🧑🧑🧒 Adoptée, j’ai retrouvé ma famille biologique
📌 Et aussi :
🗞️ Les actus d’Houssem Loussaïef ✈️ Les voyages incroyables à faire en famille 🚼 Des jumeaux aux urgence ! 🧮 Les maths, un jeu d’enfant ! 🥗 La courge dans tous ses états
Présentée par Agathe Lecaron, La Maison des Maternelles est le rendez-vous quotidien consacré à la parentalité et petite enfance. Dans ce magazine, l’animatrice et les spécialistes qui l’entourent ont pour ambition de répondre aux interrogations des jeunes parents, proposant ainsi une émission de service. En toute liberté, de façon positive et décomplexée !
Bonjour...
Qu'est-ce que c'est que ce monde ? J'ai mal démarré.
Vous voyez ce que je veux dire ? Il y a des jours où le nom arrive à lui faire.
Bonjour à tous, avec un air un peu plus pénétré.
Et un regard comme ça, hein ?
Vous trouvez pas que ça passe beaucoup mieux ?
J'espère que vous allez bien. On est vendredi, c'est quand même une bonne nouvelle.
Franchement, le week-end arrive, il va peut-être faire froid, il va pleuvoir,
mais c'est pas grave, on va se lever en famille.
Et puis, si vous vous ennuyez, vous regardez des anciennes émissions
de la Maison des Maternelles. Pourquoi ?
Parce qu'ils vous proposent chaque jour de très belles histoires.
Et ce sera le cas dans quelques instants de celle de Stéphanie.
Stéphanie qui a été adoptée à moins de six mois par des parents ultra aimants,
mais qui a retrouvé sa famille biologique.
Attention, c'est pas une petite famille, hein.
C'est une histoire d'une beauté ultra émouvante
que vous allez entendre dans quelques instants.
Et Stéphanie est géniale.
Donc franchement, on est très contents de la recevoir.
Elle nous attend sur le canapé de la Maison des Maternelles.
Marie-Père Arnaud, il paraît que vous nous avez concocté des étincelles.
Oui, aujourd'hui, je vais vous proposer d'aimer les mathématiques.
Non ! Non, non, non.
Écoutez, Angèle nous avait fait des recettes pour aimer les légumes.
Et moi, je vous propose des recettes pour aimer les mathématiques.
On va jouer en maths aujourd'hui.
Ça va pas mieux, la voix.
Non. Non, d'ailleurs, j'invite tous nos téléspectateurs
à me donner des petits remèdes.
Mais c'est parce que vous étiez dans les montagnes
à essayer d'attirer la belette ?
Exactement.
Ah oui, comme ça.
Oui, oui, oui.
La neige arrive, le ski se profile à l'horizon.
Oui, c'est ça. Et donc, elle imite la corne de brume.
Ou le loup.
Ou le marcassin à poils dorés.
Angèle, fais remarque. Pardon.
Pardon, j'attends.
Non, pardon, parce que vous ne venez pas souvent
et à chaque fois, c'est une nouvelle épreuve.
C'est un choc.
Je le sais, c'est un choc.
Angèle, que vous connaissez d'abord sur les réseaux
avec la gaguette d'Angèle, qu'on adore,
et qui vient régulièrement maintenant dans la maison des maternelles
pour nous proposer des recettes de bonne santé,
parce que vous êtes aussi une maturopathe.
Et donc, ce qui est formidable avec vous,
c'est que vous nous expliquez pourquoi il faut manger et tout ça.
Alors là, vous allez nous expliquer pourquoi il faut manger des cucurbitacées.
Voilà, exactement, les cucurbitacées,
qui sont vraiment des alliés santé pendant tout l'hiver.
L'invité d'Oussème est ultra inspirante.
C'est-à-dire que c'est quelqu'un qui peut prendre un nouveau-né
dans une jungle.
C'est exactement ça. Voyager en étant enceinte,
ce n'est pas un problème.
Emmener un enfant en bas âge dans une jungle,
ce n'est pas un problème du tout.
Pas en bas âge, en plus, c'est le nouveau-né.
Traverser le monde entier avec ses enfants,
ce n'est surtout pas un problème.
Marie Fort-Ambroise vient nous présenter ses 30 voyages incroyables.
En famille.
Alors vous, chez vous, vous allez le voir, vous allez le comprendre,
on peut voyager avec des enfants.
Et on peut et on doit même, c'est génial.
Si on peut, on doit.
Pas mal, non ?
Pas mal.
C'est quoi, ce rire faux, là ?
Je l'en fais ?
Non, on vous en supplie.
Ce ne serait pas l'heure des actus douces.
Je pense que c'est l'heure des actus douces.
Il faut enchaîner, et ce, le plus rapidement possible.
Allez, cucurbitacées.
Vraiment, cucurbitacées, je crois que c'est le meilleur mot
de la langue française.
C'est vrai.
Cucurbitacées, on aime bien.
Cucurbitacées, j'aime bien, j'aime bien.
Allez, on va démarrer.
On s'intéresse au premier trimestre de la grossesse.
C'est l'actu.
Tu ne me dis pas tout.
Il y a quelque chose qui est au chiffre.
On était en présence d'un rire...
Faux.
J'ai fait un rire faux ?
Oui.
Oui, c'est possible.
Vous savez faire.
Moi, vous savez, les gens de télé, c'est Magouille et compagnie.
Est-ce qu'on dit tout concernant la grossesse dès le premier trimestre ?
Grâce à notre partenaire Mail,
cette application qui met en relation des professionnels de santé
et des parents,
on tente de trouver des éléments de réponse via un sondage.
D'abord, au niveau de l'annonce de cette fameuse grossesse à votre entourage,
est-ce qu'elle se fait forcément lors du premier trimestre ?
Écrasante majorité de mamans qui annoncent dès le premier trimestre.
Ça a été votre cas ?
Très rapidement, vous l'avez annoncé autour de vous, vos grossesses ?
Moi, en tout cas, je ne le dis pas avant trois mois.
Une heure après, tout le monde était au courant.
Premier, deuxième, cinquième cercle.
C'est très dur.
Voilà.
Angèle, pareil, j'imagine.
Non, j'ai attendu trois mois.
C'est vrai ? Même vos parents ?
Même mes parents.
Vous attendez en général la datation, c'est ça ?
Dingue !
Non, moi, je me dis toujours que s'il y arrive quelque chose,
on a envie aussi que ces gens-là soient proches de nous,
qu'ils nous soutiennent, donc autant le dire tout de suite, je ne sais pas.
C'est une très bonne manière de réfléchir.
De là à moi, à le dire à la bouillère.
Bien sûr.
Vous, direct, après le test.
Direct.
Je suis trop contente, dans la rue.
J'ai envie de le dire à tout le monde.
Le premier trimestre, c'est celui aussi du chamboulement physiologique.
On a demandé aux mamans quels étaient les symptômes marquants de cette période.
La fatigue et les nausées sont les symptômes
qui reviennent le plus fréquemment.
C'est des trucs sympas, en tout cas.
Une femme sur deux à chaque fois.
C'est vrai que la fatigue et les nausées, c'est très présent.
Vous, Agathe, c'était différent d'une grossesse à l'autre,
en termes de nausées et tout ?
Non.
Vous m'avez raconté un jour que...
Non, mais moi, j'étais barbouillée.
Je ne peux pas dire, je ne peux pas me plaindre.
J'ai eu deux grossesses merveilleuses.
C'est vrai ?
Oui.
Eh bien, vous êtes bien chancheuse.
Allez, on enchaîne avec une mise en garde.
C'est l'actus santé.
L'Académie de médecine s'interroge
et l'ostéopathie est la cible de cette interrogation.
Nombreux sont les jeunes parents
qui ont emmené leur bébé chez l'ostéo.
Je l'ai fait.
Les promesses sont trop belles.
Plus de torticolis, moins de pleurs,
meilleure gestion du sommeil ou de l'alimentation.
L'Académie nationale de médecine prend position,
vient communiquer.
L'ostéopathie viscérale et crânienne
n'a pas de fondements scientifiques avérés.
Les académiciens dénoncent la promotion de l'ostéopathie
à l'hôpital et le coût élevé qui en découle.
Une consultation aussi en général
pour un bébé entre 70 et 80 euros.
En plus, elle est entièrement prise en charge par les parents.
L'Académie de médecine ne s'arrête pas à communiquer.
Elle réclame une évaluation rigoureuse,
une surveillance des effets indésirables
chez le nouveau-né
et elle appelle à un renforcement
de la qualité de formation des ostéopathes.
L'Académie de médecine s'est positionnée.
On verra ce que ça va donner dans les prochaines semaines.
Pour finir, on va parler d'une idole des jeunes.
C'est l'actu Poupée de Cyre.
Une nouvelle entrée au musée Grévin.
L'influenceuse Léna Mafouf,
connue sous le nom de Léna Situation,
fait son entrée dans le célèbre musée Panthéon des Célébrités.
Yves Delomo, directeur général du musée,
balaye les éventuels critiques.
Il dit qu'il faut faire plaisir à tous les visiteurs
de toutes les générations possibles.
Et c'est vrai que Léna Situation, c'est une vraie star.
Elle a même vendu 400 000 exemplaires de son livre
toujours plus, mais 400 000.
Qui vend encore 400 000 livres en France ?
Ça n'existait pas. Je ne savais pas qu'on pouvait le faire.
Elle l'a fait.
Alors, sa place est justifiée.
C'est l'idole des jeunes.
Mais en même temps, au musée Grévin, il y a l'idole de tout le monde.
Vous, Agathe, je sais qu'il y a vos idoles aussi au musée.
Marie-Line Monroe.
Et au musée Grévin.
Si, je sais que c'est votre idée. Vous avez des prétentions ?
Je ne peux pas vous contredire,
parce que vous avez écrit votre texte comme ça.
Exactement. Mais oui.
Quand vous étiez jeune, Marie-Line Monroe,
c'était tout votre truc.
Oui, c'était vraiment mon idole.
Moi aussi, il y a les idoles de ma jeunesse. Vraiment.
Zinedine Zidane était ton poupée de cire.
Bien évidemment, il était en tant que joueur, en tant qu'entraîneur.
Et il y a même aussi...
Qu'est-ce qui est réussi, vraiment, non, là ?
On a hésité, en fait.
Est-ce qu'on peut remettre Zidane, rapidement ?
Oui, parce que là, pour moi, c'est plutôt Donald Trump.
Ah ! Non.
Ils ont grillé.
Ils ont grillé ma deuxième star.
Eh bien, remettez-la. Allez-y.
Non, il n'est pas Gégène.
Il n'est pas... Oui.
Si, ça va, quand même.
Et celle-là, elle est réussie ou pas ?
Bon, elle n'est pas tout à fait de cire, mais c'est ma star, moi, quand même.
Vous vous rendez compte qu'un jour, je suis en statut de cire
au musée Grévin, à la place de mes enfants ?
Moi, ce n'est pas pour moi, c'est pour mes enfants.
Ce n'est pas tellement formidable.
Je l'ai enfin...
Désespérée.
Au patron du musée Grévin.
Merci beaucoup.
Oussem, tout de suite, je vais rejoindre mon invité.
Alors, c'est vrai que pour nombre d'enfants adoptés,
c'est parfois un parcours du combattant de retrouver sa famille biologique.
Et Stéphanie va nous raconter comment elle a fait pour retrouver la sienne.
Et il va donner de l'espoir, peut-être,
à toutes les personnes qui nous regardent
et qui sont à la recherche de leurs origines.
Elle nous raconte son histoire. Lisez dans les yeux.
Bonjour, Stéphanie.
Bonjour, Agathe.
Alors, Stéphanie, merci d'être sur le canapé de la maison des maternelles.
On a plein de questions à vous poser.
Vous avez été adoptée à Djibouti. Vous aviez moins de six mois.
Vous grandissez dans une famille aimante.
Et puis, pendant longtemps,
c'est vrai que vous n'avez même pas pensé à essayer
de retrouver votre famille biologique.
Vous êtes devenue maman de deux filles,
Loïse, qui a huit ans, et Isaïe, qui a six ans, si je ne m'abuse.
Et puis, vous n'en saviez pas plus sur votre histoire.
Vous allez nous raconter comment vos grossesses
ont créé une déflagration dans ce sens
jusqu'à donc l'année de vos 35 ans.
On revient en arrière.
Pendant votre enfance et votre adolescence,
qu'est-ce que vous, on vous a raconté de vos origines, vous saviez quoi ?
Alors, moi, j'ai toujours su que j'étais adoptée.
Bon, déjà, la couleur de peau était un gros indice.
Vos parents adoptifs n'avaient pas la même couleur de peau que vous ?
Mes parents sont blancs, ils sont français.
Et donc, ils m'ont toujours dit que je venais de Djibouti.
Ils m'ont toujours expliqué
que ma maman biologique m'avait laissée parce qu'elle n'avait pas le choix.
Et donc, ça n'a jamais été un tabou.
Alors, on n'en parlait pas tous les jours à la maison,
mais ça n'a jamais été un tabou.
Alors, à quel moment est-ce que vous avez eu envie
d'en savoir plus sur votre famille biologique ?
Vraiment quand je suis devenue maman.
Racontez-nous, qu'est-ce qui s'est passé dans votre tête
quand vous avez eu votre première fille ?
Ça a été un tsunami.
J'ai vécu des émotions...
En fait, quand on m'a posé ma fille dans mes bras,
je me suis dit, mais si on me l'enlève, je meurs.
Et là, je me suis mis à la place de ma maman biologique
et je me suis dit, mais quelle force et quel courage elle a eue
pour pouvoir me laisser à l'orphelinat.
J'ai été vraiment... Je l'ai admirée.
C'est quelque chose que je n'aurais jamais pu faire.
En fait, le premier sentiment que vous avez eu,
c'est de l'admiration,
parce que vous auriez pu vous la rejeter aussi,
vous dire, mais comment est-ce qu'elle a pu m'adopter ?
Vous, c'était...
Quel courage, vous vous êtes dit.
Oui, jamais je n'aurais pu rejeter.
Non, non, parce que je sais qu'elle a fait ça pour moi
et pour mon bien et qu'elle n'avait pas le choix, surtout.
Et là, ça commence à vous poser question ?
Ça vous donne envie de la retrouver ?
Oui, j'ai commencé à y réfléchir
et puis j'ai envoyé un message à une sœur
de l'orphelinat de Djibouti.
Elle ne m'a pas répondu.
À une bonne sœur ?
Oui, c'est ça, pardon.
Oui, parce que sinon, on va confondre avec une vraie sœur.
Non, une bonne sœur de l'orphelinat de Djibouti
qui m'a laissé sans réponse.
Donc, j'ai un peu mis de côté,
parce que pour moi, c'était la seule solution,
c'était la seule façon d'accéder
à potentiellement un dossier ou des informations.
Et elle m'a laissé comme ça, donc je n'ai pas assez...
Jusqu'au moment où vous avez été maman pour la deuxième fois.
En 2018, c'est ça ?
Et là, qu'est-ce qui se passe dans votre tête ?
Ça recommence, ça revient ?
Je me suis dit, l'histoire commence.
Elle a commencé avec Loïs en 2016.
Je me suis dit, j'ai deux enfants
et je ne suis pas capable de leur expliquer d'où elles viennent.
Donc, je me suis dit, il faut faire quelque chose.
Bon, je n'avais pas de moyens,
donc j'ai mis ça dans ma tête en me disant,
un jour peut-être, mais pour moi,
ça me semblait vraiment quelque chose de difficile,
voire impossible.
Pour moi, c'était vraiment chercher une aiguille dans une botte de fin.
Et puis, un jour, vous avez reçu un message sur Facebook.
Inattendu, au mois de juillet 2021,
je reçois un message d'une jeune fille qui s'appelle Ilan,
qui m'a demandé si j'étais adoptée de Djibouti.
Je lui ai dit oui.
Elle m'a dit, écoute, j'ai cherché ma mère en 2014.
Je suis partie à Djibouti plusieurs mois.
Si tu veux que je t'aide, j'ai des connaissances, je peux t'aider.
C'était un peu un choc pour moi, sur le coup.
Donc, j'ai un peu mis ça de côté dans ma tête et j'ai réfléchi.
Pendant tout l'été ?
Pendant tout l'été.
Et en revenant de l'été, vous dites, bon, allez, je me lance.
C'est ça.
Parce que vous sentez bien que vous étiez presque allé trop loin
dans votre réflexion.
C'était plus possible de vous dire, bah non ?
J'avais fait un test ADN qui m'avait donné une partie de mes origines
et je voulais connaître, je voulais quand même savoir.
Je me suis dit, il y a une histoire derrière ça, il faut que je sache.
Donc, j'ai recontacté, on était resté un peu en contact.
Et puis, à ce moment-là, je lui ai dit, vas-y, tu peux y aller.
Vous avez eu des nouvelles quelques mois après,
en mars de l'année d'après.
Qu'est-ce qu'elle vous dit, alors ?
J'étais en train de faire ma sieste, je reçois un coup de téléphone.
Je vois Ylan et je me dis, bon, peut-être qu'elle veut des informations.
Et je décroche et elle me dit, Stéphanie ?
Je dis, oui.
Elle me dit, j'ai retrouvé ta famille.
Je me suis redressée dans mon lit et j'ai hurlé.
J'ai hurlé et tout le monde s'est affolé autour de moi.
Je n'y croyais pas.
Je n'y croyais pas du tout.
Et elle me dit, j'ai retrouvé ta famille.
Et je lui ai demandé si elle avait une photo de ma mère.
Parce qu'elle ne me parlait pas de ma mère.
J'ai compris qu'elle était décédée, puisqu'elle ne m'en a pas parlé.
Elle m'aurait dit, j'ai retrouvé ta mère, si elle avait retrouvé ma mère.
Et là, elle vous a dit qu'elle avait retrouvé qui ?
Elle dit juste la famille, sans préciser ?
Elle n'avait pas très bien compris elle-même.
Donc elle me dit, tu vas voir ta soeur au téléphone dans deux heures.
Ta soeur ?
Dans trois heures. Je lui dis, ma soeur ?
Oui, tu as une soeur.
Vous avez le même papa et la même maman, elle s'appelle Kifaya.
Donc tu vas voir ta soeur au téléphone dans trois heures.
Je lui dis, OK.
Et trois heures après, j'ai ma soeur au téléphone,
qui pleure, qui s'essuie avec son voile, qui est pleine d'émotions.
Moi, je pleure, enfin, tout le monde pleure.
Elle est avec une autre de mes soeurs, donc je ne comprends plus rien.
Je lui dis, mais j'ai combien de soeurs ?
Elles sont dans la rue, elle me dit, on va se mettre dans un endroit
où c'est plus calme.
Et elle me dit, est-ce que tu veux voir la maison de ta mère ?
Je lui dis oui.
Elle tourne la caméra et je vois une baraque en tôle
et quelqu'un qui rentre.
Et elle me dit, ben là, il y a ta soeur qui rentre.
Alors là, vraiment, moi, c'est le chamboulement total.
Je ne sais plus, je ne comprends plus rien.
Il y a trois heures, j'étais orpheline de famille biologique
et là, d'un coup, j'ai plusieurs soeurs.
C'est incroyable.
Et en fait, vous posez plein de questions, j'imagine ?
Oui, j'ai posé plein de questions.
Déjà, combien on est ?
Parce qu'il y en avait toutes les cinq minutes.
Donc, elle me dit, avec toi, ça fait 13.
J'ai dit, ah oui, d'accord.
Et puis, elle me montre des photos.
Moi, j'avais gardé certaines informations pour moi,
dont le prénom et le nom de ma grand-mère maternelle.
Ça me servait de vérification.
Et puis...
Et comment vous l'aviez, ce prénom ?
C'était sur mon dossier d'adoption.
J'avais quand même quelques infos,
mais il faut savoir que sur le dossier,
il y avait les trois quarts des informations qui étaient fausses.
Ah oui.
Mais j'avais quand même gardé ce nom en me disant, on ne sait jamais.
Et elle me montre une photo.
Et sur la photo, il y a ma mère biologique qui tient ma soeur.
Il y a ma tante, mon oncle et ma grand-mère qui tient un bébé.
Et elle me dit, là, c'est toi.
Je lui dis, ah bon ?
Et alors, je lui ai demandé de mettre le flash sur la photo
et de s'approcher au plus près,
parce que j'ai une tâche entre les sourcils.
Et sur la photo, on voit la tâche.
Oh, quelle émotion, quand même.
Et là, j'ai dit, ah ouais, on y est.
Et puis, je lui ai demandé le nom de ma grand-mère.
Elle me l'a donné, voilà.
J'ai re-hurlé.
J'ai passé ma journée à crier, quand même.
J'ai re-hurlé.
Et puis, je me suis dit, ça y est, c'est bon.
Donc là, vous êtes sûre que c'est bien la bonne famille ?
Ouais.
Aucun doute ?
Qu'est-ce que vous ressentez en voyant déjà le visage de votre mère,
de vos sœurs ?
Est-ce qu'il y a une espèce de reconnaissance, quand même ?
Non, pas sur le moment.
Pas sur le moment, parce que moi, je vois la photo de ma mère.
Je l'ai regardée comme ça, mais pour moi, c'était une inconnue.
Je voyais quelqu'un que je connaissais pas.
Je trouvais pas de traits de ressemblance.
Parce que j'ai cherché toute ma vie de la ressemblance avec quelqu'un.
Là, j'ai ma mère biologique en photo et j'ai pas de ressemblance.
Ni avec ma sœur, ni avec personne, d'ailleurs.
Comment est-ce que vous avez réagi ?
Vous avez quand même retrouvé 12 frères et sœurs en tout.
Vous êtes 13 en tout,
mais vous apprenez aussi que vos deux parents sont morts.
Qu'est-ce que ça a créé chez vous ?
C'est un grand regret, j'imagine, quand même.
Oui, parce qu'en plus, ma maman est décédée en 2018,
donc quand même juste quatre ans avant.
On s'est... Voilà, je l'ai loupée.
Mais finalement, au milieu de toutes ces informations,
le décès, je l'ai pris comme...
C'est comme ça.
J'ai personne avec qui avoir une explication.
Les gens qui restent, c'est que des gens qui sont très heureux de me voir.
Et je sais qu'il y a beaucoup d'enfants adoptés
qui retrouvent leur maman avec qui le lien, des fois, n'est pas facile.
Donc moi, je l'ai pas vue, ni dans le positif, ni dans le négatif,
mais au moins, je sais que ceux qui restent...
Ce qui doit arriver, arrive.
Exactement.
À un moment, on est obligés d'être philosophes,
parce que sinon, on vit avec des regrets.
Vous en avez parlé, j'imagine, à vos parents adoptifs.
C'est toujours un petit peu compliqué aussi.
Comment est-ce qu'ils l'ont pris ?
Alors moi, je leur avais pas dit que je recherchais ma famille.
Je leur ai dit le soir même, le jour où on m'a annoncé ça.
J'ai pas réussi à le retenir plus longtemps,
donc je les ai appelés en visio.
Je leur ai dit, on a retrouvé ma famille biologique.
Donc ils étaient un peu bouche bée, comme ça.
J'ai des parents très pudiques, très aimants, mais très pudiques.
Donc je pense qu'ils ont eu peur pour moi,
parce qu'ils savent que je suis quelqu'un d'assez impulsif
et imprévisible.
Donc ils ont eu peur, je pense, que je sois déçue
ou que je me mette des choses en tête.
Ils ont pas eu peur pour eux, tout à coup,
d'être dépossédés de leur fille ?
Peut-être. En tout cas, ils me l'ont pas dit,
mais moi, il y avait aucun risque.
Je suis leur fille et je le resterai,
mais non, il y avait aucun risque de ce côté-là.
Peut-être qu'ils ont eu peur,
mais je pense que c'est légitime aussi.
J'imagine que vous avez beaucoup échangé
avec vos frères et sœurs, vos douze frères et sœurs.
Est-ce que vous en avez appris plus sur les raisons
du geste de votre maman ?
Ouais. Alors mes parents, ils étaient mariés.
Ils ont eu ma sœur Kifaya et moi.
Et puis, comme dans beaucoup de situations,
ils se sont séparés.
Ma maman est partie en Éthiopie,
parce qu'elle était originaire d'Éthiopie.
Donc elle est partie en Éthiopie voir sa famille avec nous deux.
Et puis son père, donc mon grand-père, lui a dit,
ces deux enfants ont un père, il faut que tu retournes à Djibouti.
Quand on est retournés à Djibouti,
apparemment, on aurait vécu un peu dehors.
Et moi, je suis tombée malade.
Et elle n'avait pas de ressources pour me soigner.
Donc elle m'a laissée à l'orphelinat.
Elle se trouve seule, sans père, à la rue.
Et donc, elle n'avait pas de ressources.
Elle m'a donc confiée à l'orphelinat pour me soigner.
Ils lui ont fait signer des papiers,
mais ma mère ne sachant ni lire ni écrire,
elle ne sait pas vraiment ce qu'elle a signé.
Et quand elle a voulu venir me récupérer,
elle n'a pas pu.
Oui, donc c'est une histoire terrible.
Terrible. Et c'est marrant,
parce que je pense que vous l'avez sentie quand même
au plus profond de vous,
qu'elle ne vous avait pas abandonnée.
Alors, je veux dire, il y a très peu de femmes
qui se séparent de leur enfant avec le sourire.
Mais c'est marrant, comme vous le dites dès le début,
vous dites, j'ai eu de l'admiration pour elle, etc.,
d'avoir peut-être survécu aussi
et d'avoir surmonté cette horrible épreuve.
Oui, je pense.
Alors, vous découvrez donc que votre maman
ne voulait pas vous abandonner.
Trois mois plus tard,
vous prenez l'avion pour Djibouti.
Ça va au niveau des émotions ?
Ça a été mouvementé.
Parce que là, bon, quand même,
c'est la tempête émotionnelle.
C'est un souvenir, c'est vrai.
Comment est-ce que vous avez vécu les heures
qui ont précédé votre arrivée à Djibouti ?
J'étais très stressée dans l'avion.
J'étais accompagnée, donc ça m'a beaucoup aidée.
Mais j'étais très stressée.
Et à partir du moment où l'avion a posé ses roues sur le sol,
je me suis effondrée.
C'est vrai ?
Effondrée.
Je me suis dit, je suis là où je suis née.
J'y suis.
Je sais pas pourquoi, je me suis effondrée.
Et puis, bon, après, il s'est enchaîné un test Covid,
nos bagages perdus.
Donc, j'étais un peu...
Voilà, on était dans le...
Tu t'es engoulée.
Voilà.
Et puis, pendant qu'on cherchait les bagages,
je me suis dit, mais qu'est-ce que je fous là ?
Mais qu'est-ce que je fais là ?
Pourquoi est-ce que je suis venue ?
J'ai eu un petit moment de doute et de peur.
Et puis, au loin, je vois mon frère
qui mettait sa tête comme ça et j'ai dit,
ça y est, j'y suis, je peux plus reculer.
Et j'avais qu'une envie, c'était d'aller là-bas et...
Là, tout à coup, vous aviez envie de les voir.
Oui.
Et comment ils vous ont accueillie, alors ?
Alors, moi, je pensais être la surprise,
mais en fait, ils m'ont fait que des surprises.
J'ai été accueillie d'abord par mon frère,
mon petit frère et mon beau-père.
Et puis...
On voit les images, là, oh là là.
C'est très émouvant.
J'ai été accueillie par tous les deux.
C'est fou, on sent...
Et vous leur avez manqué, en fait, à tous ces frères et sœurs ?
Ils étaient très au courant de votre existence.
Certains savaient que... Les plus petits, non,
mais les plus grands savaient que j'existais, oui.
Incroyable, ces images.
Incroyable.
Et en fait, ils se sont mis tous de dos.
Ils avaient tous des T-shirts, ils se sont tous mis de dos.
Et quand je suis arrivée, le cercle s'est ouvert
et là, j'ai vu ma sœur se lever.
Ils avaient un T-shirt avec mon visage dessus,
marqué « Tout nous a manqué, ma sœur ».
Et moi, je me suis...
Voilà, oui, ça les fond vraiment là.
Trop d'émotions.
Et ce qui est très émouvant aussi,
c'est que je sais que votre sœur, votre vraie sœur,
donc de père et de mère, elle est en contact,
elle a été en contact avec votre mère adoptive.
Elle lui a dit « Voilà, maintenant, t'es un peu ma mère ».
Enfin, tout ça, c'est bien mis.
Qu'est-ce que ça vous a apporté aujourd'hui
d'avoir retrouvé votre famille biologique ?
Une stabilité.
C'est vrai ? Vous manquiez...
Ça manquait à votre vie, vraiment ?
Quand je suis rentrée en France,
j'ai eu l'impression d'avoir un poids en moins
et j'avais même pas la sensation de le porter,
mais je me suis sentie libérée.
C'est vrai ?
Et c'est marrant, parce que quand vous racontez votre histoire,
ça vous a pourtant pas tant travaillé que ça pendant des années ?
Non.
Non, c'est vraiment...
À partir du moment où on se dit que c'est possible,
parce que moi, je pensais que c'était pas possible,
et quand Ylan m'a dit « Si, c'est possible »,
là, je commençais à me dire « Ah ouais, c'est possible, c'est ça qu'il y a. »
Cette vacuité est remontée, le poids est remonté aussi.
Et puis la transmission, maintenant, est faite avec vous.
Exactement.
La boucle est bouclée.
Quelle belle histoire.
Franchement, je sais pas si on va se remettre des images de vos retrouvailles.
Merci Stéphanie, merci vraiment.
Vous teniez à transmettre le mail de l'association Amal,
qui aide les adoptés de Djibouti à retrouver leur famille biologique.
Regardez, il s'inscrit en bas de l'écran.
Donc, si vous êtes dans la même situation que Stéphanie,
n'hésitez pas à les contacter.
Apparemment, ils sont vraiment formidables.
C'est pas fini !
On revient avec la Maison des Maternelles à votre service.
On va parler voyage dans quelques instants.
Et on va manger aussi, à tout de suite.
Bien.
Bienvenue dans la Maison des Maternelles à votre service.
On fait un concours de rires faux.
Allez-y.
Ça, c'est un rêve politique.
Allez-y.
Pas mal, Marie.
Je peux pas, là, aujourd'hui.
Bah, faites avec vous.
Bah, si.
Angèle.
Le rêve de Marie, c'est sur le téléphone qui démarre.
C'est vous qui faites peur.
Oui, je fais peur, mais moi-même.
Qu'est-ce qui vous a mis ce rire, là ?
C'est encore la voiture qui démarre pas.
C'est les bougies.
C'est les bougies, oui, c'est ça.
Angèle, on est très, très heureux de vous avoir dans l'émission.
Comme à chaque fois, je rappelle que vous êtes naturopathe et chef.
Et ce matin, vous nous parlez d'un légume qui nous veut du bien.
Oui, la courge.
On s'attend à un truc de dingue.
La courge.
Mais c'est un truc de dingue.
Mais c'est un truc de dingue, parce que déjà, il y a une variété immense.
Il y en a un nombre énorme.
En plus, ça pousse très, très facilement.
Ça n'a pas besoin de trop d'eau.
Ça tient longtemps.
On peut l'acheter et le cuisiner des semaines après.
On peut le cuisiner des semaines après.
On peut faire un tas de trucs avec.
C'est hyper bon pour la santé.
C'est nutritif.
Même si vous pouvez récupérer les petits pépins
et les mettre sur votre balcon, ça pousse pour l'année d'après.
On peut faire pousser des cucurbits tassés sur son balcon.
À foison.
Non, mais écoutez, franchement, cette émission me réjouit tous les jours.
Marie Perrinot, vraiment, un vendredi, vous nous parlez de maths.
Oui.
On ne fait pas assez les devoirs. Moi, hier, j'étais sur les polygones.
Non, mais alors là, vous allez voir que d'une,
je vais vous emmener dans un endroit extraordinaire
où on fait des maths en s'amusant.
Et de deux, je vous ai sélectionné pour ce week-end des jeux mathématiques
que même moi, je surkiffe.
Je demande à mes enfants de jouer avec moi.
Je vous jure que c'est vrai.
Je vous jure. On en a fait une partie, là, avec Oussem et Angèle.
Pendant que vous étiez en train de papoter,
eh bien, c'était génial.
Vous avez bien aimé.
Vous avez fait votre faux rire ou pas ?
Non, non.
C'est génial, Marie.
Si, ils ont aimé, Agathe.
Non, ne soyez pas médisantes. Ils ont aimé.
Alors, parlez-nous de votre invitée, Oussem.
Écoutez, elle s'appelle Marie Forambroise.
Elle va nous permettre de voyager.
On va faire très court sur le lancement.
PNC aux portes, La Maison des Matins et l'Arrivée.
Marie, bonjour.
Bienvenue dans La Maison des Matins et l'Arrivée.
Il a préparé depuis longtemps son PNC aux portes.
Ça fait trois jours que je suis dessus.
Je sais que Marie a très peur de l'avion.
J'ai vu sur votre Instagram.
Elle a très peur de l'avion.
Voilà, bienvenue.
Eh bien, bienvenue.
Ça tombe bien que vous ayez peur de l'avion.
Vous en avez fait 30, des voyages en 12 ans.
Marie, je vous présente très rapidement.
Vous étiez journaliste, vous êtes entrepreneur,
auteur aussi, vous avez un podcast.
Tout votre univers tourne autour de deux mots,
bon et voyage.
Votre plateforme s'appelle Bon Voyage.
Bon, pardon, Bon Voyage.
Votre plateforme s'appelle Bon Voyage.
Votre podcast aussi.
Et là, vous venez nous présenter ce livre-là,
30 voyages incroyables à vivre avec les enfants.
C'est aux éditions Gallimard Voyages.
Est-ce que la question que vous avez le plus entendue
dans votre vie, c'est pourquoi tu voyages avec tes enfants ?
Peut-être.
Surtout, pourquoi tu voyages puisqu'ils ne vont pas s'en souvenir.
Oui, ça revient très souvent.
C'est la première chose qu'on m'a dit
quand mon fils avait huit mois, le premier.
On est partis en Jordanie et je me souviens de raconter à des copains,
on va faire ça et tout.
Et vraiment, il y en a deux qui m'ont regardée et qui m'ont dit,
mais pourquoi ? Il ne va jamais s'en souvenir.
Je dis, pourquoi ? Tu lui lis des histoires, en fait.
Il ne va pas s'en rappeler non plus.
Il ne va pas s'en rappeler.
Elle ne lui chante pas des chansons si on l'attend.
Donc non, je pense que je voyage avec eux déjà
pour leur mettre des petites graines dans leurs émotions,
dans leur cerveau, dans tout ce qu'ils sont en train de construire
pour que ce soit les beaux adultes de demain, j'espère.
Il y a peut-être une éducation à refaire.
Peut-être que pendant trois ans, il faut isoler les enfants.
Et dès qu'ils ont un peu plus de souvenirs...
Exactement.
Vous avez réalisé, je le disais, la prouesse de sélectionner
une trentaine de voyages dans douze ans à peu près,
sur une douzaine d'années.
La qualité première pour faire ça, c'est d'être bien organisé.
Pour voyager ? Avec des enfants.
Oui, et puis de lâcher un peu la bride, de ne pas mettre trop de pression.
Dès le début du livre, vous le dites.
Vous dites, la chose principale qu'il faut savoir,
c'est qu'il faut prendre du recul tout de suite
et être zen avant de préparer un voyage.
Je pense qu'il faut vraiment accepter que c'est des enfants,
avec leurs défauts et leurs qualités.
Et je dis souvent qu'avant, je demandais à quelle heure
ferme le buffet du petit-déj pour faire la grasse-matte.
Une fois qu'on a des enfants, on demande surtout à quelle heure ils l'ouvrent
pour être sûr que ça fait déjà deux heures qu'on attend dans la chambre.
Donc c'est juste accepter de voyager un peu différemment
et puis de lâcher, s'ils ne font pas la sieste, en vrai...
Moi, j'étais épatée parce que j'avais vu sur vos réseaux
que vous étiez partie avec votre petite Suzanne
qui avait deux mois à l'époque.
C'est quand même hallucinant, au Panama, dans la jungle et tout.
Et moi, si mon fils, je le mettais au lit deux minutes en retard,
je me souviens, à l'époque où il avait deux mois,
c'était l'horreur.
Mais donc, c'est quand même vachement inspirant.
Comment vous faites, par exemple, pour les siestes, etc.,
quand vous travaillez, quand vous voyagez ?
C'est vrai que j'ai hyper mal fait.
Pas du tout.
J'ai fait ce que j'ai pensé bien faire.
Mais en fait, déjà, je trouve que c'est très facile
de voyager avec un tout petit.
En fait, dès qu'il est dans le porte-bébé
et que son seul bonheur, c'est d'être contre vous,
c'est assez simple de répondre à ses besoins et qu'il soit à l'aise.
Moi, je n'ai aucun problème à dormir avec mes enfants et tout.
Donc, vraiment, on est arrivés n'importe où.
De toute façon, jamais entre nous deux.
Le matin, elle, elle s'adapte beaucoup.
Je trouve que c'est un peu plus hard.
En vrai, si on peut se dire les choses,
entre 18 mois et 3 ans, le toddler, c'est plus sport, quand même,
parce que là, ça mange partout, ça tient.
Voilà, je trouve que là, c'est un peu plus sport.
Mais tout petit, je trouve que c'est un petit animal
qui ne demande que des câlins.
Et donc, une fois qu'on a un porte-bébé,
pour moi, elle est allée partout avec nous, sans problème.
Mais pour rebondir sur la question d'Agathe,
vous n'avez jamais eu de crainte ?
Moi, je vous dis, à chaque fois que j'ai pu voyager avec mon fils,
il a 3 ans,
j'étais en panique à la moindre chose qui pouvait lui arriver.
Une fois qu'il faisait un peu frais, j'avais peur.
Et ce truc de parent, de se dire, mais imagine, il tombe malade,
je ne parle pas la langue, dans un pays où...
Vous n'avez jamais ressenti ça ?
Ou vous vous êtes dit, si ça arrive, ça arrive, en fait ?
Oui, je n'ai pas peur.
Mais j'ai peur de venir sur un plateau de télé, par exemple.
Parce que vous n'avez pas peur.
Et j'ai peur de l'avion.
Mais non, je n'ai pas peur.
Tout va bien se passer, quoi.
Il se passe.
Vous avez même voyagé enceinte, j'ai vu ça.
Oui, j'ai voyagé tout le temps enceinte.
Évidemment, j'avais des grossesses autorisées et tout ça.
Mais je suis allée partout enceinte.
Et le dernier voyage que j'ai fait, c'était deux semaines en Israël.
On a fait un grand road trip.
Et j'ai accouché deux semaines après de ma fille, très en avance.
Mais j'ai tout fait.
Elle a adoré l'Israël.
Mais j'ai marché, j'ai randonné, j'ai nagé.
Dans chaque voyage que vous détaillez,
vous faites une fiche technique de ce qu'il s'y passe.
Comment est la population sur place ?
Qu'est-ce qu'il faut faire ?
C'est ça aussi la partie la plus importante de votre livre ?
C'est de pouvoir partager ce que vous avez vu ?
Carrément. Et moi, mon rêve, ce serait que tous les gens qui le lisent,
que ce soit autant vos enfants qui se disent
« Mais j'ai trop envie de manger ça, j'adore ça ! »
Le plus grand qui va apprendre trois mots et le nom d'une capitale.
L'idée, c'est que je voulais vraiment pas faire un livre
qu'on pose sur une table, parce qu'il est joli,
mais c'est vrai qu'il est magnifique, mais comme ça, sur une table.
Mon idée, c'était que tout le monde, à n'importe quel âge,
le prenne et se dise « Je vais grignoter des infos. »
Et là, j'ai rencontré une femme lors d'une signature qui avait 75 ans
qui m'a dit « Je suis fan de vous, j'ai fait tous vos voyages.
Moi, j'ai plus d'enfants et tout, mais j'avais besoin que quelqu'un me guide. »
Elle était allée en Albanie, parce que j'ai raconté l'Albanie.
Elle avait loué une voiture, elle m'a dit « Moi, je fais ça au ventre de ma voiture. »
J'ai dit « À vivre avec les enfants, mais à vivre tout court. »
C'était l'idée.
Vous avez parlé, en tout cas dans le livre,
qu'il y a deux destinations.
Il y en a une que j'ai très envie de faire et qui me fait rêver,
et une qui est pour moi la meilleure région du monde,
la Namibie, que j'ai très envie de faire.
Et surtout, vous parlez de l'Andalousie,
qui est pour moi la meilleure région du monde.
Et la question est la suivante.
Est-ce qu'on prépare un long week-end et de longues vacances
de la même manière lorsqu'on a des enfants ?
Finalement, oui.
Moi, j'ai un tip pour voyager avec les enfants,
mais qui marche avec tout le monde.
Je pense déjà qu'on voyage léger,
et ça permet aussi de s'alléger un peu le cerveau.
Moins on a dans notre valise, plus on est agile,
plus c'est facile le matin,
plus c'est facile de faire des valises et tout.
Donc, en fait, moi, je pars pour un week-end
pareil que pour trois semaines en Namibie.
Enfin, j'ai la même valise.
Généralement, on a tous une valise-cabine,
et c'est la même pour tous nos voyages.
Et je prépare...
Ouais, je pense que je prépare pareil, avec mes envies.
Alors, pour celles et ceux qui nous regardent,
il y a aussi la Camargue dedans.
Il n'y a pas que la Namibie, on n'imagine que des beaux paysages,
mais il y a aussi des beaux paysages français.
Exactement. Il y a la Loire à vélo qu'on a fait.
On a fait les Pyrénées en Anne, et ma fille avait 18 mois,
et eux, ils avaient les garçons 3 et 5.
On est partis une semaine en Anne, dans les Pyrénées.
Il y a vraiment de proches et loin.
L'idée, c'est que je pense que l'aventure,
c'est plutôt un état d'esprit plus qu'une destination.
Parlons de l'état d'esprit.
Qu'est-ce que ça a changé chez vos enfants ?
Vous avez senti qu'il y a eu un apport de ces voyageurs ?
Je ne sais pas, ouais, par rapport à vos neveux et nièces,
si vous en avez, ou par rapport à leurs copains.
Est-ce que vous les sentez plus éveillés, plus curieux ?
Ils sont chiants, comme...
Déjà ?
Déjà, de base ?
Ce n'est pas la solution pour avoir des enfants parfaits,
mais je trouve qu'ils vont beaucoup vers les autres.
Ils n'ont pas peur.
Ils sont hyper débrouillards.
Mon aîné n'a pas de téléphone, il rentre n'importe où,
il appelle n'importe qui.
On se posait la question avec Agathe.
Est-ce que vous leur prenez des écrans quand vous voyagez ?
Moi, il est en 4e, il n'a même pas de téléphone.
Je suis vraiment à l'ancienne, ancienne, ancienne.
Moi, je n'ai pas d'iPad, donc non, il n'y a pas d'écran.
Dans les voyages, il n'y a zéro écran.
Ils ont une liseuse.
Franchement, l'écran, quand on va en Amélie, en Mongolie,
il est partout.
Trouver une prise, alors qu'il y a des paysages extraordinaires,
ce n'est pas la priorité.
Est-ce qu'il y a un voyage que vous aimeriez faire
avec vos enfants que vous n'avez pas encore fait ?
J'aimerais bien aller au Groenland.
Je sens que c'est en train de germer dans sa tête.
J'aimerais bien aller au Groenland,
je pense que les billets sont déjà pris.
J'aimerais bien aller au Groenland, j'adore le froid.
Les billets ne sont pas pris encore ?
Non.
Vous pouvez déjà, vous emmènerez Marie, parce que...
Le Groenland.
J'emmène Marie, on part au froid.
Elle n'aime que le froid, mais elle a quatre enfants.
Mais à mon avis, ils vont bien s'entendre,
parce que ça m'étonnerait qu'ils aient un téléphone aussi.
30 voyages incroyables à vivre avec les enfants.
Marie Fort-Ambroise, merci beaucoup.
Vous m'avez permis de voyager à travers quelques pages,
et rien que pour ça, je vous dis merci.
Quand je pense que vous prenez un bagage-cabine chacun,
alors que moi, c'est rien que pour les médicaments.
Moi, pour aller deux jours, je prends trois valises.
Oui, mais ça, c'est parce que vous voulez...
Si vous arrivez en Amélie, c'est pour que les gens vous voient.
Je veux que l'éléphant, quand il me voit, il se dit wow.
Évidemment, mais ça marche si il vous voit à la télé.
Allez, tout de suite, nous partons à vos côtés.
C'est notre dernier jour d'immersion à l'hôpital de la Timone, à Marseille.
Alors, je vais vous présenter des jumeaux, Roméo et Marin.
Roméo et Marin, ils ont 14 mois,
et ils se sont succédés aux urgences avec leurs parents,
parce qu'ils ont eu les mêmes symptômes,
mais à quelques heures d'intervalle.
Bisous aux parents.
Bonjour.
Ça va ?
Ça va, bébé ?
Oui, il a bien dormi, ça va.
Parfait.
Quand je vous dis, vous allez le prendre sous les genoux.
Vous allez mettre son dos contre votre torse.
Vous allez tenir un petit peu les bras.
Et après, la tête, je vais m'en occuper.
On met la petite lumière sur le doigt ?
Marin, c'est un enfant de 14 mois
qui est arrivé hier soir pour une crise d'asthme
aux urgences enfants, assez sévère.
On l'a traité avec des bronchodilatateurs et des corticoïdes.
Ensuite, c'était un peu tôt pour le faire rentrer à la maison.
Donc, on a voulu le garder sous surveillance
et on l'a installé à l'UHTD, dans le service où on est actuellement.
On va attaquer la ventoline, papa, vous tenez les mains.
Allez, on regarde.
C'est cinq fois.
Voilà, bébé.
Oh, mais il le fait tranquillement. Bravo.
Il est content.
Et c'est cinq respirations ici, papa.
Donc, on le surveille.
Et là, aujourd'hui, il y a son frère
qui a les mêmes symptômes que Marin avait hier.
Donc, on est en train de s'occuper de lui aux urgences.
Il devrait pas tarder à arriver à l'UHTD.
T'as le soin sur moi ?
C'est ton petit filet, là.
Viens, on va de l'autre côté, viens.
Hop là.
On va faire les petits bisous.
Allez, c'est parti.
Regarde, on fait les petits bisous.
Coucou.
Bonjour.
Moi, j'ai passé la nuit avec Marin, ici, à l'hôpital,
en pensant que Roméo allait très bien à la maison.
Il m'a appelé plusieurs fois dans la nuit en me disant qu'il respire mal.
Donc, j'ai dit de faire le même traitement que j'avais, moi, ici,
avec de la ventoline, mais ça n'a pas été efficace.
Et du coup, vu que moi, j'avais la voiture avec les deux sièges auto,
on a été obligés d'appuyer le 15 pour venir le chercher à lui
puisqu'ils pouvaient pas le transporter en voiture sans siège auto,
vu qu'ils ont que 14 mois.
Et donc, lui, il est arrivé,
il a récupéré celui qui est en forme, maintenant.
Il est là-bas, il a fait sa sieste,
et moi, j'ai récupéré le malade.
Donc, je suis reparti pour 24 heures sans sommeil.
Chanty, garçon.
Là, au bout de mois, c'est intenable.
Donc, j'imagine que pour lui, c'est difficile,
encore qu'il est très gentil.
Mais bon, voilà, j'aime bien regarder un peu tout ce qui se passe autour aussi,
l'environnement, et lui aussi.
Il aime beaucoup voir les gens.
Dès qu'il y a quelqu'un qui joue, il regarde.
Donc, c'est intéressant qu'il sorte aussi un peu.
Ça va commencer à être long.
J'ai eu des messages de Rémi comme quoi, pour Marin,
ça allait, on devrait sortir en début d'après-midi
avec une ordonnance, parce que finalement, il est asthmatique.
Roméo aussi, il a fait que la matinée, tant mieux.
Il va beaucoup mieux. Ordonnance, pareil, asthmatique.
Et ensuite, on verra dans un mois ou deux
la pneumopédiatre d'ici
pour voir si c'est de l'asthme du nourrisson
ou de l'asthme pour tout le temps.
On est là.
Mon bébé.
Les 200 bébés, on va pouvoir sortir.
Roméo, c'est un glouton, donc avant, il faut manger,
parce que sinon, ça va pas aller.
Mais voilà, on est contents, on a fini le processus.
Ils sont trop mignons, trop, trop mignons,
même s'ils doivent être un peu fatigués, les parents, ça.
Il faut quand même se le dire.
Un immense merci aux soignants de la Timone à Marseille
de nous avoir accueillis. On est très heureux de mettre en lumière
à chaque fois ces métiers
qui sont tellement importants dans la vie,
dans nos vies de parents.
Marie Perrarnot, ça serait pas l'heure du SAV des parents ?
Je crois que...
J'ai pas dit que c'était des reportages de Marius Zeuil.
Tous les reportages étaient super.
Marie, on va parler maths.
Oui, fais pas la gueule.
Vous le savez, j'aime que nos apprentissages,
qu'ils soient mathématiques ou littéraires,
se fassent en mode ludique.
Pourquoi ? Parce que le jeu est vraiment le meilleur vecteur
pour que nos enfants aient envie d'apprendre et retiennent les choses.
Il existe un endroit que j'ai visité, en Parisie, chez vous,
qui s'appelle les étincelles du Palais de la Découverte,
dans lequel on propose, pas moi-même,
mais des conférenciers proposent des récréations mathématiques.
Ce sont des ateliers durant lesquels les familles
peuvent venir jouer à des jeux mathématiques
pour se familiariser avec certaines notions
et parfois retrouver confiance en leur savoir
et en leur potentiel mathématique.
Moi-même ayant un potentiel mathématique proche du néant,
je me suis rendue avec Michael Spitzberg
dans un de ces ateliers que je vous propose de découvrir.
Alors, selon la fonction f de x,
avec la fractale, évidemment, et le carré de l'hypoténuse,
sur Thalès, on a un triangle qui est probablement rectangle en B.
Bonjour à tous.
Le but des récréations mathématiques,
c'est de se mettre dans la peau d'un chercheur ou d'une chercheuse en mathématiques.
Vous avez un quadrillage avec des pions colorés.
Et le but du jeu, c'est de placer tous les pions
de façon à avoir des couleurs et des tailles différentes
sur les lignes et les colonnes.
Eh bien, je vous laisse essayer de jouer à ce jeu-là.
Du coup, je me retrouve encore avec mes trois grandes...
Oui, oui, c'est raté, là.
Et j'ai réussi.
L'idée, ça va être qu'ils avancent chacun pas à pas
avec leurs capacités différentes, et en fait, mise en commun,
ils vont, à la fin, par groupe, tous y arriver.
Le groupe, lui-même, va y arriver.
Et ça montre que, finalement, chacun a des capacités différentes
et qu'on peut y arriver ensemble.
Et il y a aussi cette idée de moment familial,
déconnecté de tout ce qui est numérique.
Il n'y a aucun numérique, c'est vraiment que de la manipulation.
Et c'est un moment de réflexion et familial,
un bon moment qu'on passe ensemble.
Ici, il faut que je mette soit du vert, soit du jaune.
Choisis.
Alors, à ce moment-là, je mets celui-là ici.
Je ne vois aucune technique.
Je suis vraiment au pif.
Regarde l'expert.
L'expert.
On n'a pas la même taille et on a 10 couleurs différentes.
C'est-à-dire que j'ai pas de...
On va faire en genre, on n'a pas entendu les lumières.
Parfois, quand on fait les devoirs,
et particulièrement les mathématiques avec nos enfants,
on s'énerve, on s'énerve.
Alors, justement, le fait de faire des jeux, des énigmes,
d'essayer de les résoudre ensemble,
eh bien, ça crée une autre émulation,
apaisée de toute tension, dans le rire.
La joie et la bonne humeur.
C'est les mêmes.
C'est exactement la même ?
J'ai reçu mon notice.
Si vous souhaitez noter, c'est ici.
Alors...
J'ai trouvé un autre résultat !
Moi, j'ai le début, mais comment t'as fait, là ?
Mais c'est pas facile.
Oh, je comprends pas ce que ça fait.
Oh, je crois bien.
Je crois que ton cerveau est bien plus...
T'es plus optimiste.
Qu'est-ce que t'as préféré faire aujourd'hui ?
Les triangles avec les chiffres à placer.
Pourquoi c'est ce que tu as préféré ?
Parce que j'avais les réponses.
Moi, à chaque fois, elle me parle.
Je comprends.
Mais j'étais prof de maths.
Mais alors, ça...
Toutes ces formes de jeux, de défis,
tout ça, ça fait partie de ce que fait un chercheur en mathématiques.
Il va observer, échanger, essayer de trouver les solutions,
essayer d'avancer pas à pas, essayer de démontrer.
Et c'était votre rôle durant cette heure-là.
Eh bien, bravo à vous. Merci.
C'est toi le merci.
C'est génial.
C'est extraordinaire.
Je reconnais.
Ce qui est vraiment super, c'est que pour des enfants
qui ne sont pas tout à fait à l'aise en maths,
dans ces ateliers, on va tester différentes choses
et on va se rendre compte qu'il y a des choses
dans lesquelles on est plus à l'aise et d'autres pas.
Et on va comprendre la logique mathématique,
on va comprendre pourquoi on fait des maths
et comment on peut fonctionner,
qu'il n'y a pas toujours une seule réponse.
Parfois, il y a une multitude de réponses.
Parfois, il n'y a pas de réponses.
C'est vraiment un aspect des maths
qu'on n'a pas toujours le temps d'aborder à l'école.
Et c'est vraiment chouette de pouvoir le faire
de cette manière-là.
Evidemment, à Paris, c'est au Palais de la Découverte,
aux Étincelles.
Les ateliers coûtent 4,50 euros,
donc ce n'est pas très, très cher.
On s'y inscrit.
C'est ouvert aussi pendant les vacances scolaires
si vous êtes de passage à Paris.
Bref, c'est vraiment très sympa.
En revanche, si vous n'êtes pas parisien,
je vous ai quand même sélectionné des petits jeux mathématiques
qui peuvent être très chouettes.
Le premier, c'est chez Oxibul.
C'est tout simplement...
Ça, les enfants adorent.
Vous savez, c'est pour les plus jeunes.
On commence à faire du tri de jetons
et puis on va pouvoir mettre nos petits jetons
un petit peu à la manière d'un boulier.
Voilà, on a un tri de couleurs.
Ça, c'est super pour les tout petits.
Ça, c'est vraiment très, très sympa.
Là, on est plus dans un jeu de tri,
d'installation, de différenciation.
Exactement.
Ensuite, on va passer à tout ce qui va être...
Merci, Michelle.
Logique.
Jeu de logique.
Et alors, mon chouchou de cette année,
je peux vous le dire,
c'est ce jeu qui s'appelle Genius Square.
Il existe aussi en forme d'étoile.
Je vous ai sélectionné le carré.
De chez Smart Games.
Et alors là, Agathe,
on va faire une partie, vous allez voir.
Après, je vais m'afficher.
N'enlevez pas mes petites choses,
j'ai tout préparé.
Je vous dis un truc, Agathe,
vous ne pourrez pas être moins bonne que moi.
Je vais paniquer.
En fait, vous avez des petits dés.
Regardez, je vous le montre à la caméra.
C'est des qu'on va lancer
et ça va faire un petit...
Vous avez A5, A6, etc.
Ce sont des indications
qui vont vous permettre de mettre...
Chacun a son petit bazar.
Voilà, qui vont vous permettre
de mettre dans un premier temps
ces petits plots
pour bloquer ces cases-là.
D'accord ?
Donc A3, par exemple, je la bloque.
D6, etc.
Et ensuite, une fois,
ça va être mon plateau de jeu initial.
Et ensuite, mon adversaire et moi-même
avons donc le même plateau de jeu.
Et nous avons ces petites pièces...
C'est comme le travel en dupliquette.
Un peu comme un tangram.
Et on va devoir replacer ces pièces
le plus rapidement possible.
Oh, mon Dieu !
C'est fantastique.
Mais là, j'ai aucune intelligence
dans les mots.
Alors là, Agathe, vous allez voir
que vous partez de cette phrase
« je n'ai aucune intelligence dans l'espace »
que je partage avec vous, vous le savez.
Et néanmoins, vous allez voir
que c'est totalement faux
puisque vous allez réussir.
Mais non, regardez.
Il faut mettre la musique.
Non, pas du tout.
Regardez, ça y est, je suis morte.
Ah mais non, ne partez pas vaincus.
Je suis vaincue ?
Vous l'aurez compris.
Je suis vaincue ?
Mais non, c'est très sympa.
Regardez.
Oui, mais vous allez tenter autre chose.
On va avancer.
Et en fait, ça, c'est très sympa.
Vous avez perdu.
Vous avez le droit d'enlever.
Il faut tout finir.
Il faut tout enlever.
Après, Agathe, si vous avez le bras long,
vous pouvez supprimer la pièce.
À chaque fois, quoi qu'il se passe,
on peut tout placer.
Oui, tout à fait.
Oui, j'entends dans mon oreille
que c'est fini, mais non,
je n'ai pas envie parce que je suis en train de...
Non, je montre juste une autre collection
parce que, Djeko,
on a fait énormément,
et je m'arrêterai là-dessus.
Ce sont justement des trucs de logique.
Il y a des casse-têtes,
vous savez, les casse-têtes habituelles
qu'on a.
Il y a aussi des choses,
un petit peu de placement, etc.
Et il y en a pour tous les goûts.
On le disait, l'idée,
c'est qu'en maths,
on n'a pas tous les mêmes compétences.
Donc, à vous aussi, parents,
de tester différents jeux
pour voir dans lesquels votre enfant
est en réussite.
D'accord qu'il ne faut rien forcer.
Non, il ne faut rien forcer.
Écoutez, moi, je suis meilleure en cuisine
qu'en maths.
Oui, oui, on va cuisiner.
C'est mieux.
Je ne sais pas pourquoi,
je me sens beaucoup plus à l'aise
dans cette cuisine, Angèle.
Alors, Angèle,
je rappelle que vous êtes naturopathe,
que vous êtes chef cuisinière.
On est en pleine saison des courges
et des curcurbitacées en général.
Est-ce que, déjà,
vous pouvez nous dire
quels sont les bienfaits pour nous
de ces aliments
et pour nos enfants ?
Alors, les courges,
en général, sont excellentes
pour plusieurs raisons.
Déjà, elles ont une chair
très colorée.
Et comme tout ce qui est très coloré,
ça contient de grands antioxydants,
notamment la bêtacarotène,
qu'on retrouve aussi dans la carotte
et qui, donc, non seulement
donne un bon, un joli petit teint.
Bonne mine.
On peut regarder les bébés,
quand on leur donne
plein de purée de carotte,
généralement, ils ont bonne mine.
Ils ont bonne mine.
Et en plus, la bêtacarotène
est un précurseur
de la vitamine A
pour la vision,
pour l'immunité,
pour tous les petits maux de l'hiver.
C'est peut-être pas un hasard
qu'on la trouve tous les bébés.
On peut les manger crus, d'ailleurs,
parce que là, je vois que vous les avez...
Alors, on peut les manger crus.
Il faut qu'elles soient,
évidemment, bien fermes.
Dès qu'elle est un petit peu blette,
un petit peu abîmée,
on ne le fait pas.
Très, très fine, crue,
avec des échalotes,
du citron vert,
un petit filet d'huile de sésame,
un petit filet de citron,
et ça fait un petit carpaccio.
Pourquoi pas ?
Voilà, pourquoi pas ?
Alors, vous en avez apporté,
il y en a plus d'une dizaine
de sortes de courges.
Vous en avez apporté deux, trois.
Elles ont des utilisations différentes.
Moi, je ne sais jamais me repérer.
Oui, elles ont des utilisations différentes.
Alors, celle-ci, le potimarron,
on la trouve beaucoup.
C'est la plus simple,
parce qu'elle est extrêmement crémeuse,
elle est onctueuse.
On mange la peau,
surtout quand elles sont bio,
évidemment, parce qu'il n'y a pas
de pesticides.
Et donc, soit on la met au four
comme ça, entière,
et ensuite, on la coupe,
on la vide.
C'est beaucoup plus simple
à couper.
C'est un peu moins facile,
mais on peut faire mille trucs
avec l'arapé,
évidemment, faire des soupes,
des gratins et tout ça.
Et celle-ci,
qui est la butternut,
qui a un goût, vraiment,
qui est parfait
dans les plats sucrés-salés
comme les curries,
avec du citron vert,
des feuilles de citron,
de la crème de coco.
Oui, la citronnelle
et tout, trop bon.
Alors, votre défi,
c'est de nous faire trois recettes
hyper faciles
avec des courges.
C'est parti.
Donc, la première recette
que je voulais vous proposer,
c'était des lasagnes à la courge.
Trop bien, ça, ça nous plaît.
Donc, alors,
pour faire ces petites lasagnes,
on va commencer par préparer
notre petite crème.
Alors, c'est pas
une béchamel traditionnelle.
Évidemment, vous faites
ce que vous voulez.
C'est quoi ? C'est de la crème de coco ?
Ça, c'est de la crème d'amandes.
D'amandes, d'accord.
Mais vous pouvez faire
une petite béchamel normale,
mais moi, je trouvais ça sympa
de vous montrer d'autres idées.
Donc, crème d'amandes.
Là, on va mettre
un petit peu de muscade.
D'accord.
Donc, je mets de la muscade.
On peut rajouter,
si vous voulez m'aider,
vous pouvez m'aider
avec quelques branches
de thym et de laurier.
Et tout simplement,
on va faire infuser
un peu tout ça.
D'accord.
Et après, on filtrera.
Exactement.
Pour les lasagnes,
donc tout simplement,
on met les feuilles.
Ensuite, on va mettre
nos petites...
Là, vous avez vu,
c'est le potimarron.
Le potimarron,
on l'aura donc...
Très finement coupé.
Idéalement à la mandoline
ou avec un couteau très fin.
C'est quand même pas mal
d'avoir une mandoline chez soi.
La mandoline, c'est super.
Surtout les mandolines
japonaises,
qui coûtent 10 euros.
Vous les entretenez bien.
Il n'y a pas de mécanisme.
Vous faites attention
de ne pas vous couper.
Il y a des gants généralement.
Il y a des gants.
Il y a même des petits mécanismes
qu'on peut mettre au-dessus.
Ensuite, on met
notre petite crème
merveilleuse.
Oui.
Et puis, on peut mettre
un peu de parmesan.
On peut même
mettre de l'arricota
si on a envie
d'être encore plus gourmand.
Ou alors de la mozzarella
si on veut un petit côté
un peu filandreux,
sympathique.
Et puis après,
tout simplement,
on recommence.
Il y a les lasagnes.
Et on va faire ça
plusieurs fois.
On recommence l'opération.
On finit toujours
par le parmesan
pour le côté bien
grillé au-dessus.
Et ça donne quoi ?
Normalement,
elle donne plus envie
quand elle sort du four.
C'est sûr.
Moi, ça me donne très envie.
Franchement,
vous me l'avez réchauffée
et je suis très contente.
Je vous montre à l'intérieur
parce qu'en fait,
c'est assez sympa.
Ne me coupez pas.
Je ne sais pas de quoi
je me lance.
J'ai besoin d'avoir
de cristaux chauds de glace.
Je maîtrise.
Très, très peur.
J'ai l'impression
d'être sûre de vous.
Ecoutez, posons ce plat.
Je vous montre
un petit peu quand même
ce qu'il y a à l'intérieur.
Elle mériterait d'être réchauffée.
C'est canon.
Si elle est toute solide
comme ça, c'est vraiment parce que...
C'est génial, regardez.
Parce qu'il y a beaucoup
de parmesan.
Miam, mioum.
Miam, mioum, mioum, mioum.
Ensuite, deuxième recette.
Deuxième recette,
je voulais vous proposer
de faire un truc simplissime
pour l'apéritif,
mais vraiment très simple.
Vous savez qu'on peut utiliser
comme un houmous ou...
Ah oui, j'adore.
Une tarama.
Les trucs de l'apéro.
Qu'on peut mettre
avec des petits morceaux
de pain grillé
ou alors avec
des petits légumes coupés.
Enfin, comme on veut.
Ça, c'est de la crème entière.
Fromage frais.
Voilà.
Et purée.
Là, tout simplement,
c'est de la purée
de butternut qu'on met.
Hop.
On mélange à peu près
deux tiers, un tiers.
Si vous voulez,
vous pouvez mélanger.
Deux tiers de...
De fromage frais,
un tiers de courge.
On ajoute
des échalotes finement coupées.
Hum.
Un petit filet d'huile.
Ça va me faire ça.
C'est un petit filet.
C'est un gros filet.
Tout petit filet.
On est sur un gros filet d'huile.
C'est plus gourmand.
Moi, je préfère.
Prenez une bonne huile
bonne pour la santé.
Prenez du colza, du lin.
Une bonne, bonne huile.
Et là,
en gros,
ça va vous donner ça.
Déjà, c'est assez joli
sur la table.
Ça, vous pouvez le faire
avec absolument
tous les légumes.
Tremper des légumes dedans,
c'est génial.
Si vous pouvez le faire
avec de la betterave,
avec du radis,
ça vous fait plein
de couleurs différentes.
Un petit arc-en-ciel
pour l'apéro,
c'est sympathique.
Je n'ai pas mis
de sel et de poivre,
mais vous voyez l'idée.
D'ailleurs, puisque...
C'est dingue.
C'est tout simple.
Et là, après...
C'est dingue.
Autre astuce,
d'ailleurs,
pour ce petit...
Vous avez vu,
c'est un petit dip
qui est prêt
en à peu près 5 minutes.
C'est de l'étaler
sur une assiette
et dessus,
on peut mettre
des légumes
comme une salade
constrite.
Des légumes au four,
des légumes rôtis,
et ça fait
une super belle entrée.
Donc là,
je vous mets
des petites herbes
pour décorer.
Il faut passer
à la 3e recette.
J'ai perdu mes pouces.
Retrouvez-les.
Je vais décorer.
La 3e recette,
c'est quoi ?
La 3e recette,
c'est une recette
un peu plus surprenante.
L'idée est de faire manger
de la courge
aux enfants
puisqu'on a compris
que c'est un légume
qui est excellent
pour la santé.
On va faire
un gâteau
à la courge.
Tout simplement,
on fait fondre
du chocolat.
Là, on l'a fait fondre.
On ajoute
un peu de sucre
avec de la courge.
Je connaissais le gâteau
à la courgette,
mais pas à la courge.
C'est de la même famille.
On retrouve
les mêmes vertus
qui vont nous permettre...
Déjà, on ne met pas
de beurre
dans ce gâteau.
Et on aura quand même
du moelleux.
On aura quand même
du moelleux.
On casse
2 oeufs dedans.
On ne vous a pas aidé
car vous n'avez que
des petites cuillères
pour mélanger.
Là, ça va nous aider
maintenant qu'on va
utiliser ça.
On met
notre purée de courge.
Vous avez compris,
c'est des courges
qui sont cuites
à l'eau ou à la vapeur
et mixées.
C'est vraiment
une purée de base.
Autre astuce
au point où on en est
pour la courge,
quand vous faites
des pâtes pour les enfants
ou que vos ados ont du mal
à manger des légumes,
vous faites cette purée
que vous mélangez
avec de la crème,
du parmesan,
un peu de muscade
et ça fait une sauce
pour les pâtes,
le risotto.
Une sauce de l'arnaque.
C'est bien,
les petites sauces
de l'arnaque.
Qu'est-ce que ça donne
quand c'est cuit ?
Vous pouvez ajouter
la farine.
Après,
vous pensez bien
que ça ne reste pas là.
On le cuit ensuite
et on le déguste.
Quand c'est cuit,
ça donne
ce genre de gâteau.
Vous allez voir,
quand on va le couper,
je débarrasse
un petit peu.
Vous avez remarqué,
je viens toujours
avec mon gros bazar.
C'est bien,
on adore.
Vous savez quoi ?
On va retourner à table
et on va couper là-bas
parce qu'on n'a plus
de temps.
Il va falloir
que quelqu'un me succède
pour tourner
la pâte
et qu'on mette ça au four
pour qu'on puisse déguster
ça après l'émission.
Oui, vous en aurez.
Oui.
Je lance ce petit bazar
pendant qu'on coupe.
OK.
Donnez-moi le couteau, Angèle.
J'en profite.
C'est choquant.
On a besoin de vous
pour faire ces émissions.
Depuis son plus jeune âge,
votre enfant vous étonne
par sa précocité.
Il a appris à lire
tout seul à 3 ans.
Il s'est toujours exprimé
avec un vocabulaire riche.
Il comprend les notions
les plus abstraites
et se passionne
pour des sujets
pas du tout de son âge
pour témoigner
sur notre plateau,
lmdm-p2l.com.
C'est une folie.
Goûtez, Marion.
Je vais faire
le prénom du jour,
après je vais goûter.
Elle s'est coupée une part.
Ça va, ça va.
Le truc faisait 20 cm.
Le prénom du jour,
c'est Ilona.
Plusieurs pistes
sont envisagées
pour ce prénom.
Il y a des pistes.
Première piste,
le prénom hibraïque
est la you.
Cet ancien prénom
pourrait être interprété
au sens de Dieu et Yahvé.
C'était la piste n°1.
Piste n°2,
c'est grec.
Ça pourrait être
un dérivé
du prénom hongrois.
N'importe quoi.
Un dérivé hongrois
du prénom Hélène.
Un dérivé hongrois
du prénom grec.
On croit que c'est
un prénom grec.
Ilona est très répandue
en Hongrie.
En Hongrie,
c'est plutôt
un dérivé du prénom grec
Hélène de Troyes.
En France,
c'est un prénom qui fait
son apparition
dans les années 20.
On ne le savait pas,
mais on le sait.
Il se fête le 18 août.
Ilona est célèbre.
Ilona Smet,
la fille de David Hallyday
et d'Estelle Lefebvre.
C'est vrai.
J'y vais.
Je n'ai pas clé
le prénom.
C'est très bon.
C'est vrai que...
Courge, quoi.
Angèle,
je ne sais pas
que vous êtes ici.
Je veux vivre
dans vos cheveux.
Demain,
je serai avec quelqu'un
que vous connaissez bien,
pour bien...
Je ne travaille pas
dans cette émission.
C'est bel et bien.
Vous serez à 9h30.
Vous pouvez aller
sur France TV
pour voir toutes
les émissions
des maternelles
que vous allez rater.
On se retrouve lundi.
Je vous laisse rentrer.
A demain
et lundi
dans les maternelles.