FAQ spéciale grossesse ! Toutes vos questions et nos réponses - La Maison des maternelles

La Maison des Maternelles
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22 Vues de vidéo·3 janv. 2025
On aime bien vous donner la possibilité de mitrailler de questions les plus grands experts qu'il y a en France
et qui nous font le plaisir de venir sur ce plateau. J'ai nommé par exemple le docteur Thierry Harvey.
Bonjour docteur.
Merci de me qualifier de grand expert.
On flippe tellement que vous ne reveniez plus qu'en fait on vous met un petit peu en valeur quoi.
Non, non, c'est bien. C'est pas loin, on a un coup de moto. J'ai une nouvelle moto, je suis heureux de venir avec.
Est-ce que c'est le sujet ? On ne peut pas commencer.
Il faut se le concentrer là.
Non, mais à chaque fois, avec lui, on ne peut toujours pas reparler de rock, de trucs qui n'ont rien à voir avec la grossesse.
Je rappelle que vous êtes chef de service à la maternité des Diakonès à Paris
et que vous êtes peut-être le docteur, le gynéco le plus rassurant d'Europe de l'Ouest, le plus déculpabilisant.
Et puis on comprend tout ce que vous dites et ça c'est pas mal.
C'est pareil à Narwa, notre sage-femme préférée, on comprend tout ce qu'elle dit.
Donc merci d'être avec nous pour répondre tous les deux aux questions de nos téléspectatrices et téléspectateurs qui démarrent maintenant.
On a reçu beaucoup de questions pour tous les deux docteurs. Je propose qu'on commence avec vous.
4 mois.
Bon, écoutez, je ne sais pas si nos téléspectateurs ont entendu la question, mais nous, ici, on ne l'a pas entendu.
Je vous dis, en gros, elle dit qu'elle a 4 mois et elle ne sent pas son bébé bouger.
Forcément, ça l'inquiète.
Elle est enceinte de 4 mois.
Mais pas de mois.
19 semaines d'aménorrhée.
Voilà, mais c'est son premier.
Donc c'est ça qui est important.
La perception du mouvement, quand c'est un premier, va arriver plus tard, quand ça va être un deuxième, un troisième.
Et pour peu qu'elle discute avec les copines qui attendent un troisième, un troisième,
elles vont dire, mais comment, à 4 mois, tu ne le sens pas bouger.
C'est normal, elle le sentira bouger aux alentours de 4 mois et demi.
Puis après, ça dépend de plein de choses, de son poids.
Mais c'est normal, il n'y a pas de flippe.
Pas de flippe, pas de flippe, pas de flippe.
Voilà, donc surtout ne pas s'inquiéter.
C'est vrai qu'on parle d'inquiétude, mais quand on est enceinte, on passe son temps à angoisser, à être stressé.
Est-ce que ça peut avoir un impact sur le bébé ?
Joker.
On pense que oui, on pense que non.
Ça dépend des psychologues, ça dépend aussi de l'état.
Après l'accouchement, si vous êtes un peu stressé pendant que finalement tout s'est bien passé et que vous êtes zen, ça ira mieux.
Je parle des petits stress.
C'est vrai qu'on a toujours des échéances qui nous font flipper.
C'est les échographies, après il faut boire du glucose, après on va tester les maladies.
Donc ces petits stress-là, est-ce qu'ils ont un impact ?
Non, si en plus on a expliqué tout le long de la grossesse qu'il va y avoir une écho à tel moment que le dépistage du diabète avec l'excellentissime glucose qu'on avale n'est pas chez tout le monde.
Il est tellement bon.
Il paraît, j'ai goûté.
Mais vous n'avez pas tout bu.
J'ai tout bu et je me suis fait non pas deux, mais trois prises de sang, mais c'était il y a longtemps.
J'ai testé plein de choses.
Donc il faut stresser, mais c'est à nous d'expliquer quand on demande un examen, pourquoi on le demande et après de l'expliciter simplement.
Là vous allez faire une écho, à côté de ça l'écho ce n'est pas un moment Hollywood, on ne peut pas arriver avec la caméra, la clé USB, le gosse d'à côté qui braille pendant qu'on fait son écho et qu'on n'arrive pas à se concentrer.
C'est un examen médical.
C'est un examen médical, ce n'est pas Hollywood Boulevard.
C'est un examen médical.
Il y a 2 à 2,5% de malformations qu'on va dépister, ça veut dire qu'il va y avoir 98% d'échos pour lesquels il ne va rien avoir.
On va parler échographie tout à l'heure.
Je ne spoil pas.
Question pour vous, chère Anna d'Andrea, c'est sa seconde grossesse.
Elle a déjà des douleurs ligamentaires, des démangeaisons, des pipis nocturnes, son ventre s'assoie.
Est-ce que c'est normal ? Elle n'en est qu'au premier trimestre.
Eh bien oui, c'est normal.
Quand on a un deuxième bébé, déjà toutes les grossesses ne se ressemblent pas évidemment.
Et puis en plus, quand c'est un deuxième bébé, les petits désagréments peuvent arriver beaucoup plus vite.
En particulier les envies de pipi parce que le col péril est juste un peu plus fatigué.
Et puis toutes les sensations.
Le ventre se voit tout de suite.
Oui, parce qu'il s'est déjà distendu et donc il se distend beaucoup plus facilement pour un deuxième bébé.
Tout ça est strictement normal.
Anna, on a reçu une question pour vous de Lisa.
Bonjour à tous, je suis enceinte de 5 mois d'un premier bébé.
Depuis plusieurs semaines déjà, je souffre de chloralgie.
Je sais qu'à part le repos et la présentalgie, il n'y a pas grand-chose à faire.
Cependant, comme la douleur cesse d'elle-même assez rapidement, je n'en suis pas à prendre des médicaments.
J'aurais aimé savoir si vous connaissiez des étirements, des exercices, des postures que je puisse pratiquer à la maison
pour pouvoir prévenir la douleur et la soulager quand elle est là.
Voilà, on vous souhaite une bonne journée.
C'est quoi la chloralgie ?
La chloralgie, c'est grosso modo une sciatique en plus douloureuse.
Au lieu que ce soit à l'arrière, c'est plutôt sur le devant.
Ça fait vraiment mal, les femmes ont vraiment mal.
Déjà, il faut en parler à sa sage-femme, à son médecin.
En général, on consulte par la suite un ostéo ou un kiné.
Et puis, il y a des étirements.
Malheureusement, je ne suis pas en capacité physique de les faire aujourd'hui.
Mais ce que je vous propose...
Vous voulez que je le fasse ou bien c'est vraiment très compliqué ?
Oui, c'est un peu compliqué.
Ce qu'on fera, c'est que je vous promets de faire un tuto là-dessus avec un kiné.
D'accord.
C'est vrai qu'on a la fatigue, les douleurs, les nausées.
Il y a quand même 4 femmes sur 5 qui souffrent en grossesse.
Pourquoi déjà, Alain ?
Et puis surtout, comment est-ce qu'on peut soulager ces mots ?
Ça dépend de quels mots on parle.
Ne m'agressez pas quand même ?
Ça, c'est la question.
Pourquoi est-ce qu'on souffre ?
En général, la nature est mal faite.
Est-ce que c'est pour nous préparer au fait qu'on a pris pour perpettes
et qu'on va souffrir de toute façon jusqu'à la fin des temps avec ses enfants ?
C'est possible.
Oui, et puis ça dépend des femmes.
Pour les nausées, par exemple ?
Pour les nausées, pour le coup, ça fait vraiment suer.
Je suis d'accord.
Les femmes, c'est un peu l'enfer.
Déjà, entre parenthèses, il faut commencer par dire que si on perd plus de 10% de son poids
ou qu'on a vraiment l'impression de se dénutrir,
là, il faut vraiment consulter, voire aller aux urgences parce que c'est nécessairement
une prise en charge hospitalière.
Ça s'appelle l'hyperhémésis gravidarum.
Vous savez, c'est Kate Middleton.
Mais sinon, c'est un phénomène malheureusement extrêmement banal,
mais extrêmement ennuyeux.
Pour le travail, par exemple, ça peut être un enfer.
C'est horrible.
Si j'avais la solution, je serais milliardaire, que ce soit clair.
Je n'ai pas de solution.
Je sais simplement que l'acupuncture marche pas mal,
que les infusions de gingembre qu'on prépare dans une crampe de thermos en début de journée...
On gourde.
Dans une gourde, pardon.
Et qu'on boit un verre...
À chaque fois qu'on a une nausée, il y a des femmes qui disent que ça a été miraculeux.
Des huiles essentielles d'agrumes sur un petit mouchoir qu'on respire à distance.
Voilà l'homéopathie.
Mais je n'ai rien de miraculeux.
Docteur, j'ai ça que vous bouillez.
Et surtout pas de médicaments comme le prinporin et autres,
qui sont des neuroleptiques,
qui n'ont fait leur preuve de leur inefficacité.
Quand on regarde ce que dit l'OMS,
l'OMS parle de gingembre.
Alors je ne vais pas donner de pub dans les compléments alimentaires,
mais il y en a un qui a juste adapté la dose de gingembre qui est faite pour.
Donc ça c'est assez facile.
On peut prendre en gélule ou en infusion.
L'autre façon, c'est d'avoir une espèce de régression
et de manger petit à petit juste des petits pots.
Ou une poignée.
Et on se désocialise.
C'est-à-dire qu'on ne va pas avoir nos trois repas.
On va faire 7, 8, 9, 10 repas avec juste une poignée.
On fragmente.
On a ses huiles essentielles.
L'homéopathie, après, c'est un petit peu complexe.
Il faut y croire ou pas.
Je ne rentrerai pas dans le débat.
Mais ça peut marcher.
Mais c'est le gingembre et l'acupuncture devant.
Donc pas de primpérant.
Pas de primpérant.
Ni d'ailleurs pour les gastros.
Et sinon, il y a l'autre produit qu'on donne qui est un antihistaminique.
Dans les antihistaminiques, c'est ce qu'on prend quand on est allergique.
C'est le Donormil.
Celui-là est autorisé et efficace.
Ah bon ?
Ça les shoot un petit peu.
Le Donormil, c'est efficace contre les nausées ?
Oui.
Mais ça shoot un petit peu comme les antihistaminiques.
Le but, c'est d'être dans un espèce d'état de mini-mini-stommelance.
Mais en premier, c'est le gingembre et l'acupuncture.
Ce n'est pas forcément agréable.
Ça, c'est incroyable.
Mais pas de neuroleptique.
Pas de neuroleptique.
Je suis encore attristé de la part de mes collègues
qui continuent à prescrire du primpérant aux ses cousins en début de grossesse.
Donc là, si le message passe aujourd'hui, je crois qu'on a...
Je pense que c'est très clair.
C'est d'accord ?
On est d'accord.
Question bisexuelle pour vous de Dune.
Elle est enceinte de 7 mois.
Elle n'ose plus faire l'amour parce que ça déclenche des contractions.
Est-ce que ça peut déclencher un accouchement inopiné de faire l'amour ?
Alors, le déclenchement à l'italienne est un vieux fantasme.
Quand on en discute avec les Italiens, ils se moquent de nous en disant
« Mais pourquoi est-ce qu'on appelle ça le déclenchement à l'italienne ? »
Dans le sperme, il y a un peu de prostaglandine.
Ça se saurait si ça permettait de maturer tous les cols.
On n'aurait plus eu de termes dépassés.
On est bien d'accord ?
Donc, par rapport au prostaglandine qu'on utilise à ce moment-là,
souvent, les contractions sont dues à un orgasme.
Tant mieux, si elle a des orgasmes, c'est toujours ça de pris.
Après, la complexité à 7 mois, c'est peut-être une complexité positionnelle.
Il n'y a pas de risque.
Non, et puis, il y a dans le fantasme.
Mon mari est très fort, il va faire mal à la tête du bébé
parce que la sage-femme a dit « Oh, je sens la tête, elle est un peu basse. »
Non, il ne va pas se faire cabosser la tête.
Non, il ne va pas l'avoir dans l'œil.
Des images mentales.
Des images mentales dès le matin, docteur.
Oui, mais ces images mentales, on les a.
Les maris n'osent pas en disant « Je vais lui faire mal. »
Non, il ne va rien se passer.
Vous disiez hier sur une radio que c'était une émission sans tabou.
Je vous le prouve le lendemain.
Non, après, c'est vraiment un message.
Souvent, on dit que la tête est basse.
Ça, il faut vraiment dire aux femmes que la tête est basse.
La tête, elle est quand même un peu loin.
Et même si on la sent, et même si elle est dans le vagin,
et même si on la sent, ça ne contraindique rien.
Toujours dans le 7e mois de grossesse,
Anissé nous écrit à l'instant « Je suis dans mon 7e mois
et j'ai une dizaine de contractions non douloureuses par jour.
Est-ce qu'il faut consulter ? Est-ce qu'il faut faire quelque chose ?
Ou est-ce que ça reste du normal ? »
Il faut qu'elle arrête de les compter.
C'est ça.
Voilà, il faut que nous, côté professionnel,
on arrête de dire aux patients « Comptez vos contractions.
Au biais de plus de 10 par jour, il va falloir consulter. »
Non, il faut arrêter de compter.
Les contractions, c'est physiologique.
À partir de 4 mois et demi, 5 mois, on les sent, on ne les sent pas.
Voilà, c'est tout.
S'il y a un espèce de rythme qui vient,
si tout d'un coup, il y a un goût étrange venu d'ailleurs
en disant « Ah, ça n'est pas comme d'habitude.
Peut-être qu'on passe un coup de fil à sa sage-femme. »
Mais sinon, arrêtons d'emboliser les contractions,
tout ça, parce qu'il y a quelqu'un qui a dit
« À plus de 10 par jour, il faut consulter. »
On a eu plein de questions aussi sur les réseaux,
sur les rhesus.
Si par exemple, moi, je suis rhesus négatif
et mon conjoint, il est rhesus positif,
est-ce qu'il y a des risques d'incompatibilité
phéto-maternelle ?
Et comment est-ce qu'on protège le bébé ?
C'est exactement le mot.
15% de la population est rhesus négatif,
85% est positif.
Quand on est positif, on peut être
plus ou moins, c'est-à-dire que plus domine le moins.
Quand on est négatif, on est de moins.
Quand on fait un bébé
avec quelqu'un qui est positif,
cet enfant peut être positif ou négatif
et grâce à Mme Buzyn, enfin,
est remboursé le génotypage rhesus.
C'est-à-dire qu'on a les moyens
vers deux mois et demi
de faire le rhesus du bébé et de le savoir.
Et là, je voudrais rajouter encore quelque chose,
c'est pas parce que les deux
sont rhesus moins qu'il ne faut pas faire
de rhesus fétale.
La plupart du temps, les deux sont moins,
l'enfant est moins, mais il y a à l'heure actuelle
et on le découvre, des expressions incomplètes
du rhesus ou des rhesus partiels.
C'est-à-dire qu'on a un père qui se croyait
rhesus moins, qui en fait est positif,
très faible, ou une mère qui se croyait
moins, qui est positive, très faible.
Et puis de temps en temps, le père n'est pas
forcément, mais là, j'ai dit...
Mais quand il y en a qui nous disent
mais je vous promets, c'est lui, etc., même s'il a
une carte faite en ville avec un rhesus moins,
la recherche de rhesus faible n'est pas faite.
Donc, si l'enfant est rhesus celui-ci,
il peut y avoir des globules rouges
fétaux, positifs, qui passent dans la
circulation maternelle, qui ne seront pas dangereux
pour cette grossesse-ci, mais qui
seront extrêmement dangereux pour la grossesse d'après.
On a la chance d'avoir inventé quelque chose
qui s'appelle l'orophylac, il n'y a pas d'autre chose
comme autre médicament, qui remet
les compteurs à zéro. Alors là aussi,
il y a une espèce de fake news totalement stupide
qui court sur les réseaux sociaux.
Non, ce n'est pas fait sur des prisonniers
aux Etats-Unis, qui sont
rhesus moins, à qui on injecte du rhesus plus.
C'est fait chez des hommes.
C'est toujours sur des prisonniers aux Etats-Unis.
C'est une fantasme d'Alcatraz.
C'est Alcatraz, mais c'est totalement délirant.
En vrai, on n'arrive pas
à le faire par le génie génétique. Donc, on
prend des hommes, parce qu'on va les être
enceintes, qui sont rhesus négatifs, on leur
injecte un petit peu de ça en rhesus positif
de façon volontaire, on leur explique
qu'il n'y a pas de risque, et on va récupérer
les anticorps. Point. Barre. Facile.
Écoutez, le message est passé,
Docteur. On va revenir sur les fameuses
échographies, qui sont les trois temps forts
qui rythment la grossesse, qui nous
angoissent, et puis en même temps, on est tellement contents,
on attend ça comme le Graal. On a suivi
Laura et Jérémy lors de la deuxième
écho qu'on appelle l'écho morphologique,
si je ne me trompe pas. C'est le moment où les futurs
parents peuvent connaître le sexe du bébé.
Donc on dit toujours que c'est la plus émouvante,
la plus importante. C'est un reportage de
Berenice Gabriel.
Franchement, c'est un moment magique
dans la grossesse. C'est le voir
par l'échographie, quoi. Bon, là, par contre,
on ne veut pas voir surtout une chose.
C'est le sexe. Voilà.
On ne veut pas connaître, on se laisse la surprise.
Le gel, ça va être froid.
Allez, c'est parti.
D'abord, on vérifie
les quatre cavités du cœur.
Vous voyez ?
Avec le ventricule gauche,
le ventricule droit.
Il y a un agravant aussi, le cœur. De quoi ?
L'agravant. Bien sûr.
C'était une petite crotte.
En tout cas, là, c'est parfait.
Tout est bien équilibré.
Ne respirez plus quelques secondes.
En gros, le rythme est bien régulier.
Voilà. Vous pouvez respirer.
L'échographie morphologique du 2e trimestre,
c'est une échographie qui est réalisée
en général entre 22 et 24
semaines d'aménorrhée.
C'est, en fait, une forme de
check-list qu'on va pouvoir réaliser
en vérifiant les structures anatomiques
des fœtus.
On se rapproche du sexe. Vous allez
fermer les yeux. Moi, je continue à faire
l'examen. Je vous explique
ce que je vois. Mais bien sûr,
je ne vous dis rien au niveau du sexe.
C'est trop
excitant, je trouve, même,
de fermer les yeux et de se dire que là,
le docteur ne sait pas de nous
et qu'on va attendre la surprise.
Voilà.
À peu près
10 % des
patients ne souhaitent pas
connaître le sexe. Je vais leur expliquer
par exemple, c'est tout bête, mais dire que
pendant l'examen, on dit « il ».
Mais c'est pour le bébé. Très souvent,
ils pensent qu'on fait une gaffe.
Je leur expliquais également qu'il va y avoir
une analyse du sexe et, au cours
de cette analyse, il vaut mieux
demander de fermer les yeux.
Non pas qu'ils peuvent le voir, parce que ça reste quand même
compliqué à voir pour un couple,
mais c'est plus pour paquets de sous-entendus
ou alors de doutes et qu'après, ça soit
des questionnements éternels
entre eux. Vous allez pouvoir
ouvrir les yeux.
Voilà, c'est son visage.
J'essaie de l'avoir un petit peu mieux.
Vous voyez, il s'est mis les mains devant le visage.
Là, on voit les narines.
C'est magique.
C'est la vie.
On le sent
toute la journée, mais c'est vrai que
de voir
un peu son visage comme ça,
c'est vraiment incroyable.
Moi, je pense que c'est un petit mec.
Voilà, ça, c'est vraiment
le meilleur moment, je crois, de la grossesse.
Parfois, il y a des échographies 3D.
On aime ou on n'aime pas, on est pauvre,
mais c'est quand même une espèce de première rencontre
avec son bébé qui est magique, non ?
De toute façon, on est toujours bien surpris.
Et puis là, chez Philippe, c'est super.
Ah oui, ça, c'est sûr.
Je suis content, je vois des copains à la télévision.
Oui, parce qu'on va toujours chez les meilleurs d'Europe de l'Ouest.
C'est ce qu'on dit toujours.
Marie, une question, s'il vous plaît.
Question de vaccination contre la grippe de Sherazade.
Plusieurs médecins lui ont conseillé de se faire vacciner
pour cet hiver. Quels sont les risques du vaccin
pour son bébé versus, évidemment, les risques
qu'il encourt si elle l'attrape, cette grippe ?
La réponse est super simple.
Toute femme enceinte, quel que soit son terme,
doit être vaccinée contre la grippe. Fin de l'histoire.
Risques pour le bébé, zéro.
Risques de la grippe pour la mère, beaucoup.
Si elle fait une grippe, elle peut avoir de la fièvre,
ça peut donner des contractions, des contractions en accouchement
prématuré, voire, on l'a vu au moment
de la grosse grippe à China, des séquelles pulmonaires
et plus si affinités, il y a des femmes
qui, à l'heure actuelle, ne sont plus
totalement vivantes à cause de la grippe.
On peut dire, Anna, que vous avez failli mourir
à cause de la grippe enceinte ?
C'est basique.
Oui, il faut vacciner
tout le monde.
Je m'attirais les foudres de tout le monde.
Les antivax, comment ça me fatigue.
Vous ne vous attirez pas
les foudres de tout, vous vous attirez les foudres
des antivaccins qui savent se faire entendre.
Ils viennent quand ils veulent dans mon bureau.
Faites attention quand même.
N'hésitez pas
à nous éduquer sur le sujet.
Je ne me mets pas dans les antivaccins.
Quelles sont d'ailleurs les maladies infectieuses
dangereuses pour le fœtus ?
Et surtout, est-ce qu'il y a un moyen de les prévenir ?
On a mis
de côté la grippe.
On va se focaliser sur les deux maladies
principales. La première qui est
rare mais qui existe toujours, et là aussi
quand on dit qu'il faut arrêter d'embêter les femmes enceintes,
on n'est pas là pour embêter les gens.
La listeriose, ça s'attrape
dans les fromages ou les crus, ça s'attrape
dans les fumaisons et les salaisons.
Il y a des choses
qui sont assez simples à faire. Ça s'appelle
manger à peu près,
aseptiser pendant la grossesse, et puis cuire.
C'est assez facile.
La deuxième qui flanque la trouille à tout le monde,
c'est la toxoplasmose. Là, on va être très
très simple. La toxoplasmose se trouve dans
la viande crue, se trouve dans la terre,
donc les légumes qui posent dans la terre,
et se trouve dans le tube digestif
du chat. Dans le tube digestif du chat,
donc dans les crottes de chat.
Pour la viande, c'est simple. Soit on la cuit beaucoup, mais on va
perdre du fer. Soit on l'achète chez
votre marchande surgelée habituelle. Un jour, je me suis fait
engueuler ici parce que j'ai dit
picard, donc je dis picard une fois, mais je suis parisien,
je ne sais pas où on achète ça.
Dites au rayon monoprise surgelée, au rayon Auchan.
On en a dit trois.
Globalement, étiriez, c'est qu'en France.
La viande surgelée industrielle,
zéro, zéro, zéro risque de toxo.
Donc ça, c'est assez simple.
Et puis après, il y a d'autres
maladies beaucoup plus rares, mais si on assis
sur la grippe, c'est quand même la plus facile.
Et puis, vous avez parlé de prévention,
je suis toujours un petit peu assis par
terre lorsque je vois arriver des femmes
non immunisées contre la rubéole,
non vaccinées pour lesquelles
le risque, il est jusqu'à quatre mois. Alors la
probabilité de topper une rubéole, il faut croiser un enfant
qui l'aime et c'est un petit peu bête.
Anna, une question pour vous sur
le poids. Une maman qui s'appelle Alice
est au deuxième trimestre de procès et elle voit sa
courbe s'envoler à chaque rendez-vous et
se fait gronder à chaque rendez-vous par sa sage
femme. Est-ce qu'il y a un risque sur une prise de
poids qui serait trop importante?
Oui, on dit que la prise de poids moyenne, c'est un
Mais ça, c'est pour une corpulence normale.
En fait, je ne sais pas quel poids elle fait
et qu'est-ce que ça veut dire s'envoler.
On sait que, par exemple, chez des patients qui sont obèses,
il faut réduire à la baisse. À l'inverse,
des patients qui sont très minces, voire maigres,
elles ont le droit de prendre plus. Mais les risques sont réels,
on ne peut pas mentir. Effectivement, ça augmente
le risque de diabète, d'hypertension, de difficultés
à l'accouchement, etc. Alors, c'est vrai,
c'est pour ça qu'on est chiant. Et on peut se faire
aider par une nutritionniste, une diététicienne.
Parce qu'en fait, il y a des petits conseils à la con.
Par exemple, il y a des femmes qui se bourrent de fruits.
Vous allez encore dire un autre gros mot sur la connaissance.
A la noix.
Parce qu'il y a des femmes qui se bourrent de fruits.
Il faut qu'on ingurgite très vite les sucres.
Donc, il faut limiter les fruits à 3 fruits par jour.
Pour une fois, ce n'est pas le docteur Harvey.
Bienvenue au club des gros mots.
Anna, vous parliez de diabète.
On a justement une question pour vous, docteur, d'Emmanuel.
Bonjour à la maison de maternelle.
Moi, c'est Emmanuel. Heureusement,
je suis maman de deux petites filles.
Victoria, 4 ans, et Margot, 18 mois.
Nous allons bientôt accueillir notre troisième
petite fille d'ici le mois de janvier.
Je fais du diabète pour
cette grossesse-là. Mais apparemment,
je le faisais déjà pour ma deuxième grossesse.
Margot est née à 4,5 kg.
Mais tout s'est très bien passé.
J'aurais juste voulu
en savoir un peu plus sur
les risques réels
que l'enfant peut avoir.
Car pour ma deuxième grossesse, tout s'est vraiment
bien passé. Je n'ai absolument pas été suivie.
Et là, en fait, le régime est vraiment
très draconien et très drastique.
Merci à vous tous. Au revoir.
On sent qu'elle n'en peut plus.
Non, il y a juste
le côté
« je n'ai pas été suivie, on ne l'a pas vue, tant mieux,
ça s'est bien passé. Je suis ravi, tant mieux, ça s'est bien
passé. »
Les risques du diabète,
tu en as parlé tout à l'heure, c'est les risques au moment
de l'accouchement. En plus, le petit
est gros, donc il peut y avoir des risques.
Ça peut bloquer sur une épaule, ça peut être
un petit peu désagréable, ça augmente le risque
d'extraction instrumentale de ces ariennes.
Et si on se met sur le versant uniquement bébé,
lorsqu'on a un enfant comme ça, qui est
au-delà des courbes, il a des risques d'hypoglycémie.
C'est un petit peu comme un junk qui a été
habitué pendant toute la grossesse à avoir des douches
de sucre. Tout d'un coup, il sort, on lui dit « maintenant, tu
te débrouilles. Tu te débrouilles où ? Je vais le trouver où, le sucre ? »
Donc il va faire des hypoglycémies. Et l'hypoglycémie,
chez le tout petit, ce n'est pas forcément agréable.
Ils ont aussi un risque dictaire, donc d'avoir
une jaunisse. Donc voilà, tant mieux,
ça s'est bien passé. On n'est pas là
pour embêter les gens. Le dépistage
du diabète, ça nous casse les pieds. On n'est pas là
pour sadiser les gens, on n'est pas là pour embêter
les femmes enceintes. On est là pour faire en sorte que
il y a des trucs de dépistage
simple. On est là pour que ça se passe
au mieux et que l'accouchement se passe au mieux.
On n'a aucune envie de faire des ces ariennes, on n'a aucune envie
de rien, on veut juste que tout le monde aille bien.
Voilà, c'est tout.
Question de Mélanie pour vous, docteur.
Bonjour la maison des maternelles.
J'aimerais vous poser une question concernant le
Célestin, ce traitement corticoïde
par piqûres intramusculaires que l'on
propose aux mamans quand le
bébé est prêt à naître de façon
prématurée. Je suis enceinte de sept
mois et ma fille va peut-être
naître prématurément. Et afin
d'aider ses poumons et tous
ses organes intestinaux
à se développer plus rapidement, notre
médecin nous a proposé cette
piqûre, mais nous sommes un peu sceptiques.
Auriez-vous plus d'informations ? Merci beaucoup.
Au revoir. Merci à vous. Est-ce qu'elle a raison
d'être sceptique ? Alors, oui, non, non, oui.
Le Célestin ne se prescrit
qu'en cours d'hospitalisation, c'est-à-dire
que lorsqu'on a une femme qui vient pour
laquelle on pose le diagnostic
de menace d'accouchement prématuré
à partir d'un certain terme,
on doit se poser la question sur le lieu de naissance.
Je veux dire, aussi bien nos deux maternités sont des
maternités de type 1 qui, maintenant, vont s'appeler
un plus. Merci l'ARS.
On vous laisse parler
de ça avant le père ? Oui, voilà.
Et donc, l'intérêt, c'est que le lieu de
naissance de l'enfant correspond à son terme.
Je rappelle qu'il n'y a pas de niveau de mater, mais que des types
de maternité. Et donc, s'il y a
une menace d'accouchement prématuré, à ce
moment-là, oui, en hospitalisation, on fait
du Célestin. On ne fait pas de Célestin à domicile.
On ne fait pas de Célestin à domicile.
Même si on pense que c'est
un mauvais usage du produit.
Bon, écoutez, le message est passé. Sinon, le
risque, effectivement, d'accouchement prématuré,
c'est les problèmes cérébraux et intestinaux,
mais ça, c'est autre chose. Elle a très bien dit. On ne fait pas de Célestin
à domicile. Alors, Thierry
Hervé, Anna Roy, vous savez que mardi prochain,
le 24 septembre, on consacre une émission spéciale
au fameux pic des naissances de l'année
parce qu'on se bouscule dans les maternités fin septembre
vu que le 31 décembre, on est très en forme
ou très cool.
Donc, c'est neuf mois pile après
le nouvel an. Donc, c'est très, très rigolo.
Est-ce qu'il se passe des choses ?
Est-ce que vous voyez des choses un peu bizarres fin septembre,
docteur ? Alors, pas forcément fin septembre,
mais dans tout le courant du mois de septembre.
C'est-à-dire que lorsqu'on va arriver dans le mois
de décembre, on va arriver dans les nuits les plus longues
avec la nuit du solstice
d'hiver
que vous retrouvez dans la légendaire turienne
appelée la nuit du grand cornu. Je vous laisse
faire de la bibliographie là-dessus. Et donc,
il est sûr qu'on passe plus de temps sous la couette
et que peut-être il y a un peu plus d'enfants.
Je suis né le 7 septembre.
C'est un peu prématuré apparemment.
Non, je ne suis pas prématuré, mais ma mère
a été déclenchée pour une préeclampsie à l'époque.
Mais j'ai été fabriqué, selon la légende urbaine,
quelque part dans les folles nuits d'hiver.
Anna, quelle est votre date de naissance ?
Le 15 août.
On est de l'avance !
