"VALLS, VOUS ÊTES PIRE QU’UN ÉTRON" LA COLÈRE GRONDE APRÈS LA NOMINATION DU GOUVERNEMENT BAYROU

Le Média
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8 Vues de vidéo·26 déc. 2024
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Il vous reste moins d'une semaine.
Au lendemain de la révélation de la liste des membres du gouvernement Bayrou,
les commentaires battent leur plein.
Et d'abord dans la presse.
Les revenants, titre Le Quotidien de Centre Gauche Libération,
qui note que l'équipe Bayrou penche nettement à droite et reste sous la surveillance du RN.
L'échec assuré prophétise de son côté le journal d'inspiration communiste L'Humanité
qui écrit à la une, et je le cite,
en s'entourant de rescaper du gouvernement Barnier et de recycler de la Macronie,
il reprend l'équation politique qui conduit à la censure.
Le Figaro, de son côté, met en avant la démarche de François Bayrou
qui mise sur l'expérience de poids lourd de la politique venue de la droite et de la gauche
pour tenter de durer.
Le Monde, quant à lui, utilise l'expression, l'expérience sans l'ouverture
pour qualifier le casting de ce gouvernement
entre des personnages comme Manuel Valls aux Outre-mer,
où reviennent Gérald Darmanin à la justice et Elisabeth Borne à l'éducation
et où demeurent Bruno Retailleau à l'intérieur.
C'est justement sur ces personnalités d'expérience que se focalisent les critiques
et sur Internet qui n'oublie rien.
On se rappelle les scandales et les bourdes des anciennes et nouvelles stars gouvernementales
que disait par exemple le nouveau ministre des Outre-mer en 2015 sur l'île de La Réunion.
La Réunion c'est, vous le savez parfaitement,
c'est le premier département, c'est la première région d'Outre-mer,
c'est 800 000 habitants, c'est une place majeure dans le Pacifique.
Oui mais voilà, La Réunion, c'est dans l'océan Indien,
les déclarations péremptoires de Manuel Valls,
qui jurait en avoir fini avec la politique française,
remontent également à la surface.
Par ailleurs, au site où arrive un poste,
l'ex-premier ministre se faisait déjà incendier dans l'opinion,
comme c'était le cas ce matin sur France Inter,
où un auditeur a tenu à lui rappeler son pédigré
dans un vocabulaire quelque peu fleuri.
Jean-Noël, bonjour.
Oui, bonjour France Inter et merci de me prendre à l'antenne.
Je voudrais dire à monsieur Valls qu'il a participé sous Hollande
à la destruction de la gauche, qu'il a trahi le PS
et son candidat Benoît Hamon,
qu'il s'est exilé en Espagne et s'est fait jeter,
qu'il cherche à se rallier à Macron et n'a pas été élu.
Vous devriez avoir honte, vous êtes le pire des traîtres monsieur Valls.
Toute la France a honte de vos comportements.
Vous êtes pire qu'un éperon.
Jean-Noël, s'il vous plaît, je vous coupe.
Les cérémonies de passation de charges entre ministres sortants et ministres
ont également ponctué la journée d'aujourd'hui
et on retiendra la mise en garde du garde des Sceaux sortant,
Didier Migaud, à son successeur Gérald Darmanin.
Un Didier Migaud qui a dit, et je le cite,
« Être garde des Sceaux, c'est aussi ne pas pouvoir s'exprimer publiquement
dans un grand nombre de cas, contrairement à d'autres membres du gouvernement
qui, plus éloignés de la justice, peuvent s'y sentir davantage autorisés.
C'est donc garder pour soi ses opinions, ses réactions, ses émotions,
car la neutralité, l'impartialité et l'indépendance de la justice
doivent primer par-dessus tout. »
Des propos adressés à un interlocuteur qui a bruyamment exprimé
son soutien à Marine Le Pen, menacée d'inéligibilité
dans le cadre de l'affaire des assistants parlementaires du Front National
en raison de réquisitions du parquet.
Il est évident que dans ce contexte, le retour de Gérald Darmanin,
lui-même longtemps en prise avec la justice suite à des accusations de viol,
ressemble fortement à un signal politique, un signal politique préoccupant.
La menace d'une nouvelle censure de la gauche plane
n'assure que le gouvernement Bayrou passera l'hiver.
L'État français a-t-il tout mis en œuvre pour sauver les villes
qui pouvaient l'être à Mayotte ?
Pire, a-t-il saboté les secours attendus par les sinistrés ?
Près de dix jours après le passage du cyclone Chido qui a dévasté l'archipel,
l'incompréhension demeure face aux nombreuses défaillances
qui entourent la gestion de la crise.
Dans un article publié sur le site de Mediapart,
le journaliste Rémi Carayol rapporte que les habitants de l'île,
notamment dans les bidonvilles intotalement rasées,
ont attendu une semaine avant d'être aidés.
Les Mahorais ont pu toutefois compter sur le soutien des autorités des Comores
pourtant beaucoup plus pauvres mais plus promptes que la France
pour acheminer l'aide vers l'archipel.
Les Comores ont envoyé 250 tonnes d'eau en bouteilles
et des denrées alimentaires à compter de vendredi dernier.
L'aide se fait avec l'assistance sur place de l'organisation religieuse
Usuri Wadini, explique Oumed Nsedi, conseiller du chef de l'État comorien,
qui a ajouté « Nous avons clairement dit aux autorités françaises
que la sécurité civile comorienne était en attente de déploiement à Mayotte ».
Une autre source proche du gouvernement a précisé à l'AFP
que les Français ont refusé l'envoi de pompiers à Mayotte.
Jean-François Corti, le président de Médecins du Monde,
admet que la situation n'est pas simple à gérer mais interroge
« Est-ce une question de moyens ou peut-on parler d'une négligence assumée ? »
Sur BFM, le 21 décembre dernier, Patrick Miland, patron de Quasi TV,
un média Mahorais, se montre également très critique.
« Il existe des solutions immédiates pour avoir de l'eau pour tout le monde.
Au Comore, il y a une usine d'eau.
Les Comores, c'est à 60 km de Mayotte.
Simplement 60 km.
Il y a une usine d'eau à Madagascar à 323 km de Mayotte.
Il y a une autre usine d'eau capable de produire de l'eau en quantité
et ces gens sont capables de proposer de l'aide à Mayotte.
Seulement, je ne sais pas pourquoi, du côté de la France, non.
On n'a pas besoin de l'aide internationale et encore moins celle des Comores
et celle de Madagascar.
Un peu plus d'humilité, c'est bien que tout arrive de Paris ou de La Réunion
mais juste à côté de nous, il y a les possibilités.
À longueur d'année, on fait de la coopération régionale.
Ce serait bien que ce soit aussi dans l'autre sens. »
Des épidémies sont en train de se répandre.
La gaffe commence à circuler sur le territoire selon les services de secours.
« Dans certains centres d'hébergement, on constate pas mal de personnes
qui arrivent avec des plaies et des plaies qui ont besoin de soins immédiats.
Ça, ce sont les propos des médecins et l'analyse des médecins,
dans certains cas, ça ressemble à la gale.
Et attention, la gale, c'est extrêmement contagieux. »
D'après le dernier bilan provisoire du ministère de l'Intérieur,
le cyclone aurait fait 35 morts et 4136 blessés, dont 124 en urgence absolue.
Le Premier ministre François Bayrou a invité hier soir sur BFM à estimer
que le nombre de morts se chiffrait en dizaines et non en milliers
et serait très inférieur au chiffre alarmiste avancé.
Pourtant, dès le 15 décembre, 30 heures après le passage du cyclone,
le préfet de Mayotte, François-Xavier Bieuville,
évoquait certainement plusieurs centaines, peut-être même quelques milliers,
alors qu'il était en déplacement sur l'île.
Jeudi 19 décembre, Emmanuel Macron avait également estimé
que le nombre de victimes était vraisemblablement très supérieur
au premier bilan établi.
Certains évoquent le chiffre de 61 morts,
une information toutefois rapidement démentie par le ministère de l'Intérieur.
Un rapport de la mission de l'ONU en Haïti
et du Haut-Commissaire des Nations Unies au droit de l'homme,
publié ce lundi 23 décembre,
dénonce les conditions dans lesquelles 134 hommes et 73 femmes ont été abattus
entre le 6 et le 11 décembre à Port-au-Prince.
Stéphanie Tremblay, porte-parole auxiliaire du secrétaire général de l'ONU,
revient sur le rapport d'enquête sur le massacre récent
dans le quartier de Ouarf-Jérémy, à Port-au-Prince.
La plupart des victimes étaient des personnes âgées
accusées de pratiquer le voodoo
et de causer la maladie de leur enfant.
D'autres victimes incluent des personnes qui ont essayé d'évacuer l'endroit
ou qui ont été suspectées d'avoir publié des informations
sur ces crimes aux médias locaux en Haïti.
Depuis le début de l'année,
BINU et OHCHR
ont enregistré plus de 5350 morts
et plus de 2100 blessés
en raison de la violence dans le pays.
La violence des gangs déjà endémiques en Haïti
s'aggrave depuis des mois.
Meurtres, viols, pillages et enlèvements contre rançons s'intensifient.
On vient de l'entendre, depuis le début de l'année 2024,
plus de 5350 personnes ont été tuées
et plus de 2100 autres blessées
en conséquence directe des violences dans le pays.
C'est la fin de ce Flash Info
que vous pouvez retrouver sur la chaîne YouTube
et le canal 165 de la Freebox.
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