🗞️ Les actus d’Houssem Loussaïef 🤔 Que faire face à un enfant « insupportable » ? 🧩 Un jeu pédagogique pour lutter contre le harcèlement 🚻 Éduquer nos enfants à l’égalité des sexes 👟 Faites bouger les ados !
Présentée par Agathe Lecaron, La Maison des Maternelles est le rendez-vous quotidien consacré à la parentalité et petite enfance. Dans ce magazine, l’animatrice et les spécialistes qui l’entourent ont pour ambition de répondre aux interrogations des jeunes parents, proposant ainsi une émission de service. En toute liberté, de façon positive et décomplexée !
...
-Bonjour et bienvenue dans "La Maison des maternelles" !
J'espère que vous allez bien.
Bonne nouvelle,
un week-end de trois jours arrive.
C'est ce qu'on appelle une embellie.
Du coup, on a mis une petite musique funky.
Ca va, Madonna ? -Oui.
-Laurent chantera
"La Isla Bonita".
-La isla bonita.
-Et sur notre canapé,
il y a Anaïs.
J'adore les histoires comme ça.
Anaïs a déjoué tous les pronostics,
les médecins lui ont dit : "Vous ferez une césarienne,
"jamais ça ne passera."
Ils rient.
Que nenni, Anaïs ne les a pas écoutés, elle s'est écoutée elle.
Elle nous racontera tout ça.
Comment apprendre à nos enfants l'égalité filles-garçons ?
C'est le grand enjeu de la société.
-Exactement, c'est un enjeu générationnel.
Quand on n'a pas été élevé dans une éducation égalitaire,
comment faire pour qu'elle le soit ?
Comment entrer dans ce type d'éducation ?
-Laurent. Une chanson ?
-J'ai déjà le micro, je suis équipé pour faire un rythme funky.
La coiffure, le tee-shirt kaki.
-Dessous, il y a le body. -De quoi tu parles ?
M'as-tu parlé ?
-Dites-moi, Laurent,
grand sujet, grand enjeu aussi avec vous,
parce que les enfants et les ados font de moins en moins de sport.
-Sur les téléphones, etc.
-Il faut en faire. -On va en faire.
Avec Vince qui a 15 ans,
on va faire du sport en poids de corps.
N'hésitez pas,
quel que soit votre âge, on peut faire du sport
tous ensemble.
-La notion
du poids de corps,
je ne connaissais pas. -Le poids du corps.
-OK. Quand mon mari me demandera ce que je fais, je lui dirai :
"Du poids de corps".
Houssem, vous avez une invitée.
-Avec mes pectoraux, ça marche pas.
-C'est tout un travail. -Oui.
-Regardez.
Refais.
Attends la caméra.
-Même de loin, elle a pu le voir.
-Là, Anaïs
est égarée.
-Morse. Morse.
Morse.
-En début de deuxième émission, prenons le temps d'être sérieux,
on reçoit Géraldine
qui est psychologue
et qui vient pour moi définir ce qu'est un enfant de 3 à 10 ans,
adorable,
mais parfois insupportable.
C'est un guide
pour résoudre les problèmes de comportement de nos enfants.
-Tout de suite, ce sont les actus d'Houss'.
Pom pom pom... -Le pamplemousse.
-Il y avait "pamplemousse".
-On manque de mots en "-ousse". -On va passer à l'anglais.
-On démarre avec une réflexion qui va contrarier nos enfants.
-Tu as mis "tout schuss" ?
-Il l'a mis, oui.
-Oui ? Je n'en étais pas sûre.
-Vous suivez pas,
eh oui.
-La ministre de la Santé
se dit favorable à une taxe sur les produits sucrés.
Une mesure
de santé publique.
Selon Yannick Neuder, député
et rapporteur du budget de la Sécurité sociale...
Il soutient cette initiative.
Pour éviter la taxe, il faut diminuer le sucre.
Les discussions se tournent surtout
autour des sodas.
-Normalement,
l'OMS recommande entre 20 et 30, non ?
-20 g et 30 g par jour.
Là, on est en moyenne à 100 g.
Ca va fâcher
Laurent
qui se soucie des adolescents. -Et du sucre.
-On discute
pour l'instant
autour de la taxation des sodas.
Une telle taxe peut rapporter beaucoup d'argent à l'Etat.
On enchaîne avec une boisson d'un nouveau genre.
-J'ai une passion
pour le côlon.
-Ca vous plaît quand on parle de microbiote ?
Là, j'en doute.
Car il s'agit
d'une boisson aux excréments.
Celle-ci a pour objectif
de booster le microbiote des bébés nés par césarienne.
Leurs microbiotes
sont moins diversifiés que ceux des bébés nés par voie basse
qui, eux, sont exposés à la flore vaginale et fécale de leur mère,
ce qui les solidifie.
Pour rééquilibrer
la balance,
le milkshake est composé d'excréments maternels
et de lait maternel.
Les enfants
ayant bénéficié de cette potion
ont été renforcés.
Ca vous dégoûte ?
-Non.
-C'est bien de la mère.
-Ca me dégoûte dans la mesure où c'est le matin,
je pense
aux téléspectateurs.
-Les scientifiques déconseillent aux mamans de le faire à la maison.
Les morceaux d'excréments sont traités,
ils ne prennent pas n'importe quoi.
-On m'avait dit :
"Si jamais tu accouches par césarienne,
"prélève de ta flore vaginale et donne-la à ton bébé."
J'avais trouvé ça "chelou".
-Les scientifiques sont d'accord avec cette phrase-là.
-Ecoutez, ça ne les tuera pas et peut-être que ça fait du bien.
-Je pensais
au milkshake après le sport.
-On finit avec l'Actu Gaming.
Si je vous dis Roblox, évidemment, ça vous parle.
-Quand on a des enfants de 8 et 10 ans, on connaît.
-Roblox est un jeu vidéo
sous forme de plateforme virtuelle qui réunit 67 millions de joueurs.
Parmi ces 67 millions,
67 % d'entre eux ont moins de 16 ans, ils sont très jeunes.
Roblox est critiqué depuis peu
car les échanges en ligne ne sont pas assez sécurisés,
selon plusieurs associations et collectifs de parents.
L'éditeur du jeu a décidé de réagir. Depuis début novembre,
pour utiliser la messagerie en ligne, il faut l'accord parental,
et pour s'inscrire sur la plateforme pour pouvoir jouer,
il faudra une autorisation parentale.
Rien ne se fera sans.
-On a tous reçu un mail il y a longtemps nous en avertissant.
C'est très bien.
-Ca joue
à la maison ?
-Oui, mais les tchats sont interdits.
C'est Marie Perarnau
qui m'a mise en garde avec sa petite touillette.
Merci. Je rejoins Anaïs qui nous attend.
-Allez-y. -Merci.
Selon la dernière enquête périnatale,
en France, 4 % des bébés
se présentent en siège.
Ca paraît pas beaucoup,
mais 80 % d'entre eux naissent par césarienne.
Et notre invitée va vous prouver qu'un bébé en siège peut naître
par voie basse et sans complications.
J'ajoute que ce sont
les accouchements préférés des sages-femmes.
Bonjour, Anaïs.
-Bonjour, Agathe.
-Vous êtes la maman de Célestine et Vitalie.
Vitalie a présenté ses pieds en 1er.
Elle s'est dit : "Moi, je veux être quelqu'un de singulier."
-C'est ça. -Dès le début.
Le début de cette 2e grossesse se passe à merveille,
et à l'échographie
du 3e trimestre,
qu'est-ce qu'on vous dit ?
-On me dit : "Le bébé est positionné dos à gauche,
"tête en haut, position du siège."
La sage-femme me dit :
"Ca peut bouger comme ça peut ne plus bouger."
Déjà,
à l'écho du 2e trimestre,
elle était en transverse, ça n'évoluait pas.
Je me dis : "Elle va pas bouger."
En plus, la grossesse va avancer et elle aura moins de place.
J'avais déjà un peu mon opinion.
Je lui demande comment se passe un accouchement en siège,
elle me dit : "Soit c'est césarienne,
"soit par voie basse, mais ça dépend du poids du bébé."
C'est un accouchement différent
puisque c'est les fesses ou les pieds qui arrivent en premier.
Donc c'est une expulsion différente puisqu'on sort d'abord les fesses,
on fait une pause, ensuite, on sort la tête.
Alors que Célestine, c'était tête basse et tout le reste suit.
Et pas d'instruments.
Donc tout repose sur moi. -Oui, sur la poussée.
C'est une grosse responsabilité, c'est ça que vous vous dites.
"Ca va être..."
-Voilà, et puis ça dépendra de la "pelvérimétrie" aussi.
Ca dépendra de ça aussi.
-"Pelvi..." ? -"Pelvérimétrie".
-C'est pour mesurer la taille du bassin pour voir si ça passe.
-Exactement.
-En sortant de là, vous faites des recherches.
Vous tapez comme toutes les futures mamans
tout ce qui vous passe par la tête sur Google.
Ce serait rigolo de garder nos historiques de cette période.
Vous découvrez
la VME, Version par Manoeuvre Externe.
C'est une manoeuvre,
qui n'est pas très agréable, qui vise à solliciter le bébé
pour qu'il se retourne.
-Voilà.
Je l'ai demandée, je me sentais prête, et la sage-femme doutait.
Le ventre n'était pas très gros,
ça n'aurait pas été très concluant sur moi, donc on n'a pas tenté.
Elle m'a plutôt conseillé
de l'acupuncture et de l'ostéopathie.
L'ostéo n'a pas fonctionné,
l'acupuncture, j'en ai fait tous les jeudis, sans résultat.
-Parfois, ça marche, on ne se l'explique pas vraiment, là non.
Je corrige,
c'est "pelvimétrie".
Comment vous prenez la décision
d'une voie basse ou d'une césarienne ?
Quel est le déclic ?
-Je me dis que c'est certainement ma dernière grossesse,
j'ai pas envie d'une césarienne,
mais en même temps, j'avais peur de cet accouchement voie basse.
Allais-je pouvoir
vraiment y arriver ?
-D'autant que votre entourage, votre maman,
ne vous le conseille pas.
-C'est ça, je lui demande quoi faire,
elle me répond : "Demande une césarienne, tu seras tranquille".
Je la comprends, c'était le plus rassurant.
Et je pense à mon père agriculteur.
Une vache,
ça vêle les pieds en premier et la tête ensuite.
Je me dis : "Pourquoi pas, on est des animaux,
"si la nature m'offre un accouchement voie basse,
"pourquoi pas tenter ?"
Là, ma décision est prise.
-Il y avait encore cette histoire de pelvimétrie,
de radio du bassin pour voir si ça passait.
On vous l'a faite, qu'est-ce que ça dit alors ?
-On passe la radio, je ne comprends pas les résultats,
une gynéco m'explique : "Vous avez un boulevard".
Je sais pas comment le prendre. -"C'est la gare Montparnasse".
-J'avais un peu peur parce que je n'ai pas une grosse morphologie,
je m'étais dit :
"Ca passera peut-être pas".
En fait, d'après les calculs,
ça pouvait passer.
-C'est pas parce que vous êtes une brindille
que vous avez un petit bassin.
Donc vous avez un boulevard.
Même un gros bébé peut passer,
pas de problème.
3 jours avant le terme,
vous commencez à avoir des contractions,
vous filez à la maternité.
-7h du matin, on me dit :
"Vous êtes ouverte à 2, en effet, mais ça peut arriver plus tard."
Rien n'était alarmant pour eux, donc je rentre.
-Le siège ne les pousse pas
à vous garder ?
-Non. Non, non.
-Ils sont pas stressés.
-Ah non, le personnel était très rassurant.
Ils connaissaient la situation, ils avaient déjà fait.
J'étais confiante.
Je retourne à la maison, et en fait, à 11h du matin,
je ne tiens plus, on y retourne.
Là, j'ai paniqué, je ne savais pas si j'accouchais en siège ou pas.
-Là, vous envisagiez
la césarienne.
-Je dis à Edouard : "On verra bien,
"ce sera la santé du bébé, ma santé, on verra bien."
J'arrive dans le service, ils ont vu ma tête, allez hop,
salle d'accouchement, j'étais dilatée à 5, péridurale.
Tout s'est enchaîné après.
-Une fois la péridurale posée, vous vous dites :
"Je suis dedans".
-C'était une équipe médicale top, je sentais que j'étais écoutée.
L'équipe
bien à l'écoute,
donc tout se passe bien.
-Et on vous dit :
"Vous êtes ouverte à 5, on a encore un peu le temps de voir venir."
Ils partent, et là quand même,
vous sentez un truc.
-Je dis à la sage-femme sur le départ :
"Je sens un truc."
Je n'avais pas de douleurs.
Je dis : "Je sens un truc entre les jambes, si tu peux voir".
"Oh oui, en effet, il y a un petit pied qui sort."
"Oh punaise, il y a les orteils, c'est tout propre.
"Voilà, c'est parti."
Après ça va vite, tout le monde arrive.
-C'est incroyable quand on y pense.
Un petit peton, quoi. -Oui, un petit peton.
-Etes-vous toujours aussi détendue ?
Parce que c'est particulier, d'accoucher en siège.
-Oui, super détendue.
Je sentais depuis le départ que ce serait un bel accouchement.
Et puis, j'étais entourée.
Au moindre grain de sable, on passait en césarienne d'urgence.
C'est un accouchement très entouré.
Je dis : "Je suis en train de vêler, je suis une vache,
"les pieds arrivent, allez-y."
Ca a détendu l'atmosphère.
-Racontez-nous parce qu'il y a un protocole un peu particulier.
Il faut dire
aux femmes
qui ont peur d'accoucher
qu'on est prises en charge.
Vous êtes tellement accompagnée.
Et puis, la nature est bien faite, l'accouchement
peut se faire rien qu'avec l'utérus.
Mais pour un accouchement en siège, vous êtes ultra accompagnée.
-Je suis toutes les voix.
Enfin, que la gynécologue qui dit : "Le pied est là,
"vous extrayez les fesses,
"vous faites une pause, ensuite on sort la tête.
"Je vous accompagne et on y va comme ça."
Je fais ma 1re poussée,
j'ai un peu du mal.
"Si j'arrive pas aux fesses, comment je sortirai la tête ?"
Et j'ai eu un regain d'énergie,
je sors les fesses,
la tête sort, voilà, Vitalie était née.
-En cinq minutes ? -Oui.
-C'est dingue, on imagine toujours que ça va être plus long en siège.
Vous avez parlé de cette manoeuvre,
ils doivent tourner le bébé pour qu'il soit sur le bon chemin.
Mais comme vous aviez un boulevard,
aucun souci. -Une belle arrivée.
-Et votre rencontre ? -Vraiment magique.
J'avais suivi vos émissions,
je me souvenais d'Anna Roy
qui parlait de l'échange du 1er regard.
Même si elle pleure pas,
ne pas être parasitée par ces questions-là.
Elle a pris vie sur moi, je l'ai vraiment eue en peau à peau.
J'ai eu cet échange de regard, elle n'a pas pleuré tout de suite.
-Elle n'a pas pleuré tout de suite ?
-Non, c'est allé vite,
je l'ai mise
contre moi,
c'était beau, j'ai eu son regard, c'était un très très beau moment.
-Le fait d'accoucher en siège, je ne sais pas pourquoi,
on se dit,
évidemment, les fesses vont passer,
mais on a l'impression qu'il y a plus de déchirures.
-J'ai eu qu'une petite déchirure,
et rééducation du périnée, mais comme pour la 1re.
C'était pas plus abîmé qu'un accouchement
par voie basse classique.
-Vous avez repris vos activités normalement.
Le protocole est différent pour le bébé ?
-Elle était née en grenouille, elle avait les jambes remontées,
on ne sait pas combien elle mesurait à la naissance.
Après, c'est normal, les jambes redescendent par la suite.
Ensuite elle a eu une radio des hanches à passer à 5 semaines.
On ne s'inquiétait pas, on sentait que tout allait bien.
Tout va bien maintenant.
-Avec le recul,
est-ce que vous avez l'impression que le personnel hospitalier
vous incitait à choisir une césarienne,
ou vous avez eu le sentiment d'avoir la liberté de choisir ?
-Quand la sage-femme m'a proposé la césarienne ou la voie basse,
elle était neutre.
Je me suis sentie libre de mon choix.
-C'est important
de le dire.
On se fait tout un monde de ces accouchements en siège,
or, pour les sages-femmes, ce sont les plus beaux accouchements.
Elles vous l'ont dit ? -Oui, on a passé un super moment.
C'était détendu, intime.
Oui, elles m'ont remerciée, et je les ai remerciées.
-Et votre conjoint ? Comment il a vécu ça ?
-Il a trouvé ça merveilleux.
-Il a vu le petit peton ? -Oui, le drap était relevé.
Il a regardé l'air ébahi.
Il n'a pas tout regardé.
Mais il a vu cette histoire de manoeuvre aussi.
Il a vraiment apprécié le moment.
-C'est vrai que pendant 9 mois, on s'imagine ce bébé,
et puis tout à coup, quand la tête arrive, on voit un crâne,
finalement.
Mais un petit peton, c'est trop mignon.
-C'est rigolo.
-Merci d'être venue nous raconter votre superbe accouchement.
Ca va rassurer toutes les futures maman dont le bébé est en siège,
qui se stressent, dont la VME a échoué, etc.
Ca peut se passer
très très bien.
Longue vie
à votre belle famille.
Une 2e émission arrive, "La Maison des Maternelles à votre service",
dans laquelle Marie Perarnau
va vous conseiller pour ne pas répéter à l'infini
les stéréotypes de genre dans l'éducation des enfants.
Sujet qui devrait vous intéresser.
Notre coach sportif va essayer de donner envie aux ados
de faire ou de refaire du sport.
Et Houssem Loussaïef aura pour invitée une psy
pour mieux appréhender nos enfants parfois pas très sages,
et ne pas s'énerver.
Restez avec nous, on revient.
...
-Nous sommes de retour dans "La Maison des Maternelles",
à votre service.
Tous les 4 autour de la table pour essayer d'ouvrir vos horizons
et les nôtres
par la même occasion. -Oui.
-On est tous parent, grand-parent, oncle, tante, parrain, marraine.
Ou peut-être pote.
Et on a envie de transmettre des conseils aux parents.
Il se passe un truc
à l'adolescence.
Nos enfants sportifs, à l'adolescence,
flemme. -Ca y est.
On n'a plus envie de faire de sport. On regarde son téléphone.
-Vous étiez sportif,
à l'adolescence ? -Je faisais du sport en bas
de la maison. Je faisais du ping-pong.
Je jouais au foot.
-Le ping-pong l'obsède.
-C'est devenu la révélation cette année. J'adore.
-Depuis les JO.
-Avant. Je suis allé voir les frères Lebrun.
C'était impressionnant. Là, j'ai commencé
mes premiers tournois.
-C'est hyper physique.
-"Hyper physique".
Si vous pouvez aller dans un club, vous allez voir que c'est physique.
-Une idée sportive.
Tout à l'heure, vous ferez du sport avec votre invité, qui a 15 ans.
L'égalité entre les femmes
et les hommes. Vaste sujet. -Oui.
-Grand enjeu sociétal.
-Aux parents d'essayer d'insuffler une éducation égalitaire
dès la naissance.
Comment on fait ? J'ai quelques pistes à vous donner.
-Houssem.
-On va parler de ces êtres qu'on aime et qu'on déteste.
-Les chiens. -Presque.
Nos enfants.
Une psychologue va nous parler de son livre,
"Attachants, adorables, mais parfois insupportables".
Géraldine Maigret est là.
...
Bonjour. Bienvenue. -Bonjour.
-Merci pour cette définition des enfants.
-Bien résumé.
-Je le disais.
Psychologue.
Neuropsychologue clinicienne, spécialisée en sciences
de l'éducation.
Vous sortez ce livre :
Vous avez eu envie
d'écrire ce livre
après toutes les consultations
que vous avez eues ?
-J'ai eu envie d'écrire ce livre il y a longtemps.
Je vois tellement de parents un peu perdus,
très culpabilisés aussi par l'éducation.
Donc, j'avais plein de notes que j'ai voulu condenser,
et essayer de transmettre tout ce que je conseille aux parents
et qu'on retrouve dans la recherche.
-Dans le livre,
il y a beaucoup de cas concrets. Mon fils est adorable.
C'est quoi, un enfant insupportable ?
Il y a une définition scientifique ?
-Il y a des enfants
qui sont plus difficiles que d'autres.
Dès la naissance,
il y a des enfants
avec un tempérament irritable, réactif.
On a des enfants qui, au quotidien,
sont vraiment insupportables pour les parents.
-Comment on arrive
à situer notre enfant lorsqu'il est insupportable ?
Comment on sait si ce qu'il fait est inacceptable
ou si on peut lâcher du lest ?
-C'est une vaste question. Ca va dépendre des valeurs éducatives.
Après, c'est une question...
Est-ce que ces comportements sont fréquents ? Intenses ?
En tout cas, par rapport à des enfants de même âge
et quel est le retentissement pour l'enfant dans la sphère familiale,
sociale ou scolaire ? C'est ce qui nous guide.
-La notion de "retentissement" est importante. Nous, on essaie
de faire déculpabiliser
les parents. -Ouais.
-Est-ce que vous comprenez
que certains parents culpabilisent dans des situations en public
face à une crise
de leur enfant ?
-Je l'ai vécu. Je le comprends très bien.
En tant que parent, on se sent responsables. On se sent coupables.
On a l'impression qu'on ne fait pas bien.
Ca a un impact très important sur les parents.
Le regard social, c'est plus marqué chez les mamans que chez les papas.
-Pourquoi ?
-Je pense que les mamans investissent plus la parentalité,
même si ça change
et qu'on a des papas investis.
C'est pour ça qu'on voit
plus de femmes en burn out que d'hommes.
Mais il y a un regard de la société
qui peut être culpabilisant. -"C'est sa faute".
-Ce discours a été porté.
-Qu'est-ce qu'on leur dit pour qu'ils déculpabilisent ?
-Il faut leur dire qu'être parent, c'est un long chemin.
Il n'y a pas de bon ou de mauvais parent, à part des cas extrêmes.
-Que des mauvais.
-On est tous mauvais.
-On fait ce qu'on peut.
On n'a pas le mode d'emploi. Ca ne va pas de soi
d'être parent. On tâtonne.
Comme je dis souvent,
si vous vous posez des questions, c'est déjà bien.
C'est un long chemin.
-Vous parliez de bon
ou de mauvais parent. Est-ce qu'il y a des compétences à avoir ?
Dans notre vie de parent, on est sur un projet.
Est-ce qu'il y a des compétences précises à avoir ?
-Je pense qu'il y a des compétences parentales qu'on a.
Il faut arriver à les développer
et surtout, à avoir
de la constance et de la cohérence.
C'est ce qui fait défaut.
Les parents ont des discours polarisés
sur la parentalité. Ils ne savent plus.
Ils se dispersent.
-Ils croulent sous les injonctions.
C'est compliqué, d'avoir des modes d'emploi.
On en a beaucoup
qui se succèdent aussi ici. -Voilà. Et nous,
on voit le résultat des parents qui ont essayé ça et ça.
Ils changent souvent leurs pratiques
et du coup,
les enfants sont perdus. Les parents sont affaiblis
dans leur sentiment de compétence.
La constance, la cohérence au sein du couple
pour éviter qu'il y ait des failles.
-Dans le livre,
vous développez un axe intéressant. Pour mieux comprendre
ses enfants dans ces moments difficiles,
le parent doit mieux se connaître et s'accorder du temps...
-Oui. -Pour lui.
C'est nécessaire.
-Oui. Je pense que dans la société qui est la nôtre,
on va tous très vite.
Les parents sont à fond parents. Ils oublient qu'ils sont couple
et qu'avant d'être un couple, ils sont des individus.
J'incite les parents à s'occuper d'eux.
Aller au restaurant,
sortir avec des copains.
On utilise souvent la métaphore du masque à oxygène.
Il faut d'abord mettre son masque pour pouvoir aider son enfant.
Un parent qui est épuisé,
il n'est plus en mesure
de mettre en place de nouvelles stratégies pour accompagner
son enfant.
-Je voulais qu'on revienne sur la culpabilisation.
Des parents se disent que leur enfant
ne gère pas ses émotions,
mais avant un certain âge, on n'arrive pas à gérer
la colère, l'enthousiasme débordant, l'énergie.
-Oui. Tout à fait.
On a une immaturité cérébrale
qui fait qu'on n'est pas en mesure de réguler
nos émotions,
donc, les enfants vont avoir des réactions excessives, parfois.
Donc,
ça rentre dans la normalité. Pour certains,
ça signale un trouble. Mais il y a quelque chose
de normal dans des réactions excessives.
La question,
c'est comment on va réagir ?
-Les enfants ne sont pas rangés dans des cases.
-Non. Et il y a une dimension de développement cérébral
et d'autorégulation.
-Un autre axe
qui a attiré mon attention : la gestion des antécédents.
On parle des antécédents
des parents qui veulent se refamiliariser
avec un contexte ou des antécédents de relation avec l'enfant ?
-Ah. L'histoire des antécédents, c'est l'analyse du comportement.
Un comportement, ça n'existe jamais tout seul.
-Il est né quelque part. -L'antécédent,
ça peut être la façon dont on formule
la demande, le ton employé, la situation.
Est-ce que l'enfant a faim ? Ce sont des déclencheurs.
Et effectivement, quand on a des enfants...
Je travaille avec des problèmes de comportement.
Souvent, je demande aux parents ce qui s'est passé avant
en termes d'antécédents et ce qui se passe après.
On va travailler
sur les conséquences.
-Pour ne pas que ça se reproduise. -Oui. Ou pour identifier
les bons antécédents pour pouvoir les mettre en place.
-On va éviter de faire des notices, mais il y a un chapitre intitulé :
"A ne pas faire." -Oui.
-S'il y a une chose à ne pas faire face à un enfant...
-Récalcitrant.
-Insupportable.
-Une des 1res choses que je dis, c'est "Arrêtez d'argumenter
"et d'hyperverbaliser."
Ca fait les gros yeux.
-Non.
Il faut aller à l'essentiel.
-On a souvent une parentalité
où il faut parler, expliquer les choses. Les enfants savent tous
pourquoi ils doivent se brosser les dents.
Mais argumenter de façon excessive et vouloir amener l'enfant
à une position qui est la nôtre, ça suppose
qu'il a le cerveau d'un adulte.
Ca déstabilise la posture parentale.
Les enfants, après, rentrent dans ce phénomène d'escalade.
-A chaque fois.
-Le parent va argumenter et au bout d'un moment,
il va menacer et on monte comme ça pour pas grand-chose.
On a des enfants qui s'engouffrent dans l'argumentation.
-Pas de "surverbalisation".
-C'est ça.
-Je verbalise à froid, une fois que c'est retombé.
Mais sur le moment...
-On désamorce.
-Géraldine Maigret, merci.
Merci.
-Merci. -C'est super.
J'ai apprécié de le lire.
-Merci. Tout de suite, nous partons à vos côtés.
...
Nous sommes très engagés pour lutter
contre le harcèlement.
Il y a trois associations qui ont conçu un jeu pédagogique
accessible en ligne qui s'appelle "Cyberenquête".
L'objectif, c'est de sensibiliser les jeunes aux dangers
du harcèlement scolaire,
donner des outils pour s'en prémunir et libérer la parole,
puisque c'est le plus difficile.
Les enfants le cachent bien.
Mickaël Spitzberg a suivi un atelier
dans une classe de 5e au collège Travail Langevin à Bagnolet.
-Entrez.
Bonjour. Bienvenue.
Vous allez travailler sur un jeu appelé "Cyberenquête".
C'est un jeu virtuel
et vous serez à la place d'un élève
qui va subir du cyberharcèlement.
Vous allez l'accompagner tout au long du jeu.
Ce jeu est construit comme une enquête policière. L'idée,
c'est de montrer aux collégiens les bonnes pratiques
pour lutter contre le harcèlement.
Toutes les classes. -6e, 5e.
-6e, 5e, 4e, 3e.
-On a travaillé avec des élèves,
des enseignants, des chercheurs, des psychologues
et du personnel de l'Education nationale.
Ensemble, ils ont bâti ce jeu.
Ce n'est pas un jeu qui a été construit dans des bureaux.
Non. Il est parti du terrain, des expériences des collégiens.
-"La journée débute avec les maths. La professeure fait l'appel."
-Il est grave.
Son camarade n'est pas là depuis 3 semaines.
-"C'était cool." -Je lui aurais tiré l'oreille.
-Surtout, il ne faut pas harceler les gens. C'est très important.
-La situation est compliquée.
C'est difficile, comme il se fait harceler.
On essaie de l'aider à trouver des indices pour le dénoncer
et pour que l'élève qui l'a harcelé soit sanctionné.
-C'est important d'aider...
-Oui. Sinon, ça ne va jamais s'arrêter.
-Ca va peut-être continuer jusqu'au suicide.
Du coup, on ne sait jamais. On continue.
-On a une heure dédiée à ce sujet. On n'a pas le temps, d'habitude.
En plus, c'est assez ludique.
Je trouve que ça les intéresse pas mal.
Ca a un plus grand impact que si un enseignant en parle
ou qu'une vidéo.
Ce jeu a l'air plus pédagogique, je dirais.
-On va débriefer par rapport au jeu.
Si vous êtes un ami du harcelé, qu'est-ce que vous lui conseillez ?
-Dénoncer les harceleurs.
-Tu vas dénoncer. -Oui.
-Et si on te traite de balance ?
-Ca va aider celui qui se fait harceler.
-C'est ludique. Ils interagissent.
Le choix des réponses est pertinent.
Quand un élève n'arrive pas à s'exprimer...
Je pense que c'est un outil qui est très utile
et qui peut les accompagner toute l'année.
-Moi,
je lui dis d'arrêter.
Sinon, ça va finir en bagarre.
-C'est quoi, les sanctions ? -On peut avoir une amende.
-"Une amende". -Je ne suis pas sûr,
mais on peut faire de la garde à vue ou de la prison.
-Si vous vivez cette situation,
il faut en parler.
Il faut en parler à vos parents,
à vos profs, à un ami, au médiateur.
Vous pouvez en parler au CPE, à la principale.
On est là pour vous accompagner.
-Avant, j'étais très bon.
-Ce jeu n'est pas réservé
au cadre scolaire. Vous pouvez,
si vous êtes élève, si vous êtes parent
ou tout simplement curieux, y accéder et jouer en ligne.
L'adresse s'affiche
en bas de votre écran.
Marie Perarnau est là
pour son SAV qui nous fait tellement de bien.
...
On parle éducation
pour les filles et les garçons. -Oui. Je découvrais un article
sur la pédagogie neutre. Vous connaissez ?
Elle vient de Suède. Il y a eu des injonctions
il y a quelques années disant qu'il fallait dégenrer l'éducation.
Des écoles sont nées.
Les enfants ne sont pas appelés
par les déterminants masculin ou féminin mais par l'équivalent
de "iel" chez nous. C'est "hen" en suédois.
Les jeux sont non genrés et les activités
sont toutes les mêmes, quel que soit le sexe.
On n'a pas encore d'études
sur le dispositif, mais ce genre d'initiatives interroge
sur l'éducation
qu'on donne à nos enfants, quel que soit le cadre.
Parce qu'on se rend compte qu'on a toujours en tête,
et on le voit dans les magasins de jouets,
le rose, le bleu.
Les garçons, les bagnoles. Les filles, les poupées.
On empêche les filles d'aller jouer dans la boue
alors que les garçons,
on les laisse vadrouiller.
On élève nos filles et nos garçons de façon différente.
Ne culpabilisons pas. La société y est pour beaucoup.
On entend : "Tu as mis ta robe."
"Qu'est-ce que tu es fort !" La façon dont on s'adresse
aux filles et aux garçons, les nôtres ou dans notre entourage,
c'est toujours un peu genré. Il y a un site,
Pépite sexiste,
qui s'amuse à relever dans les publicités
ce genre de choses.
Là, c'est de la publicité pour une marque de vêtements.
La petite fille est en robe et le garçon, c'est l'explorateur.
Notre rôle
de parents, c'est d'essayer de se défaire
des stéréotypes de genre et d'enseigner l'égalité
à nos enfants. Comment ?
Déjà, proposer des activités aux filles
et aux garçons de la même façon
et ça passe aussi par le partage des tâches. Moi,
je veille à ce que le vidage
du lave-vaisselle ne soit pas unisexe. Mais spontanément...
-On est conditionnés.
-On aurait tendance à demander... "Va demander à ta soeur."
Des tâches un peu sexuées.
Ca, c'est compliqué de s'en défaire.
Ensuite, il y a les jeux.
On a tous de la famille
qui offre la voiture au garçon, la poupée à la fille.
Il existe des jouets non genrés. Des couleurs neutres.
Pas du rose. Pas du bleu.
Mais on n'est pas obligés d'aller jusque-là.
On devrait offrir un jouet...
-Qu'il veut. -Exactement.
Les figurines,
ça marche tout le temps.
Les jeux de construction également.
Les instruments de musique.
L'idée, en fait, c'est quoi ?
C'est de se demander : est-ce que j'ai besoin d'un zizi
pour utiliser cette chose ? Non.
Donc, ce n'est pas réservé aux garçons.
Rien ne nécessite d'avoir un appareil génital...
masculin.
Mais il le convoite. -Il a un pénis,
mais il fait de la flûte à bec.
-Oui.
-Je sais faire du hip-hop. -Allez-y.
"Jenny from the Block", de Jennifer Lopez.
...
-Bien. -J'ai foiré la fin.
...
-J'étais fan
de flûte, avant.
-Vous êtes la 1re personne au monde...
-Professionnel.
-Fan de flûte.
-Les conseils en plus,
c'est d'utiliser de la littérature jeunesse.
Ca montre que les petites filles
ont en marre d'avoir des petits noeuds dans les cheveux.
L'idée est de dire qu'on évite de conditionner
dès le plus jeune âge.
Dès 2 ans, les enfants comprennent qu'il y a
des tâches attribuées.
Et puis, lire des histoires de femmes qui ont réussi
dans leur domaine de compétence et dans leur vie privée.
J'ai adoré celui-ci parce qu'après,
il y a des interrogations à poser à nos enfants.
Et faire attention aux films
qu'on propose. Les compétences ne doivent pas être liées au sexe.
J'aime beaucoup les films du Studio Ghibli.
"Le Château ambulant".
Tous ces dessins animés
où le héros a des compétences qui ne sont pas liées à son sexe.
Il faut vraiment
se poser la question.
Il y a énormément de jeux qu'on peut proposer
à nos garçons et à nos filles.
Une série que je recommande pour les 8-12 ans : "Sexotrucs".
J'ai sélectionné l'épisode sur l'égalité filles-garçons.
-La grande différence entre une fille et un garçon,
c'est leur anatomie.
Plus particulièrement, leur sexe. A partir de là, page blanche.
Chacun, chacune est libre de développer sa propre personnalité,
ses centres d'intérêt. Enfin, en théorie.
Tout ce qui nous entoure nous influence.
Notre société, les médias participent à fabriquer des univers
de filles et des univers de garçons très marqués.
Il n'y a aucun mal pour une fille à aimer les poupées et pour un garçon
à affectionner les voitures. Mais l'inverse est aussi possible.
-C'est une série que je vous recommande vivement.
On me demande souvent d'aborder ces thématiques avec les enfants.
Il y a des épisodes dédiés au sexe
chez la fille et chez le garçon, au 1er baiser.
C'est une série
qui est géniale, inclusive et que je vous recommande.
-Merci beaucoup. On va bouger.
-Bougeons.
-Il vous attend.
-Il est où ? -Ben...
-Où est Vince ?
-Avec Laurent, retrouve la forme.
-Quel danseur ! -Tout de suite.
-Est-ce que je me trompe
si je te dis que tu es un danseur ? -Non.
-Ca va ? -Oui.
-Je vous présente Vince. -Enchanté.
-Tu fais quoi
dans l'année ? -J'ai fait du judo.
Je fais du contemporain, de la breakdance, du hip-hop,
du classique.
Je fais partie des jeunes sapeurs-pompiers.
-Un danseur.
Prenez exemple sur lui. Danse, pompier...
Tu fais des tractions, avec les pompiers ?
-Bientôt. -Ah oui ?
-Oui. -C'est bien.
-On fait gainage, pompes, squats.
-Et danse. -Pas avec les pompiers.
-Démo ?
-Démo de danse ? -Il aurait fallu de la flûte.
-Non. Ca ne va pas bouger. Il chantonne.
...
-Quel homme !
-Oui ! Bravo !
On est d'accord.
Qu'est-ce que tu commences par faire avant de faire du sport ?
-L'échauffement. -"L'échauffement".
Avant de commencer, on va faire des exercices en poids de corps.
Ce sont des exercices
où on utilise le poids de corps.
Pas besoin de matériel, d'haltères.
On va utiliser son corps
pour faire des exercices simples. On va faire un...
-Echauffement. -Il est au tac au tac !
On va faire quelques exercices
d'échauffement. 1er exercice : les épaules. On va faire
des mouvements circulaires.
On dégage bien la nuque.
Hyper important de s'échauffer pour éviter
de se blesser.
Hyper important
de bien préparer le corps avant de faire de l'exercice.
Maintenant, vers l'avant.
-"Vers l'avant." -Ah...
On échauffe les épaules.
Très, très bien.
N'hésitez pas,
avant votre séance de sport, à bien vous échauffer.
Maintenant,
on va faire la nuque pour éviter de se faire mal aux cervicales.
On va commencer par dire non. On va dire non.
On regarde à droite et à gauche.
Il est important
d'avoir les épaules basses en arrière.
On a dit non.
On va dire... -Oui !
-Tu me surprends. -Ah.
-On dit oui.
Bien échauffer la nuque
avant de commencer sa séance.
Vince, tu as quel âge ? -14 ans.
-"14 ans". OK.
Là, je le fais
avec Vince, mais vous pouvez le faire avec un enfant plus jeune
car les exercices sont hyper simples.
1er exercice. Le vrai exercice.
On va sautiller.
On va mettre les mains devant soi et sautiller en levant les genoux
de manière à essayer de toucher ses mains avec les genoux.
On va sautiller pour bien échauffer le corps.
C'est la meilleure façon
d'échauffer le corps rapidement. On va sautiller en gardant
les épaules basses.
Pas comme ça. Eviter d'être crispé et tout simplement sautiller.
C'est le 1er exercice.
On peut le faire
entre 15 et 30 secondes pour bien échauffer le corps. On se détend.
On commence à avoir le corps
un peu chaud. 2e exercice :
squat, mais on va rester
sur une chaise imaginaire pendant 5 s.
On va imaginer une chaise. On va rester 5 s comme ça.
3, 4, 5 et on remonte.
Le dos droit, le menton relevé, les genoux vers l'extérieur,
les pieds vers les genoux.
Eviter les genoux rentrés et le dos voûté. On imagine une chaise
et on reste 5 secondes.
1, 2...
-3, 4. -4, 5. On remonte.
On retourne.
Super. Tes genoux sont bien placés. Le dos droit.
-Ca chauffe, Vince ? -Je le sens.
-Très bien. On imagine qu'on a
une bouteille sur la tête pour éviter d'avoir le dos voûté.
C'est là qu'on peut se faire mal au dos. 2. 2...
-3, 4. -3, 4,
5 et un dernier. Super, Vince. On voit que tu fais du sport.
Ca travaille les cuisses,
les jambes, les fessiers.
Et on remonte. Ca va ?
-Oui.
-On va faire une fente.
On fait un pas sur le côté et on touche main opposée
à la cheville.
Tu vois ?
On travaille épaules et cuisses. Donc, pas sur le côté. A gauche.
Tu touches la cheville et tu tends le bras.
On revient pieds largeur des hanches
et c'est reparti.
Encore. Un peu plus de rythme.
Super. Pareil. Toujours le genou en extérieur.
On travaille les cuisses
et le fessier. Un dernier.
Très bien. On se détend. Le corps est chaud.
-Oui. -OK.
3e exercice.
On va marcher vers l'avant avec les mains.
On va toucher les épaules.
On passe par le squat. On marche vers l'avant tel un félin.
On touche
les épaules. On serre les abdos et on revient.
Planche. On travaille les abdominaux,
les lombaires et le gainage. On avance.
On avance.
Une fois qu'on a les mains sous les épaules, on touche.
On revient. Un dernier. Je le sens.
-Oui.
-Encore un. Touche les épaules. -Ca fait du bien, le sport.
-Il faut pratiquer. Mettre de côté son téléphone
pour faire des activités physiques. Un dernier.
Plus il y a d'effort,
plus il y a de récompense.
Tu es bien ? -Oui.
-Dernier exercice.
On va sautiller rapidement et dès qu'il y en a un qui dit "top",
on pose les mains,
on met le corps au sol
et on revient. Prêt ? -OK.
-On donne tout.
Faites ça chez vous. -Ne dis pas trop "top".
-On sautille et au "top"...
-Top ! -Hop !
Tu descends et tu remontes.
Dernier. -Top !
-OH !
-Hou ! -OH LA LA !
-On a tout donné.
Bravo. -Viens t'asseoir.
-Mets-toi avec nous. -Quand Laurent est malade,
tu peux le remplacer ?
-Bien s'hydrater
avec un verre d'eau.
-A LA NOTRE. -Vous avez bien bossé
pendant qu'on a glandé.
Marie a regardé son téléphone.
-J'étais obnubilé. -Ca m'a fatiguée.
-Ouais.
C'était crevant, de vous regarder. Tout de suite,
c'est Le petit bazar.
...
-On reçoit beaucoup de messages.
Là, il y a le message
que j'attendais. -Ah.
-De Jani. Je ne sais pas comment on dit. J, A, N, I.
"On a hâte de voir ce producteur !
"Depuis le temps que vous en parlez."
-Il ne veut pas se montrer. Il est arrivé
avec des lunettes.
-Avec sa berline.
-Ses cigares. -Oui.
Il a des lunettes rectangulaires
années 90. *-C'est cela, oui.
-Et il met des bruitages modernes. Je n'en peux plus.
Il y a des livres ?
-Surtout un prénom. -Très bien.
-C'est le prénom de Gabriel,
qui vient de l'hébreu et signifie "être fort" et "Dieu".
En toute humilité.
C'est par l'intermédiaire
de l'ange Gabriel que le Coran fut révélé à Mahomet.
C'est lui qui annonce
à la Vierge Marie qu'elle sera la mère du Messie.
-C'est le prénom
le plus donné en France. -Oui. Il est dans le top 3.
Il est l'un des 3 archanges et on le fête le 29 septembre.
-Tout est tombé.
-Tu récupères. -Oui.
On connaît G. Garcia Marquez,
l'écrivain.
-Bisous à vous. Merci, Vince,
d'être passé. -De rien.
-Tu as bonne mine.
Laurent, reviens quand tu veux. -Oui.
-On adore te regarder faire.
Tout de suite, Bruno Guillon.
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