Régime cétogène, jeûne intermittent... Ces modes alimentaires provoquent des réactions métaboliques intéressantes, et comprendre les mécanismes de notre corps peut être un véritable atout pour prendre soin de sa santé, optimiser ses performances ou simplement élever son état d'esprit. Dans cet épisode, nous explorons les effets de la cétose sur l'esprit et le corps et nous commentons quelques observations et principes de vie. Bon visionnage !
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Alex shares his personal journey of discovering ketosis not as a weight-loss diet, but as a natural biological mechanism for adaptation. Through a pilgrimage in India and Nepal involving fasting and trekking, he explores the concept of metabolic flexibility—the body's ability to switch between glucose and ketones for energy to survive periods of scarcity.
Bienvenue sur Force Vitale, je suis Alex.
Quand on parle aujourd'hui du régime cétogène,
la plupart des gens pensent immédiatement à une méthode pour perdre de poids.
N'est-ce pas ?
Pendant longtemps, moi aussi.
Mais avec le temps, j'ai compris que cette vision était probablement incomplète.
Et si la cétose n'était pas un régime ?
Et si elle était simplement un mécanisme que notre corps possède,
mais que nous utilisons de moins en moins ?
Entre février et mars 2024,
j'ai interpris un pélégrinage entre l'Inde et le Népal.
Mon objectif était de rejoindre Lumbini,
le lieu où est née Siddhartha Gautama,
le Bouddha Sakyamuni.
Je voulais parcourir un parti de ce voyage à pied.
J'ai ressenti le besoin de ralentir,
de marcher et de vivre pleinement cette expérience.
Il n'est pas toujours facile de retrouver de l'eau potable
ou de la nourriture à laquelle on peut avoir pleinement confiance.
Je me suis alors demandé
si mon corps était capable de supporter plusieurs heures,
voire une journée entière, sans manger.
Je ne cherchais pas à perdre de poids.
Je ne suivis pas un régime cétogène.
Je voulais simplement préparer mon organisme
à être moins dépendant de la nourriture.
Et pendant près d'un mois,
j'ai progressivement modifié mes habitudes alimentaires.
Je commençais par des périodes de jeûne de 16 heures,
puis 24 heures, puis 36 heures.
Toujours progressivement.
Toujours en alternant avec des journées où je mangeais normalement.
Et j'ai continué également à marcher presque tous les jours
et à pratiquer une activité physique légère, bien sûr.
Mon objectif n'était pas la performance.
Je voulais simplement observer comment mon corps allait réagir.
Les premiers jours ont demandé un peu d'adaptation,
puis quelque chose a changé.
La faim était toujours présente,
mais elle coupait beaucoup moins de place dans mon esprit.
Mon énergie semblait plus stable.
Et surtout, je ressentais une étonnante clarté mentale.
Était-ce il est au jeûne ou à un début de cette hausse ?
Je précise qu'il s'agit uniquement de mon expérience personnelle.
Je me suis envolé pour quatre mois d'eau,
avant de rejoindre le petit village de Gandruk,
situé à environ 2000 mètres d'altitude.
Je suis resté deux jours avant de partir
vers les camps de base de l'Annapurna en Himalaya.
Bien entendu, je ne suis pas un alpiniste.
Je n'avais jamais entrepris un trek aussi exigeant.
Et pourtant, pendant huit jours,
j'ai marché entre quatre et six heures par jour,
jusqu'à près de 4300 mètres d'altitude.
Je me suis senti étonnamment en forme.
Je ne peux évidemment pas dire
que cette sensation était due à une seule chose.
L'entraînement, le jeûne, l'activité physique, l'altitude,
tout cela a certainement joué un rôle.
Mais une chose m'a profondément marqué.
Mon corps semblait beaucoup plus adaptable
que je ne l'avais imaginé.
Pourquoi mon corps s'était-il adapté aussi facilement ?
À mon retour, j'ai commencé à chercher des réponses.
Et c'est alors que j'ai découvert un mot
que je connaissais à peine.
La cétose.
Le jeûne est une pratique.
La cétose est un état métabolique.
Lorsque l'organisme manque de glucose,
il commence progressivement à produire des corps cétoniques
à partir des graisses.
C'est ce changement des carburants
qui s'appelle la cétose.
Et c'est précisément ce mécanisme
qui a éveillé toute ma curiosité.
Dans les années 1920,
les neurologues l'ont utilisé
pour traiter certaines formes d'épilepsie.
Ils avaient observé que les cerveaux
pouvaient utiliser les corps cétoniques
comme une source d'énergie alternative
lorsque le glucose devenait moins disponible.
Mais pourquoi notre organisme
possédait-il cette capacité ?
La réponse est probablement
liée à notre évolution.
Pendant des centaines de milliers d'années,
nos ancêtres alternaient naturellement
période d'abondance, période de manque.
Et lorsque les réserves de glucose diminuaient,
les foies transmettaient progressivement
une partie des graisses
stockées en corps cétonique.
Ces molécules devenaient alors
un carburant capable d'alimenter
les cerveaux, les muscles et d'autres tissus.
Autrement dit,
la céteuse n'est pas une anomalie.
C'est une formidable capacité d'adaptation
que notre organisme possède depuis toujours.
Aujourd'hui, notre mode de vie
est très différent.
Nous avons de la nourriture à disposition
presque en permanence.
Nous mangeons souvent dès le réveil.
Notre organisme fonctionne donc
la plupart du temps avec le glucose
comme une principale source d'énergie.
Il a beaucoup moins souvent besoin
d'activer cette autre voie métabolique.
Les chercheurs parlent alors
de flexibilité métabolique.
C'est la capacité de notre organisme
à passer naturellement
d'un carburant à un autre
selon les circonstances.
Plus cette flexibilité est préservée,
plus notre corps
est capable de s'adapter
au changement.
C'est probablement là
qui réside le véritable
intérêt scientifique de la cétose.
Non pas rester en permanence
dans cet état,
mais conserver cette remarquable
capacité d'adaptation.
Les régimes cétogènes, lui,
reposent sur une alimentation
très pauvre en glucides
afin de favoriser l'apparition
d'un état de cétose.
Chez certaines personnes,
un jeûne suffisamment lent
peut également conduire temporalement
à cet état métabolique.
Mais les deux approches restent différentes.
Je ne peux pas affirmer
que tout ce que j'ai ressenti était doux
à la cétose.
Les jeûnes, l'entraînement, l'activité physique,
l'altitude, les sommeils,
les contextes émotionnels,
tous ces éléments ont probablement contribué
à cette expérience.
Mais, en revanche, je peux affirmer une chose.
Sans cette curiosité, je n'aurais
jamais découvert à quel point
notre organisme possède
des ressources extraordinaires.
Merci d'avoir suivi
cette exploration avec moi.
Et si vous avez aimé ce type de contenu,
je vous donne un rendez-vous
très bientôt pour une nouvelle exploration
sur Frostytale.