REPLAY - Pour une vie sans cancer, j'ai dĂ» faire un choix..-5/11/24- La Maison des maternelles #LMDM
A demain.
...
- A.Lecaron: Bonjour.
Si vous étiez avec nous il y a quelque temps,
vous avez remarqué que j'ai vécu un échec de carriÚre.
Je voulais me mettre en D.Trump.
- H.Loussaief: Ca passait quand mĂȘme...
- A.Lecaron: Ca n'allait pas.
Il fallait que je sois plus orange.
Je serai Agathe Lecaron, voire Bruno Lecaron si je remets
ma perruque.
J'espĂšre que vous allez bien.
Vous ne rigolez pas quand je dis "Bruno"?
- H.Loussaief: Il fallait rire?
- A.Lecaron: On est trĂšs heureux de vous accueillir.
On est en direct.
LĂ , vous vous dites que ce serait bien
d'aller au marché...
Mais non!
Il y a du brouillard.
Il fait ultra froid, Ă part dans le Sud,
oĂč vous ĂȘtes Ă peu prĂšs sauvĂ©s.
Dans le Nord, restez dans votre canapé.
Dans le Sud, vous partirez vers 10h30.
On va entendre un témoignage important,
celui de Laurie.
A 37 ans, elle a découvert qu'elle portait
dans ses gÚnes un risque élevé de développer un cancer du sein
ou des ovaires.
On connaßt ce gÚne grùce à A.Jolie, qui a beaucoup communiqué
lĂ -dessus.
Elle a fait beaucoup avancer cette cause.
On n'avait jamais entendu, dans "Les Maternelles",
le témoignage de quelqu'un qui l'avait vécu.
Elle a dû prendre des décisions radicales.
Dr J.FougÚre, vous ne seriez pas le pédiatre attitré
de cette émission?
- Dr J.FougĂšre: J'ai comme l'impression
que c'est peut-ĂȘtre vrai.
Je serai lĂ le mardi matin avec vous!
- A.Lecaron: On fait les fondamentaux.
- Dr J.FougĂšre: On va parler vaccins.
C'est indispensable pour la santé des enfants.
Je vous aiderai Ă y voir plus clair.
- A.Lecaron: Il y a une défiance trÚs forte.
C'est une spécialité française, d'avoir peur des vaccins.
On en parlera avec vous.
Quand je partais avec Gaspard de chez le pédiatre,
j'étais en pleurs et je savais que c'était un peu disproportionné.
Mais aprĂšs son vaccin, je chialais.
Je sentais qu'il avait souffert.
J'ai perdu Yasmine.
- Y.Oughlis: Je suis un peu malade!
- A.Lecaron: C'est pour ça que vous me regardez comme ça?
Vous essayez de décrypter ce que je dis?
- Y.Oughlis: Je suis un peu Ă la masse.
Les ados, c'est ma passion dans la vie.
J'ai ouvert le bureau des plaintes.
Qu'est-ce qu'ils changeraient, s'ils le pouvaient,
dans leur collĂšge?
- A.Lecaron: Les portables acceptés?
- Y.Oughlis: Non.
- H.Loussaief: On va parler d'une chose qu'on connaĂźt
quand on est tout jeune parent et qu'on se demande
comment c'est possible que ça arrive: les injonctions.
Il y a toujours des gens qui vous donnent des leçons:
"Il ne fallait pas faire ci, faire ça..."
On reçoit C.Genovesi Fluitman.
Elle publie ce livre.
Contactez-nous.
Dites du bien de la chemise d'A.Lecaron!
- A.Lecaron: Jules, il va falloir prendre exemple sur les couleurs
pastel...
- Dr J.FougĂšre: Je ne veux pas prendre la vedette!
- A.Lecaron: Il faut des pulls qui boulochent.
Tout de suite, les Actus d'Houss.
- C'est les Actus d'Houss.
- A.Lecaron: Vous l'avez mal pris?
- H.Loussaief: Je vais le noter...
- A.Lecaron: Je sais que c'est fait exprĂšs!
- H.Loussaief: Pull qui bouloche, interdit.
L'Actu santé.
...
Un avenir radieux dans lequel va pouvoir se projeter Mathéo.
Agé de 2 ans et demi, il vient de subir une double greffe
foi et rein qui lui a sauvé la vie.
Un cas unique en France.
Il est atteint d'une maladie gĂ©nĂ©tique rare empĂȘchant
son organisme d'absorber correctement les protéines.
Il a été opéré pendant 13 heures.
Les soins du quotidien restent assez lourds: une vingtaine
de médicaments par jour, une visite hebdomadaire
Ă l'hĂŽpital Necker...
Il va pouvoir envisager, aprĂšs toutes ces souffrances,
une rentrée scolaire en septembre 2025.
C'était impensable il y a quelques mois.
Bravo aux progrÚs de la médecine et à ce petit garçon courageux.
- A.Lecaron: Trop mignon.
On l'embrasse.
- H.Loussaief: On enchaßne avec le réseau social préféré
de Yasmine.
C'est l'Actu connectée.
...
- Y.Oughlis: Je me méfie de ce qu'il va dire...
- H.Loussaief: Ce n'est pas Tinder.
C'est TikTok.
- Y.Oughlis: Voire Grindr!
- H.Loussaief: 7 familles assignent TikTok
devant le tribunal judiciaire de Créteil.
Ces parents reprochent à ce réseau d'avoir exposé leurs enfants
Ă des contenus dangereux.
Promotion de l'automutilation, des troubles alimentaires...
Parmi les 7 adolescentes, 4 ont tenté de mettre fin
Ă leurs jours.
C'est la 1re fois qu'en Europe, un collectif...
- A.Lecaron: C'est bien que les parents se mobilisent.
- H.Loussaief: Ils ont monté cette action.
L'objectif est de faire comprendre au tribunal judiciaire
que le réseau social chinois a commis une faute
en laissant circuler ces contenus.
Ils disent qu'il n'y a pas eu de message de prévention
pour les jeunes.
Si des parents nous regardent et ont peur de ces tentatives
de suicide possibles pour leurs enfants via les contenus
qu'ils regardent, un numéro de prévention est mis en place.
N'hésitez surtout pas à en parler.
On finit avec une histoire folle.
C'est l'Actu généalogie.
...
On a un réalisateur qui a le sens de la musique...
- A.Lecaron: Il fait sa gym sur les jingles!
Et 1, et 2, et 3...
- H.Loussaief: En Angleterre, de femmes demandent réparation
aprÚs avoir été échangées à la naissance.
Je connais votre passion pour ce genre d'histoires.
L'histoire est folle.
- A.Lecaron: C'est dans le Minnesota?
- H.Loussaief: En Angleterre.
Un homme prénommé Tony se voit offrir un test ADN,
comme ça arrive souvent, pour connaßtre ses origines.
Il apprend que sa soeur avait fait le test...
- A.Lecaron: C'est interdit en France de faire ça.
- H.Loussaief: Elle fait le test.
Il se rend compte que ce n'est pas sa soeur biologique.
Par contre, l'organisme lui envoie un courrier en lui disant
qu'une fille qui a fait le test un an plus tĂŽt
est sa soeur biologique.
Il entre en contact avec cette jeune femme.
Ils se rendent compte que Claire et Jessica sont nées
dans le mĂȘme hĂŽpital et qu'elles ont Ă©tĂ© Ă©changĂ©es
Ă la naissance en 1967.
Histoire folle.
55 ans plus tard, les femmes demandent réparation.
Les responsables de l'hĂŽpital assurent travailler
sur ce cas unique et complexe.
- A.Lecaron: Unique...
- H.Loussaief: Vous pensez que ça arrive souvent?
- A.Lecaron: Pas souvent, mais plein de fois.
- H.Loussaief: Il y aurait peut-ĂȘtre une indemnisation.
C'est ce sur quoi travaille l'hĂŽpital.
Comment on définit...
Vous avez loupé 50 ans de vie de famille.
- Y.Oughlis: Ca dépend si tu es dans la famille pourrie!
- A.Lecaron: Vous voulez des gùteaux et un thé?
On ne va pas débattre pendant 5 ans.
Merci.
Prochaines Actus d'Houss demain, Ă 9h37.
Soyez au rendez-vous.
C'est l'heure de Les Yeux dans les yeux.
Laurie va nous raconter son histoire.
...
Bonjour. Bienvenue.
Vous ĂȘtes la maman de Rose, ThĂ©ophile et Maleaume.
A la naissance de votre petit dernier,
vous avez appris que vous étiez porteuse
d'une mutation génétique qui augmente considérablement
votre risque de développer un cancer du sein et des ovaires.
On connaĂźt un peu ce problĂšme grĂące Ă A.Jolie.
On n'en parle pas assez dans "La Maison des Maternelles".
Vous avez pris la décision radicale de faire une ablation préventive
des 2 seins et des ovaires.
Comment vous avez découvert que vous étiez plus à risque
que bien d'autres femmes de développer ces cancers?
Il y en avait beaucoup dans votre famille?
- Laurie: Un seul, mais ça suffit.
Ma maman, en 2007, a développé un 1er cancer du sein.
En 2007, on ne parlait pas des tests génétiques.
Il a été lourd mais bien traité.
Rémission totale.
Il fallait se faire suivre, avec ma soeur, Comme n'importe qui
qui en a dans la famille.
Ce n'était pas trÚs lourd.
A la naissance de mon dernier enfant,
j'ai appris que ma maman Ă©tait elle-mĂȘme porteuse
de la mutation génétique.
- A.Lecaron: Son cancer a récidivé.
Elle a demandé à faire un test.
Là , elle a appris qu'elle était porteuse de ce gÚne.
Comment vous avez réagi à ces résultats?
Ca a dĂ» ĂȘtre horrible pour vous.
- Laurie: C'était une journée particuliÚre.
Tout à fait par hasard, je lui ai demandé,
le jour de la naissance de Maleaume, quand ses résultats
allaient arriver.
Il n'avait que 5 ou 6 heures.
Elle était venue me voir à la maternité.
Il y a eu un blanc.
J'ai senti qu'elle savait depuis un moment.
- A.Lecaron: Elle ne voulait pas vous perturber alors que vous étiez
enceinte.
- Laurie: Ca a été à la fois un choc...
Vous voyez le moment oĂč on est tout Ă notre joie d'avoir un enfant
en bonne santé...
Je n'ai pas réalisé.
Quand elle est repartie de ma chambre de maternité,
je me suis demandé ce qui s'était passé.
"Ma vie a changé."
Ce n'était pas juste parce que j'avais eu
un autre enfant.
Il venait d'y avoir une information choc.
Je n'ai pas trop réalisé à ce moment-là .
- A.Lecaron: Quand avez-vous pris la décision de vous faire dépister
aussi?
- Laurie: 6 mois plus tard.
C'était à la rentrée 2019.
Je me suis dit: "Moi aussi, il faut que je me fasse tester."
J'ai proposé à ma soeur qu'on y aille ensemble.
On est allées se faire tester toutes les deux.
- A.Lecaron: Vous ĂȘtes allĂ©e au service d'oncogĂ©nĂ©tique
de l'hĂŽpital Pompidou, Ă Paris.
Vous ĂȘtes allĂ©e avec votre conjoint chercher les rĂ©sultats.
Vous pouvez nous raconter le moment?
Un vrai trauma?
- Laurie: Je ne me souviens pas trĂšs bien de ce rendez-vous.
- A.Lecaron: Tellement ça a été un choc.
- Laurie: Il y a eu l'annonce par une oncogénéticienne.
J'ai entendu des mots...
A part pleurer, je n'ai rien fait.
Quand on m'a dit que j'étais porteuse
et Guillaume qui a posé des questions...
Je ne me rappelle plus quoi.
Il y avait un rendez-vous obligatoire avec une psychologue.
- A.Lecaron: C'est pas mal.
- Laurie: Vachement bien.
Je ne suis pas sûre que j'aurais fait cette démarche.
Elle a été présente pour moi dans tout le parcours.
Je me souviens bien des mots qu'elle a pu poser, de la colĂšre
que j'ai pu exprimer...
Ca a été...
- A.Lecaron: Quand on est porteuse de cette mutation, on a
entre 40 et 85 % de chances supplémentaires
de développer un cancer du sein.
C'est énorme.
La seule solution pour conjurer cette injustice, c'est de se faire
enlever les 2 seins.
Comment vous avez pris cette décision?
Une fois que vous avez les résultats,
il faut "processer", intégrer ce choc.
A quel moment vous vous ĂȘtes dit que vous alliez faire le meilleur
pour vous?
- Laurie: Quand on nous explique ce que ça implique...
Ce n'est pas que le cancer du sein.
C'est les ovaires, la prostate pour les hommes, les mélanomes
et le pancréas.
Ca dépend de l'historique familial.
J'ai vécu par procuration le cancer de ma maman,
les cancers de ma maman.
Je sais ce que c'est d'avoir une maman ou un proche
qui combat ça depuis de nombreuses années.
- A.Lecaron: Vous avez vu les chimios, la radiothérapie...
- Laurie: La rémission aussi, la mastectomie...
Ma 1re réaction, c'est: "Ce cancer ne passera pas par moi.
Je ne ferai pas vivre ça à mes enfants, à mon mari,
Ă mes proches.
Je n'aurai pas la force qu'elle a eue pour subir tout ça,
donc je me fais retirer ma poitrine."
C'était clair pour moi.
- A.Lecaron: DÚs le début.
- Laurie: Par contre, je ne suis pas malade.
Je ne fais pas de reconstruction Ă plat.
Je me fais reconstruire...
Je ne savais pas trop comment.
- A.Lecaron: Vous n'aviez pas envie de faire une opération de chirurgie
esthétique, de vous mettre des faux seins.
- Laurie: Sans aucun jugement, ce n'était pas du tout ma démarche.
Je n'avais pas envie de me faire refaire la poitrine.
Les prothÚses, c'était non.
Sauf que, comment on fait?
Il y a eu 2 associations qui ont aidé.
Sur la liste du personnel que je pouvais solliciter
Ă l'hĂŽpital Pompidou, il y avait un nom qui avait retenu
mon attention, celui du professeur L.Lantieri,
un chirurgien esthétique en reconstruction globale,
pas uniquement mammaire.
Il fait des greffes de visage.
Je me suis dit que j'allais le voir.
- A.Lecaron: Il vous a proposé une méthode alternative?
- Laurie: Il m'a présenté toutes les méthodes: les prothÚses,
les reconstructions Ă plat et toutes les autres techniques
de reconstruction, notamment celle que j'ai choisie, du Diep.
Il y a la partie mastectomie.
On vient ensuite prélever de la graisse au niveau du ventre
et des vaisseaux sanguins, des artĂšres et des veines,
qu'on vient replacer dans la poitrine et remodeler.
- A.Lecaron: Ce n'est pas anodin.
Vous le dites trĂšs justement: "Je ne suis pas malade."
Vous allez rentrer dans quelque chose de trĂšs lourd
alors que vous n'ĂȘtes pas malade.
C'est ce qui est difficile, de se dire qu'on met
toutes les chances de son cÎté, mais que, si ça se trouve,
on ne va rien développer non plus.
C'est un pari.
Vous en avez parlé à vos enfants?
- Laurie: Oui.
On a fait une erreur Ă ce moment-lĂ .
On parle beaucoup avec les enfants.
On a toujours essayé d'adapter le discours
en fonction de leur Ăąge.
On a parlé à nos 3 enfants, qui avaient 1 an, 8 ans et 10 ans
Ă peu prĂšs, ensemble, avec un seul vocabulaire
que Maleaume n'a pas pu comprendre.
Il était trop petit.
AprÚs, mes deux grands, c'est différent.
Mes enfants sont trĂšs proches de ma maman.
Ils ont vécu tout ça.
Ils ont vu ma mĂšre en maillot de bain, parfois Ă plat,
parfois avec des prothÚses à l'intérieur
de son maillot de bain.
Pour eux, c'était normal.
Les grands ont bien compris.
Pour Maleaume, c'était plus compliqué.
- A.Lecaron: La mastectomie était une opération trÚs costaude.
Est-ce que, à votre réveil, vous étiez soulagée?
- Laurie: Pas tout de suite.
J'ai eu des complications pulmonaires, donc rien Ă voir
avec l'acte en lui-mĂȘme.
C'était une opération qui durait 10 heures.
- A.Lecaron: 10 heures?!
- Laurie: J'ai eu des petites complications pulmonaires,
un truc qui arrive assez souvent mais dont je n'ai pas réussi
Ă me remettre suffisamment vite.
Je me suis dit: "Purée, pourquoi j'ai fait ça?"
Je me suis dit ça pendant 6 mois.
Quand je passais devant un miroir, je ressemblais Ă Frankenstein.
J'ai 1,13 m de cicatrices.
Dans les quelques semaines qui suivent, c'étaient des soins...
Une fois que j'ai eu l'opĂ©ration de symĂ©trisation, qui pourrait ĂȘtre
la derniĂšre...
Je me suis dit: "Evidemment."
C'est Ă ce moment-lĂ que j'ai eu l'impression d'avoir
une 1re épée de DamoclÚs qui s'enlevait...
- A.Lecaron: C'est un poids trĂšs lourd qui s'enlĂšve.
La derniÚre étape, c'était en avril dernier,
avec l'ablation des ovaires et des trompes.
C'est enlever des organes totalement sains pour éviter
un cancer probable.
- Laurie: Tout ça, ça part en analyse.
Ils étaient totalement sains.
J'en ai eu la confirmation.
J'ai autant de risques...
Ce n'est pas les mĂȘmes pourcentages, mais je n'avais pas
un seul risque, j'en avais plusieurs,
dont les ovaires.
Je n'avais pas terminé.
Mais ce n'est pas si simple.
Ca veut dire ne plus avoir d'enfants...
Bon... MĂȘme si on n'en veut plus, ce n'est pas une dĂ©cision simple
Ă prendre.
Ca veut dire ĂȘtre mĂ©nopausĂ©e Ă 40 ans.
- A.Lecaron: Vous avez été ménopausée de façon précoce.
Vous avez eu toute la batterie de symptĂŽmes:
les bouffées de chaleur...
- Laurie: C'est la grosse différence avec une femme...
On sera toutes ménopausées un jour.
Pour vous, ça arrivera progressivement.
Pour nous, ça arrive tout de suite.
Ils sont tous lĂ d'un seul coup.
Il y a des trucs substitutifs qu'on peut choisir
de prendre ou pas.
Au début, je m'étais dit que non, mais je les ai pris
au bout d'un bois.
Les bouffées de chaleur, les migraines...
- A.Lecaron: Les traitements actuels, pour rassurer les femmes,
il ne faut pas se fier Ă ce qu'on entend...
On entend des choses terribles d'une étude américaine
qui date des années 70.
Aujourd'hui, on a plus de recul.
- Laurie: Qui étaient fausses.
C'est ce qu'on nous dit aujourd'hui.
C'était mal interprété.
- A.Lecaron: Ce n'était pas des hormones naturelles.
- Laurie: Les médecins m'ont expliqué ce qu'il fallait retenir
de toutes les études.
Je me tapais la tĂȘte contre les murs.
On me demandait si j'étais irritable.
"J'ai mal Ă la tĂȘte, Ă©videmment que je suis irritable!"
C'était difficile.
- A.Lecaron: A quel moment vous vous ĂȘtes dit
que vous n'aviez plus ce poids?
Vous arrivez à ne plus penser à tout ça?
- Laurie: Presque.
Pour moi, je n'ai plus le poids.
Je l'ai ressenti en me réveillant de l'anesthésie en ambulatoire.
- A.Lecaron: Elle est beaucoup moins lourde.
- Laurie: C'est 4 petits trous en coelio qu'ils ont faits
dans les cicatrices que j'avais déjà .
Je sais qu'il faut que je continue Ă me faire suivre
comme n'importe quelle femme, mais c'est tout.
Mais dans un petit coin de ma tĂȘte, et j'essaie
de ne pas trop y penser, c'est génétique.
J'ai 3 enfants.
On a tous ce gĂšne en nous.
- A.Lecaron: Votre soeur est porteuse aussi?
- Laurie: Non. C'est la loterie.
Chaque enfant a 1 chance sur 2.
C'est beaucoup.
- A.Lecaron: Vous ĂȘtes suivie par Pompidou?
Vos enfants auront un protocole de suivi?
- Laurie: On s'engage Ă le dire Ă nos descendants.
Mes enfants le savent.
Ils ont le choix...
On n'est pas obligé de se faire tester.
On ne peut pas se faire tester avant 18 ans, en France.
Ce n'est pas le cas dans tous les pays.
On va les pousser Ă se faire tester,
mais pas trop rapidement non plus.
Avant 25 ou 26 ans, on ne peut rien faire
pour une fille.
Pour mes garçons...
Le cancer du sein existe pour les hommes.
En général, il est génétique.
Il est beaucoup plus grave.
Il est récidivant, métastatique...
- A.Lecaron: Vous savez que vous avez pris
la bonne décision.
Pas de regrets.
Je vous souhaite une belle et trĂšs longue vie
avec votre belle famille.
Vous racontez votre vie dans un livre auto-édité.
Je voudrais citer 2 associations qui vous ont beaucoup aidée:
Geneticancer et Reconstruction Sein Infos.
Avec ça, vous avez toutes les infos pour vous accompagner si vous ĂȘtes
dans le mĂȘme cas que Laurie.
Merci d'ĂȘtre venue.
Vous ĂȘtes tellement lumineuse qu'on se dit
qu'il n'y a pas de fatalité.
Ce n'est pas fini!
Il y a notre 2e émission qui arrive dans quelques secondes.
Vous allez retrouver notre pédiatre J.FougÚre,
qui parle des vaccins.
Si vous avez des enfants, gros sujet.
Yasmine nous emmĂšne au collĂšge.
Yasmine nous emmĂšne au collĂšge.
...
- A.Lecaron: Bienvenue dans "La Maison des Maternelles
Ă votre service".
J.FougĂšre, vous ĂȘtes au service de la France.
- Dr J.FougĂšre: Au service des enfants de la France.
- A.Lecaron: Aujourd'hui, nous parlons vaccins.
Il y a une grosse défiance en France.
Surtout, ça nous fait mal au coeur de les voir se faire piquer.
- Dr J.FougĂšre: Je vais vous rappeler de quelles maladies
on protĂšge les enfants grĂące aux vaccins.
Je vais vous donner des tips pour éviter que la consultation
se passe mal.
- A.Lecaron: Ca sera dans quelques instants.
- Y.Oughlis: Je veux bien des tips pour demain.
Il n'empĂȘche que je n'arrive toujours pas
Ă bien me laver le nez.
Je ne suis pas là pour ça.
Je suis lĂ pour vous parler de vos ados.
Qu'est-ce qu'ils auraient envie de changer dans leur vie
de collégiens?
Ce n'est pas ce que vous attendiez, comme le téléphone.
avec les mains pleines, des gĂąteaux.
- H.Loussaief: Elle nous a ramené des gùteaux à la cannelle
des Pays-Bas.
C'est un super geste.
Mais on ne l'a pas invitée pour ça.
On la reçoit pour parler des injonctions.
Bonjour.
- A.Lecaron: Comment on dit?
Elle parle en néerlandais.
- C.Genovesi Fluitman: Je ne vais pas partir tout de suite,
quand mĂȘme!
- H.Loussaief: Je n'avais pas la traduction...
- A.Lecaron: Ca ne vous fait rien que je parle néerlandais?
- H.Loussaief: Ca vient d'oĂč?
- A.Lecaron: Je parle toutes les langues, chéri.
- H.Loussaief: Chaque jour son lot de surprises.
C.Genovesi Fluitman, vous ĂȘtes autrice, chroniqueuse.
Votre domaine de prédilection, c'est la parentalité.
Vous ĂȘtes maman de 2 enfants.
Vous venez nous présenter ce livre, "Moi, j'aurais pas fait
comme ça..."
C'est un mélange de BD et d'informations
qu'on peut retrouver sur les injonctions.
Quelles sont les principales injonctions
que vous avez entendues
et sur lesquelles vous avez travaillé?
- C.Genovesi Fluitman: J'ai entendu des injonctions,
comme tous les parents.
Quand j'ai accouché, on m'a dit: "Faites moins de bruit,
vous allez faire peur au bébé."
Quand on a interrogé des parents pour savoir
quelles étaient les phrases qu'ils avaient entendues,
ils ont tous des petites phrases comme ça.
Ils dénoncent aussi un climat.
C'est pour ça qu'on a fait ce livre avec ma coautrice,
qui a réalisé les BD et les illustrations.
On voulait comprendre le phénomÚne plus largement.
Ces injonctions symbolisent le mal-ĂȘtre et le clivage
entre les parents et leur entourage.
Ca s'incarne avec ces petites phrases:
"Couvre-le..."
On a entendu des choses horribles du style: "Vous ne l'avez pas
assez couvert.
Vous voulez qu'il meure?"
- H.Loussaief: Vous parlez des parents.
Il y a peut-ĂȘtre aussi un problĂšme gĂ©nĂ©rationnel.
Est-ce que vous vous ĂȘtes rendu compte
que la société, volontairement ou non, transmettait
ces injonctions?
- C.Genovesi Fluitman: Des injonctions en fonction
de qui s'adresse aux parents, ça vient de partout.
Le dénominateur commun, c'est qu'elles sont
toutes empreintes de biais sociétaux.
La société va influencer consciemment ou inconsciemment
tout ce qu'on pense.
Ca va refléter l'idée de la société...
On retrouve les critiques qu'on va faire aux femmes...
Ca cristallise tout ce qu'il y a...
- A.Lecaron: Cette période, c'est le terreau des injonctions
et des inégalités.
- H.Loussaief: J'ai appris un truc dans le livre.
Les 1res injonctions faites aux femmes et aux parents
de maniÚre générale datent de Napoléon III.
- C.Genovesi Fluitman: Ce n'est pas tout à fait ça.
Je suis persuadée qu'au XVIIe siÚcle
et au XVIIIe siÚcle, ils étaient forts
pour faire des injonctions, mais la façon...
Quand nos ancĂȘtres ont perdu la guerre contre la Prusse,
la natalité baissait depuis un moment.
Ils se sont dit qu'il y aurait probablement une prochaine guerre,
qu'il allait falloir trouver un moyen
pour que les femmes fassent plus d'enfants.
C'est de là qu'est né le contrÎle du corps des femmes
et le contrĂŽle strict des grossesses.
- H.Loussaief: Ca doit vous hérisser les poils d'entendre ça.
- C.Genovesi Fluitman: Le réarmement démographique
date de Napoléon III.
- H.Loussaief: Pourquoi on n'arrive pas à écouter les injonctions?
Pourquoi ça nous rebute?
Pourquoi il y a un problĂšme avec les injonctions, surtout
quand ça vient de nos parents?
- C.Genovesi Fluitman: En tant que parents, on veut montrer...
On a envie de montrer qu'on sait bien faire, qu'on est devenus
des adultes, qu'on va bien gérer nos enfants.
On va prendre les réflexions de nos parents,
parfois maladroites, comme des critiques de notre façon
de faire alors que le parent essaie de dire
quelque chose d'autre.
"Ce n'est pas parce que je suis né 30 ans avant toi
que je ne sais pas."
En général, ce sont des dialogues de sourds.
On va entendre "tu ne sais pas bien faire"
alors que l'autre veut dire "je veux t'aider".
- A.Lecaron: "Laisse pleurer le bébé."
A chaque période ses modes aussi.
C'est ça qui est fou dans la parentalité.
La mode de nos parents n'est pas la mĂȘme que pour nous.
- H.Loussaief: Est-ce que les injonctions
sont tout le temps subjectives?
Elles peuvent ĂȘtre objectives?
- C.Genovesi Fluitman: Oui.
"Injonctions", ça ne peut pas faire du bien,
mais des commentaires positifs, il peut y en avoir.
Tout le monde ne va pas prendre mal les commentaires.
Si on a une bonne relation avec ses parents ou que ça arrive
une fois de temps en temps, les gens ne vont pas mal le prendre
alors qu'il peut y avoir une sortie trĂšs maladroite.
Si la relation n'est pas bonne, ça va ĂȘtre
beaucoup moins bien pris.
- H.Loussaief: Est-ce qu'il y a une bonne maniĂšre
de répondre aux injonctions?
- C.Genovesi Fluitman: Ca dépend qui fait le commentaire.
Si quelqu'un dans la rue se permet de dire quelque chose,
j'encourage les gens à ne pas répondre
ou à faire une vanne, quelque chose comme ça.
Ca n'a pas d'importance.
Quand quelqu'un qui ne vous connaĂźt pas
vous fait des réflexions sur votre bébé, ce n'est pas à vous
qu'il parle.
- H.Loussaief: Il s'adresse Ă qui, alors?
- C.Genovesi Fluitman: A lui-mĂȘme, d'une certaine maniĂšre.
- A.Lecaron: C'est de l'ego.
Il se valorise.
- C.Genovesi Fluitman: Je ne sais pas.
Je ne suis pas psychologue.
"Ma fille mettait des chaussettes.
Un jour, mon fils n'avait pas de chapeau
et il a chopé une grippe..."
On projette.
Quand c'est quelqu'un qu'on ne connaĂźt pas...
- H.Loussaief: Une petite vanne.
- C.Genovesi Fluitman: Vous pouvez mĂȘme vous entraĂźner
sur ces gens-lĂ .
Quand ce sont des gens qu'on aime bien, on peut expliquer
ce qu'on a ressenti.
On a pas mal parlé du choc générationnel.
On peut partir du principe que nos parents ne connaissent rien
mais essayer de les impliquer d'une autre maniĂšre.
- H.Loussaief: "Moi, j'aurais pas fait comme ça..."
Si j'ai une injonction Ă faire, c'est d'acheter ce livre.
- C.Genovesi Fluitman: Ca explique toutes les injonctions
dans tous les domaines.
Dans le domaine professionnel, le couple...
Vous parliez de mode, mais en général, il y a
des phénomÚnes sociétaux.
Les femmes ont plus le droit d'ĂȘtre auprĂšs de leurs enfants.
- H.Loussaief: Achetez-le.
A.Lecaron parle en néerlandais.
Vous avez encore des restes?
- A.Lecaron: Je parle 4 phrases.
J'ai un accent un peu flamand...
- C.Genovesi Fluitman: Mais ça fait plaisir.
C'est chantant.
- A.Lecaron: Maintenant, on ne va pas parler
croquettes au parmesan ou croquettes aux crevettes.
On part à vos cÎtés.
Qu'est-ce qui se passe dans 1 heure 30?
Vous ne pensez pas Ă vos enfants, vous n'en avez rien Ă carrer.
- Dr J.FougĂšre: La cantine.
- A.Lecaron: Bravo!
6 mois de plus de CDD!
On part ce matin à l'école Maryse-Bastié de Romainville,
en Seine-Saint-Denis.
Yasmine réfléchit au début de la phrase...
- Y.Oughlis: Il a lu les fiches!
- Dr J.FougÚre: Je n'ai rien reçu.
- A.Lecaron: Les élÚves de cette école mangent des repas
faits maison et Ă base de produits locaux.
C'est le rĂȘve de tous les parents.
- Haricots verts... Concombres...
Ca, c'est des produits bio.
Tous ces produits viennent d'Ile-de-France.
De belles pommes de terre.
Elles sont toutes fraĂźches.
Le menu aujourd'hui, c'est concombres Ă la crĂšme
plus brandade de légumes et de poisson.
C'est une cantine 100 % fait maison, bio
et avec un maximum de produits locaux.
1 kg de chaque...
Avant, c'était des plats déjà cuisinés qu'ils recevaient,
des barquettes.
LĂ , on fait tout Ă la main.
On émince les oignons.
On a les machines pour faire les grandes quantités.
Quand on a des petites quantités,
on le fait Ă la main.
Tout est fait avec amour.
Entendre le bruit des marmites...
C'est un bonheur.
- Ce n'est pas plus cher.
2 euros pour l'achat des matiĂšres premiĂšres, 100 % bio.
Ensuite, de l'imagination, du plaisir et de l'engagement
de la part des agents
et des cuisiniers pour pouvoir sortir des repas.
En coût global, on arrive à un prix inférieur à notre modÚle
de livraison de barquettes et de liaison froide.
- Les filles, vous venez goûter?
- TrĂšs bon.
Ca ne manque pas de sel.
- C'est un plaisir
de se réveiller le matin et de venir cuisiner.
- C'est plus de travail?
- Plus d'amour.
Ca n'a rien Ă voir.
C'est un changement radical.
Avant, on recevait les repas dĂ©jĂ prĂȘts.
- Vous avez redécouvert votre métier?
- Oui.
- Comme dessert, la semoule au caramel.
Tu mets le caramel dessous.
Il n'y a pas que les enfants qui aiment. Moi aussi.
...
- C'est bon, les concombres?
- Avant, ça n'avait pas beaucoup de goût,
la viande et le poisson.
C'était mauvais.
- Ca avait un peu un goût de plastique.
- C'était pas bon, pas varié.
- MĂȘme les gnocchis n'Ă©taient pas bons.
- Ca va, c'est bon?
- J'ai bien aimé ce qu'on a mangé aujourd'hui.
- Ca a beaucoup changé.
C'est beaucoup mieux.
- J'aime plus.
C'est plus bon.
MĂȘme si on a des lĂ©gumes qu'on n'aime pas,
au fond, c'est bon.
- Des fois, j'aime pas tout, mais je trouve que c'est bon.
- Il n'y a rien.
- On a divisé notre gaspillage alimentaire par 3.
est réutilisé dans d'autres recettes.
Par exemple, si on produit trop de riz,
on le réutilise à travers des galettes de légumes.
- Et c'est parti pour goûter!
Je vous le conseille.
- Les gens disent que c'est comme si c'était mes enfants.
Oui. Je fais Ă manger pour mes enfants,
plus les enfants des autres.
- A.Lecaron: Je vous annonce que je suis en passion
pour le chef.
On veut aller dans sa cantine.
On aurait dit un petit acra de morue
qu'il avait mis en purée, dans sa salade...
Je suis sûre qu'il avait mis une vinaigrette citronnée.
On l'adore.
C'est un projet porté par la mairie de Romainville
et la sociĂ©tĂ© coopĂ©rative d'intĂ©rĂȘt collectif
Nourrir l'Avenir.
On s'est dit que le temps que ça arrive chez nous,
nos enfants auront leur bac...
Mais d'ici quelques années, les écoles devraient toutes
avoir ce dispositif.
Ca nous enlĂšverait un poids Ă nous, parents,
qui faisons attention Ă ce que mangent nos enfants.
Ce ne serait pas L'Instant tuto, Jules?
Les vaccins, c'est un grand sujet pour les parents.
- Dr J.FougĂšre: Oui.
Il faut comprendre ce qu'est un vaccin.
C'est un entraĂźnement qu'on va donner
au systĂšme immunitaire de notre enfant.
On injecte une partie inactivée,
complĂštement inoffensive d'un microbe, d'un virus
ou d'une bactérie pour que le corps apprenne à combattre.
Comme ça, le jour oĂč le corps rencontre vraiment cette bactĂ©rie
ou ce virus, les armes seront dĂ©jĂ prĂȘtes.
C'est pour ça qu'il y a des vaccins à faire.
En France,
certains sont obligatoires dans la période de 0 à 2 ans.
Je vais rappeler quelques maladies dont protĂšgent les vaccins.
GrĂące aux vaccins, il y a certaines maladies
qu'on ne voit plus, comme la diphtérie,
qui touche principalement la gorge et peut entraĂźner
des complications respiratoires.
- A.Lecaron: Mes arriĂšre-grands-parents
sont morts tous les deux de la diphtérie.
Ca a rendu ma grand-mĂšre orpheline.
C'était une maladie horrible.
- C.Genovesi Fluitman: La poliomyélite attaque
le systĂšme nerveux.
Ca peut provoquer des paralysies trĂšs dangereuses.
Le tétanos, qu'on connaßt un peu mieux,
quand on se coupe avec quelque chose de rouillé...
Il y a aussi la coqueluche.
Il y a des recrudescences de certaines maladies,
entre autres due à la défiance de la population.
On pense à l'hépatite B, la rougeole,
les oreillons et la rubéole.
Il existe d'autres vaccins qui ne sont pas obligatoires,
mais qui sont largement recommandés.
On parle par exemple du papillomavirus, dont le vaccin
se fait vers 11 ans pour les garçons et les filles.
On va parler de l'Ăąge de vaccination.
C'est difficile de savoir.
Dans le carnet de santé, il y a un calendrier vaccinal.
La vaccination commence Ă 2 mois.
On va faire 2 injections.
On commence par les cuisses, puisque l'enfant ne marche pas.
On fait une injection dans une cuisse qui protĂšge
contre 6 maladies et une injection dans l'autre cuisse qui protĂšge
contre une maladie.
DĂšs le 2e mois, on a 7 maladies...
- A.Lecaron: Ca veut dire que les 2 premiers mois,
il faut faire attention à ne pas mettre le bébé
de bras en bras?
- Dr J.FougĂšre: Exactement.
On fait un rappel Ă 4 mois et Ă 11 mois.
On considÚre que la protection arrive à efficacité vers 11 mois.
On fait un vaccin à 5 mois pour la méningite à méningocoques.
Ensuite, on fait un autre vaccin qui protĂšge contre les oreillons,
la rougeole et la rubéole.
Pourquoi c'est obligatoire?
Ca protÚge votre bébé, mais aussi celui des autres.
Dans une classe, s'il n'y a que 3 personnes vaccinées,
le risque est que la maladie revienne.
Le vaccin ne protĂšge pas Ă 100 % des maladies.
C'est comme ça que réapparaissent des épidémies.
Il y a plein d'autres pays oĂč c'est obligatoire, oĂč il y a
une couverture vaccinale bien meilleure.
A 6, 11 et 13 ans, il y a des rappels.
- Y.Oughlis: A 11 ans, on a un rappel Ă faire?
- Dr J.FougĂšre: Oui, pour le papillomavirus.
Ensuite, on est tranquille jusqu'Ă 25 ans.
- A.Lecaron: Pourquoi faut-il faire vacciner
les garçons et les filles à 11 ans, si tÎt?
- Dr J.FougĂšre: Le papillomavirus,
c'est avant les 1res relations sexuelles,
chez les garçons et les filles.
Les effets secondaires, on peut en avoir.
Une rougeur, une chaleur ou un peu de fiĂšvre
aprĂšs un vaccin, c'est normal.
Ca prouve que le systĂšme immunitaire
réagit correctement.
Souvent, les parents ont peur de la consultation,
des pleurs, de la douleur.
Chez les bébés, on propose à la maman
d'allaiter au moment du vaccin ou de lui faire boire un biberon.
Chez les plus grands, on va jouer un peu.
On occupe leur esprit.
Un livre chez les plus grands...
On a vu une vidéo avec un médecin qui gonfle des ballons...
Parfois, certains médecins ont des crÚmes anesthésiantes,
des patchs qui peuvent rassurer le parent et l'enfant,
mĂȘme si on ne sait pas trop si ça marche vraiment.
Ca peut marcher, mais le vaccin va en profondeur.
- A.Lecaron: C'est le produit qui fait mal, pas l'aiguille.
- Dr J.FougĂšre: Ca fait moins mal que d'ĂȘtre hospitalisĂ©
pendant plusieurs semaines.
- A.Lecaron: Attention, c'est un garçon.
C'est Albéric...
Non, il n'est pas moche.
C'est Albéric.
Il a un regard perçant.
Il est flippant...
C'est la Joconde en bébé.
Vérifiez bien pour le tétanos, surtout quand on se coupe
avec de la rouille...
- Y.Oughlis: Ca fait peur.
- A.Lecaron: Y.Oughlis, on ne comprend pas les ados.
On ne sait pas ce qu'ils ont dans la tronche.
Y.Oughlis nous aide Ă les comprendre.
- Y.Oughlis: Pour que je vous raconte les coulisses
de ces tournages dans un collĂšge...
Ils sont tous volontaires.
Souvent, j'arrive avec des thĂšmes.
Je dis que je vais parler de politique, par exemple.
LĂ , c'est eux qui ont voulu me parler du collĂšge.
Le bureau des plaintes étant ouvert,
de quoi ont-ils voulu me parler?
La question, c'était: qu'est-ce que vous voudriez changer?
- H.Loussaief: Les profs?
- Dr J.FougĂšre: Moins d'heures de colle?
- A.Lecaron: Plus de sport?
- Y.Oughlis: Vraiment pas.
- A.Lecaron: C'est beau de rĂȘver.
- Y.Oughlis: Ca vous donnera peut-ĂȘtre une idĂ©e
de ce que pensent vos enfants ou vos petits-enfants.
Vous pouvez les aider Ă faire changer les choses.
Regardez ce petit reportage réalisé au collÚge Alphonse-Daudet,
Ă Paris.
...
Est-ce qu'il y a un sujet dont vous avez envie de parler?
- Les emplois du temps à l'école.
On commence trop tĂŽt.
- Tu es fatigué à la fin de la journée
et tu n'es plus concentré.
- Il y a aussi les devoirs.
Quand on rentre, ce n'est pas fini.
AprĂšs, parfois, on va au foot ou on veut sortir avec nos amis.
On n'a pas le temps.
- Y.Oughlis: A part l'emploi du temps, est-ce qu'il y a
d'autres choses que vous aimeriez changer?
- Les heures de colle,
on peut en avoir pour tout et pour rien.
Par exemple, on oublie plusieurs fois du matériel,
une heure de colle.
On oublie notre carnet, pareil.
Pour les sixiĂšmes qui viennent d'arriver,
c'est compliqué.
- Y.Oughlis: Je vous ai vus acquiescer.
Ca vous est déjà arrivé?
- Oui.
Pour rien.
- Y.Oughlis: Qu'est-ce qui est pour rien
et qu'est-ce qui est justifié?
- Quand on fait une bĂȘtise, quand on frappe un camarade
ou qu'on lui parle mal, c'est normal.
Si on oublie juste son stylo...
- Y.Oughlis: Tu as déjà été collé parce que tu as oublié un stylo?
- Parce que j'avais oublié une colle.
J'ai demandé une colle.
Elle m'a crié dessus.
J'ai dit que je n'avais pas de colle.
Elle m'a dit: "Tu seras collé, alors."
Colle et colle...
Elle a cru que c'était drÎle.
Rires.
- Y.Oughlis: On peut ĂȘtre collĂ© pour un oubli de matĂ©riel.
Quand on est en retard...
- A un moment, le métro ne marchait plus.
- Y.Oughlis: Donc ça ne t'est arrivé qu'une fois?
- Oui, mais j'ai quand mĂȘme Ă©tĂ© collĂ©e une heure.
- Y.Oughlis: A part ça, dans ce collÚge, qu'est-ce
que vous aimeriez changer?
- La cantine.
Tu manges des aubergines mĂȘme pas bien cuites, pas bonnes,
avec une viande végétarienne...
La seule chose qui est bonne, c'est le pain.
- Y.Oughlis: J'ai une idée: le délégué.
- Ca veut dire quoi, ça?
- Y.Oughlis: C'est pas possible!
Si c'est toi le délégué, vas-y! - Je vais dire quoi?
- Y.Oughlis: Tu expliques qu'il y a beaucoup d'élÚves mécontents.
Par contre, il faut que tu aies les arguments.
Ce serait quoi, les arguments?
- On se retrouve Ă ne mĂȘme pas manger Ă la cantine.
- On a encore faim parce qu'on ne mange pas,
parce que ce n'est pas bon.
- On ne peut pas ĂȘtre concentrĂ©, on ne peut pas travailler
si on a faim.
- Y.Oughlis: Manger, c'est important
pour prendre des forces.
- AprĂšs, on mange en classe et on se fait coller.
- Y.Oughlis: Sinon, il y a des trucs bien au collĂšge?
Qu'est-ce qu'il y a de bien au collĂšge?
- Le pain.
- Quand on vient le matin, on ne dit pas qu'on va venir
pour se faire plaisir.
- Y.Oughlis: Tu ne te dis pas "chouette, je vais apprendre
quelque chose"?
- NON.
- Y.Oughlis: Vous pensez aux profs qui font ça tous les jours
pour que vous appreniez quelque chose?
Ils se cassent la tĂȘte pour vous transmettre du savoir.
- Eux non plus ne sont pas contents de venir.
- Y.Oughlis: Si, c'est leur métier.
- Il y en a qui sont un peu déprimés.
- Y.Oughlis: C'est peut-ĂȘtre vous qui les rendez dĂ©primĂ©s,
si vous n'arrĂȘtez pas de vous plaindre.
La tradition, c'est de faire une photo Ă la fin.
Vous vous mettez derriĂšre et on fait un selfie.
- A.Lecaron: Un soleil!
C'est vrai!
- Y.Oughlis: Je ne peux pas vous croire.
Vous avez vu qu'il y a du lourd.
Ils ne sont contents de rien.
- A.Lecaron: C'est un peu l'Ăąge...
- Y.Oughlis: Quelque part, ils ont raison de se plaindre,
mais ils ne vont pas jusqu'au bout.
Ils n'utilisent pas leurs délégués.
C'est un rĂŽle important.
Ca peut servir de porte-parole.
- A.Lecaron: Moi, j'étais une décrocheuse.
Il y avait un supermarché à cÎté de mon collÚge.
On était sur le toit, en train d'errer...
A l'époque, on pouvait sécher.
- Y.Oughlis: LĂ , c'est beaucoup plus strict.
J'espĂšre que vos enfants ne sont pas comme Agathe.
Pour régler leurs problÚmes, ils peuvent compter sur le délégué.
Le délégué peut aussi pousser des projets.
Il y en a qui peuvent mener Ă bien des actions,
par exemple solidaires.
Pourquoi ne pas organiser une collecte alimentaire?
Ca va ĂȘtre la pĂ©riode des fĂȘtes.
Ils peuvent le faire.
C'est sous l'impulsion du délégué.
Ils ne sont pas lĂ qu'aux conseils de classe.
Une préoccupation aussi pour eux: le rythme scolaire.
On en parle beaucoup en ce moment sur les réseaux sociaux.
Une pétition a circulé pour exiger de l'Education nationale
que le rythme scolaire soit revu de 8h Ă 13h.
Vous en pensez quoi?
- A.Lecaron: Mais bien sûr!
AprĂšs, ils ont le temps de faire du sport.
- Y.Oughlis: Est-ce qu'on n'en parlerait pas
à quelqu'un de haut placé?
- A.Lecaron: Peut-ĂȘtre qu'il sera entendu dans quelques heures...
Merci. Tout de suite, Le Petit Bazar.
- H.Loussaief: Une question pour notre cher docteur J.FougĂšre.
- A.Lecaron: Ce n'est pas tellement pour un pédiatre,
mais je vous renvoie Ă des associations.
Il y a Geneticancer et Reconstruction Sein Infos.
- Dr J.FougĂšre: On peut toujours en parler
à son professionnel de santé.
- H.Loussaief: Il y a d'autres questions.
- Y.Oughlis: Notamment celle-ci.
- Dr J.FougĂšre: Ca arrive souvent.
C'est une petite réaction inflammatoire.
Ca fait partie des effets secondaires.
Ce n'est pas grave.
C'est un peu gĂȘnant car ça peut faire un peu mal
pendant plusieurs semaines.
Mais avec l'activation du muscle, ça va diminuer petit à petit.
- H.Loussaief: Question.
- Dr J.FougĂšre: Actuellement, 2 choses existent
contre la bronchiolite, le VRS.
Il y a des injections chez le nouveau-né
avant son 1er hiver ou une vaccination
de la femme enceinte.
Il y a des conditions pour faire l'un ou l'autre.
Il faut en parler avec votre pédiatre
ou votre médecin traitant.
- H.Loussaief: Un appel à témoins...
- A.Lecaron: Le prénom, mon chou?
- Y.Oughlis: Maxime.
Ca vient du latin "maximus".
Dans l'Antiquité, ce prénom était souvent attribué
au premier-né puisque "maxime" veut dire "grand".
Il s'est un peu fait doubler par son diminutif Max.
Allez-y, les gars, que Maxime remonte!
- A.Lecaron: J'adore Maxime.
C'est le prénom du meilleur ami de mon fils. Merci.
Merci, docteur.
On vous laisse Ă vos petits patients.
Houssem, on se retrouve demain.
- H.Loussaief: Vous ne me laissez pas Ă mes petits patients?
- A.Lecaron: PlutĂŽt Ă vos petits podcasts, qui sont
de grands podcasts.
Interview d'E.Petit, le champion du monde
footballeur 98...
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Scannez le QR code en bas de l'écran.
Un truc sur les podcasts...
On les trouve sur toutes les plateformes
de podcasts.
Sinon, vous tapez "podcast" avec le nom de l'émission
sur Google.
On sera en direct demain vers 9h30.
En attendant, B.Guillon.
Bonne journée.