🗞️ Les actus d’Houssem Loussaïef ✊ Apprendre à se défendre contre les harceleurs 🚑 Une unité de néonatalogie qui se déplace à domicile 🦋 Pourquoi nos enfants aiment-ils les collections ? 🪡 Laura, 16 ans, couturière passionnée
Présentée par Agathe Lecaron, La Maison des Maternelles est le rendez-vous quotidien consacré à la parentalité et petite enfance. Dans ce magazine, l’animatrice et les spécialistes qui l’entourent ont pour ambition de répondre aux interrogations des jeunes parents, proposant ainsi une émission de service. En toute liberté, de façon positive et décomplexée !
...
- A.Lecaron: Bonjour.
J'espère que vous allez bien.
Je vous donne un truc un peu technique.
On a des oreillettes.
On a la régie qui nous parle.
Je fais exprès de la perdre régulièrement
parce que je déteste travailler avec une oreillette.
Ils l'ont retrouvée!
Notre producteur est là.
Il va nous mettre du baume au coeur et faire des commentaires.
*-Non!
- A.Lecaron: J'espère que vous allez bien.
On est contents d'être avec vous comme chaque matin.
Une belle histoire dans un instant, celle de Mathilde.
C'est une rebelle.
Elle a décidé de quitter ses parents à 17 ans.
Ce n'était pas évident parce que ce n'était pas
une famille qu'on quitte, mais elle a suivi son instinct
et ses convictions.
Aujourd'hui, elle ne regrette rien.
C'est l'adolescente qu'elle était qui nous intéresse.
Y.Oughlis?
- Y.Oughlis: Puisqu'on parle d'adolescence!
Transition parfaite.
On va parler de la passion d'une ado, Laura, passionnée de couture
et de mode.
On se retrouve dans la 2e émission.
- A.Lecaron: M.Perarnau, mon petit Pikachu?
- M.Perarnau: J'en ai plein!
- A.Lecaron: Est-ce qu'elles valent de l'oseille?
- M.Perarnau: Aucune idée, mais nos enfants le savent.
Ca rend nos enfants fous, les cartes Pokémon,
les petits cahiers...
- A.Lecaron: Il faut que je comprenne le concept
de votre style, Houssem.
- H.Loussaief: C'est une veste.
- A.Lecaron: Tout est dans le sous-pull
qui dépasse.
- H.Loussaief: On va recevoir E.Piquet, qui va nous parler
du harcèlement à l'école avec ce livre, "Manuel de la survie
face aux harceleurs".
Demain, c'est la Journée nationale de lutte contre le harcèlement
à l'école.
C'est une cause très importante et de plus en plus visible.
Scannez le QR code à l'écran pour envoyer vos questions.
Je ne vais pas faire de commentaires
sur le pull d'Agathe.
On adore savoir d'où vous nous envoyez
des messages.
- A.Lecaron: On est en direct et on les a directement.
Les Actus d'Houss, tout de suite.
On est sur un nouveau jingle.
- H.Loussaief: C'est encore un peu rap.
On démarre avec une actu qui ne va pas faire plaisir
à ma petite Marie, l'actu scolaire.
Les résultats des évaluations nationales
à l'école élémentaire ont été dévoilés.
Le constat est amer voire catastrophique
selon certains enseignants.
4 millions d'élèves ont passé en septembre dernier les épreuves
de français et de mathématiques.
Les chiffres sont quelque peu inquiétants
pour les CM2.
30 % des élèves ne sont pas fluides en lecture.
Plus de 1 élève sur 2 ne maîtrise pas la conjugaison.
Pour les mathématiques, même constat.
La question de l'accompagnement de ces élèves en difficulté
est posée.
Pour certains syndicats de parents d'élèves,
le redoublement peut être salutaire.
Pas dans tous les cas,
mais ils avancent que, parfois, il vaut mieux redoubler
que de laisser les enfants
avancer et, plus tard, qu'ils soient contraints
de faire un choix d'orientation au lieu de le subir.
On vous orientait vers quoi?
- A.Lecaron: Vers tout sauf l'école.
J'étais une décrocheuse.
J'ai eu mon bac avec mention.
Et vous?
- H.Loussaief: Petite mention.
On enchaîne avec une initiative qui peut rendre bien des services,
l'actu allaitement.
- M.Perarnau: Je suis contente que vous vous investissiez.
- H.Loussaief: On embrasse ceux dans le Calvados, à Caen.
Des commerces ouvrent des initiatives pour les femmes
souhaitant allaiter.
Ca s'appelle Là, pause-lait.
L'organisme rappelle que l'allaitement
dans l'espace public reste très difficile et peut être
par moment sexualisé, ce qui peut engendrer
des remarques.
Les commerces avec ces pastilles bleues ouvrent leur commerce
pour un espace de sérénité à l'allaitement.
L'ambition est de faire en sorte qu'il y ait au moins
1 boutique sur 2 sur Caen avec ces petites pastilles.
Bravo à la ville de Caen.
J'espère que ça va être un peu plus généralisé.
On termine avec des apprentis archéologues.
Thème de "Indiana Jones".
- A.Lecaron: Ce serait bien, pause pipi acceptée.
Je ne vais jamais dans les cafés.
- H.Loussaief: "Pastille pause pipi".
On va y songer.
Direction l'Espagne.
Des enfants étaient en sortie scolaire
quand une fille a crié en disant qu'elle avait vu une bombe.
Les enseignants se sont rapprochés et ont vu qu'il y avait 8 bombes
de la guerre civile espagnole, entre 1936 et 1939.
Les professeurs ont immédiatement appelé la police, qui est arrivée
sur place.
Une enquête a été ouverte pour essayer de comprendre
comment 8 bombes se sont retrouvées sur une zone très fréquentée.
Une mésaventure comme celle-ci, ça m'est déjà arrivé.
Je suis tombé sur une bombe dans la forêt.
On m'a dit que c'était une bombe atomique.
- A.Lecaron: Je suis pas mal!
- H.Loussaief: On m'a dit: "Fais attention sur ce chemin."
- A.Lecaron: Celui qui me verra avec ce débardeur rose passé
et avec des jumelles aura une bonne vue.
Merci pour le compliment détourné.
Ca me fait très plaisir d'être à vos côtés chaque matin.
Il ne serait pas temps de rejoindre Mathilde?
Bonjour, Mathilde.
Vous êtes une adulte accomplie.
Vous avez 2 enfants.
Avant ça, vous avez quitté l'école et vos parents à seulement 17 ans.
Vous allez revenir sur votre histoire.
Vous êtes née dans quel type de famille?
- Mathilde: Une famille assez tradi, catholique.
J'ai 3 frères.
Mes 2 parents sont médecins.
Je dirais qu'on exprime peu ses sentiments
et qu'on montre peu de marques d'affection.
- A.Lecaron: Une forme de solitude, aussi?
- Mathilde: On ne s'en rend pas compte.
Je ne me sentais pas seule.
Il y avait beaucoup de monde aux repas.
Je pense avoir été une petite fille obéissante.
On jouait beaucoup, seule ou avec mes frères.
A l'adolescence, je prends un tempérament un peu rigolo,
rieur, joyeux avec mes copines.
J'aime beaucoup sortir.
Je pense que je commence à contrer les règles et à devenir rebelle.
- A.Lecaron: Et à l'école, comment ça se passait?
Vous aviez quoi comme résultats?
- Mathilde: J'avais d'excellents résultats jusqu'en 3e.
En seconde, on a un peu plus de travail personnel
à fournir.
La seconde se passe tant bien que mal.
J'ai à peu près 10 de moyenne.
Mes parents veulent qu'on fasse plutôt scientifique
parce que ça ouvre plus de portes.
En matières scientifique, je suis nulle.
- A.Lecaron: Les choses sont claires.
- Mathilde: Je ne suis pas bonne.
A l'arrivée en première, c'est le décrochage total.
Je n'ai pas les bases de la seconde.
J'arrive en première scientifique et je n'aime pas.
Je ne comprends pas ce qui se passe en cours.
Je suis vide de tout en cours.
Je sors de cours, je n'ai rien compris.
Le soir et le week-end, commencer à devoir retravailler complètement
un cours qu'on n'a pas compris, ça me semble insurmontable.
- A.Lecaron: Vous ne vous sentez pas à votre place au lycée.
Vos parents réagissent comment?
Dans des familles où tout doit filer droit,
le 1er curseur, ce sont les résultats scolaires.
- Mathilde: J'ai des frères qui réussissent parfaitement bien,
notamment mon grand frère.
Il y a une comparaison faite.
Ils se disent que je ne travaille pas assez.
En fait, je ne comprends vraiment pas.
Ce n'est pas que je le fais exprès.
J'ai d'autres centres d'intérêt.
Je deviens un peu fainéante.
Mes parents me poussent à continuer,
ne me parlent absolument pas de réorientation.
Je leur ai dit: "En économique et social, j'aurais été
beaucoup plus heureuse.
J'aurais été plus intéressée."
J'ai des cours de maths.
Je prends des cours de soutien en maths le mercredi.
Je n'avance pas du tout.
Mes résultats dégringolent.
Le verdict tombe: je repique ma première, en n'ayant rien
compris.
- A.Lecaron: Ca n'a pas dû plaire.
Vos résultats scolaires ne sont pas terribles,
mais vous êtes excellente au piano.
Ce n'est pas une source de fierté pour vos parents?
- Mathilde: Pour moi, oui.
Je pense que si j'avais réussi partout, pour mes parents, oui.
Je ne pense pas que ce soit une source de fierté pour eux.
Cette année-là, ma professeure de piano me propose de passer
en mode professionnel et de faire des concours.
La première réaction de mes parents,
c'est la dissuasion.
"Ce n'est pas une vie.
Ca va être très dur.
Tu ne te rends pas compte."
Peut-être que je ne m'en rends pas compte,
mais je ne comprends pas qu'ils ne m'accompagnent pas
là-dedans.
Une semaine après, ils me disent que je ne peux plus faire du piano
à la maison.
- A.Lecaron: Ils se disent qu'ils vont vous couper
l'herbe sous le pied, votre vocation d'artiste?
- Mathilde: Ca devient très dur.
Je trouve des solutions pour jouer du piano à l'école de musique,
au lycée,
dans les salles des fêtes.
A l'époque, je me suis dit: "De toute façon, la seule chose
qui me retenait chez vous, c'est le piano.
Maintenant que je n'ai plus le piano, je peux partir."
- A.Lecaron: Les enfants n'arrivent pas à s'exprimer.
Vous, vous le dites.
Votre rébellion s'entend.
Vous avez redoublé votre première.
Il y a une grosse dispute qui éclate 3 mois après,
quand vous commencez votre 2e première, en décembre.
Elle est assez charnière.
- Mathilde: Elle se répète.
Je repique ma première, mais je ne comprends toujours rien.
Ce n'est toujours pas mon truc.
Ce n'est pas en écoutant les mêmes choses qu'on m'explique
de façon différente...
Je ne comprends pas.
Il y a beaucoup de punitions suite à l'annonce de notes,
beaucoup de prises de tête à table.
Je quitte souvent la table en claquant la porte.
C'est insupportable pour tout le monde.
Un jour, je ne sais plus pourquoi, une nouvelle dispute éclate.
J'imagine que j'étais privée de sorties
ou de quelque chose.
Le ton monte.
Mon père me dit: "Soit tu acceptes les règles de la maison,
soit tu t'en vas."
C'est un vrai choix pour moi.
Je lui demande confirmation.
- A.Lecaron: "Est-ce que tes paroles veulent dire
ce qu'elles veulent dire?"
Il vous répond oui.
- Mathilde: Oui.
- A.Lecaron: Vous faites le choix de...
- Mathilde: Têtue comme une mule, je décide de partir.
Je fais un petit sac à dos sans savoir où aller.
J'ai bientôt 18 ans.
Je mets dans mon sac une parure de draps,
quelques fringues.
Je pars dans la rue, au début sans trop savoir où aller.
Je me dis: "J'ai une copine qui a un petit studio.
Je vais aller sonner chez elle pour savoir si elle peut
m'héberger quelques jours."
- A.Lecaron: Vous avez 17 ans.
Vous êtes au lycée et vous vivez seule avec une amie
dans un studio.
C'est dingue.
Vous vous retrouvez tout à coup sans aucune ressource.
Comment vous faites pour subvenir à vos besoins?
- Mathilde: Forcément, ils ne m'ont pas aidée.
Je pense qu'ils pensaient que j'allais revenir naturellement
toute seule au bout de quelques jours.
Au début, je vais chez ma copine.
Rapidement, je rencontre mon petit copain
qui avait son appartement aussi.
Je vais vivre chez lui.
Mes parents tentent de me faire revenir.
Je ne reviens pas.
- A.Lecaron: Ils étaient de quelle humeur?
- Mathilde: Colère.
- A.Lecaron: Ce n'était pas doux?
Ils n'ouvraient pas la discussion?
- Mathilde: Non.
C'était: "Tu es mineure.
Il faut que tu rentres."
Je leur dis: "Faites ce que vous voulez.
Dans quelques mois, je suis majeure."
- A.Lecaron: Il vous faut trouver du travail.
- Mathilde: J'ai le Bafa.
Je travaille le mercredi et le samedi
dans un centre sportif.
Je suis animatrice pour les enfants.
Je travaille les vacances scolaires.
Ce n'est pas suffisant pour moi.
Je travaille en plus le soir en boîte de nuit.
Le patron ne sait pas que je suis mineure.
C'était au black, donc c'est passé.
Au bout de quelque temps,
mes parents ont vu que je ne reviendrais pas.
J'étais ferme et décidée.
Je disais que je ne souhaitais pas les règles de la maison
et que si ça se passait comme ça, je ne reviendrais pas.
J'avais le sentiment qu'on n'était pas une famille,
qu'on vivait les uns à côté des autres
et qu'on n'était pas unis.
C'était mon ressenti à 17 ans.
- A.Lecaron: Quand on voit votre emploi du temps...
Vous continuez quand même à aller en cours.
Vous travaillez dans une boite de nuit,
en tant qu'animatrice.
C'est un rythme intolérable.
C'est mieux que d'être à la maison avec ses parents?
- Mathilde: Je préfère.
Mes parents ont décidé de me payer une petite chambre d'étudiante.
La condition, c'est que je sois assidue en cours.
Si je ne vais pas à l'école, ils arrêtent de payer la chambre.
- A.Lecaron: Vous décidez de ne pas rester à l'école.
- Mathilde: Avec beaucoup de recul, j'avais tellement peur d'échouer
et d'avoir des échecs...
Les échecs, ce n'est pas évident.
J'avais tellement peur de les décevoir que j'ai pris
la grande décision de tout arrêter.
Quand on a 17-18 ans,
on ne voit pas les 44 années sur lesquelles on va devoir travaille
Je me dis: "Je suis prête à rentrer dans la vie active.
Dans le fond, serveuse, ça va être bien."
Mon petit copain était cuisinier, avec un grand projet qu'on aurait
un restaurant tous les deux un jour.
Je leur dis que je vais arrêter l'école.
Je leur dis: "J'ai trouvé un CAP serveuse
et je vais faire ça."
- A.Lecaron: Dans le cadre d'une famille très bourgeoise,
qui a des idéaux...
- Mathilde: Je ne sais pas si c'est très bourgeois.
Il y a des valeurs et des aspirations.
On aspire tous pour ses enfants.
Ils avaient des aspirations assez fortes.
Ils m'ont dit: "On te laisse faire.
Si tu es sûre de toi..."
Ils ne m'ont rien dit.
Ils m'ont laissée faire ma formation.
- A.Lecaron: Finalement, vous allez arrêter.
Le CAP, ce n'est pas vraiment votre truc non plus.
Vous allez par hasard vous ouvrir à un autre domaine professionnel.
Racontez-nous.
- Mathilde: Je quitte le CAP.
Je n'ai plus de revenus.
Je fais un CAP en alternance.
C'est suite à une grosse dispute avec le patron que j'arrête.
Je suis assez rebelle.
- A.Lecaron: Pas du tout!
On n'avait pas compris ça!
- Mathilde: Le vendredi midi, je quitte le restaurant.
Le vendredi après-midi, en recherche d'emploi, je pousse
les portes d'une agence d'intérim
qui me propose d'être télécommerciale
pour de la vente à distance.
Je suis prise.
Je découvre ça.
J'aime beaucoup.
Je continue un peu à être commerciale
dans différentes boîtes dans l'alimentaire.
Au détour d'une soirée chez des amis, j'ai rencontré
une déléguée pharmaceutique, commerciale
dans le domaine médical.
Je me dis que c'est pour moi.
- A.Lecaron: La boucle est bouclée.
- Mathilde: Je me dis que je serai commerciale dans la santé.
J'ai galéré.
Quand on n'a pas de diplôme, c'est dur
d'avoir les premiers entretiens,
surtout quand il y a des entretiens à bac+3 et bac+5
et que vous avez bac-2...
- A.Lecaron: Vous vous êtes battue quand même?
- Mathilde: Oui. Je me suis battue.
Ne pas avoir de diplôme, ça demande beaucoup plus de remise en question
et de ténacité.
Les portes s'ouvrent beaucoup moins facilement.
A partir de ce moment, mes parents comprennent
Que j'ai fait un choix intelligent et peut-être plus valorisable
pour eux.
Je sens que pour eux, ça pèse.
Ca fait 23 ans que je suis dans les laboratoires.
J'évolue.
J'ai toujours cette recherche d'aller grandir et ne pas rester...
Je ne veux pas changer pour changer.
Je veux changer pour grandir sur mon CV.
J'ai passé une validation des acquis de l'expérience en 2018.
Je suis passée de bac-2 à bac+3.
- A.Lecaron: C'est un grand bond en avant.
J'aimerais revenir sur votre vie privée.
Vous vous êtes mariée à 21 ans.
3 ans après, vous avez fait un bébé.
- Mathilde: Je me suis mariée et j'ai divorcé au bout de 6 mois.
Après, j'ai rencontré quelqu'un.
Avec Benoît, on a une petite fille qui s'appelle Maëlys, née en 2006.
- A.Lecaron: Qu'est-ce que ça a changé pour vous,
sa naissance?
- Mathilde: Pendant longtemps,
je ne ressentais pas vraiment l'amour de mes parents.
Quand j'ai tenu ce petit être dans mes bras,
je me suis mise à pleurer.
Les hormones de l'accouchement qui sont assez prédominantes...
J'ai ressenti tout l'amour que mes parents avaient forcément
dû ressentir pour moi.
Ca a été un grand déclic pour moi.
J'ai demandé pardon à ma mère quand elle est venue me voir.
Le discours était plus facile avec ma maman à ce moment-là.
Je lui ai dit "pardon".
"Forcément, vous m'avez aimée."
- A.Lecaron: Il y a de l'émotion qui arrive.
Après, vous avez rencontré Léo.
Vous avez fait un petit Malo.
Vous avez ce travail d'ingénieure commerciale
en oncologie.
Quel regard vous portez sur votre parcours?
Aucun regret?
C'est dur de partir, de se débrouiller toute seule.
- Mathilde: Je n'ai pas choisi la voie la plus facile.
Regretter, je ne sais pas.
Est-ce que j'aurais aspiré à autre chose?
Peut-être.
Aujourd'hui, j'assume mes choix, qui ont été de quitter l'école
et mes parents,
et peut-être de galérer un peu plus que des gens
qui avaient des diplômes.
Je ne le regrette pas.
C'est plutôt une fierté.
Je pense que mes parents en sont fiers aujourd'hui.
- A.Lecaron: Quels rapports vous avez avec eux aujourd'hui?
- Mathilde: Ils sont complètement apaisés.
Je suis partie à 17 ans.
J'ai 43 ans.
Avoir beaucoup discuté et crié, ce n'est pas la bonne façon
de le faire et de le dire.
Beaucoup de choses ont changé pour mes autres frères.
On est assez proches.
Mes parents ont divorcé récemment.
On a eu beaucoup de discussions.
Je pense qu'ils se sentent en confiance avec moi.
- A.Lecaron: Qu'est-ce que vous conseilleriez
aux parents d'adolescents un peu rebelles qui nous regardent?
Quelle est la bonne réaction?
- Mathilde: On fait ce qu'on peut avec les enfants qu'on a.
Ce n'est pas évident de s'adapter.
Il y a un moment charnière que mes parents n'ont pas vu,
le moment où je n'allais plus très bien.
Le fait de beaucoup discuter et d'être à l'écoute
de ses enfants, de beaucoup communiquer...
- A.Lecaron: Le piano, c'est très symbolique.
Ils n'ont pas écouté votre passion et votre don.
- Mathilde: Peut-être que je n'aurais jamais percé.
Etre à l'écoute de ce que les enfants aiment faire,
c'est primordial.
Ce petit virage, il ne faut pas le louper.
- A.Lecaron: Regarder et peut-être se mettre à la hauteur
de son enfant, dans son univers.
Merci beaucoup.
On rend hommage à vos parents qui ont fait ce qu'ils ont pu.
On rend hommage à vos parents qui ont fait ce qu'ils ont pu.
...
Chant de coq.
- A.Lecaron: Je suis sur mon Instagram.
"D'où vient votre pull?"
"Quelle est la marque de votre pull?"
C'est là que j'ai mes plus proches collaborateurs.
On m'appelle "le mouton" sur les réseaux.
Je vais me mettre à bêler et vous ferez moins les malins!
Je suis comme Mathilde, une rebelle!
J'espère que vous allez bien.
C'est "La Maison des Maternelles à votre service".
C'est un peu différent de "La Maison des Maternelles".
On a les plus grands experts d'Europe de l'Ouest
qui se succèdent pour vous donner des conseils.
Vu qu'on est en direct, continuez à nous envoyer
des messages, des questions, des commentaires, sur le pull
ou autre chose.
- H.Loussaief: On reçoit énormément de messages.
Tout à l'heure, j'ai demandé où étaient situés
nos téléspectateurs.
On nous regarde d'Abidjan, d'Angers,
de Saint-Laurent-des-Arbres.
Quelqu'un nous regarde de La Tour-du-Pin, en Isère,
pas très loin de chez Marie.
- A.Lecaron: Vous pouvez m'envoyer des noix de cajou!
C'est une spécialité ivoirienne.
- H.Loussaief: J'aime beaucoup.
- A.Lecaron: M.Perarnau, quel est le programme?
- M.Perarnau: On va parler des collections
qui plaisent à nos enfants.
Pourquoi un enfant commence à collectionner?
Peu d'enfants ne collectionnent pas.
Envoyez-nous les plus belles collections
de vos enfants.
J'ai fait un petit sondage sur mes réseaux,
que je vais vous dévoiler.
Vous avez de la chance.
Ce sont des cartes Pokémon!
- A.Lecaron: Les chiens en mousse, c'est beaucoup moins rigolo.
Les trappes de désenfumage, n'en parlons pas!
Yasmine!
- Y.Oughlis: On va poursuivre la discussion que vous aviez
avec Mathilde.
Un ado passionné, ça vaut de l'or.
Là, c'est Laura, 16 ans, qui passe son temps à coudre.
Marie, vous avez un fils qui coud?
- M.Perarnau: Tout à fait, mais moins
depuis qu'il fait médecine.
- A.Lecaron: Houssem, on adore votre invitée.
- H.Loussaief: C'est E.Piquet, thérapeute spécialisée
sur les sujets de harcèlement à l'école.
Elle vient nous présenter un livre, "Manuel de la survie face
aux harceleurs".
On l'accueille. Bonjour.
Merci d'être avec nous.
Vous connaissez l'émission.
On vous a souvent reçue ici pour de nombreux essais.
Cette fois, vous présentez cette BD.
Vous n'êtes pas toute seule à l'avoir créée.
Vous êtes avec Jean-François Marmion
et Camille Blandin.
Pourquoi avoir choisi la BD pour transmettre le message
sur le harcèlement?
- E.Piquet: Je pense que Catherine Meyer trouvait
que c'était un bon format.
C'était bien pour toucher des gens qui n'ont pas lu les essais,
des parents ou des professionnels de l'enfance.
Symboliquement, c'est intéressant.
Ce livre se lit épaule contre épaule,
entre l'adulte et l'enfant ou l'adolescent.
Comme c'est exactement notre préconisation, de se mettre
à côté des enfants harcelés, entre eux et le monde, je trouvais
que le format s'y prêtait vraiment.
- H.Loussaief: On parle de plus en plus du harcèlement
à l'école depuis quelques mois, quelques années.
Selon les statistiques du gouvernement, un enfant
par classe en moyenne est harcelé.
Est-ce que l'école est plus violente qu'avant?
- E.Piquet: Je ne crois pas.
Je pense qu'on est tous très amnésiques sur ce sujet.
On a tous vécu des choses extrêmement violentes, que ce soit
en tant que témoin, victime ou auteur.
Les chiffres sont sous-estimés, notamment au collège.
- H.Loussaief: Les enfants harcelés ne parlent pas beaucoup,
en général?
- E.Piquet: Ils ont honte.
Il y a ce biais de désirabilité.
- A.Lecaron: Ils ont peur que les adultes s'en mêlent?
- E.Piquet: Ils ont peur de ce que les adultes vont faire
de cette information.
Ils n'ont pas tort, d'ailleurs.
Je pense que les chiffres sont largement sous-estimés
au collège.
En primaire, je pense que les enfants s'expriment
plus librement sur ce sujet.
- H.Loussaief: Avant de parler de ce qu'on fait
de la personne harcelée, vous parlez du mécanisme
du harcèlement.
Comment le reconnaître, en tant que parents?
Est-ce qu'il y a des biais?
Est-ce qu'il y a des moyens pour comprendre qu'un mécanisme
de harcèlement se met en place?
- E.Piquet: Il y a des signaux faibles,
comme par exemple un enfant qui, tout à coup,
a des notes qui chutent.
Pas passer de 17 à 14, mais des notes
qui chutent vraiment.
Des enfants dont on sait que c'est compliqué pour eux,
le dimanche soir notamment,
ou à la veille de rentrée des vacances de 15 jours.
C'est un des pires moments pour eux.
Lorsqu'on a ces signaux faibles, quand on est parent,
c'est hyper important de dire: "J'ai la sensation
que c'est compliqué pour toi.
Si tu m'en parles, sache que je ne ferai rien avec lequel
tu ne seras pas d'accord."
On a un gros problème en ce moment: on n'écoute pas
les enfants harcelés.
Ils sont très observateurs, compétents.
Ils comprennent les enjeux, les contraintes.
On ne les écoute pas.
Quand ils disent "je ne veux pas que tu ailles voir les parents
de celui qui me fait ça, que tu ailles voir la CPE"...
- H.Loussaief: C'est ça, les choses étranges?
- E.Piquet: Non, c'est logique, finalement.
- H.Loussaief: C'est vu comme étrange par les enfants?
- E.Piquet: Plus de 60 % des collégiens considèrent
que les adultes ne savent pas gérer les problématiques de harcèlement.
C'est monstrueux.
Ils considèrent qu'on ne sait pas faire.
Un des gros problèmes, c'est qu'on regarde
cette problématique avec notre regard d'adulte,
c'est-à-dire un peu myope.
On ne prend pas en considération ce qu'ils perçoivent,
voient et ressentent.
Notre métier, c'est de s'accroupir aux côtés des enfants harcelés
pour essayer de voir les problèmes avec leurs yeux à eux,
pour les aider dans ce territoire.
- A.Lecaron: Vous prônez beaucoup ça.
Il y a beaucoup de mouvements qui disent que c'est
une affaire d'adultes.
Vous dites le contraire?
- E.Piquet: Oui.
Je ne dis pas que ce n'est pas une affaire d'adultes et qu'il faut
les abandonner, mais il faut regarder ce problème
avec leur regard.
Sinon, ils ne nous font pas confiance.
Ils se disent qu'on est hors sol, qu'on ne comprend pas
ce qu'ils vivent.
Ce sont des codes très particuliers.
En étant en plongée sous-marine avec eux, on obtient des éléments
qui vont les aider.
- H.Loussaief: Quelle réponse doit-on donner aux harceleurs?
- E.Piquet: Leur émotion au moment du harcèlement, c'est du plaisir.
Je suis désolée de dire ça...
C'est un peu moche.
C'est un plaisir assez singulier lié à la toute-puissance,
à l'emprise,
à la perception qu'ils ont de l'impact considérable qu'ils ont
sur le quotidien de quelqu'un d'autre,
d'autant plus qu'il y a souvent une meute ricanante autour.
Ce plaisir est très fort.
Ils se sécurisent contre le harcèlement
en harcelant eux-mêmes.
Le harceleur est un personnage qui n'a aucune raison d'arrêter ça.
Or, on passe notre vie à lui demander d'arrêter ça.
Il acquiesce et il recommence.
Il le fait beaucoup plus en dessous des radars des adultes.
Contrairement à ce qu'on nous assène
en permanence, il n'y a pas une très grande libération
de la parole chez les enfants.
Il y a une omerta de plus en plus forte au collège.
Les faits de harcèlement se caractérisent par des choses
très subreptices, notamment l'isolement.
On a à peu près 40 % des consultations où des enfants
viennent sur ces problématiques parce qu'ils sont isolés,
invisibilisés.
Ce n'est pas sanctionnable.
On ne peut pas forcer un enfant à jouer avec un autre.
- H.Loussaief: Je profite de votre présence pour rappeler
le 30 18, qui permet de signaler les situations
de harcèlement scolaire et de cyberharcèlement.
- A.Lecaron: Plein d'outils pour armer vos enfants.
Emmanuelle nous conseille de nous mettre à la hauteur
de nos enfants.
Demain, c'est la Journée nationale de lutte
contre le harcèlement scolaire.
France 2 propose une soirée continue.
A 21h, le documentaire inédit "Lindsay, la mécanique
du harcèlement".
Ensuite, il y aura un débat présenté par J.Bugier.
C'est "Harcèlement scolaire: dénoncer, combattre
et sanctionner".
Merci, E.Piquet.
Ca fait 9 ans que je fais cette émission et 9 ans
que je vous voie régulièrement vous occuper de nos enfants,
vous battre pour eux.
En ça, on vous adore. Tout de suite, nous partons à vos côtés.
Quand on a un enfant prématuré, ça nécessite de longues semaines,
voire des mois, de service en néonatologie.
Pour permettre aux familles de rentrer plus rapidement
à la maison avec leur petit, l'hôpital Sainte Musse de Toulon
a mis en place une unité mobile.
C'est fantastique.
Quand les enfants sont stables, s'alimentent sans problème
et grossissent bien, ils peuvent rentrer chez eux.
C'est une révolution.
Les soignants viennent à eux chaque jour.
...
- Nous allons chez une petite fille née à 29 semaines
dans notre hôpital.
Maintenant, nous l'accompagnons jusqu'à la maison.
C'est sa 2e nuit à la maison.
On va faire le point avec les parents pour savoir
si tout s'est bien passé.
Bonjour!
Comment allez-vous?
Alors? Comment s'est passée la nuit?
- Elle a très mal au ventre.
- On va récupérer le scope.
Les bébés que nous suivons à l'unité mobile sont,
pour la plupart, scopés.
On va mettre un petit capteur au pied du bébé ou à la main
et on va enregistrer ses données de saturation
et de fréquence cardiaque.
Vous l'avez scopée pendant les tétées,
quand elle était dans son lit?
- Quand elle dormait.
- Bien contre vous cette nuit?
Ca marche.
Globalement, elle est à 96,9 % de saturation.
Après, il y a des moments où ça plonge un peu.
21h, c'était le temps du biberon.
C'est corrélé.
C'est certainement un début de tétée qu'elle a eu
du mal à organiser.
...
Elle a le fer, là?
- Oui.
- Ca tombe très bien.
On va voir comment ça se passe.
...
- Le fer, c'est toujours quelque chose.
- Elle le gère.
En plus, vous, vous gérez bien.
Vous faites une pause sur l'alimentation.
- Etre à la maison, ça fait un bien fou.
Même mentalement...
On retrouve la cuisine.
Ca faisait un mois et demi que je n'avais pas cuisiné.
On fait un petit ménage...
Ca nous fait une transition.
Encore hier, on était apaisés.
On se dit que s'il y a quoi que ce soit,
on appelle.
On n'est pas seuls.
- Heureusement, il y a ça.
- A demain.
- A demain.
- En unité mobile, il y a une dernière visite
avec le pédiatre.
On les voit et on fait un peu le bilan.
...
- Il communique bien?
- Oui.
De manière assez longue.
C'est des périodes de 20-30 minutes.
- Il est déjà hyper tonique.
Il commence à se redresser un peu de lui-même, à bouger.
- Le but de l'examen de sortie, c'est de voir que le bébé va bien.
C'est aussi de voir si, sur le plan neurologique,
tout va bien, si, sur le plan parentalité,
des interactions avec les parents, tout se passe bien.
Il va bien.
- Il y a un peu d'anxiété de savoir qu'on va être tout seuls,
mais c'est aussi la liberté d'être complètement parents
à 100 %.
Maintenant, c'est notre responsabilité complète,
le petit Raphaël.
- On n'aura plus tous ces monitorings,
qui sont évidemment importants, mais qui parfois
peuvent être anxiogènes.
Là, on va dire que les nuits de Raphaël
seront un peu plus sereines.
- Les nôtres aussi.
- A.Lecaron: Ca, c'est de la mignonnerie.
Cette unité mobile peut prendre en charge jusqu'à 6 bébés
en même temps.
Depuis mai 2023, ils sont 195 à avoir bénéficié de ce dispositif.
Tout de suite, l'instant tuto.
...
Elle est dépitée.
- M.Perarnau: Non...
Jingle de la SNCF.
- A.Lecaron: Notre producteur vous suggère de reprendre le train.
- M.Perarnau: La pression!
- A.Lecaron: Vous avez des collections.
Vous ne vous en sortez pas.
- M.Perarnau: Non.
Heureusement, mes enfants sont sortis de ça.
Quoique, on n'est pas à l'abri d'un petit achat de boule à neige
en voyage.
Les collections sont diverses et variées.
Il y en a énormément.
Ca va naître avec l'arrivée à l'école.
L'école, c'est la plateforme d'échange et de troc
des collections.
On a en tête les cartes Pokémon que j'ai montrées, mais pas que.
De notre temps, il y avait des billes.
- A.Lecaron: Toujours!
- M.Perarnau: Ces collections naissent en fonction des modes,
de ce que les parents collectionnaient.
Ca perdure.
Un psychologue, Henri Codet, a consacré sa thèse
à la collectionnite.
Il a trouvé 4 caractéristiques.
Il y a le désir de jouer, le désir de classer dans des boîtes.
Généralement, ça va naître entre 6 et 12 ans
et ça va disparaître avec l'adolescence.
Cela étant, il y a des enfants qui deviennent des adultes
collectionneurs passionnés.
39 % des 4-12 ans possèdent une collection.
C'est un assez grand chiffre.
2 enfants sur 5 se déclarent collectionneurs.
Il y a un tout petit peu plus de garçons que de filles.
Il y a plusieurs manières de collectionner.
Il y a la collection par achat.
Ce sont les vignettes sportives, les cartes Pokémon,
les grandes surfaces qui donnent des petits zigouigouis...
Ce sont des engouements très phénoménaux.
On les voit arriver d'un coup.
En revanche, c'est assez bref parce que ça passe avec la mode.
Une fois que le grand magasin a arrêté de faire des cartes, c'est
terminé.
- A.Lecaron: Pokémon, juste 2 secondes...
Les mecs achètent un truc de Pokémon, ils le regardent
et ils disent "nul".
Après, ça traîne.
- M.Perarnau: Réjouissez-vous que ce soit des cartes Pokémon...
- A.Lecaron: Et pas des petits chapeaux de Playmobil!
- M.Perarnau: Ce type de collection,
ça va influencer le parent mais aussi les choix
de consommation de toute la famille,
d'aller dans tel supermarché plutôt qu'un autre.
C'est important de le dire à nos enfants.
Il y a aussi des collections qui démarrent au hasard
des voyages, des découvertes, comme les coquillages
ou les cailloux.
Ca va être plutôt des collections spontanées, presque scientifiques.
On récupère des choses qui nous rappellent quelque chose.
C'est peut-être un peu plus cracra, encombrant,
mais ça a un autre sens.
Ca peut aussi être un grand-père qui transmet une collection
de timbres que l'enfant aura plaisir à continuer,
pour garder ce lien avec un grand-parent.
De mon côté, j'ai demandé à mes réseaux de lister
les collections de leurs enfants.
J'ai été très surprise.
...
Le caillou arrive en tête.
A égalité, les glands.
- Y.Oughlis: C'est génial.
Ca ne coûte pas cher.
- A.Lecaron: Qu'est-ce qui ressemble plus à un gland
qu'un autre gland?
- M.Perarnau: Ca, c'est vraiment marrant.
Un caillou, un marron... Voilà.
On va avoir tous les trucs un peu craspouilles.
J'ai découvert les capsules de bières.
Je faisais ça, quand j'étais petite.
On allait au resto en terrasse.
Avec mon frère et ma soeur, on ramassait toutes les capsules
de bières par terre.
Les gens nous les donnaient.
Les sous-bocks, etc.
Il y a des enfants qui collectionnent les escargots,
les insectes morts.
Une maman m'a précisé qu'elle les gardait dans une boîte.
- A.Lecaron: Excellent petit-déjeuner à vous tous!
- M.Perarnau: En tant que parents, l'idée, c'est d'accompagner
nos enfants dans un processus de réflexion.
Je vous ai fait un dernier petit panel des collections
qui fonctionnent encore très bien aujourd'hui,
les Schleich.
Les passionnés de chevaux ont énormément de chevaux.
Ca fonctionne très bien.
- A.Lecaron: Pourquoi mes enfants ne sont pas fans de ça?
- H.Loussaief: C'est bien aussi, le foot.
- M.Perarnau: Celle-ci fonctionne très bien, ce sont
les figurines Bitty POP.
Les Pokémon, on les connaît.
Il y a le grand retour des figurines Pet Shop.
La grande nouveauté, c'est quand les youtubeurs s'en mêlent.
MrBeast propose des personnages fabriqués.
C'est important d'alerter nos enfants sur les conséquences
écologiques.
- A.Lecaron: Merci.
Tout de suite, 4 minutes pour comprendre les adolescents.
- Y.Oughlis: Je suis très contente de vous présenter Laura.
Regardez comme elle est mignonne!
Désolée, je parle toujours du nez.
C'est un soleil.
Elle a 16 ans et sa passion, c'est la couture et la mode.
Elle a commencé à 8 ans.
Elle a été inscrite à un atelier couture
pendant les vacances.
Ca lui a plu et elle passe tout son temps libre à créer.
Déjà, ça encourage la création des enfants.
C'est extraordinaire.
Evidemment, sa maman est derrière elle.
Je voulais vous montrer sa dernière création
pour vous montrer son talent.
C'est la robe!
- A.Lecaron: Dites donc!
- H.Loussaief: Il y a du talent.
- Y.Oughlis: Elle est fantastique.
On a pu la rencontrer dans son propre atelier,
dans le Val-de-Marne.
- On va continuer des vêtements...
- Je m'appelle Laura.
J'ai 16 ans et je suis passionnée de mode et couture.
- Tu vas pouvoir placer le patron sur ta toile.
Tu pourras le couper comme ceci.
Ensuite, tu as la ceinture.
- Ca marche.
...
J'apprends toutes les formes possibles et imaginables de la jupe
et comment je peux faire le patron
et toutes les techniques pour le patronage, et après,
le modélisme sur un mini-mannequin comme ça.
- Tu peux finir d'épingler.
Après, ta jupe sera bien.
- OK.
- Laura a l'oeil, le sens du détail.
C'est une des qualités qui fait qu'elle a un très bon niveau.
Elle va comprendre, quand elle trace le patron,
comment va se monter le vêtement.
Elle sait déjà utiliser les machines à coudre.
Clairement, elle a la fibre et elle est faite pour ça.
- Ca apporte beaucoup de technique pour que je puisse faire
ce que je veux à la maison avec des bonnes bases.
Ca donne un avant-goût pour mes futures études,
qui vont ressembler énormément à ça.
...
C'est à mes 8 ans que maman m'a inscrite à un cours
de couture dans un atelier à côté de chez moi.
J'ai eu un vrai coup de foudre avec le tissu, la matière.
Je voyais tout ce que je pouvais faire
avec le tissu qu'il y avait là-bas.
Cette idée, je l'ai eue en cours cette semaine.
Je l'ai notée sur mon agenda et j'ai commencé
à dessiner mes patrons.
Le soir, je regardais les couleurs, le tissu...
J'avais déjà ce tissu à la maison et je ne savais pas quoi en faire.
- Magnifique.
C'est le tissu qu'on a vu ensemble.
Il est trop beau.
- Ouais. Là, ça rendra mieux parce que ce n'est pas cousu.
Il y aura une ceinture en plus.
Tu veux que je le mette sur toi?
- Vas-y. Parfait.
- Ce sera un peu bouffant ici.
- Tu auras un petit drapé ici?
- Ce qui me plaît dans le monde de la mode,
c'est que je suis toujours en train de créer de nouvelles choses.
Je n'ai pas vraiment de contraintes ni de limites quand je suis
dans l'atelier.
Tout est réalisable.
Quand j'ai une idée, je peux la faire.
J'aime voir mon projet se réaliser de A à Z, partir de mon dessin
et voir le projet fini devant moi, réfléchir à comment
je vais le faire, l'ajuster, comment ça va rendre sur moi
ou sur quelqu'un d'autre.
- On se fait un petit défilé?
Quelle maman ne rêverait pas qu'on lui fabrique sa garde-robe?
Je suis hyper fière.
...
- Mon rêve ultime, ce serait de devenir styliste et d'ouvrir
ma propre marque avec mes propres créations
ou alors d'accéder aux postes de direction
dans les grandes maisons de couture.
- A.Lecaron: C'est elle qui a fait mon pull!
- H.Loussaief: J'arrête de critiquer.
Si elle veut dessiner mes vêtements, c'est avec plaisir.
- Y.Oughlis: On va lui proposer.
Je pense que vous êtes un modèle qui fait rêver.
- H.Loussaief: Je pense aussi.
- Y.Oughlis: Sa maman l'encourage dans sa passion.
On peut souhaiter un bon anniversaire à Cécile
parce que c'est le sien.
Elle veut en faire son métier et être styliste.
Si vous voulez aller voir ses créations,
elle a un compte Instagram.
Vous pourrez la soutenir.
Pour parler des réseaux sociaux, c'est aussi
une mine d'informations.
On y trouve le pire comme le meilleur.
Le meilleur, c'est des tutos couture,
souvent très bien faits.
Là, on vous apprend par exemple à vous servir
d'une machine à coudre.
Pour être honnête, je ne sais pas coudre.
- A.Lecaron: Ca m'étonne de vous!
Je pensais que vous étiez une merveilleuse couturière.
- H.Loussaief: Je ne suis pas manuel!
Ca m'a donné envie.
- Y.Oughlis: Ca peut être l'occasion de créer quelque chose
avec nos ados.
Des ados passionnés comme Laura, il y en a plein,
mais des ados...
Je vais vous parler de cette adolescente
indonésienne de 15 ans dont une des créations
a été achetée par B.Eilish.
Ca l'a propulsée.
En France, on n'est pas en reste parce qu'on a 2 prodiges,
Fathi et Halim.
Ils ont eu l'occasion
d'exposer pendant la Fashion Week.
J'ai très envie de les recevoir.
- A.Lecaron: L'invitation est lancée.
Si vous voulez venir dans "La Maison des Maternelles",
vous êtes les bienvenus.
Merci beaucoup, Yasmine.
- H.Loussaief: Un message.
"Bouffioulx"...
- A.Lecaron: Ils sont belges!
- H.Loussaief: On aimerait bien avoir des bisous, nous aussi.
On est gentils.
- Y.Oughlis: Un message.
- A.Lecaron: N'oubliez pas que nous sommes l'arc
et eux sont les flèches.
- H.Loussaief: Un message.
Un dernier message.
Qu'est-ce que vous lui conseillez?
- A.Lecaron: Il y a un petit problème de séparation.
On aura très prochainement A.Callet,
à qui on pourra poser la question.
Pour ça, il faut être fidèle à l'émission.
Marie, vous voulez nous parler d'une opération un peu spéciale.
- M.Perarnau: Elle a commencé le 17 octobre
et elle va se terminer le 20 novembre.
Vous avez encore le temps.
C'est l'opération Donnez à lire.
Quèsaco?
C'est une opération solidaire soutenue par France Télévisions.
Elle vise à offrir
des livres jeunesse aux enfants et adolescents qui n'en ont pas
ou qui ne sont pas en situation de pouvoir avoir des livres neufs.
Pendant un mois, vous avez la possibilité,
si vous avez en librairie,
d'ajouter un livre enfant ou jeunesse à votre panier d'achats
et de le placer...
Le libraire le garde et il va être distribué...
Je cherche le terme... Bénévole!
Par le Secours populaire français, qui va distribuer ces livres neufs
à des enfants.
Cette année, c'est la journaliste E.Tran Nguyen qui succède
à F.Busnel.
C'est une très belle opération.
- A.Lecaron: Un appel à témoins?
Yasmine, le prénom du jour?
- Y.Oughlis: C'est Sacha, un prénom mixte.
Sa signification est assez statutaire.
Ma belle-fille s'appelle Sasha.
Pour elle, ça s'écrit avec un S.
Chacun fait ce qu'il veut, cela dit.
De toute façon, ce n'est pas moi qui l'ai nommée comme ça.
Le prénom mixte "Sacha" vient du grec alexandros.
Sacha, c'est le diminutif russe du prénom "Alexandre".
Il a connu un pic de popularité au XXIe siècle.
Il fait partie des 200 prénoms les plus donnés en France.
On les fête le 22 avril.
- A.Lecaron: C'est à moi que vous dites "mytho",
dans l'oreillette?
Je viens de dire que je savais que Sacha était le diminutif
d'Alexandre en russe.
J'ai quand même une certaine culture.
Et elle est assez étendue, si je peux me permettre!
Même en mécanique!
Merci à tous les trois.
On se retrouve, sauf pour vous, Yasmine, parce que vous glandez
cette année, demain, à 9h30.
Si vous avez raté une émission, on a squatté france.tv.
Il y en a partout!
S.Giraudeau sera avec nous demain.
On l'adore.
Ca faisait un moment qu'on ne l'avait pas vue.
Je vous laisse dans les bras virils et poilus de B.Guillon.
A demain.