📍 Au sommaire de #LMDM ce jeudi 21 novembre : 🖤 Inceste : ma fille a osé dénoncer son grand-père
📌 Et aussi : 🗞️ Les actus de Rose Paynel 📬 Des boîtes aux lettres pour dénoncer les maltraitances 👯♀️ Danser avec son bébé ! ❓ L’endométriose de A à Z 🧸 Laissez les enfants jouer tout seul
Présentée par Agathe Lecaron, La Maison des Maternelles est le rendez-vous quotidien consacré à la parentalité et petite enfance. Dans ce magazine, l’animatrice et les spécialistes qui l’entourent ont pour ambition de répondre aux interrogations des jeunes parents, proposant ainsi une émission de service. En toute liberté, de façon positive et décomplexée !
...
- A.Lecaron: Bonjour.
Bienvenue.
J'espère que vous allez bien.
On est très heureux de vous accueillir en direct.
Notre obsession, c'est le bonheur des familles.
On a envie que vous soyez plus heureux et les enfants aussi.
C'est la raison pour laquelle on aborde parfois
des sujets difficiles.
C'est le cas avec notre invitée tout à l'heure: Emilie.
Elle est sur le canapé.
Il faut beaucoup de courage pour parler de sa petite fille.
Je ne sais pas si vous connaissez l'association Les Papillons.
Ils ont installé des boîtes aux lettres
dans lesquelles les enfants peuvent déposer
des petits mots en cas de problème.
Ca permet de dénoncer des violences quand ils n'arrivent pas
à parler à leurs parents.
On peut se dire: "Quel courage que sa fille ait fait ça!"
Elle a été victime de viols de son grand-père.
Un témoignage difficile.
On a l'impression qu'elle a été bien prise en charge,
et par la justice et par son entourage.
On verra quelles ont été les suites judiciaires.
Vous aurez toutes les informations.
Un témoignage dur mais nécessaire.
H.Loussaief, vous n'en foutez pas une.
Présentez-nous votre acolyte!
- H.Loussaief: Rose est à mes côtés.
Aujourd'hui, c'est le DuoDay.
On reçoit une personne en situation de handicap
qui va venir travailler avec nous.
Les actus du jour seront faites par Rose,
qui est atteinte de surdité.
Elle a un appareillage.
Elle entend très bien.
Elle va vous régaler sur les actus.
- A.Lecaron: Dans notre 2e émission,
vous recevrez un invité pour rebondir sur notre témoignage.
- H.Loussaief: L.Boyet, le président
de l'association Les Papillons.
- A.Lecaron: A.Roy, on va parler des grosses douleurs de règles.
- A.Roy: On va parler d'endométriose.
J'espère que c'est un tuto qui permettra à beaucoup de femmes
de faire le diagnostic ou au moins de consulter.
- A.Lecaron: On ne fait pas ça pour rien.
- A.Roy: Non, mais c'est...
On sort les rames.
- A.Lecaron: M.Perarnau, le SAV des parents.
- M.Perarnau: Je vais vous poser une question:
avons-nous besoin de jouets...
Je recommence.
Est-ce que nos enfants ont besoin de jouets pour jouer?
- A.Lecaron: Quand j'étais petite, je n'en avais pas besoin.
Je m'inventais des mondes.
J'ai l'impression que la génération de nos enfants, c'est moins ça.
Pour l'heure, c'est l'heure des Actus d'Houss.
- H.Loussaief: Non, de Rose!
- A.Lecaron: Mon Dieu...
Installe-toi. C'est ta place.
- R.Paynel: Merci.
- A.Lecaron: Houssem n'a rien fait.
Il n'a même pas préparé.
- H.Loussaief: Rien du tout.
C'est Rose qui décide.
- A.Lecaron: Ca ne rigole pas!
- H.Loussaief: Je suis prêt à lui donner
mon badge à la fin de la chronique.
- R.Paynel: On peut commencer.
L'actu générosité.
Les Restos du Coeur, je pense que vous connaissez.
Ils ont lancé leur 40e campagne d'hiver
avec une priorité accordée aux familles monoparentales
et aux bébés de moins de 3 ans.
Cette aide concerne 128 000 bébés de moins de 3 ans.
L'an dernier, l'association a distribué 163 millions de repas.
Elle avait dû refuser 110 000 personnes en raison
de contraintes budgétaires liées à l'inflation.
C'est malheureux.
L'alimentation est très importante dans les 3 premières années
des bébés et pour leur santé, notamment à l'âge adulte.
Ca peut aider à prévenir des maladies comme le diabète.
- A.Lecaron: On aimerait bien que ce ne soit plus indispensable,
mais il faut encore aider les Restos du Coeur.
Vous pouvez aller sur leur site pour faire un don.
- R.Paynel: L'objectif cette année,
c'est assurer 100 % des besoins des bébés
de moins de 3 ans, notamment pour les produits
d'hygiène et d'alimentation.
C'est important.
- H.Loussaief: Bravo!
- A.Lecaron: Ca commence très bien.
Actu suivante.
- R.Paynel: Ca va?
- H.Loussaief: Je vais glisser de plus en plus vers la sortie.
- R.Paynel: Je vous propose de continuer
avec l'actu "vive la Bretagne".
L'université de Bretagne-Occidentale, à Brest,
a décidé d'instaurer un congé menstruel
pour ses étudiantes à partir de la rentrée 2025.
C'est une grande avancée.
Une mesure poussée par 2 organisations étudiantes.
Ca permettra aux étudiantes d'avoir jusqu'à 20 jours par an
en cas de douleurs menstruelles.
Ca permet d'alléger tous les besoins physiques
et bien-être pour les étudiantes,
et l'égalité des chances.
Ce n'est pas la seule.
Il y a déjà eu des universités françaises
et des entreprises qui avaient mis en place.
- A.Lecaron: Dont la société de production
qui produit "Les Maternelles".
Merci. Ca rejoindra le tuto d'A.Roy dans la 2e émission.
Quand on souffre d'endométriose, on a bien besoin
d'un congé menstruel.
- R.Paynel: L'actu cool, une histoire
de retrouvailles incroyables.
Nous sommes aux Etats-Unis.
A 35 ans, un homme apprend qu'il a été adopté.
Il a fait appel à une généalogiste qui l'a aidé à retrouver
sa mère biologique.
Sa mère, c'était une boulangère de Chicago.
Devinez quoi?
- H.Loussaief: C'est une boulangère de Chicago.
- R.Paynel: Oui, mais surtout...
C'était sa boulangère.
Il la fréquentait depuis des années sans le savoir.
- A.Lecaron: J'adore ces histoires.
- R.Paynel: Ils ont eu un premier échange téléphonique
avec beaucoup d'émotion.
Une connexion directe.
Ca se voyait qu'ils se comprenaient.
Il a décidé de l'aider à temps partiel.
Elle suit une chimiothérapie.
Au début, c'était à temps partiel, mais maintenant,
il est à temps plein avec elle pour l'aider.
- A.Lecaron: C'est trop bien!
Est-ce que tu peux juste nous montrer ton appareil?
- R.Paynel: Je l'ai customisé.
- A.Lecaron: Trop joli.
Tu peux tourner la tête vers la gauche?
Regardez comme c'est joli...
Avec un petit coeur. Elle assure.
Elle oeuvre beaucoup pour que la surdité
devienne quelque chose de totalement imperceptible.
On n'en parle même plus.
Ce serait vachement bien qu'on en parle.
Que ça devienne un accessoire de mode,
ça aide vachement.
Merci beaucoup.
- M.Perarnau: C'était mieux qu'avec Houssem.
- A.Lecaron: Ce n'est pas moi qui l'ai dit.
Il y a le style d'Houssem, quand même...
Je te sauve un peu.
Depuis 2018, les boîtes aux lettres de l'association Les Papillons
placées dans les écoles et clubs de sport
permettent aux enfants de dénoncer les maltraitances
en déposant des petits mots.
Elle a dénoncé son grand-père.
Une jeune fille a dénoncé son grand-père.
Bonjour, Emilie.
Votre témoignage est ultra important.
Vous avez conscience qu'il faut parler de ça
et de ces boîtes aux lettres.
Lily a 13 ans aujourd'hui.
Elle a dénoncé des viols de son grand-père
grâce à ce dispositif.
C'est formidable.
On va mettre la lumière là-dessus.
On revient en arrière.
Un vendredi, en juin 2022, vous recevez
un appel des gendarmes.
Qu'est-ce qu'ils vous disent?
- Emilie: C'était un mardi à midi.
Je reçois un appel de la gendarmerie.
"Bonjour. Gendarmerie de Châtillon.
Il faut aller chercher votre fille à l'école.
Elle a été victime d'agressions sexuelles."
- A.Lecaron: Ils vous le disent au téléphone.
- Emilie: Comme ça.
Je leur demande de m'en dire un peu plus.
Ils ne peuvent pas.
Ils me disent d'aller la chercher à l'école
et de l'emmener à l'UMJ de Bourg-en-Bresse.
C'est l'unité médicojudiciaire.
J'appelle mon mari et je lui dis de venir me remplacer au travail.
Je lui explique.
Je pars à l'école.
J'ai une demi-heure de route.
- A.Lecaron: Vous devez vivre la pire demi-heure de votre vie.
- Emilie: Je ne sais même pas comment j'ai roulé, mais bref...
J'arrive à l'école.
Je tombe sur son maître.
- A.Lecaron: Déjà, dans la voiture, vous commencez à vous demander
qui ça peut être.
- Emilie: En effet.
Sur le coup, pour moi, c'est à l'école.
Je me dis que c'est un garçon qui a touché les parties intimes,
la poitrine ou les fesses...
J'ai l'impression que c'est plutôt un truc d'enfant.
Je suis loin de penser à la suite.
En arrivant à l'école, je tombe sur le maître,
qui m'attend dehors avec Lily.
Il lui dit: "Tu vas y arriver.
Tu as fait le plus dur.
Sois forte."
Je me dis: "C'est grave.
Ce n'est pas un touche-pipi."
Je récupère Lily.
On monte dans la voiture.
Dans la voiture, j'ai envie de parler.
Je lui demande si elle veut m'en dire un peu plus.
Elle me dit que non.
"Tu peux me dire au moins qui c'est."
"La seule chose que je peux dire, c'est que ce n'est pas
dans ta famille."
Ca fait tilt.
Je me dis que c'est dans celle de son papa.
L'étau se resserre.
- A.Lecaron: Vous commencez à vous dire...
Vous savez que ce n'est pas le papa.
- Emilie: Ce n'est pas son papa, mais j'ai quand même des soupçons
sur le grand-père.
C'est la personne qui la côtoyait régulièrement
quand elle était gardée chez son papa.
- A.Lecaron: Comment vous êtes accueillie dans l'unité?
- Emilie: Très bien, par une gendarme qui est super,
un psychologue, une autre psy en apprentissage...
Ils la prennent en charge.
Ils expliquent qu'elle va être auditionnée,
avec micro, vidéo...
Elle n'est pas trop stressée.
A l'inverse de moi, elle est plutôt...
- A.Lecaron: Elle est peut-être soulagée.
- Emilie: Elle y va pour tout dire.
- A.Lecaron: Qu'est-ce qu'elle leur dit?
- Emilie: Je ne sais rien.
Je suis dans une salle d'attente tout l'après-midi. J'attends.
Elle est auditionnée.
A un moment donné, ils viennent me voir 2 minutes
en me disant qu'ils l'emmènent en gynécologie.
Je demande si je peux y aller avec elle.
- A.Lecaron: Elle avait quel âge?
- Emilie: Elle allait avoir 11 ans en juillet.
Ils étaient hyper bienveillants.
Elle est montée en gynécologie.
Après, ils l'ont de nouveaux auditionnée.
Ils ont fait des ajustements.
Après, la gendarme et le psy viennent dans la salle d'attente
et me montrent le mot de Lily.
- A.Lecaron: Qu'elle avait déposé dans la boîte aux lettres.
- Emilie: Je découvre que l'agresseur
s'appelle Jean-Michel.
C'est son grand-père.
- A.Lecaron: Quel choc ça a dû être pour vous...
- Emilie: Oui... C'était...
Je n'ai même pas de mots.
On tombe des nues.
- A.Lecaron: Rien que de voir le mot, nous...
Quand vous rentrez de l'unité médicojudiciaire,
vous êtes dans la voiture avec Lily.
Combien de temps a duré le trajet?
- Emilie: On est restées tout l'après-midi.
- A.Lecaron: Vous n'avez pas pu lui parler.
Vous avez pu lui poser quelques questions pendant le retour?
- Emilie: Je lui ai demandé comment elle avait mis ce mot...
Elle ne m'avait pas parlé de cette boîte aux lettres.
Elle m'explique que dans son école, il y a une boîte
aux lettres Papillons.
Elle a mis son mot dedans.
Elle ne savait pas les proportions que ça allait prendre.
- A.Lecaron: Elle vous a expliqué pourquoi elle ne vous en avait
pas parlé?
- Emilie: Je lui ai demandé.
Elle m'a dit que c'était trop dur.
Des fois, elle voulait en parler, mais elle n'y arrivait pas.
Pourtant, on est assez ouverts.
On parle de ça.
On répète souvent à nos enfants que leur corps leur appartient
et qu'on n'y touche pas.
La preuve que...
- A.Lecaron: Vous avez dû être dévastée.
Il n'y a rien de pire.
- Emilie: Et on s'en veut, comme tout parent,
de ne rien avoir vu.
- A.Lecaron: Vous avez le sentiment que ça l'a soulagée
d'écrire ce mot?
- Emilie: C'est certain.
Après, une différence de comportement énorme.
Ce n'était pas la même Lily.
- A.Lecaron: Elle était comment, avant?
- Emilie: Très discrète.
Elles s'amusait toute seule.
En même temps, elle était fille unique,
à l'époque.
Sans problèmes.
Pas de problème scolaire.
Jamais eu un mot dans son carnet, rien.
- A.Lecaron: Il y a eu un décrochage après?
- Emilie: Une fois que ça a été dit,
elle est devenue très dure, surtout avec moi.
- A.Lecaron: Vous n'aviez eu aucun signe avant-coureur?
- Emilie: Non. Rien n'avait vraiment interpellé.
Elle a eu des maux de ventre, des petits soucis
un peu gynécologiques, mais des petites choses basiques.
Après, sur la fin, quelques mois avant juin, elle se mettait
à pleurer.
On a une vie assez mouvementée, joyeuse...
Elle retournait chez son papa qui, à l'époque,
n'avait pas refait sa vie.
- A.Lecaron: On ne peut pas penser à ça.
C'est impensable.
- Emilie: J'étais à 10 000 lieues de ça.
- A.Lecaron:
Le papa de Lily a été convoqué par les gendarmes le mardi à 19h30.
On vous a demandé de ne rien dire.
Comment est-ce qu'il a réagi?
Pour lui, c'est double peine.
- Emilie: Quand il l'apprend, il a envie d'aller chez lui.
C'est bien pour ça qu'on me demande de ne pas le prévenir avant.
Il a envie d'aller lui casser la gueule, grosso modo.
Lui aussi, il tombe des nues.
En étant séparés depuis bientôt 10 ans,
c'est lui qui mettait Lily chez ses parents.
- A.Lecaron: Il culpabilise.
- Emilie: Quand c'est votre papa, c'est double peine.
- A.Lecaron: Votre maman ne devait se douter de rien.
Le grand-père de Lily est placé en garde à vue
moins d'une semaine après.
Le grand-père a été condamné à 12 ans de réclusion criminelle.
Qu'est-ce que ce procès a changé chez votre fille?
Quand je regarde des histoires comme ça, je me demande
si l'on peut vraiment réparer.
- Emilie: Réparer, ça va prendre du temps,
mais elle y arrivera.
Ca lui a surtout permis...
Elle avait l'impression...
Pendant le procès, on vous fait passer
pour une menteuse.
Pour elle, c'était très dur.
On lui disait qu'il n'y avait pas de preuve.
Dans sa tête, ça ne faisait qu'un tour.
Quand le président prononce ces mots,
pour elle, c'est...
- A.Lecaron: Il prononce le fait que le grand-père est coupable...
- Emilie: Qu'il est reconnu coupable de viol
et d'agressions sexuelles.
- A.Lecaron: Elle est reconnue en tant que victime.
C'est important de le dire.
Il lui a parlé dans les yeux.
Qu'est-ce qu'il lui a dit?
- Emilie: Que malgré qu'il n'y a pas de preuve,
le viol était bien retenu et qu'il avait cru ses paroles.
- A.Lecaron: C'est important.
Tout à coup, il y a la figure de la justice qui regarde
cette petite fille dans les yeux en lui disant: "Je te crois."
C'est crucial.
- Emilie: Pour la reconstruction, c'est important.
- A.Lecaron: Vous avez l'impression qu'il y a eu un avant
et un après chez votre fille, avec ce jugement
et les mots du juge?
- Emilie: Maintenant, ça va plutôt bien.
Tout de suite après le procès, ce sont 2-3 jours très compliqués.
On répète pour la énième fois tout.
Elle a 13 Ans.
Elle est passée à la barre devant des personnes
qu'elle ne connaît pas.
Je ne sais pas...
C'est un aboutissement de tout. Ca se termine.
Je ne sais pas...
Elle a eu un bon coup de moins bien.
- A.Lecaron: 2 années très difficiles
pour Lily, forcément.
Ce ne sont pas des bons souvenirs.
Comment elle va, aujourd'hui?
- Emilie: Plutôt bien.
- A.Lecaron: Elle a 13 ans, aujourd'hui.
- Emilie: Oui. Elle est en 4e.
Elle est toujours suivie par la même psy.
On a laissé un peu de côté.
Elle a eu assez de choses.
Il faut lui laisser le temps de digérer toute seule.
- A.Lecaron: Elle en parle?
Vous en parlez régulièrement?
- Emilie: On n'en a pas trop reparlé.
Il y a 15 jours, elle a fait un cauchemar chez son papa.
On en a un peu parlé mais c'est vite passé.
Elle a repris sa vie d'ado avec ses copains et copines.
- A.Lecaron: La vie a repris le dessus.
Vous aviez un message à faire passer.
- Emilie: Oui, pour l'association Les Papillons, pour L.Boyet.
C'est grâce à lui, tout ça.
- A.Lecaron: On le reçoit juste après.
- Emilie: C'est grâce à lui que ma fille
a pu libérer sa parole.
J'espère vraiment que par la suite, avec son association,
il arrivera à mettre ces boîtes aux lettres
dans toutes les écoles et tous les gymnases.
- A.Lecaron: On a la preuve de l'importance
de pouvoir libérer la parole et l'importance de pouvoir,
quand il n'y a pas de tiers dans une famille
ou que la parole est bloquée...
D'autres victimes n'osaient pas parler.
S'il n'y avait pas eu cette boîte, les victimes n'auraient pas pu être
réparées.
Merci pour ce message crucial.
Merci pour votre courage.
Notre invité sera L.Boyet.
On va parler du jeu libre pour les enfants.
...
- A.Lecaron: Il est 10h.
On est de retour.
Notre mission: protéger les enfants,
faire de la prévention, essayer de faire libérer la parole.
On a mille Tutos pour essayer de libérer la parole.
On peut leur expliquer ce qui peut arriver et ne jamais avoir peur
de leur parler.
Il faut intégrer ça à la hauteur de leur âge.
Il y a des choses à faire.
On va en parler avec votre invité, Houssem.
Plus léger...
J'aimerais bien que mes enfants jouent un peu seuls, que je n'aie
pas besoin de leur acheter des jouets.
- M.Perarnau: On va s'interroger sur la nécessité et l'importance
de ce qu'on appelle le jeu libre.
Nos enfants ont-ils vraiment besoin de jouets pour s'amuser,
pour prendre du plaisir?
C'est primordial pour leur développement.
- A.Lecaron: On en parlera, avec plein de conseils.
A.Roy...
- A.Roy: 7 ans en moyenne pour faire
le diagnostic d'endométriose.
On espère que ça va être raccourci, grâce notamment à ce tuto.
- A.Lecaron: C'était combien, il y a 10 ans?
- A.Roy: Encore plus, je pense.
- A.Lecaron: Houssem...
- H.Loussaief: On est en direct.
Vous pouvez nous envoyer des messages, nous faire part
de vos envies, de ce que vous ressentez
quand vous regardez cette émission.
Emilie disait tout à l'heure ce qu'elle pensait de L.Boyet.
On va l'accueillir.
Bonjour. Bienvenue.
Très heureux de vous recevoir.
- A.Lecaron: Dans cette émission, vous êtes une star.
Il y a Janet Jackson et il y a vous.
- H.Loussaief: On a énormément de passion pour ceux qui aident
nos enfants et qui peuvent sauver des vies.
Vous êtes le président de l'association Les Papillons,
qui lutte contre toutes les violences
faites aux enfants.
Vous avez sorti ce livre.
Votre association installe des boîtes aux lettres.
Comment est née votre association?
- L.Boyet: C'est mon histoire.
J'ai été victime de viol par mon frère à l'âge de 6 ans.
Il m'a fallu 30 ans pour trouver la force de libérer
la parole.
Je me suis promis
que les enfants d'aujourd'hui ne traverseraient
pas les mêmes déserts que moi.
30 ans de silence, de honte...
On est seul.
J'ai essayé de réfléchir à ce que je pouvais faire.
Quand j'avais 6 ans, je n'arrivais pas
à le dire à voix haute mais j'arrivais à l'écrire.
Je me suis rendu compte que l'écrit, c'était
ce qui manquait dans la chaîne de libération de la parole.
- H.Loussaief: Vous l'écriviez dans un journal intime.
Vous vous êtes demandé comment mettre en place un dispositif
à portée de main des enfants.
- L.Boyet: C'est ça.
Les 2 seuls endroits où j'étais en attente d'une main tendue
sans oser la demander, c'était dans mon école
et dans mon club de foot.
Il fallait que je trouve un dispositif qui soit au plus près
de ces enfants et qui soit accessible, compréhensible.
L'idée des boîtes aux lettres Papillons est venue.
Les enfants écrivent au père Noël...
Je me suis dit qu'on allait faire ça.
- H.Loussaief: On a combien de boîtes aux lettres
en France, aujourd'hui?
- L.Boyet: On est à 300.
On reçoit des sollicitations des mairies tous les jours.
J'ai été reçu il y a 15 jours par la maire du 9e arrondissement
de Paris, le 7e arrondissement de Montpellier...
Il y a une prise de conscience, notamment grâce à l'histoire
de Lily.
- A.Lecaron: Il faut que les établissements suivent.
Il faut expliquer aux enfants.
- L.Boyet: On demande à la municipalité
de désigner une personne qui va expliquer
le dispositif aux enfants, mais qu'on va former.
On va la former à la détection des signaux de maltraitance.
Quand on libère sa parole, si on a en face de soi une personne
qui n'est pas en écoute, c'est fini,
on ne va plus la libérer.
- H.Loussaief: Ca m'intéresse, sur cette idée de sensibilisation.
Vous vous adressez à qui, aux écoles?
C'est sur le temps scolaire ou périscolaire?
- L.Boyet: Sur le temps périscolaire.
On a quelques difficultés avec l'Education nationale
pour obtenir notre agrément, qui nous permettrait de faire
notre sensibilisation pendant le temps scolaire.
- H.Loussaief: Vous savez pourquoi vous avez ces difficultés
d'obtention d'agrément?
- L.Boyet: Je pense que l'Education nationale
a vu dans nos boîtes aux lettres une forme de stigmatisation.
On reçoit beaucoup de mots qui touchent
au harcèlement scolaire.
Je pense qu'ils ont l'impression que tous ces mots
voudraient dire que les chefs d'établissement et enseignants font
mal leur travail.
Non, pour moi, ça veut dire que les harceleurs
font bien leur travail.
- H.Loussaief: Qui lit les messages qu'il y a dans les boîtes
aux lettres?
- L.Boyet: Ce sont les psychologues.
Les mots sont récupérés la plupart du temps
par les policiers municipaux.
Ils sont scannés et envoyés via une adresse mail
à nos psychologues, qui les traitent
ou les transforment en information préoccupante
ou en signalement au procureur.
C'est pour qu'un enfant sache qu'on a bien reçu son mot.
73 % des mots qu'on reçoit sont des situations
qui se passent dans l'école.
Or, si les enfants
savent que c'est quelqu'un de l'école qui va récupérer le mot,
ils ne vont jamais écrire.
- H.Loussaief: On a écouté le témoignage d'Emilie.
On a beaucoup parlé de la petite Lily.
Vous avez pu échanger avec elle sur ce que lui ont apporté
ces Papillons?
- L.Boyet: Oui.
On s'était fait une promesse: se rencontrer pour la première fois
au moment du procès.
Le procès a été mis en huis clos.
On s'est rencontrés à l'inauguration de la première
maison Papillons.
J'avais pu échanger avec Lily avant et sa maman.
Elle m'a toujours dit que les boîtes aux lettres
l'avaient sauvée.
Quand je discute avec Lily, je vois une jeune fille qui vit sa vie.
Elle a sa blessure.
Elle cicatrise.
Parfois, elle va la piquer.
- H.Loussaief: Quand vous voyez la prise en main de la justice
de cette affaire, c'est une victoire pour le Laurent
qui a subi des sévices quand il était petit?
- L.Boyet: C'est comme si je me retournais
vers l'enfant de 6 ans qui est en moi...
"Tu es fier?"
Ca n'as pas de sens, ce que j'ai vécu.
J'essaie de donner du sens et d'aider
les enfants d'aujourd'hui.
- H.Loussaief: Quelle serait la suite
pour les boîtes aux lettres?
- L.Boyet: De les mettre dans tous les clubs de foot...
Au niveau du sport, il y a une vraie volonté.
Il y a eu une prise de conscience, avec S.Abitbol...
Il y a une vraie volonté d'accompagner les victimes.
- H.Loussaief: 300 boîtes Papillons dans les écoles françaises.
- A.Lecaron: Ce n'est pas assez.
- H.Loussaief: On vous souhaite d'être présents
dans toutes les écoles.
Ca permet de libérer la parole par l'écrit.
Merci à vous.
- A.Lecaron: Rien que d'avoir sauvé une enfant, c'est gagné.
Elle serait peut-être encore victime de sévices.
Il faut que la justice soit ferme.
Dans l'horreur, on a un modèle,
grâce à vos boîtes aux lettres et au juge, qui a fait son travail,
d'après ce que j'ai compris.
Merci mille fois.
On sera toujours avec vous.
Tout de suite, on part à vos côtés.
Quand on vient d'accoucher, est-ce qu'on a envie de reprendre
de l'activité physique?
- A.Roy: On peut.
- A.Lecaron: Est-ce qu'on a envie de faire un sport de dingue
en post-partum?
- M.Perarnau: On va plutôt sur son canapé.
- A.Lecaron: Cocooner son bébé et dormir.
C'est ce que je faisais.
Vous êtes vraiment idéale, Anna.
Heureusement, il y a des activités qui vous permettent de se remettre
en forme sans quitter son bébé.
C'est ce que je voulais dire.
C'est dans une super ambiance, avec de la musique.
Ca s'appelle le kanga-training.
On est en bébé-portage.
On est à Amiens.
...
- Tout est installé.
On va pouvoir y aller, si vous êtes prêtes.
Vous êtes prêtes?
Pendant tout le long du cours, je vais vous demander de mettre
le transverse en sécurité.
C'est le muscle des abdominaux le plus profond.
On vient tirer le nombril pour plaquer le nombril
vers la colonne.
Je veux que le transverse soit mis en sécurité car il agit en caisson
de sécurité vers le plancher pelvien.
Je veux du fun.
On va commencer debout avec le bébé dans les bras.
On tient le bébé sur l'avant-bras et on part en step touch.
En double...
Montée de genoux.
Le kanga-training
est une activité physique adaptée au post-partum,
qui alterne entre des exercices de renforcement musculaire
et de cardio.
Les mamans peuvent commencer 6 mois en post-accouchement,
si elles ont accouché par voie basse.
C'est 10 semaines, si elles ont accouché
par césarienne.
Ca se fait en complément de la rééducation du périnée.
Vous pouvez prendre les bébés.
On va se mettre en portage.
Les squats.
On écarte les jambes pas plus large que le bassin.
Les jambes bien au-dessus des talons.
On en fait 30.
On fait des petits mouvements de papillon, tout petit,
pour travailler les épaules.
On ne monte pas plus haut que les épaules.
L'objectif est de rompre l'isolement du post-partum
et d'offrir un espace pour la maman et son bébé.
Elle peut refaire une activité physique.
On sait tous les bienfaits qu'a une activité physique,
à travers la libération d'hormones.
Ca permet aussi le lien d'attachement.
Pour les chorés, je vais me mettre dos à vous.
...
- On transpire.
On bouge dans la bonne humeur.
Il y a pas beaucoup d'activités qu'on peut faire pendant le congé
maternité.
- Je m'attendais à ce que ça soit plus soft.
Mais non, ça fait du bien.
On est en portage avec le bébé.
On garde le bébé.
C'est bénéfique pour nous et pour lui.
- J'ai bien transpiré.
C'était une belle expérience.
Je ne savais pas que c'était si intense.
Ca fait du bien.
...
- A.Lecaron: C'est doux.
- H.Loussaief: Je vous imaginais comme ça.
- A.Lecaron: Avec mon bébé en portage.
Vous pouvez le faire en parallèle de l'éducation du périnée.
Mais faites-le avec l'autorisation de votre sage-femme.
Il y a un peu de danse.
On ne sait jamais.
Comme ça, vous êtes tranquille.
Ce n'est pas A.Roy qui va me contredire,
pour une fois.
C'est l'instant tuto.
On parle d'endométriose.
- A.Roy: Il y a d'abord... Non.
Comment je peux le dire?
Les chiffres de l'endométriose sont épouvantables.
10 % de femmes sont atteintes.
En moyenne, il faut 7 ans pour faire le diagnostic.
C'est une maladie inflammatoire chronique
et dont on connaît mal l'origine.
Elle se caractérise par la présence anormale
de fragments semblables à la muqueuse utérine.
Il y a de l'endomètre là où il ne doit pas y en avoir:
dans les ovaires, les intestins, le thorax, voire dans le cerveau.
Le symptôme le plus fréquent, c'est évidemment les règles douloureuses.
C'est une douleur cyclique, qui revient avec les règles,
qui résistent aux antalgiques.
Souvent, il empêche de mener à bien ses activités quotidiennes,
de se lever, d'aller en cours...
Plus de 40 % des femmes présentent des problèmes de fertilité.
Il est très important de consulter un médecin généraliste
ou un gynécologue.
Il vous interrogera, vous examinera.
Eventuellement, il vous prescrira des examens complémentaires,
une échographie ou une IRM.
On peut supprimer les règles à l'aide d'un traitement hormonal.
Ca réduit les douleurs à la réponse hormonale.
Un traitement chirurgical peut être proposé.
C'est le seul traitement qui permet l'élimination complète
des lésions associées à l'endométriose.
Ce n'est pas sans risque et il y a des récidives.
C'est important de trouver les bons spécialistes
pour en discuter longuement.
Je voudrais d'abord dire qu'il faut sortir
de cet adage débile qui dit qu'il est normal d'avoir mal
pendant ses règles.
Non, ce n'est pas normal.
Il ne faut surtout pas prendre un traitement
et arrêter de vivre.
Il y a de super associations de patientes
qui ont un rôle primordial.
Allez-y les yeux fermés.
Les voici.
- A.Lecaron: Comment on trouve les bons professionnels?
- A.Roy: Il y a un progrès.
Il y a des filières de soins dédiées à l'endométriose.
Il y en a qui sont placées sous la responsabilité de l'ARS.
C'est vachement bien.
Les associations sont merveilleuses.
Ce sont des mines d'information.
- A.Lecaron: Si je peux donner un conseil...
Avec tous les témoignages qu'on a eus, ne lâchez pas
la faire.
Est-ce que c'est normal d'avoir mal quand on a ses règles?
- A.Roy: Non!
L'utérus est un muscle.
Quand il se contracte, ça ne fait pas mal.
Quand je contracte mon biceps, je n'ai pas mal.
Si mon biceps me faisait mal, ce serait bizarre.
- A.Lecaron: Vous avez mal?
- M.Perarnau: Pas tant.
- A.Roy: Des femmes qui ne peuvent mener à bien leurs activités
quotidiennes, ce n'est pas normal.
Jamais.
- A.Lecaron: Par ailleurs, on a reçu plein de messages.
- H.Loussaief: Question.
- A.Roy: Enlever l'utérus... Non.
Les lésions d'endométriose ne sont pas forcément
dans l'utérus.
Ca peut être dans le péritoine.
Si on lui a conseillé, c'est peut-être qu'elle a une forme
d'endométriose qui concerne l'utérus.
- A.Lecaron: Qu'est-ce que l'add-back therapy?
- A.Roy: C'est conseillé par des instances depuis 2018.
Ca rajoute des oestrogènes.
Ca diminue les symptômes de la pseudo
ménopause artificielle.
- M.Perarnau: On rajoute...
- A.Roy: Ca fonctionne.
Ce sont dans les recommandations officielles.
- H.Loussaief: Question.
- A.Roy: Dans l'immense Généralité des cas, la ménopause
est la fin de l'endométriose.
- M.Perarnau: Sonia demande comment soigner la constipation
quand on est enceinte.
- A.Roy: Il faut regarder les tutos.
Il faut bouger.
Les gens ne bougent pas assez.
- A.Lecaron: Les fibres.
- A.Roy: Boire beaucoup d'eau.
On peut avoir un traitement de fond, mais c'est normal
d'être constipé.
Parfois, il y a des gens qui ont des selles
tous les 3 jours, alors que ce n'est pas normal.
- H.Loussaief: Dernière question.
- A.Roy: Oui.
Si vous reprenez la pilule, vous n'aurez pas
de retour de couche.
- A.Lecaron: Pour avoir absolument un retour de couche,
ne prenez pas la pilule.
Merci, Anna, pour tous ces précieux conseils.
Comme chaque lundi et jeudi, Marie nous donne des conseils.
- H.Loussaief: On a reçu des messages qui nous disent
qu'il neige à Paris.
- A.Lecaron: C'est de la neige fondue.
- M.Perarnau: Est-ce que vos enfants ont besoin
de jouer avec des jouets?
- A.Lecaron: Les miens, oui.
J'en suis très triste.
- H.Loussaief: Il est très dans les voitures,
en ce moment.
- A.Roy: Il y en a un qui est dans son monde
et qui ne prend jamais de jouets.
- M.Perarnau: C'est ce qu'on appelle le jeu libre.
C'est là depuis toujours.
On joue avec des choses qui ne sont pas forcément des
jouets ou avec des jouets qui ne sont pas identifiés
comme tel.
La voiture à 4 roues.
On la fait rouler sur un circuit.
Il y a des enfants qui prennent une caillasse
et qui vont la faire rouler.
C'est ce qu'on appelle le jeu libre.
C'est une activité non dirigée, spontanée.
Dans les parcs, les enfants jouent avec n'importe quoi.
C'est génial pour le parent, car il intervient pas.
Pas besoin d'avoir du matériel pour que l'enfant s'amuse.
C'est donc super bien.
Ca donne confiance à l'enfant, en ses capacités, son imagination.
Je suis quand même adepte du shopping.
N'hésitez pas à lui fournir un entre-deux:
des jeux conçus pour être empoignés par l'enfant, pour qu'on leur donne
un rôle et qu'on les utilise à bon escient.
Ce ne sera pas de la petite bagnole, mais ça sera de la balle.
L'enfant va s'approprier l'objet et lui donner un but, un rôle.
Il va le faire rouler, faire du bruit avec.
C'est lui qui va lui donner un rôle.
Plein de jeux n'ont pas de fonction particulière pour laisser l'enfant
les utiliser comme il le souhaite.
Voici des Bilibo.
Ce sont des jouets joue dans la classification "jeu libre".
L'enfant peut mettre ses fesses dedans et tournicoter
comme une toupie.
On l'utilise dans le jardin.
On les retourne.
On peut marcher dessus.
On trie les couleurs.
- A.Lecaron: Des assiettes...
- M.Perarnau: Vous avez compris.
- H.Loussaief: Ca peut être un igloo.
- M.Perarnau: L'enfant va trouver un usage à tout ça.
C'est pour les 3-10 ans.
Voici des personnages sans émotions, ni bras,
ni jambes, ni sexe.
On va les faire jouer ensemble.
L'enfant va s'approprier des choses.
Je suis quand même obligée de vous montrer
mes jouets libres préférés.
Voici un petit gland divin.
On l'adore.
Chez les petits, on va multiplier les choses.
Chez les grands...
Les petites bouteilles, c'est super.
- H.Loussaief: On en a créé.
Il peut mettre ce qu'il veut dedans.
Oh, des animaux!
- M.Perarnau: Ces bouteilles ont été conçues.
Elles ont été vissées.
- H.Loussaief: J'ai senti la difficulté.
- M.Perarnau: En forêt, vous ramassez des petites choses
pour mettre dans les bouteilles.
C'est l'occasion pour l'enfant de donner vie à ce qu'il a fait.
C'est un super moment en famille.
- H.Loussaief: Et Agathe qui passe sa vie en forêt...
- A.Lecaron: Il y a un petit marcassin.
Ah oui, un oiseau.
Pas du tout, c'est une mouche.
- M.Perarnau: Ca développe la créativité, l'imagination.
Quand on utilise les petits personnages,
les couleurs, on va s'inventer...
C'est important que l'enfant crée de lui-même ses jouets.
Ca va lui servir tout au long de sa vie.
Ca développe la capacité à résoudre des problèmes.
Dans le jeu libre, on doit résoudre des problèmes.
Tel personnage n'a pas une fonction...
On doit inventer et résoudre tout ça tout seul.
Ca donne confiance et résilience.
Et l'autonomie...
Ils se débrouillent.
Vous le laissez se débrouiller tout seul.
Il va devoir gérer sa frustration.
Son petit bout de bois ne fait pas le bon personnage, car il n'y a pas
la bonne pierre pour construire le machin...
Il va devoir se gérer.
Laissons nos enfants jouer.
Ca va donner des adultes épanouis.
- A.Lecaron: Arrêtez d'être obsédés par le fait de les occuper.
Si on les laisse et qu'ils s'ennuient,
ils trouveront forcément quelque chose.
- M.Perarnau: Un carton.
- A.Lecaron: Ca peut être une maison, une cachette. Merci.
- H.Loussaief: On a reçu énormément de messages
sur le témoignage d'Emilie et sur ce qu'a dit L.Boyet,
président des Papillons.
- M.Perarnau: Les écoles et les collèges...
C'est pareil dans les collèges.
- A.Lecaron: Ce n'est rien, de les rendre obligatoires.
- H.Loussaief: Laurent nous disait qu'ils mettaient la boîte Papillons
dans des endroits que les enfants apprécient,
mais pas à la vue de tous.
Ils ne veulent pas que les enfants se sentent stigmatisés
d'avoir mis un papier à l'intérieur.
J'espère qu'ils vont réussir à atteindre cet objectif.
- A.Lecaron: Il faut aussi que la police puisse faire
son relevé régulièrement.
Si on est en manque d'effectifs
et qu'on ne vient qu'une fois par an,
ça ne sert à rien.
C'est compliqué.
Mais cette initiative est formidable.
Ne serait-ce que sauver un seul enfant, c'est gagné.
- M.Perarnau: Voici un message.
De son histoire, il a fait quelque chose qui fait sens.
C'était important pour lui et pour tous ceux
qui vont en bénéficier.
- A.Lecaron: Un appel à témoins.
J'ai besoin de témoins pour les émissions.
- H.Loussaief: Le voici.
N'hésitez pas à venir témoigner.
- A.Lecaron: Un livre coup de coeur?
- M.Perarnau: Le coup de coeur absolu avant Noël.
On va suivre 5 enfants 12 jours avant Noël.
Ils font enfin leur petite lettre au père Noël.
Ils sont un peu à la bourre.
Ils vont demander au père Noël quelque chose.
Les enfants adorent.
On va recevoir dans la boîte aux lettres
la réponse du père Noël.
Regardez-moi ça.
- H.Loussaief: Magnifique.
- M.Perarnau: On va avoir le déroulé de l'histoire.
Les enfants vont pouvoir ouvrir les lettres
envoyées par le père Noël avec le cadeau commandé.
Le père Noël lui dit qu'il pourra faire tout ce qu'il voudra.
Chaque enfant lui demande s'il peut le voir le soir de Noël.
Mais non, il est très occupé.
- H.Loussaief: Demain, je vous en parlerai.
Depuis hier, La Poste
a ouvert son service de courrier au père Noël.
- A.Lecaron: Si vous n'avez pas de cheminée, vous pouvez mettre
dans la boîte aux lettres.
- H.Loussaief: Pas besoin de timbre.
Vous pouvez le faire jusqu'au 20 décembre pour avoir
une réponse du père Noël.
- A.Lecaron: On n'envoie pas par La Poste.
Les lettres sont dans la cheminée.
Quand il passe, il laisse des traces de pas, des épluchures
de mandarines.
Les enfants sont fascinés.
Ils arrivent le matin et il disant "waouh".
- M.Perarnau: Le magnifique prénom de ce matin est Nino.
Il a une origine hébraique.
Ca signifierait "Dieu fait grâce".
Ca pourrait être l'abréviation de Giovanni ou Antonio.
Il apparaît en France dans les années 80.
Dès lors, il n'a cessé de croître.
On les fête le 15 décembre.
On connaît Nino Ferrer et Nino Cerruti.
- A.Lecaron: Ca sonne bien, Nino Cerruti.
Merci à tous les 3.
On se retrouve lundi sans faute.
Demain, bébé miracle...
On avait dit à notre invitée qu'elle n'aurait jamais d'enfant.
Elle n'était même pas éligible à la FIV.
Elle en a deux.
Je spoile un peu.
Tout de suite, B.Guillon.