10h…. Tiens c’est bientôt l’heure de la cantine pour nos enfants ! Nous partons à l'école Maryse Bastié de Romainville en Seine-Saint-Denis : ici les élèves déjeunent des repas faits maison et à base de produits locaux ! Un reportage de Léa Benet.
Présentée par Agathe Lecaron, La Maison des Maternelles est le rendez-vous quotidien consacré à la parentalité et petite enfance. Dans ce magazine, l’animatrice et les spécialistes qui l’entourent ont pour ambition de répondre aux interrogations des jeunes parents, proposant ainsi une émission de service. En toute liberté, de façon positive et décomplexée !
Montille, c'est bon, j'ai vu.
Haricots verts.
Des concombres.
Ils sont bons.
Ça c'est des produits bio.
Tous ces produits viennent de vers 200 km, voire d'Ile-de-France.
Belles pommes de terre.
Toutes fraîches.
Le menu aujourd'hui c'est concombre à la crème,
plus brandade de légumes et de poissons.
C'est une cantine 100% fait maison, 100% bio,
et un maximum de produits locaux.
On va passer au cuiteur.
Avant, c'était des plats déjà cuisinés.
Ils recevaient des barriquettes.
On fait tout à la main.
Ils mettent les oignons.
Quand on a des grandes quantités, on a les machines pour faire les grandes quantités.
Quand on a des petites quantités, on les fait à la main, tout seul.
Et tout est fait avec amour.
On entend le bruit de la cuisine, on entend le bruit des marmites qui graissent.
Oui, ça c'est un bonheur.
La réalité, c'est que c'est pas plus cher.
Deux euros pour l'achat des matières premières, 100% bio,
et ensuite de l'imagination, du plaisir, de l'engagement de la part des agents
et des cuisiniers pour pouvoir sortir des repas.
Et aujourd'hui, en coût global, on arrive à un prix inférieur
à notre modèle de livraison de barquettes et de liaisons fraides.
Les filles, vous venez goûter ?
Moi, il manque du sel.
Trop bon.
Non, il manque pas de sel.
C'est un plaisir de se réveiller le matin et de venir cuisiner.
C'est plus de travail, c'est plus d'amour de venir en cuisine.
En fait, ça n'a rien à voir. C'est un changement radical.
Avant, on reçoit les repas déjà prêts, juste à chauffer et à servir.
Vous avez redécouvert votre métier ?
Franchement, oui.
Ici, on a semoule au caramel.
Là, tu vas mettre le caramel dessus.
On en prépare combien ?
250.
Ce que les enfants aiment, il n'y a pas que les enfants, moi aussi.
Avant, ça n'avait pas beaucoup de goût.
La viande et le poisson, c'était mauvais.
Ça avait un peu le goût plastique.
C'était pas bon.
C'était pas varié.
Même les gnocchis, ils étaient pas bons.
Ça va, c'est bon ?
J'ai bien aimé ce qu'on a mangé aujourd'hui.
Je trouve qu'elle a beaucoup changé et que c'est beaucoup mieux.
J'aime plus, c'est plus bon.
Même si on a des légumes qu'on n'aime pas,
au fond, c'est bon.
Des fois, je n'aime pas tout, mais je trouve que c'est bon.
On a divisé notre gaspillage alimentaire par trois.
Tout ce qui est produit et qui n'est pas servi aux enfants
est réutilisé et réemployé dans d'autres recettes.
Je donne un exemple.
On produit trop de riz,
on va réutiliser le riz à travers des galettes de légumes.
C'est parti pour goûter !
C'est le meilleur !
Je vous conseille !
Les gens me disent que c'est comme si c'étaient des enfants.
Oui, ce sont mes enfants.
Je fais à manger pour mes enfants,
plus les enfants des autres.