Présentée par Agathe Lecaron, La Maison des Maternelles est le rendez-vous quotidien consacré à la parentalité et petite enfance. Dans ce magazine, l’animatrice et les spécialistes qui l’entourent ont pour ambition de répondre aux interrogations des jeunes parents, proposant ainsi une émission de service. En toute liberté, de façon positive et décomplexée !
Et oui, alors il y a certains matins, votre enfant ne veut pas se lever, il a mal au ventre, il veut rester sous sa couette, il a envie de vomir, il ne veut surtout pas aller à l'école.
Ça nous arrive à tous, je vous dis peut-être pas encore un mot, parce qu'en vrai il aime encore bien aller à l'école, justement, s'il n'était pas content, on s'inquiéterait un petit peu.
Mais en tout cas, il y a des petites choses à mettre en place dès le départ, si justement votre enfant vous dit qu'il n'a pas envie d'aller à l'école.
Je vous ai fait un petit récap' en images, comme à mon habitude, et puis ensuite, on en parle.
Toujours Marie, mon enfant pleure et ne veut plus aller à l'école, que faire ?
Oh bah quand même, c'est marrant ! Moi, mes enfants, ils ont toujours mais adoré aller à l'école.
Ils y allaient en chantant, en riant, en dansant. Tous les matins, ils étaient hyper contents, hyper contents.
Un enfant peut ne pas avoir envie d'aller à l'école pour de multiples raisons. Il faut donc essayer de comprendre pourquoi.
Il peut s'agir d'une mésentente avec des camarades ou bien un enseignant qu'il n'apprécie pas trop.
Ou ça peut être des apprentissages qui sont trop complexes pour lui, voire même des règles de vie de classe compliquées à gérer.
Ou il peut aussi s'agir d'un enfant qui a du mal avec la séparation.
Quoi qu'il en soit, l'école n'est pas un bon moment pour lui et il faut agir en conséquence.
Peu importe la raison, il faut essayer d'être au maximum dans l'empathie et de comprendre la situation.
Surtout si cette « j'ai pas envie d'aller à l'école » est accompagnée de maux de ventre, de maux de tête, de vomissements.
Bref, si des symptômes physiques viennent s'ajouter, à vous d'être à l'écoute, d'être dans l'empathie.
Je vous rappelle que votre enfant ne fait pas ça exprès pour vous embêter.
On essaye de faire équipe immédiatement avec l'équipe éducative justement pour faire front face à cet enfant qui ne veut plus aller à l'école.
On comprend pourquoi, mais surtout on agit ensemble.
Si c'est une angoisse de la séparation chez les tout-petits, on peut mettre en place de petites astuces.
Si c'est un problème avec les camarades, pourquoi ne pas essayer d'en inviter un à la fois à la maison pour essayer de créer du lien à côté ?
Si c'est plutôt une question de problème avec l'enseignant, n'hésitez pas à aller le rencontrer.
Bref, à chaque problème sa solution, vous allez y arriver.
Si votre enfant est un peu anxieux à l'idée d'aller à l'école, il faut vraiment avoir au quotidien une routine claire et précise.
Un enfant stressé va être plus apaisé s'il est bien encadré.
On essaye donc de ne pas être trop speed le matin pour ne pas arriver comme ça à l'école.
On débriefe bien le soir, la journée en essayant de mettre en avant les points positifs de l'école justement.
Et puis on n'hésite pas à faire plein d'autres activités en dehors parce qu'il n'y a pas que l'école dans la vie.
Si vous voyez que la situation perdure, bien que vous ayez agi sur tel ou tel point, n'hésitez pas à consulter.
Un mal-être à l'école ne doit pas durer parce que l'enfant y passe quand même la majorité de sa journée.
Et oui, il y a mille raisons qui font que notre enfant n'a pas envie d'aller à l'école.
Vraiment, la première des choses à faire, c'est de creuser.
En fait, il ne faut pas laisser un truc s'installer parce que ça peut durer et ça ne doit pas durer.
En fait, une situation de mal-être à l'école classique, c'est-à-dire un copain avec qui ça ne se passe pas bien
ou bien on se fait un petit peu embêter, mais quelque chose de pas très lourd, ça ne doit pas durer à partir du moment où l'adulte le prend en charge.
Si évidemment ça perdure, il faut consulter. Je vois beaucoup de parents qui laissent traîner très longtemps
alors qu'en fait, des fois, il suffit d'aller voir l'instit, d'en parler, de mettre en place quelque chose
parce qu'il suffit qu'il y en ait un qui embête à la récré.
Les enseignants peuvent surveiller, prendre les enfants à part, etc.
Quand ce sont de petites choses, il faut vraiment agir tout de suite.
Évidemment, quand ce sont des grandes choses, on peut aussi se faire aider par des professionnels.
Là aussi, il ne faut pas avoir peur d'aller une ou deux fois chez le psy
pour que l'enfant, seul à seul avec le professionnel, puisse aussi trouver en lui des ressources pour que ça se passe mieux.
Parfois, c'est des petits conflits entre copains ou copines.
Nous, on est là avec nos bons conseils d'il y a 20 ans qui ne fonctionnent pas forcément.
Le professionnel de santé ou la psychologue va pouvoir donner des clés,
va pouvoir donner à l'enfant la force de trouver des solutions en lui.
Il y a aussi des choses un petit peu plus poussées pour les plus grands.
Il y a un auto-questionnaire de diagnostic de refus scolaire.
Vous savez, quand là, on a vraiment des collégiens ou des enfants qui se rendent vraiment malades
et on voit qu'il y a quelque chose vraiment de compliqué, sous-jacent,
ça peut être des problèmes de harcèlement, on en a beaucoup parlé dans l'émission,
ou aussi, par ailleurs, des problèmes relationnels ou bien aussi des niveaux scolaires non adaptés,
c'est-à-dire un enfant qui va s'ennuyer énormément en classe et qui ne va pas avoir un comportement adapté.
Ça va provoquer un petit peu la grogne des enseignants.
Ça va mal se passer pour lui.
Ce questionnaire s'appelle SCREEN, c'est le School Refusal Evaluation.
Ça permet, si vous voulez, en s'auto-diagnostiquant, de cibler un petit peu ce qu'on appelle le refus scolaire anxieux.
Donc, ce n'est pas quelque chose qui va donner un vrai diagnostic,
mais en tout cas, ça permet de vous aiguiller pour voir si le mal-être est un petit peu profond.
À ce moment-là, effectivement, il faudra alerter un professionnel qui puisse prendre en charge l'enfant
ou l'équipe éducative, évidemment.
Évidemment, il a été conçu par des professionnels.
Bien sûr.
Ce n'est pas Marie-Pierre Arnaud qui a conçu ce petit questionnaire.
Si vous êtes une professionnelle.
Oui, presque.
C'est pour réduire.
En tout cas, au quotidien, quand on a de petits soucis, les choses à faire,
c'est vraiment d'aller sur des trucs basiques, c'est-à-dire, je l'ai dit dans la petite vidéo, des routines.
Il y en a mille sur le marché.
Moi, je vous ai sélectionné celle-ci.
Pourquoi ?
Parce que la routine du matin, par exemple, qui est le moment avant d'aller à l'école,
elle peut être angoissante.
Là, on va la remplir avec les choses que l'enfant a à faire.
Vous voyez, c'est des petits magnets qu'on va pouvoir décoller et puis repositionner.
Ça permet vraiment de cadrer ce moment-là qui peut être source d'anxiété.
C'est-à-dire, si vous êtes super speed le matin et que votre enfant le ressent,
ça décuple un petit peu son anxiété et son non-envie d'aller à l'école.
Ensuite, on va avoir ce que je disais, les petits cœurs sur la main pour favoriser la séparation, etc.
Ça, ça va fonctionner pour les petites choses.
Pour les plus grosses choses, on va faire ce questionnaire.
On va voir.
Il y a énormément d'ouvrages, dont un que j'ai trouvé vraiment très bien.
C'est un bouquin pour les parents sur le refus scolaire.
Je vous invite à le lire.
Et encore une fois, dans la littérature jeunesse, celui-là est très, très bien pour les parents
et les professionnels, là aussi.
Et pour les enfants, il y a énormément.
Choupi ne veut pas aller à l'école.
Petit ours brun ne veut pas y aller non plus.
Il y a beaucoup de choses qui permettent de dédramatiser, de faire parler l'enfant.
Voilà.
Et c'est bien aussi de se mettre en contact avec l'école, trouver des solutions chorales.
Merci beaucoup, Marie Perrarnot.