📍 Au sommaire de #LMDM ce jeudi 14 novembre : 👶 J’ai fait deux bébés toute seule
📌 Et aussi : 🗞️ Les actus d’Houssem Loussaïef 🦠 Tout savoir sur les perturbateurs endocriniens 🤔 Prendre en charge autrement le stress et la douleur 🗣️ Parlons des règles à nos enfants ! 🍫 Miam du chocolat !
Présentée par Agathe Lecaron, La Maison des Maternelles est le rendez-vous quotidien consacré à la parentalité et petite enfance. Dans ce magazine, l’animatrice et les spécialistes qui l’entourent ont pour ambition de répondre aux interrogations des jeunes parents, proposant ainsi une émission de service. En toute liberté, de façon positive et décomplexée !
Bonjour tout le monde ! Je vous préviens, tout le monde est très dissipé, qu'est-ce qu'il y a ?
Alors, Anna Roy et Marie ont un fou rire, et on n'a toujours pas compris pourquoi...
Et regardez Anna !
Moi je suis bonnette !
Non mais regardez !
Anna elle est en train de trembler !
Je vais me calmer, je vais me calmer !
Elle est en tremblement, elle est comme ça...
Voilà !
Mais c'est à cause de Marie, je le sais très bien, c'est Marie Perrarnot qui perturbe,
et d'ailleurs ce sera le thème tout à l'heure de votre invité Oussem.
Oui, il est perturbateur, endocriname, parfait !
C'est parfait, non ?
Mais ce n'est pas pour autant un perturbateur endocrinain, mon petit renard bleu ?
Non !
C'est très dommage !
Alors dans un instant, je vous présente Marie.
Regardez, elle est sur le canapé de la maison des maternelles.
Elle va nous raconter comment, le temps passant, elle s'est dit
« Bon ben voilà, je n'ai pas d'amoureux, je ne vais pas attendre, je vais faire des bébés. »
Et voilà !
Donc une histoire, une aventure qu'elle a vécue toute seule, mais bon, pas non plus mal entourée,
et qui est une aventure formidable, une aventure pleine d'amour,
et ce sera dans quelques instants dans la maison des maternelles.
Marie Perrarnot.
Oui, c'est peut-être le salon du chocolat qui vous a rendu folle.
Mais oui, j'ai l'impression qu'un peu comme les enfants,
cet amas de sucre m'a fait disjoncter.
Et depuis, vous êtes possédée.
Et oui, je suis possédée.
Aujourd'hui justement, j'avais envie de vous faire découvrir le monde merveilleux du chocolat
et au-delà de ça, l'intérêt de pâtisser, de cuisiner avec nos enfants parce que c'est extraordinaire.
Ah ben oui, c'est génial, ça c'est des moments super.
Et en plus, on peut l'air de rien leur faire faire des maths.
Alors, là j'ai 20 millilitres, il me faut 20 grammes.
Toutes les excuses pour les faire bosser un petit peu.
Anna Roy, calmez-vous.
Vous êtes vraiment, vous savez, vous êtes la figure d'autorité ici.
Vous êtes le rempart du bon sens.
Donc là, je me calme.
Pourquoi et comment parler des règles à nos enfants ? Pourquoi c'est important et comment ?
Surtout à quel âge ?
Voilà, exactement.
Est-ce qu'il faut en parler à nos garçons ?
On a plein de questions à vous poser.
Voilà, exactement.
Tout à l'heure, ce sera dans la deuxième émission.
Et vous le disiez, Oussem, vous avez une invitée qui n'est pas là pour nous faire peur,
qui est là pour nous faire changer quelques habitudes pour nous faire vivre plus longtemps.
Corinne Lallot, journaliste spécialisée dans les questions liées à la thématique de la santé.
Elle sort un bouquin, les perturbateurs endocriniens, tout ce qu'on ne vous dit pas.
Et à l'intérieur, il y a beaucoup de choses qui vont nous aider,
qui vont nous orienter en tout cas dans notre vie de tous les jours
pour vivre avec tous ces produits, tous ces mouvements qui se passent autour de nous
et auxquels il faut faire très attention.
Le 41555 pour nous envoyer des messages.
Vous avez un QR code sur votre écran, vous le fâchez, vous le flashez,
parce que vous ne fâchez pas du tout avec lui.
Vous le flashez et vous tomberez sur la plateforme pour nous envoyer des messages.
Ça ricane toujours, c'est ça ?
Non, vous savez pourquoi je ricane ?
Parce que quand on est animateur télé, il faut faire une phrase.
C'est la base.
Et parfois, on se dit, j'ai commencé et là, je ne sais pas comment terminer.
Là, vous avez dit, on va aussi explorer les mouvements des perturbateurs endocriniens.
Je suis un homme du voyage.
Et vous savez, on a la même chose tous les deux.
On arrive à finir la phrase, mais pas trop décortiqué.
Qu'est-ce qu'il y a dedans ?
Tout de suite, ce sont les actus doux.
Si vous n'aimez pas décortiquer les mouvements, n'en dégoûtez pas les autres.
Non, c'est vrai, vous avez raison.
On démarre avec une bonne nouvelle, c'est l'actu santé.
L'assurance maladie a fait une annonce très forte.
Les enfants et les jeunes adultes, donc les 3 à 24 ans,
auront désormais le droit à un bilan annuel gratuit chez le dentiste à partir de 2025.
A l'heure actuelle, cette catégorie d'âge pouvait déjà disposer de ce bilan gratuit,
mais une fois tous les 3 ans.
Dans cette consultation, les enfants ont le droit à un examen bucodentaire
et un entretien de sensibilisation avec le dentiste.
Le remboursement de cette consultation inclut également d'éventuels soins qui s'avéraient nécessaires.
L'assurance maladie prévoit de mener plus d'actions de sensibilisation dans les écoles
et cherche à communiquer auprès des publics les plus éloignés par les soins dentaires.
Voilà une bonne chose.
En attendant, il y a plein de tutos aussi sur les dents pour les petits sur france.tv.
N'hésitez pas, si vous n'avez pas de dentiste près de vous, vous saurez exactement ce qu'il faut faire et pas faire.
Comme vous le dites très souvent Agathe, nous avons squaté france.tv.
Ah oui, vous n'imaginez même pas à quel point.
On reste dans les bonnes nouvelles, c'est l'actu prouesse.
Direction les Etats-Unis.
Des chirurgiens retirent une tumeur sur le cœur d'un bébé in utero.
C'est l'histoire d'une jeune américaine, Briley.
Elle se rend chez l'obstétricien pour réaliser un examen.
Elle est à 24 semaines de grossesse.
Le médecin lui apprend que son bébé a une tumeur de la taille d'une olive sur le cœur.
On appelle ça un thératome péricardien.
Il n'est pas question de déclencher un accouchement car le bébé n'est pas assez développé pour vivre.
La décision est prise.
On opère.
Trois opérations comme celle-ci avaient déjà eu lieu.
L'intervention a duré une heure.
La grossesse n'a pas été mise en danger.
Quelques jours plus tard, les médecins ont pu constater que le cœur fonctionnait correctement.
Et trois mois après l'intervention chirurgicale, le petit Harley est venu au monde.
Né par césarienne, le bébé est en parfaite santé.
Le nouveau-né et sa maman sont tout de même restés trois semaines en soins intensifs pour surveiller l'évolution.
Mais son cœur bat normalement.
C'est une belle histoire.
Bravo la science.
On termine avec une plume et des plus belles, c'est l'actu épistolaire.
Vous avez une passion pour le mot épistolaire ?
Tout à fait.
On aime beaucoup le mot épistolaire.
On va parler amour et écriture.
Bruno a retrouvé les lettres d'amour de son grand-père écrites pendant la première guerre mondiale.
Un peu par hasard, Bruno tombe sur des vieilles affaires et sur une ancienne lettre datant de mars 1918.
Son grand-père, parti au front à l'âge de 40 ans, avait déjà une épouse et une fille qu'il a laissées ici en France.
Lui qui est allé combattre en Afrique du Nord essentiellement.
Bruno a connu un grand-père très autoritaire et très peu expansif.
Imaginez sa surprise lorsqu'il est tombé sur ces mots-là.
Je t'aime.
Pourquoi je t'aime.
Comment.
Demande-moi pourquoi la lune brille.
Pourquoi il y a des astres au fier maman.
Mais ne demande pas pourquoi je t'aime.
Je t'aime parce que je t'aime.
Et c'est me mettre à genoux devant ce cœur, devant le tien.
C'est beau.
C'est une autre génération d'écriture.
C'est vrai que ça change par rapport à ce qu'on peut voir.
Je suis tombé sur une lettre d'amour, un message reçu par Agathe.
C'est vrai que ce n'est pas du tout la même histoire.
Agathe reçoit plutôt ça comme preuve d'amour.
Wesh Agathe, t'es jolie comme une hirondelle qui vole dans le ciel.
Pour moi, t'es comme un but en finale de la coupe du monde.
Ça te dit un ciné ?
En tout cas, si on lit le truc et qu'on ne sait pas qu'il est envoyé, on devine assez facilement.
C'est bizarre.
Je ne vois pas qui ça peut être.
En tout cas, ce n'est pas mon mari.
Vous savez pourquoi ?
Parce qu'il n'y a pas d'histoire d'hirondelle.
En revanche, le foot et tout ça, il y a peut-être.
Merci beaucoup Roussem pour ces actus super positifs aujourd'hui.
On essaye.
C'est que des bonnes nouvelles, c'est bien.
Vous savez que depuis l'ouverture de la procréation médicalement assistée à toutes les femmes en 2021,
certaines femmes maintenant font des enfants toutes seules.
Notre invitée a devancé la loi et elle a même doublé l'affaire.
Elle va tout nous raconter tout de suite.
Bonjour Marie.
Bienvenue dans la maison des maternelles.
Bienvenue sur ce canapé où il y a tellement de femmes et d'hommes d'ailleurs
qui se succèdent, qui viennent raconter leurs histoires.
Il faut dire que la vôtre est une belle aventure.
Vous avez 33 ans.
Vous êtes lancée il y a 4 ans dans un parcours PMA, donc en solo, je le disais.
C'est une aventure vertigineuse de faire ça.
Et vous avez réitéré 2 ans plus tard.
Et vous êtes aujourd'hui maman de 2 garçons.
Il y a Simon qui a 3 ans et Charlie qui a 7 mois.
Vous êtes dans le dur là.
Ils dorment ces petits chats ?
Oui.
Pas toutes les nuits.
Mais bon, vous êtes là, vaillantes et en forme.
D'abord, quelle était votre conception de la famille quand vous étiez petite ?
Est-ce que vous pensiez à devenir maman depuis le plus jeune âge ?
J'ai toujours voulu être maman.
Je suis issue d'une famille recomposée.
Donc je n'ai jamais vu le couple et la famille traditionnelle comme une fin en soi.
Mais par contre, la maternité, j'aurais eu du mal à avoir une existence heureuse sans enfant.
Et ça, vous l'avez toujours su.
Il n'y aurait pas de vie sans enfant.
A 24 ans, on vous a diagnostiqué une endométriose.
Avec les problèmes de fertilité qui vont souvent avec.
En tout cas, potentiellement des problèmes de fertilité.
Donc ça met un grain de sable dans cette envie très forte que vous avez d'avoir un bébé depuis toujours.
Comment est-ce que vous en êtes arrivée à ce projet de PMA solo ?
Parce que là, c'est une décision très radicale.
Surtout que là, vous êtes jeune.
J'étais célibataire quand on m'a diagnostiqué l'endométriose.
Et le gynécologue m'a dit un peu inconséquent.
30% des femmes qui ont de l'endométriose sont infertiles.
Et cette phrase a résonné, je pense, au fil des mois et des années.
Et je l'ai vue un petit peu comme un plan B.
Je me suis dit, comme si c'était facile, je ferais un enfant toute seule aussi.
Et les années passant...
C'est quoi les années passant ? C'est combien de temps ?
Je pense que j'ai vraiment acté le projet à 27 ans.
Je me suis lancée à 29.
Et à partir de 27 ans, c'est devenu même un sujet un peu douloureux.
Le plan B prenait de plus en plus de place.
Il y avait des périodes où j'avais un petit dossier,
je mettais des informations de côté.
J'avais des lectures, je me renseignais.
Je sentais que ça prenait de plus en plus de place dans l'esprit.
Et il y a eu un confinement.
Je me suis dit, mais ils ont trop de chance d'être enfermés avec leurs enfants,
avec du recul, je sais que...
On comprend tellement.
Toute personne qui n'a pas encore d'enfant
fantasme sur une vie calme avec ses enfants.
C'est normal.
Du coup, je me suis dit qu'il était temps de se lancer après.
Vous êtes tournée vers le Danemark.
Pourquoi le Danemark ?
On rappelle qu'à l'époque, c'était en quelle année ?
2020.
C'était un an avant la loi.
On n'avait pas encore la PMA pour toutes.
Pourquoi avez-vous choisi le Danemark ?
Le Danemark a des donneurs ouverts.
À la majorité de l'enfant, il peut s'établir un contact à la demande de celui-ci
si il en ressent le besoin.
Je m'étais dit que je vais laisser toutes les cartes ouvertes
à cet enfant à naître, à venir,
s'il ressent le besoin d'en savoir un peu plus.
Il n'y a pas de confidentialité sur l'identité du donneur.
Il faut choisir ce donneur.
Comment est-ce qu'on fait ?
C'est un gros sujet.
C'est le gros sujet d'après, une fois qu'on a pris sa décision.
L'idée au début, je me suis dit que je vais laisser la clinique choisir.
Je me suis dit que je vais être responsable de mon projet jusqu'au bout.
Je vais choisir.
Je n'ai pas envie de choisir sur un physique ce qu'aurait fait la clinique.
Ils auraient pris quelqu'un de mon phénotype.
Je me suis dit que je vais aller un peu plus loin
et que je vais assumer toute cette histoire.
J'ai pris la décision d'aller sur ce catalogue en ligne.
Il faut aussi se mettre dans la culture danoise,
ce qui n'est pas forcément la nôtre.
Ce n'est pas dans nos mœurs d'arriver à avoir un catalogue
avec des profils, des photos d'enfants.
Je ne voulais pas choisir sur le physique.
J'ai mis quelques critères.
Les yeux clairs, les cheveux clairs, assez grands.
Ensuite, j'avais plus d'une centaine.
Je me suis attelée à la lourde tâche de lire toutes les lettres qu'ils laissent.
Les donneurs expliquent pourquoi ils font le don.
Et puis, d'écrémage en écrémage,
je suis arrivée sur le donneur que j'ai choisi
qui a laissé une lettre qui m'a beaucoup touchée.
Qu'est-ce qu'il dit dans cette lettre ?
Il dit qu'il est papa,
que c'est le bonheur de sa vie,
qu'il connaît la difficulté d'avoir des enfants
puisqu'il a des amis qui ont été en parcours.
Il a cette phrase qui dit
« La modestie n'existe pas. Quand on s'est battu pour quelque chose,
on peut en être fier. »
Je me suis dit qu'il a raison.
C'est un peu la mentalité que je veux transmettre
à mes enfants.
On ne va pas s'excuser de réussir.
On ne va pas s'excuser d'accéder au bonheur.
Il m'a touchée.
Je me suis dit qu'on était un peu synchro.
Vous l'avez choisi pour ses valeurs
et pas pour son physique.
Généralement, c'est phénotype.
Je ne savais même pas qu'il pouvait laisser des mots.
Ça peut aller très loin.
On peut avoir des photos adultes.
Le mien, ce qui me ravit encore plus,
c'est que sur sa photo,
c'est un nouveau-né qui baille.
Je n'ai aucune information sur ce à quoi il ressemble.
Ça, ça vous plaisait ?
Oui, j'aime bien.
Ça ne faisait pas partie de mon cheminement physique.
Pendant tout ce parcours,
vous êtes très soutenue par vos proches.
Vous n'êtes pas toute seule.
Vous partez cependant seule
pour Copenhague en août 2020
et vous tentez une five.
Comment ça se passe, ce premier essai ?
C'est un peu lunaire.
On est en post-confinement.
On n'a pas le droit d'aller au restaurant.
Il n'y a personne dans le terminal de Charles de Gaulle.
On est cinq passagers.
Il faut un motif impérieux.
Je vais faire quelque chose de complètement dingue.
Je ne parle pas la langue.
Je ne maîtrise pas la technique.
Pour l'anecdote, j'arrive au Danemark
face à des douaniers un peu fermés,
passeport, etc.
Je donne mon motif impérieux écrit en danois.
Je ne sais absolument pas ce qu'il y a marqué dessus.
Il le lit.
Il me regarde et me dit « Good luck ».
Je me suis dit que je suis au bon endroit.
Je suis accueillie dans ce pays qui accepte mon projet.
Ça va le faire.
C'est chouette.
Le lendemain, on vous prélève cinq ovocytes.
Ça va donner deux embryons.
Comment s'est passé le transfert ?
Le premier transfert se fait au troisième jour.
C'est plein d'émotions.
C'est plein de promesses.
Je sais pourquoi je suis là.
Je n'ai pas de doute.
C'est impressionnant forcément.
Je le garderai tout au long des différents transferts.
Ce sentiment,
une fois que c'est fait,
d'avoir accompli une mission.
Je suis dans une béatitude ce jour-là à l'aéroport.
L'avion ne part pas. Ce n'est pas grave.
J'ai accompli la mission.
Tout est très timé en PMA,
les rendez-vous, etc.
C'est le moment où on se détend.
Après, on passe en face-attente.
C'est compliqué aussi.
Mais c'est le moment où on profite.
Ça n'a pas marché.
On ne va pas y aller par quatre chemins.
Mais il y a eu l'espoir qui est revenu
très vite,
après un second essai en septembre.
C'est le dernier embryon issu de cette fille
puisqu'il n'y en a que deux.
Là, ça fonctionne.
Pouvez-vous nous raconter les débuts ?
Vous avez eu une peur.
C'est fou ce qui vous est arrivé.
Racontez-nous.
Je fais le test de grossesse.
Je fais la prise de sang.
Je refusais de faire un test.
J'ai un taux de 102.
Je suis ravie. Je suis enceinte.
102, c'est bien pour mon stade.
J'appelle ma maman.
Je passe un super week-end.
Le lundi, très sereine,
je vais faire la nouvelle prise de sang 48 heures plus tard.
Je suis à 90.
Je me dis que c'est terminé.
Il faut se coucher.
J'appelle mon gynécologue.
On refait une prise de sang le samedi suivant,
voir si vous avez évacué,
où en est votre taux.
Je suis à 356.
Qu'est-ce qui se passe ?
On reteste lundi.
Je continue de doubler, de monter.
Mon gynécologue, spécialisé en PMA,
me dit que je n'avais jamais vu ça.
Je propose qu'on continue les prises de sang.
On continue de tester.
Vous êtes comme s'il n'y avait pas eu ce 102.
On repart de 90.
Il me dit qu'on fera une échographie
à huit semaines d'aménorée,
ce qui me paraît être une éternité.
À six semaines, je suis au travail.
Il y a une sage-femme échographiste
à côté de mon bureau qui a un dispo,
juste quand je termine.
Je me dis que j'y vais.
Je vais la voir.
Je lui explique un peu, brièvement.
Je me dis que s'il doit se décrocher,
j'ai envie de le voir.
J'ai envie de l'avoir vu une fois, cet embryon.
Je m'installe.
Elle me dit que j'ai un embryon
au bon endroit et que j'ai un cœur qui bat.
Je vois clignoter.
Mon gynécologue me dit qu'à partir de maintenant,
vous êtes sur un premier trimestre.
Les débuts,
franchement, c'est la flippe.
Horrible.
Le 12 juin, vous allez donner naissance à Simon.
C'est votre maman qui est à côté de vous
et qui coupe le cordon.
Comment s'est passée la rencontre avec Simon ?
Il est tellement attendu, ce bébé.
Qu'est-ce que vous vous êtes dit en le voyant ?
Simon, c'est bouleversant.
Je suis dans un état
de sidération de sa naissance.
C'est marrant
parce que Simon a une petite fente au menton
qui ne vient pas de chez moi.
C'est la petite dédicace
du donneur et ça nous plaît beaucoup.
Surtout que c'est mignon.
Elle est très marquée à naissance.
Elle s'est un peu estompée
mais elle est très prononcée.
C'est le petit clin d'œil d'un oie qui nous fait bien sourire.
Je suis dans un état de sidération.
J'ai du mal à comprendre,
à atterrir, à me dire qu'il est là.
Ça fait un an que je suis en parcours.
Il est là. Tout s'est bien passé.
Grossesse, accouchement, péridurale.
Tout va bien.
Je vais mettre six mois à atterrir
de cet enfant
désiré qui fait de moi...
Au bout de six mois, ça y est.
C'est mon quotidien, c'est mon fils.
Vous vous sentez vraiment maman profondément.
Oui, c'est très naturel.
Il faut dire que
dans l'aventure que vous avez vécue,
il n'y a pas la rencontre,
la discussion avec le père.
Tout ça, vous n'avez pas.
C'est vraiment quelque chose de très profond
chez vous. On comprend très bien
que vous soyez un peu en dissociation
quand enfin vous réalisez votre rêve.
L'autre rêve, c'était d'en avoir plusieurs.
A quel moment vous avez eu envie d'un deuxième ?
Je me doutais que je voudrais une fratrie
mais je m'étais dit un déjà.
Après, on verra. Quand Simon a eu
un mois, c'était clair
que j'en voulais un deuxième.
J'ai pu avoir le même donneur.
C'est bien. Vous y teniez ?
Oui.
En voyant mon fils, ça me plaisait bien
l'idée d'en avoir un deuxième.
Du coup, j'ai réservé les paillettes
du même donneur
en prévision.
Votre deuxième PMA a été un peu plus complexe.
Il faudra deux filles,
une insémination, cinq transferts
d'embryons pour que Charlie
arrive dans votre ventre.
Trois ans après Simon et le 12 avril
dernier. Vous avez décidé d'accoucher
toute seule ?
Oui et non. Il fallait garder
mon aîné. C'est ma mère
qui le gardait.
Comme pour Simon, mon père m'a amenée à la maternité.
Ensuite, j'ai été prise en charge.
Tout s'est bien passé. En devenant
maman, j'ai découvert la sororité
et je trouve ça
très agréable d'être prise
en main entre femmes.
La question ne se posait pas trop
puisque ma mère gérait mon grand.
Mais ça s'est aussi très bien passé.
Un accouchement
merveilleux. Et vous voilà maman solo.
On sait dans cette émission
qu'il y a eu beaucoup de mamans
solos à votre place. On sait à quel point c'est
difficile d'être toute seule.
Surtout de deux. A aucun
moment vous avez regretté ?
Jamais. Simon m'a bouleversée
et Charlie ça a été un accomplissement.
L'équipe était au complet.
Charlie était là. Il allait bien. Simon allait bien.
J'allais bien. On allait pouvoir profiter.
Il y avait comme cette fin de course
à la maternité.
Voilà.
Avec cette baisse de fertilité
etc. J'avais pas un temps
limité pour avoir mes
enfants. Donc les enfants,
ça a vraiment été
la consécration avec Charlie.
Et ça s'est fait presque plus en douceur.
J'ai vraiment profité de la maternité.
De cette période à la maternité
pour profiter de mon bébé alors
que pour le premier j'étais un peu hébété.
Après il y a eu beaucoup de fatigue.
Il y a eu des ajustements à trouver à trois.
Mais j'ai été très soutenue.
Avec Charlie le lien s'est fait vraiment
beaucoup plus vite. Vous étiez déjà
je dirais plus en
dissociation. Vous étiez plus à côté de vos pompes
à ce moment là. Alors pour Simon
le lien s'est fait extrêmement vite aussi.
Pour Charlie il a fallu s'ajuster
à trois.
C'est encore un équilibre à retrouver.
Simon m'a beaucoup aidée
puisqu'il a été avec son frère
adorable. C'était la bonne surprise.
Tout de suite il a intégré son petit frère.
À part la fatigue et puis l'ajustement
du début, ça s'est
bien passé. Maintenant Charlie
il a sept mois et
on commence à bien profiter.
Vous lui avez parlé de son histoire ?
Simon il est au courant depuis le début.
Charlie aussi, in utero.
Il sait qu'il n'a pas de papa mais qu'il a un frère.
Qu'il a deux papiers, une mamie,
des tontons.
Pour l'instant il n'a que trois ans et demi mais ce n'est pas
du tout un sujet.
Ce qui est assez étonnant
dans votre histoire c'est que vous êtes très jeune
pour avoir fait des bébés toute seule.
Généralement c'est quand on commence à sentir
l'horloge biologique qui tourne qu'on se dit
là c'est toute seule ou rien. Là vous aviez
une vie devant vous pour rencontrer
un père. C'est ça qui est singulier.
On a le sentiment que vous ne vouliez
tellement pas rater
cette famille
que vous vous êtes dit tant pis. J'irai peut-être
un peu plus vite que la musique mais au moins j'aurai mes enfants.
Comment vous voyez l'avenir ?
J'avais dans le projet
de peut-être faire une préservation avocitaire
dans le cas où je rencontre quelqu'un qu'on veuille
agrandir la famille.
Là j'ai un peu envie de souffler
aussi. L'APMA, la pension
c'est très contraignant.
Les petits vont bien.
C'est un projet, c'est une idée.
Je verrai si je le fais
mais en tout cas je me félicite
tous les jours d'avoir
pris mon bonheur en main, d'avoir
ces enfants-là, ce timing-là, cette vie-là.
On est très heureux, on a une vie très ordinaire.
L'âge a fait
parce que j'avais une insuffisance
ovarienne précoce
qui a validé
la précipitation du parcours
quand j'étais assez jeune.
Je n'avais pas forcément le loisir d'attendre mes 35 ans.
Et puis c'était maintenant, le désir de maternité.
De toute façon c'était comme ça et pas autrement.
Ça devait être comme ça.
J'ai en face de moi une jeune femme très heureuse.
C'est formidable. Longue vie à votre belle famille.
Restez avec nous dans la deuxième émission.
On va manger du chocolat.
On ne peut pas résister. Ce sera avec Marie-Pierre Arnaud.
C'est aussi l'occasion de cuisiner avec les enfants.
C'est super. Dès 3 ans avec Simon.
Ça va être formidable.
Anna Roy va nous expliquer comment parler de règles
à ses enfants.
Vous avez deux garçons comme moi.
Anna va nous dire qu'il faut en parler aux petits garçons.
On va leur demander à quel âge.
Et puis Oussem va tout nous dire
sur les perturbateurs endocriniens
pour protéger nos enfants
et se protéger soi.
Et ce n'est jamais trop tard.
Bienvenue dans la maison des maternelles.
A votre service dix heures billes.
On est à l'heure. Je suis contente.
Je fais très attention à ça.
Qui est en retard autour de la table ?
Personne.
J'avais un rendez-vous chez moi avec Anna.
Elle est arrivée chez moi avant moi.
Mais quand j'ai ouvert,
elle était là.
Elle est là dans ma cuisine.
C'est charmant chez toi.
Ce qui est charmant, c'est de te trouver chez moi.
C'est merveilleux.
Elle arrive avec son pied de biche.
On n'a rien à se tirer.
C'est impossible qu'elle attende dehors.
Vous êtes en avance ?
Jamais.
Je déteste être en retard.
J'ai choisi mes chroniqueurs
essentiellement pour ça.
Je déteste les gens en retard.
Marie, qu'avez-vous mijoté ?
Aujourd'hui, on va parler chocolat
et de l'importance de patouiller,
de malaxer, d'acquérir énormément
de compétences en cuisinant avec ses enfants.
Anna, vous n'avez pas comme qualité
que d'être ponctuelle.
Vous avez aussi la qualité de devancer
mes questions.
En tant que maman de deux garçons
de 8 et 10 ans, je me suis posée la question
très récemment de me dire
qu'il faudrait que je leur parle de la façon
dont les femmes fonctionnent.
Je ne sais pas comment faire.
Le fait que les règles, on parle de sang,
il y a quelque chose d'assez incompréhensible.
C'est pour ça qu'il faut en parler,
pour ne pas que ça fasse peur
et pour ne pas en faire un truc fou.
On va rester avec nous
parce que non seulement
ça va nous permettre de le faire plus facilement
mais en plus il faut le faire, en parler des règles
à nos enfants.
Elle s'appelle Corinne Lallot,
journaliste, grand reporter qui sort un bouquin
sur les perturbateurs endocriniens
qui s'intitule donc
« Les perturbateurs endocriniens, tout ce qu'on ne vous dit pas ».
Elle va tenter de tout nous dire. On l'accueille.
Corinne, bonjour.
Bienvenue dans la maison des maternelles.
Installez-vous.
Je le disais, journaliste, grand reporter,
les thématiques liées à la santé
et vous, vous ne faites qu'un.
Vous venez nous présenter ce livre-là,
« Les perturbateurs endocriniens,
tout ce qu'on ne vous dit pas »,
le grand désordre hormonal.
Ce n'est pas la première fois que vous faites un livre,
vous en avez déjà fait plusieurs cette fois-ci.
C'est une version entièrement revue
et augmentée d'un livre qui est sorti en 2021.
C'est bien ça.
Avant toute chose, avant qu'on entre dans le détail
de votre bouquin, juste pour qu'on rappelle
à celles et ceux qui nous regardent
ce que sont les perturbateurs endocriniens,
où est-ce qu'on les trouve,
qu'est-ce que ça représente ?
On a l'impression que c'est un terme qu'on a souvent entendu
sans vraiment le définir.
Qui n'est pas très clair pour tout le monde.
En gros, les perturbateurs endocriniens,
ce sont des produits chimiques
qui vont perturber les hormones.
C'est tout simple.
Ça va altérer les hormones
et comme les hormones, c'est tout ce qui nous constitue
et qui donne des ordres aux cellules,
ça va perturber tout l'organisme.
Première chose apprise dans le livre quand je l'ai lu,
c'est que les perturbateurs endocriniens,
ça ne touche pas que les êtres humains.
Ça touche un peu tout le monde.
La nature, les animaux.
La nature, tous les êtres vivants, y compris les plantes.
Parce qu'on est très liés.
Il y a une continuité entre les plantes,
les animaux dans la nature
et les humains. Les humains sont des animaux.
Donc, les perturbateurs
sont des plastiques,
sont des polluants qui vont se retrouver
y compris dans des parcs naturels
ou même quelques fois sur des montagnes
parce que ce sera arrivé par l'eau de pluie.
Est-ce qu'on peut définir des zones géographiques
on va rester sur notre pays,
des zones géographiques où il y a plus
de perturbateurs endocriniens que d'autres ?
Des métiers où il y a plus de perturbateurs endocriniens que d'autres ?
Je peux vous dire si vous voulez
les familles de perturbateurs.
Je peux vous les montrer.
Il y a des milliers
de produits chimiques.
Il y a des milliers
de produits chimiques
mais ces produits chimiques
je les ai rassemblés en six familles.
Les pesticides,
en premier,
toutes les régions où il y aura
des pesticides, elles seront plus
touchées. Après, il y a tous les plastiques.
Tout ce qu'on trouvera comme plastique,
par exemple dans la cuisine,
beaucoup.
Les perfluorés, c'est tout ce qui est anti-adhésif.
On le trouve beaucoup dans les poêles
parce que ça empêche d'attacher.
Agathe nous en parlait.
Moi, j'ai remplacé
toutes mes poêles, j'ai pris de la fonte.
Ou de l'inox.
C'est simple.
C'est pas compliqué. Inox et verre.
Moi, chez moi, ça colle.
Ça colle quand on chauffe pas assez la poêle.
Sinon, ça colle pas.
Moi, chez moi, la fonte, ça va.
Ça va la fonte si c'est bien.
Ça va la fonte.
Tu n'avais pas l'air super content de la fonte.
Attendez.
C'est très cher.
Je sais.
C'est très bien.
Une fois que vous les avez calotées,
ou culotées,
pas calotées,
et donc,
justement,
de l'inox.
Pour ne pas me tromper,
inox et du verre dans les fours.
Dans le livre,
vous parlez d'un chapitre
qui m'a grandement intéressé.
C'est la baisse de la fertilité chez les hommes
et chez l'aigle blanc.
Je sais pas s'il y a des similitudes, mais vous parlez des deux.
C'est vrai qu'on est sur une progression
énorme de la baisse de fertilité
chez les hommes.
Comment vous l'expliquez ? Est-ce qu'il y a un lien avec les perturbateurs endocriniens ?
Est-ce que c'est le seul lien ?
Pas le seul lien, mais il y a un lien très fort.
Ah oui, le lien, il est prouvé.
Si vous voulez regarder la cour,
je peux vous le redonner.
Harry, ce qui n'est pas de votre faute,
c'est l'aigle blanc.
Pourquoi vous citez l'exemple
de l'aigle blanc pour en venir dessus ?
On ne s'y attendait pas.
Je cite l'exemple de l'aigle blanc
parce que c'est l'emblème
des Etats-Unis.
C'est aux Etats-Unis qu'ils se sont aperçus
pour la première fois que
les aigles blancs commençaient
à disparaître. Ils se sont demandé pourquoi
et se sont aperçus que
les oeufs, par exemple, des femelles,
étaient plus friables et qu'il y avait
moins de fertilité.
Ils se nourrissent de quoi, on le sait,
ces aigles blancs ?
Justement, les aigles blancs sont des aigles
qui se nourrissent de poissons.
Ils prenaient des poissons qui, eux-mêmes,
avaient concentré des pesticides
qui avaient été épandus par avion
parce qu'à l'époque, ils les épendaient par avion
aux Etats-Unis. Après, ça tombait
dans l'eau. Dans l'eau, ça se concentrait
avec le plancton, avec les petits poissons
qui mangeaient les gros poissons
et ensuite l'aigle blanc qui mangeait le poisson.
C'est comme ça qu'après, il y avait
des oeufs qui n'étaient plus féconds.
Et comment on arrive à faire le lien avec
la baisse de la fertilité chez l'homme ?
C'est le même processus ?
L'homme consomme des produits qui sont
touchés par ces pesticides ou ces autres
perturbateurs ?
C'est exactement le même processus
et d'ailleurs, on le vérifie avec des études
parce qu'on refait les mêmes expériences
sur des animaux, mais sur les hommes aussi.
Vous prenez la densité
du sperme moyen
...
Ce sera plus simple.
Et donc, qui a baissé ?
Qui est passé en 2-3 générations,
qui a baissé
de 70%, ce qui est énorme.
Donc, pour une personne,
un jeune homme par exemple,
son arrière-grand-père ou son grand-père
était plus fertile.
Il avait 100 millions de spermatozoïdes
par millilitre de sperme
et actuellement, on en a 25 millions.
Bon, ça n'empêche pas de procréer
parce que si il y en a un qui passe,
c'est bon.
Est-ce qu'il y a des produits chimiques
qui perturbent plus que d'autres
la fertilité ?
Alors, on a beaucoup parlé
du bisphénol A.
Parce qu'on mettait
des biberons en plastique qui contenaient
du bisphénol A.
Ce bisphénol A, au départ, avait été inventé
pour être une pilule contraceptive
féminine, c'est-à-dire
des hormones féminines.
Donc, quand vous mettez le biberon
au micro-ondes ou ailleurs
avec du lait et que ça chauffe,
le perturbateur, le plastique bisphénol,
migre dans le lait.
Donc, ce n'est pas bon pour le bébé parce que ça lui fait
des hormones. Donc, si c'est un garçon,
ça lui fait des hormones féminines.
Si c'est une fille, ça lui fait des hormones féminines en plus.
Et on avait des pubertés précoces...
Voilà.
C'est interdit.
Mais, même s'il y a écrit
sans bisphénol A,
il faut vérifier qu'il n'y ait pas de bisphénol
F ou S.
Donc, les biberons, en verre,
incassables.
Merci Corinne Lalo, c'était très intéressant.
Les perturbateurs endocriniens, tout ce qu'on ne vous dit pas.
Et franchement, allez-y, parce qu'il y a plein de sujets encore
qu'on n'a pas traités, malheureusement, en faute de temps.
Mais vous parlez aussi du lien entre l'endométriose
et les perturbateurs endocriniens.
Vous parlez aussi des femmes enceintes. Vous donnez des conseils
pour leur quotidien et pour éviter un maximum...
Surtout les femmes enceintes, c'est
fondamental, en particulier
ne pas prendre des médicaments
qui peuvent perturber
la masculinisation
du bébé.
Et c'est le cas, par exemple, pour certains médicaments
comme le paracétamol.
Les perturbateurs endocriniens, tout ce qu'on ne vous dit pas
aux éditions du Cherche Midi.
Merci beaucoup Corinne Lalo.
On donne beaucoup de conseils pour éviter
de se la lommer et que chacun puisse
reprendre en main sa propre santé.
L'idée, c'est qu'on ait une meilleure santé.
L'idée, c'est de se dire aussi que rien n'est figé.
Ce n'est pas parce qu'on a des poils
et qu'on a gratté du téflon
que l'on ne peut pas
tout changer maintenant.
Ça a un effet même la semaine suivante.
Dans la semaine, vous pouvez
commencer à rétablir un équilibre.
Ça a un effet très rapide.
On va se quitter sur une note positive
et tout de suite on part à vos côtés.
Personne n'a envie d'aller à l'hôpital.
Ça stresse.
Même pour faire des examens, des soins.
Je ne vous dis pas les enfants.
Si nous, adultes, ça nous stresse,
pour les enfants c'est très difficile
et pour les parents des enfants aussi.
Le CHU de Besançon, encore eux,
ils ont mis en place depuis plusieurs années
toute une série d'aménagements
et de techniques alternatifs
visant à limiter le stress
et la douleur.
Pour en savoir plus, il faut regarder
ce reportage de l'EAB.
C'est qui ?
C'est Mylène.
C'est le petit sèche.
Tu tournes ?
Qu'est-ce que c'est ?
Il est là parce qu'il fait
de l'apnée du sommeil et il a d'autres
problèmes au niveau de sa courbe de croissance.
Du coup, avec l'ORL,
on a vu
pour l'opérer des végétations
et faire une endoscopie pour regarder
si ses amygdales dérangent.
Au CHU de Besançon,
on a à coeur de prendre en charge
la douleur et le stress
de l'anxiété de l'enfant
et on a développé plein de techniques
pour que justement, pendant les soins
douloureux et pendant toute
l'hospitalisation, on puisse atténuer
la douleur, soit avec
des thérapeutiques, mais aussi
avec des éléments distractifs
non médicamenteux.
Allez, c'est parti.
C'est parti.
Les enfants au bloc opératoire
avec les brancardiers,
on essaye de prioriser du coup les départs
en voiturette et donc finalement,
ça change tout le déroulement de la prise en charge
parce qu'eux, ils sont contents
et acteurs et ils veulent descendre finalement
au bloc opératoire.
Il n'y a pas finalement ce stress
qu'il peut y avoir sinon de rester dans son lit,
de ne pas bouger, d'être touché.
Là, finalement, c'est tout par le jeu
et du coup, la prise en charge
se passe beaucoup mieux.
Donc, on va enlever la somme
et puis après, du coup, on mettra l'autre.
Je te laisse t'installer.
Bon, puis après, tu sais déjà où tu veux aller avec ton petit casque.
A la place.
Tu respires un grand coup.
C'est parti.
Ça y est.
Alors, on a dit
plage ensoleillée.
Je te laisse l'installer ?
Eh bien, c'est parti.
Le casque de réalité virtuelle, on va surtout l'utiliser
pendant les soins.
On va essayer en fait de l'immerger un petit peu
dans un espace dans lequel il aimerait un peu
s'envoler, on va dire.
Et du coup, ça nous permet de faire le soin
mais que l'enfant se concentre sur autre chose.
Est-ce que tu veux que je te dise quand on y va, Clara ?
Je te préviens.
Allez, on y va, ma grande.
Ça va ?
On continue ?
Oui.
L'idée principale, c'est d'essayer de faire en sorte
que le soin soit le moins douloureux possible.
On parle pas du fait qu'il ne soit pas douloureux
mais le moins douloureux possible et qu'il en garde
une bonne expérience, en fait, l'enfant.
Hop, j'enlève tout.
Nickel.
Le casque fait oublier, pour moi,
toute la douleur ou la sensation
bizarre qu'on peut avoir lorsqu'on pose
une sonde.
Continue à respirer comme ça.
On imagine
qu'il y a plein de paillettes partout.
Et quand on inspire,
on va imaginer que les paillettes vont aller
partout dans ton corps, d'accord ?
Et ces paillettes, elles sont magiques.
Sarah, elle est venue hier pour être repérée
d'une appendicite, donc une appendicectomie.
Elle était un petit peu douloureuse
ce matin, donc je lui ai
proposé cette séance en espérant
que ça puisse la détendre
et que la douleur puisse
diminuer.
Et on va essayer de sentir, là,
au géménin, la tête.
Elle a des sourcils.
On essaie de tout
détendre les muscles qu'il y a ici.
En continuant de respirer.
On appelle ça
le concept snozzolone.
C'est un concept qui cherche
à apaiser
la maladie et en même temps
à stimuler l'essence.
Tout ça dans le but d'un bien-être
de l'enfant.
Ce qui est formidable, c'est que ce sont des dispositifs
qui ont des effets à long terme, parce que forcément
ils ne gardent pas un mauvais souvenir
de l'hôpital, et donc
pour les examens d'après, et même pour leur vie d'adulte,
ce sera beaucoup plus facile.
S'il doit faire une prise de sang en grandissant, par exemple,
ce sera plus facile de les accompagner.
Merci beaucoup
à Léa Bénet et au CHU de Besançon
de nous avoir ouvert ces portes.
Tout de suite, Anna nous explique
comment parler à nos enfants des règles.
C'est un sujet que nous n'avons jamais
traité dans la maison des maternelles, et pourtant
la question va se poser.
C'est vrai que c'est merveilleux.
Il fallait que je vous dise pourquoi je pense que c'est important.
C'est vrai qu'on pourrait se dire que parler des règles
à nos enfants, c'est complètement débile.
C'est difficile de cacher nos propres règles.
Il peut y avoir un tampon, une serviette hygiénique,
des traces de sang qui traînent.
Le sang, c'est dans l'imaginaire de l'enfant
quelque chose de grave. Ça peut créer des inquiétudes
sans qu'ils vous en parlent.
Ensuite, je vous conseille
qu'ils évitent d'apprendre tout l'univers des règles
sur les réseaux sociaux ou dans la cour de récréation.
Avec le lot de fake news
qui va avec, c'est une catastrophe. Ils s'imaginent
des trucs encore pires.
Les règles peuvent survenir tôt. L'âge moyen, c'est 12,6 ans.
Mais il y a plein de jeunes filles
qui vont être pubères avant
et ne pas être au courant quand on a ces règles.
C'est hyper angoissant.
On sait aussi, et c'est hyper important de le dire,
que les ados sont hyper gênés de parler des trucs.
Alors que les enfants, pas du tout.
Vous pouvez leur parler d'intimité, de règles,
avec une facilité qui est vraiment déconcertante.
Et enfin, et c'est pour moi une évidence,
parler de règles, ça ne veut pas dire parler de sexe.
C'est vraiment deux choses différentes.
C'est un sujet qu'on peut aborder beaucoup plus simplement,
beaucoup plus précocement que le sexe.
Même s'il faut parler d'intimité. Il faut parler d'intimité et de règles.
Mais le sexe, ça peut attendre.
Alors la grande question, c'est à quel âge ?
Parce que moi, c'est vrai que quand mes enfants avaient 6-7 ans,
je ne le sentais pas.
Je ne sais pas pourquoi.
Alors oui, j'ai tendance à dire, faites-vous complètement confiance.
C'est vous qui connaissez mieux vos enfants.
Mais en tout cas, je vous donne peut-être une limite quand même intéressante.
C'est avant 10 ans.
Avant que ce soit un sujet qui affleure
dans la cour de récré.
Parce que CM2, c'est là où ça commence quand même.
On sent que les discussions changent un peu.
Les discussions changent et puis il y a des petites filles qui vont être réglées.
C'est sûr.
On en parle aux petites filles, bien entendu,
pour ne pas que ce soit l'horreur
de découvrir du sang dans sa culotte.
Mais est-ce qu'on en parle aussi aux petits garçons ?
Oui, absolument. C'est un sujet qui concerne la moitié de l'humanité.
Et ça va concerner les femmes pendant 35 ans.
Et il est tout à fait important
que les filles et les garçons soient au courant des mêmes choses.
De la même façon que je pense que c'est très important
de parler de puberté masculine
aux petites filles.
Les deux sont très importants.
Mais qu'est-ce qu'on leur dit ?
J'ai eu une question sur les règles de Gaspard
il n'y a pas longtemps.
Qu'est-ce que j'aurais dû répondre ?
La première chose, c'est qu'il faut répondre à leurs questions.
Ça, c'est évident.
Mais sinon, les messages qu'il faut, à mon avis,
moi, faire passer, c'est qu'il faut ramener
les règles à ce qu'elles sont, c'est-à-dire un écoulement sanguin.
Ce n'est pas la peine de faire un fromage,
d'en faire un truc extraordinaire.
C'est un écoulement sanguin. Avoir ces règles,
ça veut dire qu'on a un corps qui fonctionne moins.
Point final, ça veut dire qu'on est en bonne santé.
La deuxième chose, c'est que ça ne fait pas de nous une femme.
Dans l'imaginaire collectif,
c'est une catastrophe.
On pense qu'avoir ces règles, être égale à une femme,
ça n'a rien à voir.
Je n'ai pas compris.
On passe de petite fille à femme.
Oui, d'accord.
Il faut vraiment dire qu'à 12 ans, on ne devient pas une femme
et qu'à 53 ans, une femme qui n'a plus ces règles
est toujours une femme. Ça n'a rien à voir.
Pour déstresser tout le monde.
Bien sûr, il faut leur dire que le sang n'est pas sale,
que c'est un sang génialement complexe,
qu'on peut même tirer des cellules souches.
Ce n'est pas le sang d'un accident de voiture
qui fait peur.
Ensuite, que ça ne fait pas mal, c'est très important
et que ça n'empêche pas de mener à bien
et de rêver en gros.
Que ce n'est pas un frein pour les petites filles.
Effectivement, ça peut faire mal
mais dans ce cas-là, on trouverait des solutions.
J'ai dit à mes fils que c'était aussi un repère
pour les futures mamans,
pour savoir quand elles devaient faire un bébé.
Oui, mais ça,
ce n'est pas tout de suite demain.
Ils ont tout compris.
Alors bien sûr,
avec des enfants un peu grands,
il faut leur expliquer.
Il faut leur dire à quoi ça expliquer.
Là, vous pouvez parler du cycle.
Il faut s'adapter à l'âge qu'ils ont.
Est-ce qu'on a des outils pour nous aider ?
J'aime beaucoup ces deux livres-là.
Le petit
illustré de l'intimité.
Il y a un petit mot d'amour dedans.
Wesh, on va au cinéma ?
Et en fait, ça explique tout
très simplement comme j'aime.
Les illustrations sont très réussies.
C'est vachement bien.
Moi, j'aime beaucoup celui-là.
Celui-là qui est beaucoup plus
complet.
Ça, ce n'est pas pour les ados ?
Un peu plus.
10 ans, ça peut être pas mal.
L'éducation et la sexualité.
D'ailleurs, en CM2,
ils doivent tous avoir un cours
d'éducation sexuelle, non ?
Bien sûr, mais le problème,
c'est que c'est plus ou moins
bien fait.
C'est plus ou moins assumé,
j'imagine, par certaines maîtresses
ou maîtres qui ne savent pas
trop comment gérer ce genre de choses.
Le problème, c'est que l'empêchement, c'est la pudeur.
D'abord, on a peur
de choquer.
On a peur de mal faire.
On est parfois soi-même un peu pudique.
Parfois, on a eu aussi une famille
qui ne nous a rien expliqué.
On est super coince-barres.
Les enfants sont très contents d'en parler.
Parler de règles, ce n'est pas parler de sexe.
Ça n'a rien à voir.
C'est la nature.
C'est notre rôle de parents
de faire ça.
Si vous êtes des grands-parents
ou des oncles, des tantes, des amis,
et que vous avez autour de vous des parents très coinceaux,
il faut quand même dire
que si tu ne fais pas,
missionne un tiers.
Il faut parler de ça à nos enfants.
Ça fera d'eux des personnes
équilibrées.
Le sexe, c'est le socle de l'équilibre.
Il faut s'assurer
que nos enfants ne soient pas déviants,
ne soient pas de frustration, etc.
Je suis contente de ce que je viens de dire.
Je suis très contente de ce que je viens de dire.
Je veux bien une chronique.
Je voudrais juste rajouter un truc.
Il n'y a pas d'âge minimal pour parler des règles.
Mes fils, à 3-4 ans, savaient déjà tout sur les règles.
Vous venez avec votre mère.
C'est une mère idéale.
Non, pas du tout.
Je suis sage-femme, donc je ne voyais pas pourquoi leur cacher ça.
Il y a une question, Anna.
Ça peut aussi faire rebondir à ce que vous dites.
Les règles, nos filles nous voient.
Nous, les mamans, quand tous les mois, on galère,
est-ce que c'est une occasion d'en parler
à ce moment-là pour expliquer
que ça a des conséquences aussi ?
Tout à fait, que ça peut avoir des conséquences,
que ce n'est pas tout le monde.
Moi, c'est parce que mes fils m'ont demandé,
ont sorti des serviettes hygiéniques des toilettes,
qu'ils m'ont dit, mais c'est quoi ce truc ?
Je me dépêche, parce que 50 ans,
il ne me reste plus beaucoup de temps
pour pouvoir leur dire, ah non, je ne suis pas bien
parce que j'ai mes règles.
Excusez-moi, excusez-moi.
C'est encore une autre histoire, la ménopause.
Merci beaucoup, Anna.
Elle réfléchit à ce qu'elle vient de faire.
Elle se dit, est-ce que je n'ai pas oublié quelque chose ?
Je la connais par cœur.
Elle est perturbée.
Elle est en perturbateur endocrinien.
Tout de suite, c'est le S.A.V. des parents.
Avec Anna Roux.
Oui.
Parce que ma petite démo, j'avais besoin de chocolat fondu,
mais je pensais que je passais avant Anna,
donc j'ai téléchauffé en courant,
et maintenant tout est durci.
Oui, parce qu'il y a de la clim, ici.
Ce n'est pas grave.
En attendant de pouvoir déguster le fameux chocolat
de notre calendrier de l'Avent,
je parle pour vous, car j'ai pris un calendrier de l'Avent fromage,
comme tous les ans.
Je voulais vous parler de l'importance
de pâtisser, de cuisiner
avec nos enfants,
et quoi de mieux que le Salon du chocolat pour vous prouver ceci.
Regardez.
Amarre des salons de la puriculture
et des salons du bricolage.
Non, je suis venue pour vous au salon
le plus intéressant de France pour nous,
les parents et les enfants,
le Salon du chocolat.
Bonjour Fernando.
Vous faites quoi ici aujourd'hui ?
Je suis formateur pâtissier pour les adultes,
mais aussi pour les enfants.
Aujourd'hui, dans le monde du chocolat,
c'est l'occasion unique
de présenter une recette de cookies
pour donner envie aux enfants
d'apprendre ou de réapprendre la pâtisserie.
Mais en lien avec les parents,
surtout savoir compter,
savoir associer les ingrédients
et surtout les reconnaître.
Est-ce que je peux être ton petit commis ?
Bonjour à tous.
Vous m'entendez ?
C'est vous qui allez me dire
comment mélanger les ingrédients.
Alors ici, à votre avis, qu'est-ce que j'ai ?
Ah, farine et cacao.
Très bien, très bien.
J'ai faim.
Vous mélangez.
Est-ce qu'il y a peut-être un enfant qui veut venir m'aider ?
Mélangez.
S'il vous plaît.
Merci parfait.
Nickel.
Vous allez bouler.
Ça va être le moment le plus important.
J'ai payé quelques enfants sur les conseils d'Agathe
pour avoir d'énormes croquis.
Cet atelier, il est très important
de partager ces moments avec les enfants
et de les laisser patouiller,
casser des oeufs, peser, mesurer.
Si vos enfants sont petits, n'hésitez pas à faire
comme le chef a fait, c'est-à-dire de tout préparer.
Ça sera plus facile.
Ce sont des œuvres d'art.
Ça donne vraiment envie.
C'est généreux.
Bon, je vais le goûter.
C'est le tien ?
Oui, c'est très bon.
Ça vaut presque la raclette.
Déjà, c'était sympa.
Je retournerai au salon du fromage.
C'est-à-dire que ce n'était pas votre élément.
Non, c'est vraiment mon élément.
Alors que si le salon du Vacherin
ou du Mont-d'Or...
On voit la petite Marie en train de faire des pâches à ses volants.
D'ailleurs, je pense que j'anime moi-même les ateliers de dégustation.
C'est hyper important.
Ce qui est intéressant dans ce type d'atelier,
c'est qu'il avait tout préparé en amont.
Et ça, c'est quelque chose à retenir.
On se dit souvent que ça va être une cata.
C'est pas possible de cuisiner avec nos enfants.
En fait, si on prépare en amont pour les plus petits,
c'est très bien.
Rien que de verser, de patouiller, de tourner,
de mettre sur l'assiette, de malaxer,
ça leur suffit.
Pour les plus jeunes, il suffit d'avoir à hauteur
soit une tour d'observation, soit juste un escabeau.
Et ça permet vraiment aux enfants de participer.
Et plus ils vont grandir, plus on va les laisser faire.
C'est-à-dire qu'on va pouvoir casser des œufs.
Vous nous disiez tout à l'heure que vous faites mesurer.
C'est exactement ça.
On va pouvoir augmenter un peu la difficulté.
Et c'est vraiment très sympa, que ce soit du sucré ou du salé,
de faire ensemble.
Pourquoi ? Parce que quand on a des enfants
qui ont du mal à manger certaines choses,
de faire avec eux, c'est quand même sympa.
Comme c'est bientôt Noël, je vous ai préparé
des petites choses à faire.
Vous n'avez pas tous la possibilité d'aller dans des ateliers de pâtisserie.
Souvent, si on s'adresse
à des pâtisseries un peu locales,
les tarifs sont moins chers
que si on va dans des grandes écoles de pâtisserie.
Je vous invite à regarder autour de vous.
Il y a plein de pâtisseries qui se lancent là-dedans
pour faire découvrir ça aux enfants et même aux plus jeunes.
Sinon, à la maison, vous avez plein de choses
à faire maintenant qui existent.
Je vous ai dégoté ce Père Noël à peindre, Agathe.
Je vous ai tout préparé.
C'est très simple. Ce sont des chocolats
colorés qu'on va faire fondre au micro-ondes.
On l'a fait là. Je ne sais pas si c'est très bien fondu.
Merci Martine.
On va pouvoir peindre ce Père Noël
et faire ensuite une petite merveille.
Ça va être beau puisque c'est vous, Agathe.
Il faut tartiner quand même.
Il faut y aller franco.
Qu'est-ce que c'est ça ?
Il est cyclope ?
Ça va sécher.
Ça va être beaucoup plus joli quand ça aura séché.
Vous allez ainsi pouvoir offrir votre création.
Maman, si tu me regardes,
j'ai fait un bel effort cette année.
Regarde, c'est ton cadeau.
J'y arrive bien maintenant.
Je tiens le coup de pinceau.
C'est sympa parce qu'on a le chocolat
qui est bon derrière.
Même si votre enfant fait un truc moche,
ça pardonne tout à nos enfants.
Merci Marie.
Peindre, ce n'est pas déguster.
C'est ça qui me gêne un tout petit peu.
C'est pour vous ensuite, Agathe.
Il n'y a pas un talent ?
Allez, bisous.
Vous savez quoi ?
Ne me confiez plus rien, Marie.
C'est ce que j'ai à dire.
Vous savez qu'hier, je suis tombée dans les ronces.
Qui tombe dans les ronces au mois de novembre ?
C'est pour ça.
Rien ne va.
Avec Marie, dans ma voiture, j'ai pris aussi un plot.
Rien ne va.
On a bien rigolé.
On rigole bien.
Vous disiez que vous conduisez bien.
On s'est souvenu de ça dans la voiture.
C'est ça qui nous a fait rigoler.
Tout de suite, c'est le petit bazar.
Caroline nous envoie un message.
Bonjour. Il y a quelques jours, vous avez présenté
une BD contre le harcèlement scolaire.
Je n'arrive pas à la retrouver.
Pouvez-vous m'indiquer ses références ?
C'est un livre d'Emmanuel Piquet
qui s'appelle « Manuel de survie
face aux harceleurs et autres brutes
de la cour d'école ».
Vous avez juste à taper « Emmanuel Piquet » sur Google.
Dans les actualités, son livre
va sortir très vite.
Il est disponible dans toutes les bonnes librairies
et même sur les sites internet.
Anna Coralie vous dit qu'elle a les mains
qui gonflent toutes les nuits.
Est-ce qu'elle peut faire quelque chose à part consulter ?
Elle est enceinte ?
Coralie, vous êtes enceinte ?
C'est ça qui fait la différence.
Oui, il faut consulter.
Je n'ai pas assez d'éléments.
Ça peut être un syndrome du canal carpien,
ça peut être le syndrome du préclampsie.
En tout cas, il faut consulter.
On a le temps pour une autre question ?
Un appel à témoin.
Il faut se rendre à l'évidence.
Votre aîné ne digère pas la naissance de votre deuxième.
Vous pensez que cela passerait,
mais la situation s'est envenimée pendant des années
jusqu'à ce que vous trouviez
enfin la parade et que la vie de famille
redevienne un long fleuve tranquille
ou presque.
Pour témoigner, lmdm.com
On a un petit bouquin.
On a carrément un petit bouquin qui va vous plaire.
C'est un bouquin édité par la Philharmonie de Paris.
On parle souvent de l'importance de lire
à nos enfants et de leur faire découvrir les sons.
Voici un livre qui fait les deux
puisqu'il va nous permettre
de découvrir au fil des pages
toutes les onomatopées
comme quoi on peut lire
et dire les sons pour les faire découvrir
à nos bébés. Un magnifique ouvrage
que je vous recommande.
C'est Mathias.
Mathias, c'est la forme ancienne
du prénom Mathieu. On s'en doutait un petit peu.
Le prénom hébraïque de base, c'est Matatiaou
excusez-moi pour la prononciation
qui signifie don de Dieu
en toute humilité. Il faisait partie
des principaux disciples de Jésus-Christ
et après la trahison de
Sophie Féjuda, il a été choisi pour être
le nouvel apôtre. Bref, il a été
popularisé en Allemagne, en Hongrie, par les nobles
et les souverains qui le portèrent de le Moyen-Âge.
Ça, ça nous intéresse. Et aujourd'hui,
popularité discrète. Disons-le
franchement, jusqu'en 1990.
C'est très joli. On a Mathias
Mathieu, évidemment. On l'a fait le
14 mai. Donc Mathias, c'est une valeur
sûre. Il n'y en a pas trop. Je trouve que ça sonne
tellement bien, Mathias. C'est très chouette.
C'est classique.
Mathias, vraiment très très bien.
Merci beaucoup Marie. Franchement,
c'était un vrai bonheur de se cultiver à vos côtés.
Vous avez certainement remarqué qu'il y a
un QR code ici.
Il suffit de le scanner. Mais depuis votre
canapé, vous faites là, oh là là, flemme.
Et à ce moment-là,
vous arrivez directement sur
France.TV. Bon, j'avais 20 secondes. J'en ai plus que
5. Donc je vous embrasse. A demain. Bisous.
Je t'embrasse vite.