Présentée par Agathe Lecaron, La Maison des Maternelles est le rendez-vous quotidien consacré à la parentalité et petite enfance. Dans ce magazine, l’animatrice et les spécialistes qui l’entourent ont pour ambition de répondre aux interrogations des jeunes parents, proposant ainsi une émission de service. En toute liberté, de façon positive et décomplexée !
L'instant tuto.
Vous êtes prêtes?
- Ses conseils sont précieux.
Avec Anna, c'est merveilleux.
- A.Roy: Bonjour.
C'est votre 2e bébé.
Vous avez envie d'accoucher sans péridurale.
Les massages, je ne sais pas si vous en avez entendu parler,
c'est un outil parmi 1000 autres.
Il y a la respiration, les postures, le gaz hilarant.
Ca marche assez bien.
Souvent, ce ne sont pas des massages
comme en salon de massages, où on vous pétrit tout le dos.
Avant de voir les appuis, vous pouvez lui masser la tête.
Souvent, elles aiment bien la tête, les pieds et les mains.
J'ai massé beaucoup de pieds de femmes en travail.
Pieds, mains et tempes et la ride du lion.
Vous pouvez venir en salle d'accouchement avec des huiles
de massage et des petits trucs comme ça.
C'est pas mal si vous en avez à la maison.
N'hésitez pas à vous équiper.
On passe aux appuis.
C'est vraiment efficace.
C'est super agréable quand on n'est pas en train d'accoucher.
Ca ne va pas être super moment, mais...
Ca peut être une position qu'on fait pendant le travail.
Ca pourrait être contre une porte.
Ce n'est pas forcément cette position.
Si elle veut se mettre sur le port d'un lit, assise...
- Je rentre les genoux ou plutôt écartés?
- A.Roy: Le plus confortable.
Rien de plus simple.
L'idée est de poser la main sur le sacrum.
Quand une femme accouche, elle fait un contre-appui dans votre main.
Je ne vous fais pas mal?
L'idée est d'offrir un bon contre-appui.
Souvent, elle s'appuie très fort.
Il ne faut pas avoir de chaussettes pour ne pas glisser.
Je vous laisse faire.
Vous dites si c'est les mêmes sensations.
Je pense que c'est un peu plus bas.
Il faut vraiment empoigner le sacrum.
- A.Lecaron: Empoigner le sacrum...
Voilà autre chose!
- A.Roy: Après, il y a un autre type d'appui très efficace.
Ca va faire encore un peu plus mal.
L'idée est de mettre les 2 poings de part et d'autre.
Je vous laisse faire un contre-appui.
- Ce n'est pas très agréable.
- A.Roy: Souvent, pendant le travail,
vous dites "merci" car le bébé appuie fort là.
- A.Lecaron: C'est la pire sensation, sur les reins.
Le bas du dos, les contractions...
C'est dur.
- A.Roy: Il n'est pas trop haut, ça va?
- La main gauche, ouais.
- A.Lecaron: Là, c'est bon, bon endroit.
- A.Roy: N'hésitez pas à venir avec une bouillotte magique,
une bouillotte qui se branche sur secteur.
Vous l'appliquez là.
Ca peut faire un bien fou.
Léger appui.
Vous utilisez ces massages dans n'importe quelle position.
L'idée est d'avoir ça.
Vous mixez ça avec postures, souffle...
Pour un accouchement sans péridurale, ça peut faire
la différence et vous permettre de tenir.
Si ça ne vous plaît pas, laissez tomber.
- Bien sûr. On prend tout.
- A.Lecaron: Vous êtes obligée de nous dire
si vous avez tenu ou pas.
Toutes les femmes qui accouchent sans péridurale dans cette émission
deviennent des héroines.
On les met au Panthéon des "Maternelles".
- A.Roy: Même si vous accouchez avec une péridurale, vous serez
dans le Panthéon.
- A.Lecaron: Non.
Merci.
Baptiste est prêt. Il a repéré...
On pense qu'elle va y arriver?
- A.Roy: Oui. Elle va arriver à accoucher, de toute façon.
- A.Lecaron: Elle ne va pas passer sa vie enceinte.
- Y.Oughlis: C'est important de le dire.
Souvent, quand on est enceinte, on a l'impression
qu'on n'y arrivera jamais.
- A.Lecaron: Anna, vous avez accouché sans péridurale?
- A.Roy: Une fois avec et une fois sans.
- A.Lecaron: Vous avez tenu?
Je pensais que non.
- H.Loussaief: La fois sans, c'était la 2e?
- A.Roy: La 1re.
Ca ne marchait plus.
J'ai trouvé ça très dur.
- A.Lecaron: La 2e, vous avez voulu sans péridurale et vous avez eu
une péridurale.
- A.Roy: Voilà.
- A.Lecaron: Souvent, on dit qu'on ne veut pas
et les sages-femmes qui ne veulent pas vous accompagner
disent: "Oui, oui, vous la demanderez, vous verrez".
C'est vrai.
Des questions sont arrivées.
- Y.Oughlis: Il y en a plein. Question.
- A.Roy: Bonne question.
Sous prétexte qu'il y a une césarienne, on dit
qu'il faudrait reprendre la vie comme si de rien n'était.
Il faut jouer le jeu du repos et se faire aider au moins pendant
un mois.
Pas question de gérer l'intendance.
Il faut se considérer comme une opérée
et jouer la carte du repos.
- H.Loussaief: Question.
- A.Roy: Pour l'anxiété, ce sera plutôt
les massages du front.
- A.Lecaron: Et la respiration.
- A.Roy: Là, c'est pour la douleur.
Quand vous faites un contre-appui, les femmes font
"ah, merci, encore"...
C'est toujours la même réaction.
C'est une réaction de prise en charge de la douleur,
pas de l'anxiété.
- Y.Oughlis: Ca dépend peut-être des femmes.
Question.
- A.Roy: Exactement.
Même histoire que la gastro.
Des gens supportent d'être touchés quand ils sont malades
et d'autres...
Souvent, elles disent "merci" si c'est bien fait.
Il ne faut pas être intrusif non plus.
- H.Loussaief: Pas à ce moment-là, quoi.
- A.Roy: Non.
- H.Loussaief: Question.
- A.Roy: Oui.
La poche des eaux vous fait comme un petit coussin.
Après, c'est directement la tête du bébé qui appuie
sur le col.
C'est nettement plus douloureux.
Ca fait beaucoup plus mal.
Jusqu'à une phase qu'on appelle la phase de désespérance,
autour de 8 cm, quand on ne fait pas de péridurale.
On pense qu'on va mourir.
- A.Lecaron: On jongle tellement.
- A.Roy: C'est que l'accouchement est très proche
et ce cap passe vite, mais sur le moment...
En une demi-heure.
- H.Loussaief: Ca, c'est vite?
- A.Roy: Après, les femmes vous attrapent...
- A.Lecaron: Ca peut rassurer, une demi-heure.
- A.Roy: Ca a une fin.
Si la phase de désespérance est trop tôt dans le travail,
c'est une indication à poser une péridurale.
On risque de basculer dans l'expérience traumatisante.
- A.Lecaron: Merci.
C'est une belle aventure.