Questions éco avec Christophe Eoche-Duval

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[Musique]
les conversations du
weekend aujourd'hui conversation animée
par Guillaume de prémard avec la revue
capital
social chers auditeurs de cateo Radio
bonjour je suis he de vous retrouver
pour notre émission question chcho
consacré aux grands enjeux économiques
et sociaux et alors c'est la première de
l'année 2025 alors bien sûr c'est c'est
l'occasion de de vous souhaiter à tous
une excellente une belle et une sainte
année 2025 alors aujourd'hui nous allons
parler d'un sujet qui est celui de
l'insécurité il y a une montée de
l'insécurité c'est un sujet sensible
c'est un sujet polémique il est devenu
ces dernières années un enjeu politique
majeur voire décisif c'est un sujet
politique mais c'est également un sujet
économique car l'insécurité a un coût et
la faiblesse de l'État en matière de
sécurité intérieur à un prix alors pour
parler de ce sujet je reçois avec
plaisir aujourd'hui Christophe eoch
Duval conseiller d'État et auteur d'une
enquête passionnante détaillée
documentée publiée aux éditions Erol en
juillet 2024 et intitulé le prix de
l'insécurité enquête sur une défaillance
de l'État Christophe eoch Duval bonjour
bonjour bonjour et bonjour à tous les
auditeurs de cateo donc effectivement je
leur souhaite à eux aussi et comme à
vous-même une très belle année une très
saint année comme on dit sur cette
chaîne et je j'enclenche complètement
cette formule qui est qui est jolie très
bien alors vous êtes haut-fonctionnaire
Christophe et h Duval au Conseil d'État
vous avez commencé en 97 au grade
d'auditeur puis vous avez été maître des
requêtes et enfin conseiller d'état
depuis
2011 aux fonctionnaires Conseil d'État
alors la la mission du Conseil d'É c'est
à la fois une juridiction la juridiction
de l'ordre administrative la plus élevée
un peu comme la Cour de cassation ça
peut-être et puis un rôle de conseil
juridique pour le gouvernement c'est ça
alors vous avez excellemment résumé les
fonctions du Conseil d'État que je
représente pas ici même vous l'avevez
cité mon mon grade et mes fonctions mais
je suis un citoyen libre et je m'exprime
absolument sans sans engager bien sûr le
la maison auquel j'appartiens mais
effectivement c'est une institution
fondamentale de la République et en même
temps on va dire qui a transcendé tous
les régimes hein puisque lorsque le
consul Bonaparte en dans la Constitution
de l'an 8 restore ou instore le Conseil
d'État il ne fait jamais que reprendre
l'institution qui avait très bien
fonctionné sous les rois de France
depuis environ jeallais dire Philippe
Auguste hein qui avait un conseil du roi
alors s appel ensuite Conseil d'État et
cetera et même les expressions très très
très touchante très anciens régime de
mettre des requêtes et de conseil d'État
sont directement issu de l'ancien régime
donc il une belle transcendance des fois
parfois dans les institutions
républicaines et françaises tout
simplement oui il y a une continuité
malgré toutes ces ruptures historique
l'Ancien Régime la révolution un peu le
chaos il faut bien le dire derrière
après Napoléon et puis restructure tout
ça mais il y a un héritage qui est
repris il y a un héritage qui est repris
parce que finalement c'est c'est la
j'allais dire l'excellence de l'État
c'est en général quand elle tire parti
des expérience et et quand elle sait
justement trouver dans cette continuité
et ben les bonnes solutions les bons
fruits qui ont fonctionné et et de ce
point de vue effectivement il a même
fait floresse dans d'autres pays
puisqu'on est il y a des l'existence d'e
institutions proches al dans leur nom
parfois c'est le même dans les
compétences c'est pas toujours la même
chose mais enfin Napoléon a smé des
conseils d'État un peu partout en Europe
d'accord vous êtes juriste de formation
droit public droit social euh vous avez
fait une école que que je vais citer
c'est l'école d'administration des
affaires maritimes à Bordeaux et euh
vous venez pas arrivé au Conseil d'État
par l'enat en fait non alors je suis pas
arrivé effectivement au Conseil d'État
par l'enat et par les les premiers sorti
des rangs de de l'enat et parce que le
Conseil d'État a aussi une tradition qui
est à qui est à préserver qui est
absolument fondamentale qui participe de
la diversité ou en T les cas un petit
peu de diversité au sein de de
l'hénarchie puisqueun un Conseil d'État
sur quatre est issue de ce qu'on appelle
c'est une formule un peu compliquée pour
les auditeurs le tour de l'extérieur
donc c'est une nomination par en dehors
du concours on va dire voilà pour
résumer et donc j'ai déjà commencé à
avoir une carrière de de fonctionnaires
alors plus exactement d'ailleurs
d'officier de la Marine nationale
puisque j'étais comme vous l'avez
souligné vous connaissez bien ma
carrière mon CV rigné vous êtes très
bien renseigné en toutous les cas à
cateo c'est normal et et donc
administrateur d'affaires maritime c'est
une une fonction de d'officier de la
Marine nationale qui s'occupe des
affaires civiles de la mer et après 10
ans de cette carrière j'ai été nommé par
décret du Président de la République au
Conseil d'État en 96 VO alors c'est pas
un hasard j'imagine si vous avez
travaillé un temps au secrétariat d'État
chargé de la mer donc auprès là de du
politique voà ministre marseillis puis
vous avez été conseiller aux affaires
juridiques j'ai vu ça au secrétariat
général de la Défense nationale voilà
j'ai effectivement une caille assez
éclectique ben de haut fonctionnaires
touchant à différents sujets sujets
sociaux sujets même de la culture he
j'ai longtemps été aussi secrétaire
général d'une autorité de régulation des
ventes aux enchères et puis j'ai été
voilà aujourd'hui je suis à nouveau j'ai
dans la fonction juridictionnelle
puisque je suis président de chambre et
puis au Conseil d'État vous l'avez
souligné nous avons un rôle de de
conseil juridique du gouvernement et en
l'occurrence je suis membre de la
section sociale et vous êtes un homme de
culture aussi puisque vous parlez de
culture je crois que vous aimez beaucoup
le
théâtre toutes les toutes les activités
culturelles ça fait partie de vos vos
passemp favoris effectivement c'est un
passemp dévorant dans un emploi du temps
qui est assez contraint mais j'essayie
d' trouver un petit peu de de ce
temps-là et c'est vrai j'aime beaucoup
le specttail vivant je me suis lancé à
titre évidemment bien sûr de
dilettantisme culturel total et bénévole
je me'y suis lancé d'abord dans des
spectacles on va dire qui étaient pas du
tout spirituel ou ou religieux et puis
euh la la l'ameçon m'a mordu en 1900
2000 16 de faire un spectacle sur les
évangiles il en a qui s'est appelé
Yeshua j'ai j'ai joué j'ai fait jouer en
2016 c'est Jésus en hébreu c'est ça
c'est Jésus en
araméen en araméen et hébreu c'est les
les deux les deux consonants sont proche
et puis je tourne actuellement alors je
lance cet appel ah ben j'en profite
alors endez la perche al j'en profite je
tourne actuellement un spectacle enfin
l'association théâtrale que je dont je
dirige tourne un spectacle sur 4 labouré
voilà ça s'itule Catherine Labouré un un
cœur brûlant de charité alors Catherine
Labouré peut-être les uns les autres le
savent évidemment c'est la sainte
voyante des apparitions de la rue du Bac
la fameuse rue du Bac voilà la fameuse
rue du Bac un ticket de métro pour aller
à lourde à parisou ça suffit et il a un
peu augmenté€ mais enfin c'est quand
même moins cher que parfois d'aller très
très loin et c'est évidment un
sanctuaire absolument inoui parce que je
crois même qu'en statistique c'est à
vérifier mais en
statistique la fréquentation de la rue
du Bac est est pas loin d'être en
dessous de celle de la tour effffel hein
bien sûr la notre de Paris était
au-dessus encore avant mais bon elle a
fermé pendant un certain temps c'est un
lieu extrêmement fréquenté par les
touristes ou des pèlerins étrangers
voilà ce spectacle et bien il joue dans
les paroisses et qu'il accepte de le
prendre ah appel aux paroisses alors
vous nous entendez mieur
voilà c'est au paroisse demandez-nous
les coordonnées de Christoph
renseignez-vous sur Internet peut-être
absolument oui oui oui et ce spectacle
avait nous avait été commandé par la rue
du Bac elle-même pour les 190 ans de
apparitions et et nous avons toujours
une sœur ou un père lazariste g c'est
plutôt toujours une sœur de la rue du
Bac qui assiste au spectacle et qui à la
fin il y a une deuxième partie qui est
celle d'un voilà de parler avec le
public dont certains des fois découvrent
complètement l'existence de catherineour
parce qu'on connaît un peu la rue du Bac
très peu ou très mal l'origine de ses
apparitions et c'est un rayonnement qui
est absolument essentiel car il faut il
faut faire connaître la Médaille
Miraculeuse voilà mais tout ça nous
éloigne beaucoup de le sujet qui son TR
venir parce que vous vous vous avez un
emploi du temps vous l'avez dit qui est
assez contraint assez chargé et vous
écrivez en plus vous trouver le temps
d'écrire j'imagine que vous faire faites
ça le matin entre 5h et 7h du matin j'en
connais qui font ça en tout cas deux
essais en 2024 c'est pas rien un essai
au mois de février c'était l'inflation
normative quand la France crève de trop
de lois au moins ça mérite de la
franchise édité chez plomb qui a eu le
prix du livre économique de BFM Business
soulignons-le et le livre qui va nous
occuper aujourd'hui c'est le prix de
l'insécurité enquête sur une défaillance
de l'État aux éditions Erol en septembre
2024 et je précise avant de rentrer dans
le vif du sujet que vous avez publié un
essai chez artch qui s'appelle vous
serez dans la le coming out chrétien d'
haut fonctionnaire donc vous êtes Haut-
fonctionnaire Conseil d'État et vous
assumez pleinement qui vous êtes
catholique toute façon je vous dirait
que à l'heure de la transparence d'abord
je crois qu'on peut pas le cacher et
puis il suffit de taper sur Google et on
va trouver évidment bien sûr forcément
j'ai fait peut-être un spectacle sur
Catherine Labouré dont on vient de
parler évidemment ça va pas m'identifier
comme voilà comme un partisan de de tel
ou tel autre culte ou l'absence de
totalement de culte donc j'assume voilà
c'est pas forcément un élément de faord
la carrière mais tant pis oui mais c'est
alors c'est c'est une de vos
caractéristiques j'ai trouvé en lisant
votre livre c'est que vous êtes
quelqu'un qui qui avait une parole
franche une parole
claire mais avec de la nuance de la
mesure donc les deux vont ensemble dans
dans votre démarche et surtout vous vous
documenter énormément tout ce que vous
dites
hein beaucoup de chiffres beaucoup de
d'études beaucoup enquête et vous avez
mené quand même on peut appeler ça une
enquête d'ailleurs euh c'est dans votre
titre cette enquête sur la question de
la sécurité euh la sécurité intérieure
et
euh vous dites la sécurité routière on a
fait des progrès
extraordinaires pour la réduire pour
protéger les Français de de la violence
routière on peut l'appeler comme ça
j'imagine euh et euh on a pris beaucoup
de mesures en se basant sur des études
sur des statistiques des chiffres et
cetera et ce volontarisme politique on
ne le retrouve pas très curieusement
dans la sécurité tout court euh des
Français et euh les chiffres de la
sécurité routière sont publiés
fréquemment TS de morts sur la route et
cetera les chiffres par exemple des
homicides en revanche pour les avoir
c'est même c'est même une enquête qu'il
faut mener et euh vous vous commencez ou
vous arrivez à rapidement dans votre
livre à dire mais combien de vies
sacrifié donc vous avez compté
effectivement alors c'est intéressant le
parallèle que vous faites et que je fais
d'ailleurs précisément avec la Direction
de la Sécurité Routière et avec la lutte
contre l'insécurité routière la lutte de
la contre la violence routière cette
expression a été maintenant bien bien
reprise par les communicants de la
direction la sécurité routière et ils
ont raison alors moi je suis un petit
garçon qui qui restait marqué c'est
incroyable d'avoir ce souvenir là parce
que j'étais pas grand et j'ai vu à la
télévision
qui était à l'époque le seul poste de
télé qu'on avait à la maison en noir et
blanc ou en tous les cas il y avait
qu'une seule chaîne au RTF et je me
souviens très précisément de cet
événement en
1973
où George Pompidou avait tapé du point
sur la table en
[Musique]
disant 18000 18000 17000 morts par an
accidentés sur la route c'est
insupportable d'accepter ce fatalisme il
faut faire quelque chose c'est le
premier politique qui qui a fait PRU de
volontarisme et il avait commandé au RTF
de faire un coup d'éclat de faire une
prise de conscience de l'opinion
publique on disait pas encore peut-être
cette expression et on avait fait jouer
aux habitants de mazamé qui
représentaiit en 1973 exactement le
nombre de morts qui avaiit eu sur la
route l'année précédente ou l'année en
cours je je crois c'était d'environ
13000 morts et
quelques et ces habitants ont tous joué
devant les caméras euh de mimer la mort
alors en étant sur la chaussée dans leur
dans leur bureau dans leur dans leur
appartement et cetera et la caméra
s'était promené en toutasamé pour filmer
cet événement ça a
marqué ça m'a marqué en toutous les cas
et c'est le déclenchement d'un politique
de volontarisme faire pour faire
descendre les chiffres de l'insécurité
routière c'est c'est encore un suffisant
mais euh résultat mais il y a des
résultats etpousstouflant on y a mis les
moyens tous les moyens et compris
d'abord sur le volontarisme puisque la
la l'insécurité routière a baissé quand
même de 84 % entre 72 et 2000 et 2001
2000 2001 donc c'est un c'est un une
baisse absolument euh très importante
alors que dans le même temps c'est ce
que je soulligne la sécurité tout court
enfin sécurité de droit commun celle que
les Français comprennent mieux par ce
temps c terme là n'a pas fait les mêmes
progrès voilà c'est presque un tabou
même et c'est et c'est un tabou alors
d'un côté d'un côté il y a un
volontarisme on y met éventuellement les
moyens budgétaires on y met des normes
on y met des statistiques on y met un
aiguillon voilà alors c'est pas encore
c'est pas encore parfait et et et il y a
sans doute à mon avis on est encore dans
les 2500 tu es sur la route on est
encore très loin de ce que l'on devrait
et pourrait faire voilà parce que là
aussi sur la sécurité routière je fais
juste cette petite incartade mais vient
s'incruster le tabou de l' qui ont été
tout court c'est-à-dire qu'aujourd'hui
on est arrivé au point où on veut pas
admettre la
convergence qu'il y a entre l'insécurité
de droit commun et probablement la
violence routière c'est-à-dire euh celle
que les personnes qui sont
des potentiellement dangereuses sur la
route sont en réalité souvent des
personnes délinquantes ou à comportement
délinquant dans la vie courante hein
c'estàdire que si on si on on on fait
partie de ceux qui une population
délinquante dans la vie tout court il
est rare en général qu'on respecte le
feu rouge ou qu'on respecte les
limitation de 90 des conséqu
voilà et cette convergence aujourd'hui
ne veut pas être faite et n'est pas
faite correctement mais je ferme cette
parenthèse c'est un progrès qui est à
faire encore par la direction sécuritire
en direction avec les autres directions
de la sécurité tout court et c'est un
appel que je lance peut-être au ministre
de l'Intérieur de se préoccuper de ce
sujet oui alors combien de sacrifié vous
avez compté comment vous avez compté en
en quelques mots alors en quelques mots
c'est une enquête effectivement parce
que le le scandale
on arrive en tout cas à la conclusion
c'est un scandale d'État alors je mets
le D apostrophe c'est qu'effectivement
ce nombre
d'homicides aujourd'hui en France est
extrêmement mal connu extrêmement mal
documenté parce que d'abord il y a une
problématique de division de l'État
dans ces différentes composantes euh la
justice fa des statistiques l'intérieur
fait des statistiques les ministères en
charge des différentes politiques de
sécurité type par exemple on l'évoquit
la sécurité routière bah c'est le
ministère des
Transports en en CO en CO autorité avec
le ministère de l'Intérieur bien sûr
parceque la direction la direction la
sécurité routière est à cheval sur les
deux ça va être le ministère de la Santé
pour les problèmes liés aux homicides
liés à la la santé ministère de
l'écologie pour les problèmes d'homicide
de lié au au aux conséquences
écologiques ou pas d'une catastrophe
tout ça aujourd'hui n'est pas consolidée
voilà l'information n'est pas consolidée
d'une part alors je je donc il pour
trouver le nombre d'omicidees on va dire
de droit commun vous avez dû
enquêterors les sources il faut enquêter
il faut rechercher les sources les
sources bien sûr sont quand même
principalement parce que le principal
est tout de même du côté pour les
homicides ce qu'on appelle les homicides
volontaires c'est du côté du ministère
de la Justice et du ministère de
l'Intérieur qu'on peut arriver à les
recouper et et il y a toute la zone qui
peut-être un peu grise des homicides
involontaires c'est-à-dire ceux qui sont
pas forcément fait avec l'intention de
tuer mais qui ont la conséquence
effectivement de qu'une personne est
décédé c'est les accidents de la route
les premiers cas de figure mais il y a
un nombre considérable d'omicide
involontaires qui ne sont pas liés aux
accidents de la route qui peuvent être
liés à une intoxication alimentaire qui
peuvent être lié à à des accidents
écologiques et cetera et donc il faut
enquêter et le problème aussi vient de
ce que l'État là commé j'allais dire
peut-être une faute structurelle qui est
que quand l'évalueur quand et et
lui-même l'évaluer ça fonctionne
toujours très mal il faut il faut donner
à des autorités extérieures j'allais
dire à celles qui sont responsables de
l'action courante la possibilité et le
et le devoir de calculer exactement les
chiffres et de les évaluer par rapport à
alors ces chiffres on va les évoquer en
2uxème partie d'émission sur
effectivement le nombre d'homicide de
droits commun homicide volontaire ou euh
quelque chose approchant que c'est les
couss et blessures ayant entraîné la
mort he c'est une agression quoi cette
insécurité là et on parlera aussi du
prix de la vie humaine de la question de
l'indemnisation et du coût
socio-économique et là on est dans le
sujet de notre émission de l'insécurité
en France en attendant on va on va
écouter un artiste français formidable
qui s'appelle feren alors c'est une
chanson de circonstance le titre est de
cette chanson est Monsieur tout
simplement et c'est une une chanson sur
l'histoire d'un assassin histoire de
l'assassin raconté par son domestique et
à la barbe des voisins qui le trouvent
sympathique monsieur est un assassin je
suis son domestique on écoute Thomas
Fersen les passants sur son chemin
soulèvent leur galure le chien lui lâche
les mains sa présence rassure voyez cet
enfant qui B
par lui secouru et comme il est de
l'aveugle à traversé la rue dans la paix
de son jardin il cultive ses roses
monsieur est un assassin quand il est
morose il étrangle son semblable dans le
bois de mon quand il est
inconsolable quand il a le bourdon à la
par des voisins qui le trouve
sympathique monsieur est un assassin
je suis son domestique et je classe le
dossier sous les aiglantines je suis un
peu jardinier et je fais la
cuisine et lestrangle son prochain quand
il a le cafard allez hop dans le bassin
sous les neénupfard et je donne un coup
de balai sur le lieu du crime où il ne
revient jamais même pour la frime sans
éveiller les soupsons aux petites heures
nous rentrons à la maison je suis sans
[Musique]
chauffeur car sous son air àadin c'est
un lun ftique monsieur est un assassin
chez lui c'est chronique il étrangles
sont semblables lorsque minuit sonne et
moi je pousse le diable dans le bois de
Boulogne le client dans une valise avec
son chapeau prendra le train pour Venise
et un peu de repos il les trangles sont
semblables dans le bois de Medon quand
il est
inconsolable quand il a le bourdon à la
barbe des voisins qui le trouve
sympathique monsieur est un assassin je
suis son
[Musique]
domestique vous allez prendre monsieur
je vais perdre ma place vous allez
prendre monsieur hlass trois fois etlass
mais il fallait s'y attendre et je pris
votre honneur simpement de me reprendre
comme serviteur et je classerai ce
dossier sous les aiglantines je suis un
peu jardinier et je fais la cuisine al
nous avons entendu Thomas feren dans
cette chanson monsieur c'est le
domestique de monsieur qui est un
assassin il dit je classe le dossier
sous les aglantines manière élégante de
de dire les choses c'est une très jolie
mélodie très jolie mélodie excellent
thomasersen vous vous êtes allé chercher
un peu bon sous les Anglais les
aglantines les les chiffres qui comme
vous nous l'avez expliqué en première
partie d'émission ne sont pas consolidés
c'est ne sont pas accessible facilement
alors homicide volontaire vous avez
étudié sur une décennie 2010 2020 VO
j'ai voulu rester je comme un chercheur
sur une période qui n'est pas trop
d'actualité pour pas tomber dans les
polémiques et autres donc 2010-2020
c'est un c'est une décade et ça donne
une impression tout à fait scientifique
d'étudier les choses deux enseignements
donc comme je l'ai dit c'est la
statistique de l'État est n'est pas à la
hauteur pourquoi c'est important de le
souer c'est parce que quand on veut
conduire une politique de sécurité
publique on a d'abord des indicateurs
dès lors qu'on a pas d'indicateur ça
veut dire que c'est flou et ça veut dire
qu'on ne sera pas en mesure de rendre
compte aux citoyens de l'évolution et
des bénéfices d'une politique que l'on
conduit donc premier point l'État doit
se donner un indicateur du taux
domomicid
parce que c'est en le suivant pas à pas
que le garde des saous et que le mise
inérieur sont en mesure de rendre compte
de leur politique auprès du Parlement
auprès des citoyens alors pour aller
rapidement deux indications moi je
rassemble effectivement à la fois les
homicides volontaires et les homicides
involontaires parce que je r je remonte
tout cela à une conséquence extrêmement
importante c'est que c'est une violation
du second des droits de l'homme on ne le
mesure pas assez et notamment les
homicides volontaires quelque part ne
prennent pas assez en compte dans les
jugements et dans les quantumes la
gravité au plan des droits de l'homme de
ce qu'est la l'abolition d'une vie
humaine mais alors encore plus
évidemment dans le domaine des homicides
involontaires où l'on voit des peines
avec sourcil qui scandalise toujours en
général l'opinion publique parce que
justement dans l'échelle des valeurs que
le juge pénal applique il n'a pas pris
conscience lui-même il n'a pas pris
conscience lui-même que c'était
l'abolition d'une vie humaine qui avait
été é opéré donc la violation du deuxème
des droits de l'homme je rends hommage
en 2020 à
3369 personnes au minimum homicidé j'y
retranche de ce chiffre j'y retranché de
ce chiffre ce que je considère être à la
différence de ne pas leur rendre hommage
c'est les règlements de comptte entre
malfrat les crimes crapuleux de ou c'est
115 115 à peu près une petite moyenne de
115 homicide tous les ans parce que j'
dire qu'ils l'ont bien cherché ils sont
appliqu qui est la peine de mort eux
n'ont pas apoli la peine de mort il se
l'applique entre eux malheureusement
c'est toujours une vie en moins bien sûr
mais je ne leur rends pas hommage et en
revanche je mets en en exerg un taux
d'homicidé alors ça c'est droit commun
et les homicides involontaires qui ont
comme caractéristique commune d'être
ensemble une violation du droit de
l'homme à la vie et ensuite qui ont
comme caractéristique on verra peut-être
un peu plus tard de devoir donner lieu à
mon sens à une répar
à une sanction on va parler mais c'est
le le nombre d'omicide de droit com même
on a tendance à stagner ou à ne pas
augmenter voilà et là c'est un paradoxe
qu'évidemment il faut tout de suite
lever parce que il est utilisé exploité
par des gens malinttentionnés par
rapport aux statistiques dont on peut
toujours faire dire tout ce qu'on veut
en vérité heureusement d'une certaine
façon que les homicides de droit commun
homicid volontaire stagn on n'augmente
pas de manière flagrante parce que il y
a les progrès c'est drôle de le dire et
heureusement d'ailleurs les progrès du
téléphone portable les progrès et bien
de la police qui intervient assez vite
de de du 15 qui qui arrive à sauver la
personne de de d'un décès absolu mais ça
ne veut pas dire que l'insécurité baisse
voilà parce qu'en vérité il y a une
statistique que j'ai mis en exerg j'ai
découvert que d'autres criminologues
avaient exactement fait le même constat
que moi sans concerter c'est ce qu'on
appelle le critère de la violence mortif
faire il faut additionner les tentatives
d'omicide les tentatives d'homicide à à
aux homicides même et alors là le
chiffre il explose oui entre 2010 et
2020 si on ajoute les tentatives
d'omicide on passe de 2139 à 4448
exactement on est sur une on est sur une
croissance de 110 % d'augmentation sur
10 ans et ça continue hein c'est je vous
ai pas donné l'actualisation des
chiffres mais ils sont toujours en
progression c'estàd il y avait en 2020
12 hicide tentative d'homicide par jour
en 2020 nous sommes peu près aujourd'hui
à 14 bon alors ça reflète quoi ça
reflète évidemment qu'il y a des gens
qui n'ont pas la conséquence de de
mourir d'un acte d'insécurité mais enfin
pardon mais cette cette doctoresse qui
il y a a quelques mois on en a entendu
parler dans un parking de vagram a eu la
gorge quasiment
tranchée par un par par un acte
crapuleux elle elle n'est pas comptée
dans les homicidés mais mais mais en
vité sa vie sa vie est très largement
atteinte dans des conséquen
inimaginaable alors elle compte pas dans
les homicidés et on l'a fait disparaître
dans les dans les j dans ce qui est la
vraie violence celle qui devrait
préoccuper chaque garde des saau chaque
mininttérieur il devrait avoir cet
indicateur sous les yeux est-ce que
j'arrive à faire baisser cette courbe
comme je fais baisser ou comme je
cherche à faire baisser la courbe de
l'insécurité routière on voit qu'il y a
une bataille des chiffres dans débat
public hein et cette bataille de chif a
pourquoi pourquoi certaines personnes
cherchent à minimiser absolument alors
il y a malheureusement on peut pas dire
les choses autrement il y a
malheureusement une une approche
idéologique un sorte de dénis de dénis
de la violence parce que ce déni de la
violence tout court a des a des ressorts
idéologiques qui font nier j'aller dire
que la terre est que la terre est ronde
et voilà et et parce que on veut pas
reconnaître en quelque
sorte l'échec et l'impuissance des
politiques de sécurité qui ont été mené
jusqu'à présent et dont les résultats
dont les fruits sont donnés par les
statistiques ils ne sont pas bons depuis
10 ans nous ne faisons pas baisser cette
courbe et je ne prédis pas
malheureusement que en quelques années
nous la ferons baisser parce qu'il y a
une sorte de dynamique il y a une sorte
de j'allis dire de de tendance haussière
qui ne se casse pas comme ça en l'espace
d'un coup de baguette magique et même
euh par le ministère du verbe euh comme
parfois certains hommes politiques nous
y habituent voilà le système Coué n'est
pas la solution de résoudre les
problèmes de sécurité alors ça a des
conséquences euh socio-économiques on va
parler du coût socio-économique de l'
sécurité c'est que ça coûte cher au bout
du compte et même très cher et avant
cela puisque vous avezqué évoqué la
question des des réparation la question
de la du prix de la vie humaine vous
souvenez de cette chanson de téléphone
argent trop cher la vie n'a pas de prix
et pourtant la vie n'a pas de prix c'est
vrai philosophiquement c'est sans prix
c'est inestimable et pourtant elle a un
prix on peut l'estimer et vous avez
aussi travaillé sur cette question de
chiffrage du
montant que devrait être le montant
normal en quelque sorte d'une réparation
d'une vie hauté réparation bien sûr pour
les proches absolument la vie n'a pas de
prix alors évidemment je suis sur une
radio catholique donc je je je je
connais un peu mes mes références je
sais elle a un prix au contraire de dans
l'Évangile on nous explique qu'elle elle
a le prix de 10000 talents oui voilà ce
qui est une somme
incommensurable même encore aujourd'hui
10000 talents 60 millions de pièces
d'argent nous nous ne serions pas
aujourd'hui aligné pour chacun d'entre
nous ce prix de la vie humaine bon mais
c'est une c'est une évidemment une
métaphore très très importante je je
vais pas la discuter là
aujourd'hui le fait de dire que la vie
n'a pas de prix a effectivement été un
peu une manière hypocrite et pharisienne
de d'occulter d'occulter le fait que
nous ne la réparons pas à la hauteur
qu'elle mérite d'abord à la hauteur
philosophiquement de ce qui est
l'atteinte à la vie c'est le deuxième
des droits de l'homme que nous
abolissons or il y a bien des droits de
l'homme jeallis dire inférieur malgré
tout en dignité ou en en importance ouis
euh qui sont tous les jours réparés par
les tribunaux euh nous avons tous les
jours l'exemple que si des détenus
peuvent prouver les conditions indignes
de détention ils font qu'on anné
l'administration pénitentiaire en
moyenne 6000 € de réparations sont
accordées par le juge euh pour violation
du 3oème des droits de l'homme qui est
celui des conditions indignes de de
détention et d'aration et là il y a un
barê que les que les juges effectivement
s'appliquent et voilà et donc là là on
sanctionne l'état bien et pour le reste
une vie humaine est abolie qui en paye
le prix et bien j'allais dire presque
personne parce que l'État s'est
déresponsabilisé
ou s créé une bulle
d'irresponsabilisation pour ne pas avoir
à rendre compte du fait que c'est lui
qui est quelque part le créancier d'une
d'un droit d'un droit de l'homme celui
de vivre de manière sain et sauf et
alors qu'il ne se priv pas il ne se priv
pas j'allis dire d'imposer aux autres
les opérateurs privés les opérateurs
économiques de eux-mêmes par contre
devoir j'allais dire rendre l'obligation
de sécurité de résultat à leurs clients
à leurs salariés al leors usagers bon si
vous êtes transporté par la SNCF et que
malheureusement la SNCF vient à
dérailler un train qui a malheureusement
des accidentés et notamment un accidenté
mortel la SNCF aura l'obligation de
rendre des comptes de rendre des comptes
de de ne pas pouvoir s'excuser de la
complexité du transport ferroviaire de
sa de son caractère absolument rarissime
d'un accident et cetera elle est tenue à
une obligation de sécurité de résultat
et elle en PE le prix l'État est le seul
opérateur on va dire quelque part qui a
une obligation qui a une obligation
normalement de devoir nous assurer la
sécurité pu qui nous a ôté à juste titre
tous les moyens de nous défendre pour
les remplacer par ses propres moyens en
quoi rend-il compte de l'insécurité
lorsqu'évidemment bien sûr elle se
produit et bien aujourd'hui de rien et
on ne le chiffre pas alors le fait
d'avoir tribunaux alors il il c'est la
loterie et bien c'est c'est c'est
d'abord pas la loterie c'est souvent
pour les victimes je le dis les victimes
sont victimes plusieurs fois de suite
première fois elles sont victimes bah de
l'acte qui leur est commis en général
toutes les victimes peuvent vous
témoigner à votre à votre micro à votre
antenne qu'elles sont victimes une
seconde fois du parcours du combattant
qu'elle doit vivre et subir pour obtenir
des inisations de misère parce que
l'État va trouver des mécanismes de
substitution à la personne mise en cause
qui en général est insuvable ou crée son
insolvabilité mais ces barêmes sont des
barêmes ridicules qui ne correspondent
pas à la réalité et tr deèement les
victimes sont aussi victimes une
troisième fois parce que la sentence qui
est prononcée par les
juridictions est absolument en dessous
de ce qu'elle pouvait attendre en à
terme de réparation morale et de
réparation de justice sociale qu'on leur
doit bon voilà alors et là vous combien
ça coûte la vie ou c'est une bonne
question c'est une par on pie pas assez
aujourd'hui puis qu'il y a un fond de
garantie des victimes des actes de
terrorisme et autrre infraction mais
vous dites les les les chiffres donnés
par exemple les homicides
euh ça tourne autour de 50000 € et vous
vous contestez ce ch cette moyenne de
50000 € accordé par ce fond de garantie
je les conteste ils sont bidonnés ils
sont fait en sorte que quand l'État se
substitue à telle ou telle mise en cause
responsable
péculièrement puisse enverser le moins
possible au terme d'un parcours du
combattant qui encore une fois est
absolument un scandale vécu par les
victimes et elles sont toutes là-dessus
convergentes et alors qu'on connais ces
chiffres parce que vous vous vous avez
trouvé des barêmes j'ai trouvé les
barêmes réalistes j'ai trouvé les barêes
alors mais ils sont c'est pas qu'ils
sont réalistes c'est qu'ils sont
scientifiques scientifiques ils sont
scientifiques et là aussi c'est une
petite curiosité de mon
enquête c'est que la direction de
sécurité routière pour revenir à elle a
réfléchi depuis longtemps à se dire mais
finalement que coûte à la nation les
personnes qui se font tuer sur la route
et pourquoi je fais ce calcul et
pourquoi je commande ce calcul à des
scientifiques à des économistes c'est
parce que j'ai besoin d'aller justifier
à Bercy un budget de la sécurité
routière qui puisse venir dire voilà ce
que ça nous coûtent les accidentés de la
route donnez-moi au moins ça comme
budget de fonctionnement de
communication de de moyens d'existence
parce que finalement si nous n'avions
pas au moins un petit budget pour
défendre une politique de sécurité
routière ça pourrait coûter encore plus
cher à la nation et alors ils ont en
1991 d'abord puis ça a évolué jusqu'à
jusqu'à aujourd'hui confié à des
économistes qui se sont référé en vité
aux travaux internationaux queit mener
particulièrement les les Britanniques et
surtout les américain du vrai coup de la
vie humaine finalement le préjudice
aussi pour la société par les proches on
parlait de la réparation pour les
proches mais aussi la question du du
manque à gagner d'une certaine manière
on pe ça comme ça un individu évidemment
rapporté à à sa nation donc bien sûr qui
elle se traduit en produit intérieur
brut à une certaine valeur bah la toute
personne évidemment est un contribuable
un travailleur un une personne qui va
payer des cotisations sociale une
personne qui va enrichir il va apporter
une valeur ajoutée Baudin c'était ça he
il y a de richesses que d'hom dis il y a
de richesse que d'homme et bien sûr
qu'il avait bien aperçu le problème il
avait pas la science économique pour le
faire aujourd'hui on l'a il y a des
modèles il y a des modélisations elles
sont d'ailleurs différent par pays parce
que c'est fonction de la la richesse
économique de chaque pays et c'est comme
ça qu'on on arrive à ce qu'on découvre
dans des documentations de la Direction
Sécurité routière mais qui se passe un
peu sous les radars pour le coup on
passe pas nous souvent sous les radars
des des limitations de vitesse mais là
c'est un chiffre qui passe s sous les
radars vraiment et on arrive à un calcul
qui est qui est stupéfiant c'est qu'on
sait aujourd'hui que en 2023 le prix
d'une vie humaine sacrifiée sur la route
fait perdre à la nation
6441000 € bon alors on va pas dire c'est
ce que coûte la vie humaine c'est pas
exactement ça pour les les parents de
Philippines elle n'avait pas de prix h
elle n'avait pas de prix elle ne gardera
pas de prix bon mais s'il faut pouvoir
infliger à titre de sanction contre les
auteur des actes domicide qui revient à
être l'État dans ma conception que je
propose d'adopter qui est celle d'une
obligation de sécurité de résultats je
mets une amende à l'état de
6441000 € et je la fait verser à la
famille des ayants droit de Philippines
d'ailleurs pas que Ph Philippines cette
jeune fille qui a été assassinée dans le
bois de Boulogne étudiante à Dauphine je
fais référence à cette affaire qui a
beaucoup qui a beaucoup ému je vais en
citer une parce que vous êtes sur une
radio qui est sensible à la question des
SDF il y a évidemment les SDF on parle
pas d'eux hein on s'en fiche un peu mais
c'est de la société bah il y a un SDF
par exemple auquel je voudrais
aujourd'hui rendre hommage c'est Émile
voyz j'ai même son nom de famille bon je
vais pas le donner il avait 39 ans il
avait 39 ans et il y a une personne très
mal intentionné euh Levis un immigrant
euh qui avait qui été visé sur
interdiction d'être en France sous qtf
qui a jeté un parpin au-dessus de sa
tête oui on a vu il y a eu des images
d'ailleurs sur les ré soci faire a fait
des tours les réseaux sociaux parce que
une caméra de vidéosurveillance avait
avait filmé la scène et bien Émile je
lui rends
hommage je trouve que également Émile a
l'exemple typique d'un homicide qui
n'aurait jamais dû avoir lieu car si et
j'emploie le mot si bien sûr à boncian
si il n avait pas eu la somme des
défaillances de la sécurité dont l'état
est responsable Émile serait aujourd'hui
en vie parce que chacun des actes qui
sont ceux de l'auteur de la fin de sé
jours sont des actes pour lequel l'État
aurait eu avoir des comptes à rendre et
n'en rendra pas et la vie desm000 ne
sera pas remboursée à hauteur de
6441000 € que lui aussi valait car cette
somme est très intéressante au plan
anthropologique et philosophique nous
valons le même prix oui nous valons le
même prix quel que soit notre âge notre
sexe notre race notre religion nous
voons même pris par rapport j'allis dire
à l'enrichissement de notre nation oui
alors euh vous avez fait tout un calcul
je vais je vais le résumer on va pas
bientôt faire la deuxème pause musicale
sur ce coû socio-économique de
l'insécurité et on on en parlera juste
après la deuxième chanson vous avez
additionné donc les coûts de la sécurité
intérieure les charges de la dépense
publique de sécurité comme on dit avec
les ministères de l'intérieur de la
justice et autres ministères concernés
euh vous avez calculé les dépenses des
collectivités donc principalement les
communes par exemple les polices
municipales vous avez vous avez
additionné aussi des coûts cachés plus
la valeur de chaque vie effectivement et
vous avez estimé un coût
socio-économique de la
sécurité entre
169,1 milliard d'euros et 176,1 milliard
d'euros en
2020 on en parle après la deuxième pause
musicale al on va écouter un grand
classique là c'est star
Mania on va tous trembler en écoutant
Danien Balavoine chanter quand on arrive
en
ville quand tout le monde dort
tranquille dans les banlieux d'ortoir
c'est l'heure où les honards descendent
sur la
ville qui est-ce qui viole les filles le
soir dans les parkings qui met le feu au
building c'est toujours les zonard alors
c'est la panique sur les boulevards
quand on arrive en
[Musique]
ville quand on arrive en ville
tout le monde change de trottoir on n
pas l'air virile mais on fait peur à
voir des gars qui se maquille ça fait
rire les passants mais quand il voit du
sang sur nos lames de rasoir ça fait
comme un éclair dans le brouillard quand
on arrive en ville
[Musique]
ve c'est être heureux être heureux avant
d'être viux on n pas le temps d'antavoir
30 ans n tout ce qu'on veut c'est être
heureux être heureux avant d'être vieux
on prend tout ce qu'on peut prendre en
attendant quand on arrive en ville on
arrive de nulle part on v sans domicile
on dort dans des
hangars le jour on est tranquille on
passe
incognito le soir on change de
on frappe au hasard alors préparez-vous
pour la
[Musique]
BAGAR tout ce qu'on veut c'est être
heureux être heureux avant
d'être on n pas le tempsir 30
ans tout ce qu'on veut c'est être
heureux être heureux avant
d'êt on prend tout ce qu'on peut
prendreendand on viendra l' 2000 on
aaend si on v pas non demain il sera
trop tard qu'est-ce qu'on va faire ce
soir on va fa tout casser si vous allez
danser pas trop
[Musique]
tard alors chers auditeurs de cateo nous
nous retrouvons donc pour la trème
partie de l'émission question
echo je reçois aujourd'hui Christophe
eoch Duval conseiller d'État qui nous
parle du prix de l'insécurité qui est le
titre d'un de son dernier livre paru en
septembre 2024 aux éditions Erol et nous
parlions juste avant d'entendre Daniel
balavois n star Mania du coût
socio-économique là encore rien n'était
consolidé donc vous avez enquêté vous
avez fait des additions euh un Haut-
fonctionnaire sait faire ça donc merci
au fonctionnaires d'avoir ce
savoir-faire et vous avez pu euh vous
faire cette consolidation et votre
estimation c'est entre 169 et
176 milliards d'euros c'est-à-dire
environ 7 % de notre produit intérieur
brut ce serait c'est pour vous c'est le
coût socio-économique de l'insécurité
voilà deuxième constat après avoir euh
découvert moi-même stupéfait que l'État
n'avait pas d'indicateurs sur le nombre
domomicide volontaire et involontaire
additionné de manière fiable je me suis
rendu compte mais est-ce que à ce
moment-là le ministre de l'économie ou
le les ministre de garde des saut le
ministre de l'Intérieur ont aussi un
indicateur qui leur dit combien ça coûte
aux Français combien ça coûte au
contribua combien ça coûte à la nation
parce que finalement il y a peut-être de
l'argent mieux placé et mieux investi
dans l'éducation vous dites
effectivement vous arrivez à mon
résultat je vais expliquer rapidement
comment j'y parviens mais j' renvoie
plutôt les lecteurs bien sûr à la
lecture du livre 7 % du PIB ça va
peut-être rien rien leur dire mais la
comparaison c'est toute
l'éducation depuis l'école primaire
jusqu'à l'éducation universitaire et de
recherche c'est 10 points du PIB voilà
donc voyez 7 10 il déficite budgétaire
c'est 5 je crois bon ça c'est une autre
question c'est plus que le déficit donc
bah justement quand on est dans des
périodes de vache de vache maigre où il
faut serrer serrer les vis partout et
bien on fait attention où passe l'argent
oui et quand effectivement on pilote une
politique de sécurité intérieur qui
encore une fois n'a pas l'indicateur du
nombre domicide n'a pas l'indicateur de
ce que ça coûte ben ça veut dire qu'on a
une politique qui va à Valo qui à Volot
qui qui n'est absolument pas piloté qui
c'est c'est du on surf sur la vague
affaire après affaire gouvernement après
gouvernement titulaire de la place bovau
comme de la place vendô après titulaire
de la place beauovau de la place vendô
tout ça n'est ne peut pas avoir une
constante et des résultats c'est pas
vrai alors je me suis dit mais forcément
la Cour des comptes calcule le coût de
économie mais pas du tout la Cour des
comptes d'abord un on lui a jamais posé
la question et c'est une grave erreur on
devrait lui demander et lui commander
que tous les ans elle rendre compte au
Parlement du coût global de la sécurité
ou l'insécurité ça veut dire com comment
on peut dire ouais comment s'y prend-on
bah moi j'ai dû évidemment faire des
calculettes et probablement j'ai une
part d'estimation et je renvoie mes
détracteurs à signer avec moi une
pétition pour réclamer que la Cour des
comptes soit euh soit chargée chaque
année de ce de ce calcul ben j'ai
d'abord il y a les coûpts publics les
coûts publics sont ceux qui sont
peut-être les plus faciles à trouver
c'est les Budet encore qu'il faut il
faut pas il faut procéder des
évaluations parce qu'à l'intérieur bien
sûr des budgets des ministères
principalement de la justice
deuxièmement de l'intérieur et ensuite
des ministères techniquece dans la
justice par exemple il y a pas que la
justice pénale oui et oui quelle est la
proportion de temps consacré par un juge
aux affaires pénales de de mon tribunal
correctionnel par rapport je suis
affecté à plusieurs postes par rapport à
à celle des affaires civiles donc il
faut procéder les calcules des
estimations moi j'ai pas les moyens de
la Cour des comptes de le faire mais je
suis parvenu à des chiffres d'une part
l'insécurité la le coût de la j'allais
dire de toutes les administrations
publiques c'est un un un coût d'environ
32 à 33 milliards d'euros après il y a
le coût des marchés privés de la
sécurité parce que finalement on a eu
beau se confier à l'état de nous de nous
se charger pour nous notre sécurité la
vérité c'est que c'est pas suffisant oui
parce qu' a une sécurité pré c'est un
gros marché en France si il y a des
Bleus qui se pr dans la rue mais je suis
quand même obligé de de payer une
entreprise de sécurité qui va me
famettre précer auditeur donc là vous
c'est le coût socio-économique de la
socité donc pour la société pas
seulement pour les les fin puis enfin
alors à ces coûts alors les économistes
connaissent bien ça c'est les coûts
directs à ces coûts directs on doit
ajouter ce qui s'appelle les coûts
indirects bah les coûts indirects sont
encore là malheureusement plus
difficiles encore à mesurer mais sont
sont sont très très conséquents les
coûts indirects bah c'est ce ce comme on
l' évoquéit tout à l'heure du cout de la
vie qui s'ajoute évidemment une perte de
vie humaine des des préjudices
personnels corporels et cetera affectifs
moraux et cetera bah vous avez été
victime d'une insécurité dans la rue il
est il est probable que vous allez
prendre des arrêts maladies et que ça va
coûter l'assurance maladie il est
probable que vous allez être moins
performant à l'entreprise l'entreprise
va se rendre compte peut-être que elle
va accepter ça mais voilà tout ça se
calcule je rentre pas dans les c'est
assez complexe j'aboutis à ce chiffre
phamineux que j'arrondis à 180 20
milliards voilà ce que la sécurité ou
l'insécurité coûte à la France là aussi
cet indicateur devrait être
obligatoirement communiquer tous les ans
au Parlement parce que c'est sa
diminution c'est sa diminution qui est
aussi un indicateur de performance non
seulement de la réduction du nombre des
homicides mais la réduction tout
simplement du coût qu'on y consacre et
ou alors en tout cas de sa de consacrer
à bon et Scien les moyens aujourd'hui on
est dans une politique à vue voilà on
est comme une comme un comme le
capitaine d'un navire qui voit pas
devant lui il y a des icebergs et
probablement on va en prendre plein la
figure à chaque fois on en prendis et
vous vous avez voulu dissiper le le
brouillard donc c'est quelqu'un pourrait
faire l'objection vous rendez compte si
vous donnez 5 millions à chaque victime
on a déjà plus de sous dans les caisses
mais vous vous dites au contraire en
fait une politique de sécurité publique
va faire faire des économie et la
société alors c'est c'est évidemment un
Paris que je ne peux pas démontrer sauf
par l'expérience c'est-à-dire que oui
effectivement c'est un coup que
peut-être à la fin la collectivité va
mutualisé ça c'est certain mais d'abord
un c'est un acte de justice sociale il
faut pas l'oublier de c'est une c'est
une je le vois comme une sanction comme
une punition je remploie le terme
volontairement tiens une punition de la
faute commise par l'État dans sa
défaillance en quelque sorte une règle
de sécurité qu'elle l'aurait dû mais si
on regarde le secteur privé privé mais
dans le secteur privé les objections
qu'on me fait pour le secteur public
sont déjà parfaitement admises et
incorporées pour le secteur privé il est
évident que le secteur privé participe
aussi à l'indemnisation des victimes
s'il y en arrive qu'elle incorpore dans
ses prix de revient que c'est quelque
part le consommateur de la ou l'usager
de la SNCF qui dans son ticket de SNCF
évidemment bien sûr à un à des à des
centimes additionnels qui sont mis côté
les accidents du travail et
le problème est le problème est
économiquement la même ordre de chos de
même ordre d'idée c'est effectivement
aussi les clients qui supportte ce que
les entreprises payent en cas d'accident
mais le met est très important c'est que
toute démontre aussi bien évidemment en
France que dans le reste des autres pays
du monde c'est qu'à chaque fois que les
entreprises se sont vu obligées par les
jurisprudences ou par les lois à ce
qu'on appelle l'obligation de sécurité
de résultat mais ça a donné des
résultats parce que en économie on on
n'est pas tout à fait majociste et donc
les entreprises ne cherchent pas à faire
en sorte que elles vont exploser en coût
de justice pour payer le juste prix de
la perte de vie humaine d'un client d'un
salarié d'un usager elles ne sont pas
folles au point de dépenser des sommes
infinies de compagniees d'assurance qui
bien sûr prennent en charge souvent à
leur place ces frais mais qui se
répercuterait en augmentation de police
d'assurance donc oui il il y a moins
d'accid de travail grave par ex la
science économique a parfaitement montré
le caractère vertueux de l'obligation de
sécurité de résultat dans le secteur
économique et privé donc ce que vous
c'est ce que vous réclamez pour l'État
et bien c'est ce que je réclame parce
que c'est ce que sera un parce que c'est
que l'État demande aux autres et bien
c'est ce que l'État d'abord demande aux
autres lui il ne s'applique aucune règle
de responsabilité et de
responsabilisation le jour où tous les
ans le garde des saau minist d'
l'intérieur justifieront du montant qui
a été versé par la nation pour
indemniser des homicides il y aura leur
copains de Bery qui leur dira dis donc
euh fais peu des efforts on faut faire
des efforts au policiers au justice au
magistrats au peu importe et cetera mais
il les moyens parce qu'il faut que ça
réduise cette somme il faut qu'on
réduise cet effort qui est juste mais
qui n'a pas de sens s'il est un espèce
de de de de de ligouverte de crédit non
il y a pas une ligneouverte de crédit il
y a des efforts à faire l'état
aujourd'hui n'est pas dans une politique
de
performance d'amélioration de j'allais
dire de qualité politique de qualité et
je ne vois pas pourquoi la sécurité
nobirait pas au principe de performance
de qualité et de résultat est-ce que
vous allez jusqu'à prenez un droit
ouosable en quelque sorte ah mais c'est
exactement ça c'est exactement ce que je
souhaite et je joudrais qu'évidemment
bien sûr un droit opposable quoi à la
vie à la sécurité d'abord le droit
posable à la vie à l'état évidemment est
parfaitement exigible dès lors que c'est
le contrat social qui nous a demandé de
passer et je ne conteste pas l'existence
de ce contrat social contrairement
peut-être aux États-Unis qui peuvent
avoir d'autres cultures dans lequel on
considère que les citoyens peuvent
s'armer pour se défendre c'est pas le
cas et c'est pas le choix politique et
philosophique qui est fait en France
donc si l'état nous assure la sécurité
il nous la doit en contrepartie oui et
c'est une contrepartie des impôts qu'on
paye d'ailleurs puis que qui sont sont
de plus en plus euh élevésement
exactement car environ 32 milliards sont
passés partent partent justement pour
assurer cette sécurité plus plus plus on
arrive à 180 milliards voilà ce que nous
consacrons pour quel résultat pour quel
résultat aujourd'hui je je veux pas
empeler les expressions dans sauvagement
dans diablement et cetera mais
attention les indicateurs de la violence
mortifère marque à mon sens une forme de
rupture anthropologique nous n'avons
plus une fraction de la population de
notre population malheureusement n'a
plus le respect du commandement tu ne
tueras point et ça ça ça renvoie à à des
à des réflexions j'allais dire qui
peuvent rejoindre celle de votre radio
sans doute tu ne tuas point c'était un
traceur anthropologique fort je dire
interreligieux qui se délite car quand
la personne par exemple dans des refus
d' tempéré que l'on voit de plus en plus
fréquemment n'a plus la conscience de
prendre le risque de tuer et renverser
un policier c'est le signe que pour lui
la valeur de la dignité humaine est
égale à zéro oui alors parmi donc vous
vous voulez des chiffres alors la Cour
des comptes ce serait son boulot en fait
vous avez fait le boulot de la Cour des
comptes Christophe tu en plus sur votre
temps libre et sans sans être payé par
l'État mais la Cour des comptes est-ce
qu'elle peut saisir elle-même d'un sujet
il faut qu'elle soit saisie alors elle
pourrait elle pourrait s'autosaisir du
sujet vous savez que Pierre moscovicii a
ouvert la possibilité pour les citoyens
sur forme de pétition sur le site
internet de la Cour des comptes de
demander des sujets alors d'ailleurs au
passage vous ave fait référence à à un
précédent essai que j'ai fait sur
l'inflation normative oui et et alors
une une association contribuable associé
à a eu l'idée de rebondir sur mon livre
et de faire une pétition pour demander à
la Cour des comptes une étude l'année
prochaine sur le coût des normes
administratif et cette pétition a reçu
le plus de de de j'allais dire de
soutien possible et paraît-il m'a-t-on
dit que la cour des compte s'est senti
obligé de d'inscrire ce programme à son
à son enfin cette idée à ce à son
programme de 2025 2026 donc c'est ça
montre queelle pourrait le faire mais
moi je suis pour euh dans un système
parlementaire et démocratique c'est au
Parlement de demander à la Cour des
comptes de lui rendre compte chaque
année de ce coûp de l'insécurité de même
que je réclame que ce soit l'Institut
national d'études démographiques qui
rendre compte au Parlement chaque année
du nombre des homicide volontaire et
involontaire parce que quand même que
soit des autorités publiques et
indépendantes comme la la Cour des
comptes ou comme l'INED qui le fasse
donnera du crédit et du poids à un autre
phénomène qui est le relativisme
sécuritaire aujourd'hui pourquoi est-ce
qu'il y a le relativisme sécuritaire qui
règne partout en France c'est parce que
quelque part l'État s'est donné des
bâtons pour se faire battre en en ne
donnant pas les vrais chiffres de
l'insécurité il crée il crée en quelque
sorte le risque que des extrêmes de deux
bord vont s'en emparer pour en tirer des
interprétations divergentes oui alors ça
peut ça ça ça ne pourrait pas être ça ne
peut pas être un motif lég pour ne pas
aborder une question aussi importante et
vous réclamez également une autorité
publique chargée d'évaluer de manière
indépendante les politiques publ de
sécurité intérieure alors Christophe et
Duval c'est l'heure de nous quitter ça
passe vite 50 55 minutes finalement
merci pour tout c NES merci de de nous
avoir éclairé sur cette question du coût
socio-économique de l'insécurité euh
alors merci ce débat public oui alors
Catherine de la rue du
Bac sur Internet on trouve facil les
informations pour voir dans quelle
paroisse s joué alors on peut on peut
s'adresser à la rue du Bac pour pour
demander bien sûr à entrer en contact
avec nous mais voilà si si des des
paroisses sont intéressés c'est vraiment
un un spectacle très très revigorant et
très roboratif et et c'est c'est très
important parce que le message de la
Vierge en 1830 c'est extraordinaire
c'est un message plein plein d'espérance
plein d'espoir et voilà et je je ne peux
qu' encourager des des auditeurs ou
voilà et à prendre contact avec nous
làdessus comme on a traité un sujet
lourd aujourd'hui je suis content qu'on
puisse terminer sur ce message
d'espérance de la et dans une période
très trouble aussi de notre pe difficile
il est vrai merci beaucoup Christophe et
Duval merci beaucoup chers auditeurs de
cateo Radio de nous avoir écouté puis on
se retrouvera bien sûr le mois prochain
pour une prochaine édition de question
echo les conversations du weekend
aujourd'hui conversation animée par
Guillaume de prémar avec la revue
capital social
[Musique]
