tout le monde, me défouler et conduire comme un imbécile.
C'est ça, je pense que c'est une question à se poser en tant que société.
Je pense que la colère est 100 % normale et on la vit toutes.
Après ça, comment on décide de la vivre?
C'est quelque chose d'hyper tabou.
On peut souvent faire le lien entre colère et violence,
ce que je trouve dommage parce qu'on peut vivre de la colère
sans devoir faire affaire avec la violence.
Je pense qu'il y a quand même une part des choses à faire.
C'est justement un jeu, par exemple, comme GTA,
où tu peux entrer dans le monde, jouer du gun comme tu veux.
Ce n'est pas pour rien que c'est marqué distinct.
Je ne pense pas que c'est malsain, c'est mainstream.
Il y a énormément de monde qui consomme, qui utilise ces produits-là
et on n'est pas tombé encore dans une hécatombe de comportement violent.
À travers les jeux vidéo, tu n'apprends pas à comprendre tes émotions,
comment les gérer autrement que juste en te défoulant.
Moi, il y a la question de la sensibilisation.
S'il y a quelqu'un qui game pendant huit heures avec des bruits de gun
et qui est juste tout le temps en train de tirer du monde,
c'est pour ça qu'il y a peut-être une certaine désensibilisation à la violence.
En même temps, si tu es capable de faire la différence entre les deux.
Moi, je suis un gamer, je travaille sur des accidents
et quand je vois quelqu'un d'un mois qui est blessé, je ne suis pas grave.
Je suis capable de faire la part des choses entre ce que j'ai vécu
dans ma soirée de la journée d'avant en train de gamer avec des amis
et ce que je vois dans la vie.
C'est plus difficile pour un enfant de faire la différence
entre la réalité.
Nous, on est capables de le faire.
On sait que si on est un personnage dans un jeu vidéo
et qu'on commence à tuer tout le monde, on sait que ce n'est pas nous.
Les enfants jouent beaucoup à des jeux vidéo.
Quand je leur demande ce qu'ils font de leur fin de semaine,
ils jouent à des jeux qui ne sont pas adaptés pour leur âge.
J'ai une petite fille de sept ans qui racontait
qu'elle jouait à des choses quand même violentes.
Elle utilise des jeux.
On joue à des petits jeux de société.
Les mots utilisés sont gros.
Je m'en fous, je vais le tuer, je vais lui faire mal,
je vais lui arracher la tête.
J'ai l'impression peut-être que si la personne de base
est portée à ça, qu'elle gère mal ses émotions de base,
peut-être pas jouer à GTA.
Ce n'est pas le jeu, d'après moi, qui va venir à l'influencer.
C'est une valeur ajoutée au fait que ce soit violent.
Les jeux super addictifs comme Overcooked,
c'est juste cuisine dans une cuisine.
C'est un jeu qui pourrait être adapté à des jeunes.
Il n'est pas obligé d'être violent.
Mais c'est sûr que la violence, il y a quelque chose de fascinant,
parce que c'est quelque chose qu'on ne connaît pas.
Cette curieuse, mal saine,
elle fait partie quasiment intégrante de l'être humain.
Je pense qu'elle s'apporte un peu de certaines anxiétés qu'on a.
Ce sont des choses qu'on ne comprend pas.
Ce sont des choses qui peuvent nous stresser.
Quand il y a une situation qui arrive,
on veut peut-être vouloir comprendre.
Quand j'étais jeune, j'aimais vraiment ça,
écouter des films d'horreur,
des trucs où il y avait de la violence,
parce que je pense que je n'avais peut-être pas le filtre
de mon empathie qui était développée.
Le True Crime, j'ai aussi une fascination morbide,
comme beaucoup d'êtres humains sur cette planète.
C'est sûr, quand il y a un fait divers qui se passe,
je vais vouloir avoir les détails.
Qu'est-ce qui s'est passé? Pourquoi ça s'est passé?
Je suis très intéressée aussi dans la psychologie de la personne,
donc savoir pourquoi exactement.
Ce n'est pas personne qui a la même empathie non plus.
On se développe aussi.
Mon métier, c'est d'aller sur des accidents.
Je ne veux pas, les premières fois que j'ai vu
quelqu'un qui était agréablement blessé,
j'avais un pincement.
Aujourd'hui, tu mets la même scène.
Ce qu'on dit là, la violence fait partie de la nature humaine,
est-ce que ça légitimise la violence
ou est-ce qu'on peut banaliser des actes réels de violence?
Je ne parle pas de divertissement.
Parce que c'est interdit, on va aller regarder,
on va aller voir sans que l'on puisse passer la limite.
Je pense qu'il faut tracer aussi la ligne
entre la fascination, la curiosité et l'admiration.
Il y a beaucoup de trucs qui se font sur les « true crime ».
On parle de soeurs en série,
on parle de meurtres super violents.
Des fois, c'est comme la série qu'a fait Jeffrey Dahmer.
On voit sa vie et honnêtement, ça fait en sorte
que des gens avaient de l'impact pour lui.
Là-dessus, je pense que ça apporte vraiment un bon point.
La fascination et la glorification de tout ça.
Il faut tellement que ça soit apporté
avec des principes.
Justement, surtout l'image de Jeffrey Dahmer,
je l'ai écoutée parce que c'est un fait réel.
Je trouve qu'il n'y a pas eu assez l'envers de la métaille
de dire qu'il ne faut pas faire ça.
Le côté des victimes.
Oui, c'est ça.
L'abandon de l'autre sens aussi.
On ne peut pas.
Ce qui passe à la télé, c'est souvent les féminicides,
à la caisse.
C'est des hommes qui sont envoyés souvent.
C'est qui qu'on voit tout le temps faire des crimes
ou des niaiseries ou de la viande.
Les hommes, c'est très rarement une femme qu'on voit passer
à TVA ou à LCN parce qu'elle a tué son mari.
Je pense que c'est un cercle.
C'est la façon dont on élève nos garçons.
Des fois, dans les mots qu'on utilise,
« ma belle-fille » ou « t'es fort, mon garçon,
t'es un champion », ça normalise un petit peu.
Des fois, c'est un peu un cercle vicieux, je pense.
Je ne pense pas que c'est vraiment l'éducation.
Ma mère n'a jamais demandé à un homme « t'es fort,
t'es supposé être un tough ».
Pourtant, je suis le premier à faire.
Qui vient se battre pour son pays à faire ça?
L'homme de Camelon, c'est lui qui avait acheté
sa groupe aux Mammouths.
Je ne sais pas si c'est même juste à dire génétique.
Je ne suis pas sûr.
Quand j'étais secondaire, cégep, universitaire,
j'étais un métalleux.
Je vais donner un exemple.
Moi, je n'y avais pas pensé,
mais le lendemain de la tourée d'Anson,
j'arrivais à l'école habillée, comme d'habitude,
avec mon gros trench coat.
Un étudiant de travail social m'a demandé
« c'est où que tu caches tes guns aujourd'hui? »
C'est à cause des commentaires comme toi
Dans la musique, de manière générale,
il y a des textes qui sont assez violents,
des paroles assez crues pour mettre en avant
des problèmes de société.
Il y a Ingrid Palette qui a fait une série
sur sa vie.
Elle a vécu de la violence conjugale.
On voit des scènes quand même crues dans sa série.
Je pense que c'est quand même nécessaire
pour comprendre un peu à quel point
ça peut être violent, cette réalité-là.
Je pense que c'est utilisé d'une façon
à revendiquer dans le sens qu'on voit
que ce n'est pas bien.
C'est sûr que se le faire dire et le voir,
c'est quand même deux choses très différentes.
Non, c'est sûr.
Ce n'est pas parce que tu ne le vois pas
que ça n'existe pas.
Si ça peut amener justement
de le voir,
une conscientisation
et une compréhension
de ce qui se passe,
plutôt que de boucher les yeux
ou les oreilles.
La violence va.
La violence choque,
donc aide à passer
des messages ou des émotions,
peu importe.
Jeter de la peinture sur une oeuvre d'art
pour passer un message,
ça choque, ça « punch ».
C'est déplacé dans une certaine mesure.
Certains vont dire
que ça nuit au message,
ça enfonce
votre revendication
dans le geste.
Mais d'un autre côté,
tout le monde en parle.
Si je lis un manifeste de bout
en avant de l'oeuvre,
personne n'en parle.
Par exemple, les sports de combat,
comme on fait un sport de combat sans violences,
c'est de la violence,
mais avec une telle maîtrise,
c'est toujours dans le respect de l'adversaire.
C'est encore terrible.
Il y a des médecins qui sont là pour ça.
Ils sont entraînés pour ça aussi.
Tu éliminerais tellement de sports.
Tu vas éliminer le football,
le hockey, la bagarre.
Il y a des athlètes qui sont là
que pour se battre.
Ils ont été engagés que pour ça.
J'ai commencé à jouer au pinball
à l'âge de 15 ans.
Ça amène un adrénaline
que tu n'as pas dans les autres sports.
C'est ça que j'aime du pinball.
Ça amène un petit côté un peu plus vrai
à des jeux vidéo
qu'on se tient dessus dans des jeux.
Là, je peux le faire en vrai
sans me blesser
et en ayant du fun.
J'ai une question.
En quoi tu trouves que ça...
En quoi les bagarres
au hockey apportent quelque chose?
C'est les joueurs.
C'est pour ça que je suis un étudiant.
Je ne suis pas pour les bagarres.
J'en suis très fière.
Je comprends que ça n'est pas sa place.
Le contact est violent au hockey.
Si tu enlèves le contact violent,
aller chercher la rondelle
de manière délicate,
ça devient plus compliqué.
Il y a deux niveaux.
Il y a contact physique
et il y a sport physique.
Dès qu'il se tape dessus,
il y a quelqu'un qui vient arrêter.
Le problème, c'est que les arbitres
n'interviennent pas quand il y a
une bagarre au hockey.
On l'a normalisé.
Ça fait partie du sport.
Au football américain,
il n'y a pas de combat.
Au rugby, les gars et les filles
sont obligés de s'attacher
les oreilles pour ne pas les perdre.
C'est tellement dangereux.
Il y a eu des morts.
La convention cérébrale peut
entraîner des traumatismes cranio-cérébraux.
Ça a des impacts sur notre cerveau.
Je pense aux jeunes ados
qui voient leurs joueurs d'hockey
se faire frapper dans la bande,
se battre.
Ils veulent faire ça aussi
dans leur équipe de midget.
Il y a autant de formations
cérébrales dans le monde du BMX
que dans les sports extrêmes.
Ce n'est pas un sport de combat.
Il n'y a pas de monde qui se bat.
Les risques sont autant là.
Dans un sport comme le hockey,
tu enlèves les bagarres.
Le but du jeu,
c'est de mettre une rondelle
dans le but.
On l'a vu avec l'arrivée du hockey féminin
plus professionnel cette année
où il n'y a pas de bagarre,
de mise en échec.
C'est un show, les gens sont là.
J'ai vu ça avec beaucoup d'intérêt
le hockey professionnel féminin.
Dans la nouvelle mouture de la Ligue,
celle qui a démarré l'année passée,
ce que les joueuses
remarquaient et appréciaient,
c'était le jeu physique.
Si on laisse cette ouverture-là
et qu'il y a un jeu qui vient d'arriver
et que l'autre équipe vient de compter un but,
ça me met en ****
parce que j'ai manqué mon jeu.
Je sais que j'ai le droit
de pouvoir aller le plaquer.
Est-ce que je vais vraiment le faire
avec l'intention de juste...
C'est juste le jeu ou ça me met en ****?
J'ai l'ouverture de pouvoir
jouer physiquement.
Est-ce que je ne vais pas en profiter un peu?
Il me semble qu'il n'y a plus de place à nuance.
La nuance correspond à la reconnaissance
et à l'appréciation des subtilités.
Quand on parle de nuance,
on souligne l'importance de ne pas considérer
les choses selon deux possibilités uniques,
mais plutôt de reconnaître
qu'il existe des degrés, des variations
et des contextes qui enrichissent
la compréhension d'un sujet.
Cette approche est essentielle
dans la pensée critique parce qu'elle permet
de voir au-delà des évidences
et des jugements rapides.
Elle invite à explorer les zones grises,
à considérer les perspectives multiples
et à éviter les généralisations.
Par exemple,
dans une discussion sur un sujet complexe,
une approche nuancée prendra en compte
les différentes dimensions du problème,
les points de vue opposés
et les contextes particuliers
qui peuvent influencer les conclusions.
La nuance est cruciale
pour une compréhension plus approfondie,
une communication plus efficace
et une interaction plus respectueuse
et empathique.
Elle aide à naviguer dans un monde complexe
et diversifié, avec plus de sensibilité
et de discernement.
Ici,
je suis vraiment d'accord,
mais je peux le dire
et je sens que je vais être pris de ça,
mais peut-être pas dans d'autres contextes.
Aujourd'hui, on est capable,
pas juste nous,
le monde est en général civilisé
dans une certaine mesure,
pas tout le temps,
mais je veux dire,
moi et mes amis, si je parle de n'importe quoi,
on sait qui on est,
même un inconnu,
on s'est parlé dehors, toi et moi,
ça a super bien été,
mais selon moi,
si tu es capable de rester comme toi
et poli envers l'autre,
même si tu es totalement en désaccord
avec ce qu'il pense,
ça va rester posé.
Il y a du monde qui va t'extrimer,
tu le vois tout de suite.
Si je te dis que je suis pas d'accord
et que la personne fait des gros yeux
ou elle lève tout le temps,
reste pas là, va parler à quelqu'un d'autre.
Moi, je suis comme toi,
j'aime parler, j'aime discuter,
j'aime dire mes opinions,
mais j'aime écouter aussi.
J'aime apprendre, j'aime comprendre des choses.
Moi, je trouve ça beau
comment ça s'est fait dans la bienveillance naturelle.
Ça aurait pu...
Oui, on est encadrés,
mais je trouve qu'il y a vraiment
quelque chose qui s'est installé naturellement
et ça démontre qu'on est capable
de se parler et de s'écouter
même si on n'est pas nécessairement d'accord
ou qu'on n'est pas nécessairement de la même place.
Sans les réponses
de notre temps
et sans défendre
nos défauts
peut-être qu'on serait fiers
de nous.
On pourrait faire un bout
au-dessus de l'arène.
